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Samedi 4 février, les portes étaient grandes ouvertes…

Samedi 4 février dernier à l’Université, c’était Journée Portes Ouvertes, juste avant la neige et la fermeture (provisoire) de l’Université…

Tout au long de cette journée des lycéens en passe de devenir étudiants et leurs parents ont arpenté les couloirs de l’Université, ont rencontré des enseignants et bien sûr, des bibliothécaires.

Un père a profité de l’occasion pour prodiguer à sa fille un conseil qui lui servira à n’en pas douter tout au long de ses études, et probablement bien après :  « Si tu veux réussir, il faut faire comme les Grecs, il faut être polyvalent. Tu sais ce que ça signifie ? » Une mère avait semble-t-il plus de mal à motiver sa  fille qui répétait : « mais puisque je te dis que je ne sais pas ce que je veux faire l’année prochaine... » et à l’Espace d’auto-apprentissage en langues on faisait le plein pour présenter avant l’heure ce que sera à la rentrée prochaine le Centre de ressources des langues, à cheval sur deux bâtiments : l’Espace existant et, dans son prolongement les autres fonds documentaires de l’UFR qui sont pour l’instant disponibles dans les différentes bibliothèques de langues.

Un lycéen particulièrement enthousiaste s’est déclaré « vraiment pressé d’avoir le bac, pour venir travailler ici..« . On l’a rassuré : il sera le bienvenu…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Qu’on puisse chuchoter sans avoir des regards noirs de partout… »

Paroles de Thomas, étudiant en L3 LLCE (Espagnol)

Bonjour, que faites-vous ce matin à la bibliothèque ?

– Je suis en train de rechercher des titres de livre de littérature sud-américaine du XIXème siècle sur wikipédia

Fréquentez vous souvent cette bibliothèque ?

– Oui, régulièrement.  Je révise mes cours sur place le plus souvent, et j’utilise les dictionnaires et les manuels. Et puis j’emprunte des livres pour mon plaisir, romans et autres. Je préfère venir ici qu’à la BUC. la bas c’est trop calme, c’est trop grand. Ici, c’est convivial, on peut travailler tranquillement.

Savez-vous que nous allons déménager à la rentrée prochaine pour un Centre des langues, dans les nouveaux bâtiments de l’UFR ?

– Oui, je suis au courant que les bibliothèques de langues vont être regroupées. j’espère qu’on va pouvoir travailler avec un peu de bruit, qu’on puisse chuchoter sans avoir des regards noirs comme à la BUC…

Et puis par rapport à ici, j’espère que l’éclairage sera mieux fichu.

Merci Thomas. Au fait, connaissez-vous le portail Archipel, ou la page thématique espagnol – catalan du site des bibliothèques de l’Université. Vous y trouverez une documentation assez riche, qui pourra très vraisemblablement compléter utilement wikipédia. Je vais vous montrer…

Mauvaise herbe ? Vraiment ?

Au jardin le désherbage se pratique pour des raisons esthétiques mais aussi pour limiter la compétition entre les mauvaises herbes et les plantes cultivées. En bibliothèque, tout comme au jardin, on pratique le désherbage.

En effet, le bibliothécaire, pour mettre certains ouvrages en valeur, pour faire de la place à de nouvelles acquisitions, doit mettre régulièrement au rebut d’autres ouvrages,  détériorés ou périmés. Bref, il désherbe.  Il désherbe selon des règles précises,  en fonction des missions de sa bibliothèque, pour pouvoir proposer ses collections au public dans de bonnes conditions. De plus, les bibliothèques travaillent maintenant en réseau. certains ouvrages sont conservés parce qu’ils sont « rares ». Ils pourront alors être expédiés dans toute la France et au delà, par le service du prêt  entre bibliothèques.

Le désherbage est donc une opération courante. Parfois, quand il n’a pas été pratiqué depuis longtemps ou dans des circonstances exceptionnelles, quand par exemple les bibliothèques d’une UFR de langues déménagent pour former, avec un espace d’auto-apprentissage en langues, un Centre de ressources des langues, c’est tout le fonds qui est réévalué, des ouvrages en libre accès aux travées les plus reculées. Et dans ce cas, les « candidats au désherbage » sont nombreux. Au final, on l’a vu les fonds actuels de ces bibliothèques se répartissent entre Centre des langues, BUC, et rebut. Nous reviendrons sur ces critères de tri dans un prochain billet.

