Ce week-end nous nous sommes rendus au musée Georges Labit, 17 rue du Japon à Toulouse, pour suivre la fort sympathique guide conférencière Amélie Roptin Neyron tout au long d’une visite commentée autour de la momie d’In Imen.

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Le groupe de la visite (c’est nous !) attentifs aux explications d’Amélie.

 

Georges Labit (1862-1899) né et mort à Toulouse, était un voyageur passionné d’œuvres d’art, d’histoire des religions et d’ethnologie.
En 1893, il fonde son musée éponyme afin d’abriter ses collections. En 1912 treize ans après sa mort, son père lègue le musée à la ville de Toulouse. D’abord complété par des œuvres d’art d’Asie, les collections de Labit le sont ensuite par la collection égyptienne. Nombreuses œuvres que nous pouvons y observer aujourd’hui proviennent également de collectionneurs, d’acquisitions des conservateurs du musée et de dépôts d’État.

Buste de Georges Labit, conservé au sous-sol du musée.

Buste de Georges Labit, conservé au sous-sol du musée.

Lors de la visite, nous avons appris tout un tas de choses intéressantes concernant l’Égypte ancienne. Par exemples :

  • Chez les égyptiens, le caractère mémoriel des noms des morts est très important. Aussi, il est tout à fait naturel que les morts s’adressent aux vivants.
    Amélie nous a bien fait rire avec l’exemple bien représentatif d’un événement arrivé à un de ses collègues qui, lors du déchiffrement d’un document écrit en hiératique retrouvé près d’une tombe, s’est aperçu qu’il s’agissait d’une lettre d’un veuf adressé à sa femme décédée, lui demandant d’arrêter de « mettre le souk » dans ses affaires commerciales depuis l’au-delà, affaires qui ne marchaient alors pas très fort pour cet homme depuis le décès de sa femme.

    Tablette funéraire, avec indications provenant du mort s'adressant au(x) visiteur(x) de sa tombe.

    Tablette funéraire, avec indications provenant du mort s’adressant au(x) visiteur(x) de sa tombe.

  • Les hommes sont représentés d’une couleur de peau plus matte que les femmes dans l’art égyptien.

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    Statue représentant un couple égyptien. L’homme à gauche est vêtu d’un pagne, la femme à droite d’une tunique. Leurs noms figurent en hiéroglyphes sur leurs vêtements. Entre eux sous leurs bras qui se croisent dans le dos est représentée leur fille. Leurs fils figurent sur les côtés de la sculpture.

  • Un(e) pharaon(ne) est reconnaissable grâce à son Pschent,
    double-couronne symbolisant l’union des deux terres d’Égypte (sud/nord = rouge/blanc) sur laquelle est placée un cobra à l’avant symbolisant la déesse Ouadjet protectrice de la Basse-Egypte, ainsi qu’un vautour symbolisant Nekhbet la déesse protectrice de la Haute-Egypte.

    Statue représentant une pharaonne.

    Statue en marbre représentant une pharaonne.

  • 365 statuettes accompagnaient les morts dans les tombes égyptiennes :
    Il y a 365 jours dans une année égyptienne. Et dans la religion égyptienne antique les morts continuaient de travailler après la vie, par cycle d’une année. Chacune des statuettes funéraires disposées dans la tombe pour accompagner le mort dans l’au-delà pouvait ainsi remplacer le mort dans la labeur pour une journée ; de quoi prendre d’éternels congés post-mortems.

    Statuettes funéraires à l'effigie du mort.

    Statuettes funéraires à l’effigie du mort.

  • La scène la plus représentée dans l’iconographie funéraire en Égypte est celle de la psychostasie, soit la pesée du cœur lors du jugement dernier du défunt.

    Représentation sur sarcophage d'une scène de psychostasie du défunt.

    Représentation sur sarcophage d’une scène de psychostasie du défunt.

  • Les amulettes égyptiennes représentent des trucs parfois chelous, comme une sorte de tour qui est en fait le symbole de la colonne vertébrale d’Isis, ou encore un scarabée à tête d’homme, et des grenouilles, plein de petites grenouilles.

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    Représentations d’une tablette écrite en hiéroglyphes (à gauche), de la colonne vertébrale d’Isis (au centre), d’un scarabée bleu, symbole solaire (à droite), et d’un scarabée à tête d’homme (en bas).

  • Enfin, le sarcophage datant du 7è ou 8è siècle avant J.-C., reçu à Georges Labit en même temps que la momie phare de l’exposition égyptienne du musée, ne correspond en réalité pas à la momie In-Imen, qui date probablement de la 16è dynastie des pharaons d’Égypte.
    Momie d'In-Imen, noire car badigeonnée d'une résine noire utilisée à l'époque au cours des processus de momification.

    Momie d’In-Imen, noire car badigeonnée d’une résine noire utilisée à l’époque au cours des processus de momification.

    Intérieur du coffre du sarcophage.

    Intérieur du coffre du sarcophage.

    En tout cas, cette visite nous a bien plu. Et nous espérons que cela vous a plu à vous aussi, et que nous vous retrouverons bientôt dans nos prochaines aventures archéologiques !

    N’hésitez pas à nous contacter et/ou à nous laisser des commentaires !
    A très vite.

    L’APAREA (Action de Promotion et d’Aide à la Recherche en Archéologie).
    contact.aparea@gmail.com
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    11, allée Antonio Machado – 31058 TOULOUSE

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