Supports/Surfaces

Le mouvement Supports/Surfaces voit le jour en 1969, lors de sa première exposition au musée du Havre, intitulée « La peinture en question ». Réunissant des peintres et des sculpteurs, il ne s’éternisa pas, les artistes ayant des idées divergentes quant à la question de la peinture. Ce mouvement, éteint en 1972, consiste à remettre en question la peinture et les éléments qui la composent. Aucun style particulier n’est requis, mais il y a une démarche qui accorde de l’importance à chaque partie d’une œuvre, qu’il s’agisse des matériaux, des styles créatifs mais aussi de l’œuvre finale. Chacun est donc libre d’utiliser les matériaux qu’il souhaite ; ainsi Buraglio va assembler des morceaux de bois et de toile, Bernard Pagès et Toni Grand vont travailler sur le bois et les cordes, et Louis Cane utilise des tampons sur ses toiles. On notera une volonté du retour au geste primitif, sans se poser la question du support traditionnel, la toile, et de sa mise en œuvre. Dernier mouvement avant-gardiste français, il marque la fin du mouvement moderne. Cette citation de Claude Viallat résume parfaitement l’idée du mouvement Supports/Surfaces :

« Dezeuze peignait des châssis sans toile, moi je peignais des toiles sans châssis et Saytour l’image du châssis sur la toile. » Claude Viallat.

Murette de briques et tas de barres de bois teinté 1968 Briques et bois. Installation unique 55 × 55 × 60 cm

Murette de briques et tas de barres de bois teinté, Bernard Pagès
1968
Briques et bois. Installation unique
55 × 55 × 60 cm

Sérigraphie (2000) Papier : 50x65 cm - image : 50x65 cm

Sérigraphie (2000), Daniel Dezeuze
Papier : 50×65 cm – image : 50×65 cm