Land art – Andy Goldsworthy

Le Land art est un mouvement artistique qui émerge en octobre 1968 à New York, initié par Robert Smithson. Ce dernier sera reconnu comme le théoricien du mouvement et en deviendra la figure emblématique.

Le Land art identifie l’ensemble des œuvres utilisant la nature comme matériau. Ce mouvement découle de l’envie de se débarrasser des grands principes du modernisme tels qu’ils sont prônés par le critique d’art Clement Greenberg. Le Land art cherche à lier l’art et la vie, se détacher des productions destinées à remplir les musées pour se concentrer sur le milieu urbain : on désire y trouver une façon d’attirer et de surprendre l’habitant non désireux de l’art par cette colonisation des espaces intermédiaires.
Nombreux des artistes contemporains travaillent ainsi dans la nature, et expriment leur créativité à travers des œuvres éphémères. Il y a une certaine ambiguïté apportée par la photographie, qui permet d’immortaliser ces œuvres destinées à disparaître.

 

 

Andy Goldsworthy est un artiste britannique né le 26 juillet 1956 dans le Cheschire. Il étudie au College of Art de Bradford en 1974, puis à la Preston Polytechnic de Lancaster entre 1975 et 1978. Son travail dans le domaine du land art se verra honoré par l’université de Bradford en 1993, qui lui décernera un doctorat honoris causa. Il est l’objet d’un film intitulé d’après une de ses œuvres Rivers and Tides réalisé en 2001 par Thomas Riedelsheimer.

Andy Goldsworthy est désormais professeur itinérant à l’université Cornell. Il travaille activement sur l’instantanéité de ses œuvres, dont la dégradation fait partie intégrante de ses créations. La photographie lui permet d’immortaliser ces œuvres et de les montrer à leur point culminant, là où elles sont le plus vivantes : Andy Goldsworthy cherche à exprimer l’âme de la nature, à travers le mouvement, le changement, la lumière, la croissance et l’altération.

 

 


Les arches

Le projet autour des arches d’Andy Goldsworthy est initié en 1997 et vise à construire une arche puis quelques mois plus tard la déconstruire pour la reconstruire ailleurs avec les mêmes pierres. Il travaille ainsi sur les cycles, avec la création d’un parcours entre construction et déconstruction.

 

 


Les cercles

Autour des années 1987, Andy Goldworthy produit de nombreuses œuvres autour des cercles, dont certains en galets, en feuilles, etc. La nature constitue ainsi le matériau premier ainsi que son support. Il échappe à la notion de l’artiste-génie car il ne signe pas l’œuvre. Il donne à ces œuvres des titres formant un haïku car ces œuvres sont mouvantes : il y a ambiguïté du statut de la production, qu’est-ce qui fait l’œuvre : sa photographie ou l’œuvre en tant que telle ?

 

 

Cairn de Digne

Avec le Cairn de Digne en 1995, Andy Goldworthy travaille sur le cycle et le devenir des sites géologiques, qui retracent toute la formation de la Terre. Il ajoute quotidiennement un élément sur le matériau précédent, recréant ainsi les stratifications de la Terre. Il y a un travail sur l’évolution et la mémoire.

 

SOURCES :

  • http://www.artwiki.fr/wakka.php?wiki=AndyGoldsworthy
  • http://ww2.ac-poitiers.fr/histoire-arts/spip.php?article91
  • http://www.laboiteverte.fr/oeuvres-dans-nature-andy-goldsworthy/