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هيا نتكلم العربية

Coucou, voici Soumia, présentée par Isabel, stagiaire Erasmus italo-catalane au CRL…

Soumia est algérienne et anime le café langues d’arabe ! Elle est étudiante en master d’Espagnol à l’université et parle donc français, arabe et espagnol. Et pendant son temps libre (bien sûr) elle devient modèle pour les affiches du CRL.

Elle aime bien: faire du sport

Elle n’aime pas: l’hiver (on la comprend bien, c’est déjà très  froid!)

Soumia vous attend tous les mardis à 12h45 au Centre de Ressources des Langues pour vous enseigner l’alphabet arabe ou, si vous parlez déjà la langue, pour converser sur la culture arabe…

日本語を勉強したいですか?

Voici Elsa, animatrice du café langues de japonais, présentée par Isabel, stagiaire Erasmus italo-catalane au CRL…

Elsa a 23 ans, elle parle parfaitement français et japonais (et un peu d’anglais…).  Elle a vécu au Japon pendant un an et termine son master.

Elle aime bien : écouter de la musique.

Elle n’aime pas : les mathématiques (comment le lui reprocher).

Vous avez toujours voulu apprendre cette langue orientale mais vous avez peur? Il ne faut pas s’inquiéter, Elsa accueille tous les niveaux. Des idéogrammes à la culture japonaise, vous allez apprendre les mystères du pays du soleil levant, tous les jeudis à 12h45.

« Franchement, c’est une super idée les plaids… »

Le CRL met maintenant à disposition de son public aimé et choyé des plaids pour affronter les frimas de l’hiver…

A utiliser à l’intérieur comme à l’extérieur, suivant en cela l’exemple de Marine et Emmanuelle qui confirment que vraiment « on est trop bien… »

ты говоришь по-русски?

Voici Irina, une des nos animatrices du café langues de russe, présentée par Isabel, stagiaire Erasmus italo-catalane au CRL….

Irina est russe, mais elle parle aussi français, anglais et pratique la Langue des Signes Française. Elle a étudié l’histoire russe à Saint-Pétersbourg et maintenant elle suit un second master à l’Université Jean Jaurès, en études slaves.

Elle aime bien: les romans policiers, ceux qui te transportent dans le mystère.

Elle n’aime pas: faire du sport.

Du coup, chaque lundi à 12h45 au café langues vous pourrez apprendre ou améliorer votre russe avec une très gentille animatrice de langue maternelle, en buvant du thé et du café!

Let’s speak english!

Ici Isabel, stagiaire Erasmus italo-catalane au CRL, qui vous présente Mélanie, animatrice du café langues d’anglais!

Mélanie a 23 ans, elle parle français, anglais et espagnol et elle a vécu pendant un an aux Etats-Unis. Ici à la fac, elle est au CETIM pour un master de traduction anglais/espagnol et elle est membre du foyer d’espagnol « La Peña« .

Elle aime bien : sortir et s’amuser avec ses potes.

Elle n’aime pas : faire la vaisselle.

Donc, pendant son café langue, le lundi à 12h45, vous pourrez progresser à l’oral en vous amusant dans une ambiance enjouée et chaleureuse, sans le sérieux des cours. Et vous pourrez aussi apporter votre repas!

Une soirée en tandem…

Soirée tandem, deuxième… Au début de chaque semestre, le CRL reçoit tou.te.s ceux.elles qui apprennent une langue à l’UT2J étudiant.e.s pour rencontrer du monde, jouer autour de quelques cacahuètes et se trouver, à l’aide du formulaire ad hoc, un.e partenaire linguistique…

 

 

A l’animation, arrivé.e.s tout droit de l’Averyon et du Royaume-Uni, Mélanie et Sam.

Des jeux (blind test de chansons de films Disney dans toutes les langues, blind test fromage), des quizz, de nombreux participant.e.s, un duo d’arbitres incorruptibles, et une équipe gagnante…

Et puis tout au long de la soirée des présentations de différentes associations étudiantes.

La Peña, foyer espagnol

L’association des russophones et russophiles de Toulouse (ARR)

The FOYER d’anglais

et l’EIMA, association des étudiant.e.s Erasmus

 

Bref, la soirée affichait complet (ou presque)…

Rendez-vous au début du second semestre pour cette-fois ci une soirée Karaoké dans toutes les langues. Va falloir se chauffer la voix…

 

¡Ven a hablar español!

Coucou! Qui est là ? Mais c’est Ivonne, notre animatrice du café langues d’espagnol, présentée par Isabel, stagiaire Erasmus italo-catalane au CRL…

Ivonne est Colombienne, elle a 29 ans et a un master en traduction.

Elle aime bien: manger tout type de nourriture, salée ou sucrée.

Elle n’aime pas: cuisiner ce qu’elle va manger (même si elle prépare de délicieuses spécialités colombiennes!).

Ivonne vous attend au café langues d’espagnol tous les mercredis à 12h45, pour vous faire découvrir la culture hispanique et latino américaine…

« Mediante le parole possiamo conoscere le persone »

Le partenariat avec le Festival Polars du Sud se poursuit… Le Centre de ressources des langues a accueilli le 6 octobre Carlo Lucarelli, pour présenter son dernier roman traduit en français, Albergo Italia. La rencontre était animée  par Antonella Capra et Giovanna Montermini.

 Pourquoi avez-vous choisi cette époque si spécifique, celle du colonialisme italien du XIXème siècle, pour votre roman?