 

Pourtant, même si l’opération fait partie intégrante des tâches dévolues aux bibliothécaires, quand on parle désherbage en bibliothèque c’est souvent en baissant la voix. Et pas uniquement par crainte que l’opération ne soit mal comprise.  Le bibliothécaire n’aime pas désherber, il est attaché à « son » fonds, comme peuvent l’être les lecteurs…

Il n’est pas forcément facile d’apposer le tampon « retiré des collections » sur un exemplaire de Los Vascos, de Caro Baroja de 1958, même si cet exemplaire, plusieurs fois surligné, a les pages jaunies et cornées, même si  une édition de 2000 est disponible sur le campus

 

 

 

 

 

 

 

Dans certains cas, on se pose moins de questions…

Un Quid de 2003

 

Le Que-sais-je ? de 1970 sur l’Histoire du Portugal (qui est disponible par ailleurs dans une édition de 2000, mais pas encore  en ligne)

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci dit, la métaphore horticole a ses limites : la durée de vie d’un livre n’est pas celle de la rose ou de l’azalée. la plupart ont passé bien plus d’un hiver. Certains même, publiés avant 1830, ont acquis le statut de « livre ancien »  et bénéficient d’un traitement particulier. A l’Université du Mirail ils sont à la réserve, à la BUC, et communicables sur demande. Parmi eux il en est même qui sont numérisés et accessibles à tous. Ils peuvent alors, sur le tard, commencer à mener une double vie.

 

« On construit un bâtiment novateur, c’est motivant »

Paroles de…

Nicolas Laumont,directeur adjoint à la Division du Patrimoine immobilier de l’Université Toulouse II – Le Mirail

– Bonjour, si j’ai bien compris vous êtes une pièce maîtresse du dispositif mis en place pour le bon déroulement du chantier de la deuxième tranche de l’UFR de langues…

– Disons plutôt qu’en tant que directeur adjoint à la Division du Patrimoine immobilier de l’Université je coordonne les demandes de l’Université à la maîtrise d’œuvre et, inversement, celles émanant du chantier vers l’Université. Par exemple, on vient de me demander s’il est possible de mettre en chauffe le bâtiment dès maintenant. C’est utile pour les essais de chauffage, mais ça a un coût. C’est à nous de gérer ça.

On a également un rôle de vérification. Par exemple, on s’est aperçu qu’une centaine de prises réseau et électricité avaient été oubliées. On a pu intervenir à temps. Nous avons aussi pris en charge la modification de l’emplacement des bureaux de la bibliothèque…

– Comment se passe la construction ?

– On est content, ça se passe bien. On construit un bâtiment qui atteindra la performance d’un bâtiment BBC, c’est à dire « bâtiment basse consommation ». C’est donc un bâtiment novateur, avec notamment des panneaux photovoltaïques sur le toit, et c’est motivant.

– Le chantier est-il bientôt terminé ? Tout sera prêt pour la rentrée ?

– Tout avance bien, le bâtiment devrait être inauguré officiellement par le Président fin mars

– Une dernière question : viendrez-vous au centre de ressources en tant qu’usager, quand il sera ouvert au public ?

Je vais essayer dans la mesure du possible d’y passer, mais c’est sans garantie, j’ai un emploi du temps assez rempli.

 

« Ici, on est au calme, pas dans le passage. Et puis c’est joli »

 

Paroles de …

Nathalie et Maxime, étudiants en L3 de LEA Anglais-chinois à la BANG, bibliothèque d’études du monde anglophone et de sciences du langage.


 

 

 

 

Bonjour, que faites-vous à la bibliothèque cet après-midi ?

– on révise notre cours de civilisation. On travaille sur les polycopiés et on utilise les dictionnaires

Vous venez souvent à la bibliothèque d’anglais ?

