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Un  paradoxe  :  une  recherche  de  qualité  (des  équipes  reconnues,  des  projets  ambitieux,  des publications de haut niveau, des collaborations internationales solides, de nombreuses initiatives, …) mais bien peu valorisée en interne et en externe, et qui n’a pas été soutenue par une politique scientifique à la hauteur des enjeux actuels.
Que proposons-nous ?
Une politique scientifique active  qui replace la recherche, au même titre que la formation et en lien  étroit  avec  elle,  au  cœur  des  missions  de  l’Université  ;  qui  s’attache  à  mieux  organiser  des conditions  favorables  à  son  développement  ;  qui  doit  pouvoir  anticiper  pour  accompagner  et orienter les transformations en cours au lieu de les subir de façon passive.

Nous  souhaitons  avant  tout  renouer  avec  une  capacité  d’initiative  pour  établir  une  stratégie scientifique claire et un pilotage réfléchi, en lien
– avec les grands organismes nationaux de la recherche (CNRS, INRA, INSERM…),
– avec la ComUE et ses diverses composantes,
– avec nos collègues des universités de Montpellier-Paul Valéry, Perpignan et Nîmes pour porter des projets communs au sein de la nouvelle grande Région récemment dessinée, en engageant avec eux un dialogue et des échanges réguliers.
Cette politique scientifique doit nous permettre :
– De développer une réelle politique internationale de recherche visant à positionner l’UT2J dans le maillage européen et international. Les objectifs et les missions en matière de politique internationale restent largement à construire pour établir un pont fructueux et efficace entre la recherche et les Relations Internationales, la recherche et la formation, pour valoriser l’accueil des professeurs invités, encourager les thèses en cotutelle, les missions des collègues dans des universités partenaires.
– De soutenir plus fermement la politique doctorale visant à promouvoir et favoriser la poursuite de carrière des doctorants.
– De définir des perspectives claires et de mettre en place des dispositifs dûment dotés en moyens, en  matière  de  valorisation  et  de  relations  avec  les  acteurs  socio-économiques  et  culturels, les collectivités et services publics, les associations et ONG, pour mieux défendre dans la durée les projets portés par notre université et répondre aux différentes attentes qui se manifestent à l’égard de nos disciplines.
– De renforcer la diffusion de la recherche tant au sein de l’Établissement qu’au cœur de la cité, en la dotant de moyens suffisants.
– D’offrir des conditions optimales pour la recherche dans nos laboratoires, qui ont vu leurs pratiques et  leurs  besoins  fortement  évoluer,  en  particulier  en  termes  d’équipement,  de  documentation, d’environnement numérique et de Ressources Humaines associés aux contrats de recherche et au montage/suivi des projets collaboratifs.
L’université doit être fière des résultats de sa recherche, rendus possibles par la qualité de ses équipes (EA et UMR) et de l’accompagnement des collègues BIATSS et ITA, mais elle a le devoir de rendre davantage visibles les percées majeures sur les divers fronts de la connaissance, les publications, les grands colloques nationaux et internationaux, les distinctions, les entreprises collectives, et elle se  doit  de  diffuser  largement  les  connaissances  qu’elle  a  contribué  à  construire.
Cet  enjeu  est d’autant plus crucial pour les recherches menées dans les champs disciplinaires au cœur de notre Établissement (arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales), dont le rôle et l’impact, souvent méconnus du grand public et de nos partenaires, doivent être défendus et valorisés.
Un rôle proactif pour la Commission Recherche
Les  missions  de  la  Commission  Recherche,  profondément  modifiées  par  l’apparition  du  Conseil académique  et  du  Conseil  des  directeurs  de  composantes  (UFR,  Départements  et  Unités  de recherche), doivent être redéfinies et repensées pour lui permettre d’assurer un véritable rôle de levier et d’incitateur de recherche. Elle doit retrouver une capacité de pilotage scientifique, par delà la « gestion » quotidienne ; elle doit contribuer à tisser des relations de confiance, constructives, avec nos partenaires locaux, régionaux et nationaux.
Le renforcement de la DAR
Une véritable politique scientifique suppose de renforcer la Direction en charge de l’accompagnement de la recherche pour lui permettre de proposer des services et dispositifs d’aide au montage de projets nationaux et internationaux, dont toutes les unités de recherche ont besoin pour parfaire leur visibilité et répondre aux nouvelles normes d’internalisation. Une DAR renforcée pourra également veiller à simplifier et alléger autant que possible les procédures. Elle sera au cœur du dispositif de recherche, au service de l’ensemble de la communauté, sur des missions qualifiées.
À condition d’être soutenue, pilotée et valorisée, la recherche de haut niveau dont nous pouvons être collectivement fiers peut et doit devenir un facteur d’intégration et de dynamisme accru pour la formation à tous les niveaux, pour la vie étudiante, pour le rôle que notre université devra jouer dans la ComUE et dans la nouvelle région, et pour notre insertion dans des réseaux européens et internationaux. Les structures et les personnels, à tous les niveaux, bénéficieront grandement d’une telle reprise en main de la politique scientifique.

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