En Italie l’époque coloniale n’est pas enseignée à l’école, donc la plupart des Italiens grandissent sans en savoir rien. Moi-même, pendant toute ma vie, j’ai vu la Place Vittorio Bottego, à Parma, et je ne savais pas de qui il s’agissait. C’est pour cette raison que j’ai décidé de commencer à étudier cette époque, avec des livres mais aussi allant en Afrique, et des collègues écrivains ont fait la même chose. Aujourd’hui, c’est encore plus important de combler les lacunes sur le sujet, parce que nous sommes dans une période d’immigration de l’Afrique et il faut connaître et faire connaître les raisons de ces mouvements migratoires.

En plus, chaque livre nait d’une occasion. Cette fois, l’occasion a été le 200ème anniversaire de «L’Arma dei Carabinieri», pour lequel on a demandé à quatre écrivains italiens d’écrire un roman avec un Carabiniere comme personnage principal. J’ai décidé de reprendre un personnage sur lequel j’avais déjà écrit, le Captain Colaprico, et de lui donner un livre pour lui tout seul. Mais c’était aussi nécessaire de lui donner un personnage secondaire, comme demandé par le genre policier. En parlant avec ma femme, qui est érythréenne, j’ai découvert l’histoire de son grand-père, qui était un «zaptié», un Carabiniere africain, et j’ai décidé qu’il deviendrait le soutien de Colaprico. Finalement, il a tellement grandi qu’il est devenu le personnage principal.

 Le roman policier, grâce à l’intrigue, peut expliquer les mystères de l’histoire. Est-ce que nous pouvons dire la même chose pour votre livre?

Bien sur. Le romain policier est caractérisé par un mécanisme narratif, très efficace: il suscite des attentes et nous fait retenir notre souffle. Il n’explique pas seulement le délit, mais aussi tout ce qui est autour. mais aussi tout ce qui est autour.

Dans ce cas, mon livre traite d’un établissement financier qui finance des actions illégales, couvertes par la mafia et les services secrets, mais il pourrait aussi se passer aujourd’hui, ou demain. Albergo Italia raconte la façon d’être italien au XIXème siècle, mais c’est la même chose qu’aujourd’hui.

 La relation entre Colaprico et Ogbà renvoie à celle entre Sherlock Holmes et Watson. Quelle est l’influence de ces deux personnages crées par Conan Doyle sur votre œuvre?

Un roman est un jeu littéraire, et dans mon livre ce jeu est présent dans la relation entre les deux protagonistes; mais ils sont différents de Holmes et Watson. Pour créer le personnage d’Ogbà j’avais besoin d’entrer dans la tête de quelqu’un d’incroyablement différent de moi, que je ne connaissais pas.

Pour le faire, j’ai décidé d’utiliser le langage: «Mediante le parole possiamo conoscere le persone» («Grâce aux mots nous pouvons connaître les personnes»).

Il y a une phrase d’un auteur russe qui dit «les Italiens, vous faites toujours des choses inutiles» et je voulais la faire prononcer par Ogba, donc j’ai essayé de faire la traduire par ma femme. Mais la traduction était toujours trop littérale: il ne pouvait pas s’adresser à Colaprico de cette façon, parce qu’il est toujours son supérieur. Ma femme m’a finalement conseillé un dicton érythréen: «quand un Italien rit et quand il se fâche, ne t’en veux pas», pour indiquer qu’il ne faut pas les prendre au sérieux.

Cela représente parfaitement la relation entre Italiens et Africains pendant cette période. Ce dicton a ouvert une multitude de possibilités pour la relation Colaprico-Ogbà et le zaptié est devenu le vrai Sherlock Holmes, le premier qui comprend les choses, mais qui est obligé de les indiquer à Colaprico en lui faisant croire qui c’est lui que les a découvertes. Les deux personnages sont amis jusqu’à ce qu’ils aient un but en commun, découvrir la vérité.

 Vous avez introduit un plurilinguisme très développé dans ce roman, ce choix était-il une nécessité?

Il s’agissait plutôt d’une opportunité pour continuer à développer le sujet du plurilinguisme dans mes livres. J’avais déjà commencé avec «Almost Blue», l’histoire d’un investigateur aveugle, et alors que j’écrivais je m’étais aperçu de toutes les nuances linguistiques qu’il y a dans chaque langue. Cette symphonie linguistique a continué dans «L’Ottava Vibrazione», avec tous les dialectes parlés par les personnages. Finalement, Albergo Italia présente une autre logique: les nuances des mots permettent de comprendre ce que les personnages pensent.

 Comment a été accueilli le roman à l’étranger?

L’accueil a été positif, mais j’ai remarqué des ventes inférieures à celles des autres livres. Je crois qu’il y a deux raisons à cela: il est situé dans l’époque coloniale méconnue et j’ai introduit beaucoup de mots en Tigrigna, une langue africaine, qui crée une difficulté de lecture.

 Est-ce que vous aimeriez voir votre roman adapté en film?

Plutôt pour une série de télévision, parce que ce format s’adapterait parfaitement à la structure narrative d’un roman policier. Mais la difficulté principale est qu’il s’agirait d’une série avec un scénario historique, très couteux en termes de costumes et de scénographie.

 Ce type de romans peut-il aider à changer la vision actuelle des réfugiés?

Bien sûr, si nous connaissons l’Histoire il serait plus facile de comprendre les migrations et, peut-être, nous pourrions trouver une solution aux problèmes contemporains.

 Pourquoi l’Histoire coloniale italienne est-elle tabou?

Parce qu’il s’agit d’une période gênante pour nous. Nous connaissons le colonialisme fasciste du début du XXème siècle et toute la violence qu’il a suscité. Mais l’attitude a été la même pendant les colonisations du XIXème siècle et des années 50 post fascisme. Il vaut mieux éviter de nous souvenir de nos erreurs.