– En fait, c’est la première fois. C’est parce qu’on a cours à côté. Sinon on va de temps en temps en espagnol, mais c’est moins bien. Ici, on est au calme, pas dans le passage. Et puis c’est joli. On pensait que c’était tout petit, mais en fait il y a plein de place. Mais c’est vrai que d’habitude on va à la médiathèque de LEA, et puis aussi à la BUC. Mais à la BUC c’est trop grand. dans une bibliothèque comme celle-ci, on ne met pas trois heures à trouver un livre.

La médiathèque ?

– Oui, dans le nouveau bâtiment…

Ah oui, vous parlez de l’espace d’auto-apprentissage en langues. Savez-vous que toutes les bibliothèques de l’UFR de langues vont déménager vers le bâtiment en construction, pour constituer, avec la « médiathèque » un unique Centre de ressources des langues ?

– Non, on ne savait pas. On aime bien la médiathèque parce qu’on peut y travailler en groupe. à la BUC ça n’est pas possible, on nous dit « shhht ». Et pourtant on va dans la salle d’études, à l’entrée, où on devrait pouvoir faire un peu de bruit.

Dans le Centre de ressources, il y aura des salles de travail en groupe (comme à la BUC, d’ailleurs) où vous ne serez pas gênés. Vous verrez, vous serez bien et on prendra soin de vous.

Merci, je vous laisse travailler…

Quelques nouvelles du chantier

Il y a deux mois, on avait laissé la partie encore en construction du Centre de ressources des langues dans cet état :

 

Aujourd’hui nous en sommes là : tout est blanc.

Et surtout,  on remarquera que les plafonds ont été posés,  masquant un dispositif complet de fils électriques, de bouches d’aération et de chauffage.

Pour l’heure, ce sont les carreleurs qui sont à l’œuvre. Ils finissent de préparer le sol de l’accueil, où se situera le  bureau de renseignements principal et la « banque de prêt ». L’entrée du Centre se fera, rappelons le, à la jonction des deux bâtiments, entre l’actuel Espace d’auto-apprentissage en langues  et la partie actuellement en construction.

La prochaine étape marquante sera la pose du sol de la bibliothèque, d’ici une dizaine de jours.

Et à partir de là,  finies les photos de chantier en dégradés de gris et blanc…

D’une cote à l’autre

D’une bibliothèque à l’autre, on en conviendra, les pratiques ne sont pas toujours identiques,  qu’il s’agisse d’horaires d’ouverture, de règles de prêt, de l’intensité du chauffage voire de l’ambiance générale.  Prenons ici un seul exemple :  la cote, cette « adresse » du livre, que l’on va relever dans le catalogue Archipel, et qui va par exemple nous permettre de  retrouver dans les rayonnages le Dreams from my father convoité.

Dans les bibliothèques d’UFR ou à la bibliothèque centrale les ouvrages en accès libre sont classés en Dewey, par thématiques. C’est ce même classement qui  sera suivi au Centre des langues : les documents seront rangés par grandes classes, de 000 à 900  (par exemple dans les 900 on trouvera l’histoire) et dans chaque classe, les ouvrages seront rangés par aires linguistiques. Nous reviendrons sur ces spécificités de classement mais pour l’heure, il est question d’étiquette.

Actuellement, chacune de nos bibliothèques a adopté sa propre façon de présenter les cotes. Nous en avons la preuve :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Centre de ressources des langues, tous les ouvrages  auront des cotes homogènes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce faire, et pendant quelques mois, la société GRAHAL, recrutée par appel d’offre, va se charger d’harmoniser livres et revues, exemplaire par exemplaire, rayonnage par rayonnage, et de bibliothèque en bibliothèque. Conséquence inévitable de ces opérations, certains ouvrages vont être très ponctuellement immobilisés et donc indisponibles, par tranches de cotes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si ces opérations génèrent quelques désagréments, les bibliothèques continuent à fonctionner jusqu’à la fin de l’année étudiante, et les ouvrages à circuler.

 

 

 

Le Centre de ressources est au travail

Les bibliothécaires qui vous accueilleront à la rentrée prochaine au Centre de ressources des langues, vous les connaissez déjà.  Ils sont à l’ouvrage dans les différentes bibliothèques de l’UFR et dans l’Espace Multimédia.

Depuis l’arrivée de Mélisande Ferry à l’Université, en octobre 2010, comme responsable du Centre, en duo avec Françoise Lorand, Chef de ce projet depuis 2009, l’équipe s’organise : en plus de ses attributions dans chacune des bibliothèques, chacun prend place dans cette nouvelle structure, organisée en trois pôles : un « pôle collections » qui gère la politique documentaire du centre, un  « pôle services aux publics » qui, on l’aura compris, prend en charge les activités plus spécifiquement liées à l’accueil du public (renseignements, prêt…), et bien sûr, le pôle d’auto-apprentissage en langues, connu actuellement sous le nom d’espace multimédia, et déjà en fonctionnement.

 

 

 

Paulette part à la BUC

Connaissez-vous Paulette Rendon ?

En 1937, Paulette est partie en voyage aux îles Galapagos. Elle en a fait un livre.

En juin 2010, Galapagos, les dernières îles enchantées a quitté la bibliothèque hispanique pour le magasin 5 de la bibliothèque universitaire centrale (BUC).

Un déménagement n’est pas une opération anodine. Nous aurons bien sûr l’occasion de revenir sur la politique documentaire mise en œuvre pour le Centre de ressources et sur les critères appliqués au tri des collections. Une bonne partie de ces fonds (environ 60 000 documents) va être transférée au Centre de ressources. D’autres ont été désherbés (promis nous consacrerons dès janvier un billet au « désherbage » en bibliothèque). D’autres enfin, après un traitement bibliographique ad hoc et tout en restant accessibles aux lecteurs, ont pris le chemin de la BUC pour rejoindre Paulette Rendon dans les rayonnages du magasin 5.

Des préparatifs à son installation à la BUC, voici quelques images de cet autre grand voyage de Paulette Rendon :

 

Première opération : recoter l’ouvrage selon les règles en vigueur au magasin 5. Une « recotation » physique, sur l’ouvrage, et informatique, dans Archipel, le catalogue informatisé du réseau universitaire de Midi-Pyrénées. Galapagos a longtemps été répertorié sous le nom de code « AH 501 ».

« AH 501 » c’est sa cote, en fait son adresse au sein de la bibliothèque. Au magasin 5, il est maintenant connu sous le nom de « M 2 ».

 

 

 

 

Deuxième opération : une expédition  à travers le campus.

 

 

 

 

 

 

Quelques dizaines de mètres, un ascenseur, et nous  voilà au magasin 5.

 

 

 

Les ouvrages et revues des bibliothèques de l’UFR de langues occupent quelques 620 mètres linéaires des magasins de la BUC. Vous les retrouvez dans le catalogue, ils sont communicables sur demande.

Paulette Rendon reprend la pose

Quatre bibliothèques et un espace multimédia font un Centre de ressources des langues

Depuis de nombreux mois les différentes bibliothèques de l’UFR de langues se préparent à rejoindre l’espace multimédia dans les nouveaux locaux de l’UFR. Pour l’instant, les bibliothèques sont encore dans le bâtiment 13, voire dans le « pétale » pour celle de japonais et de chinois.  En attendant, et durant toute cette année étudiante, elles sont ouvertes au public, et leurs collections à disposition des lecteurs.

La BANG, bibliothèque d’études du monde anglophone et de sciences du langage

 

 

 

 

 

La bibliothèque hispanique et hispano-americaine,

 

 

 

 

 

la Bibliothèque de langues étrangères, regroupant l’allemand, l’italien, le portugais, le russe et autres langues slaves,  l’arabe et le roumain , mais aussi l’hébreu ou le croate.

 

 

 

 

 

et la bibliothèque de japonais et de chinois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

… vont donc rejoindre l’espace multimédia, destiné à l’auto-apprentissage en langues

 

 

 

 

Nous présenterons dans de prochains billets chacune de ces bibliothèques.