DSCN1286C’est l’heure des bilans ! Le Vice-Président de la Commission Recherche a naturellement présenté le sien, mais les élu-e-s des listes ACE et UT2A, regroupé-e-s au sein du collectif « Ensemble Autrement », souhaitent apporter quelques éclairages issus de leur expérience au sein de la CR.

Dans un texte précédent, nous avons souligné les aspects sur lesquels nous souhaitons mettre l’accent : plus de collégialité pour éviter les décisions aussi tranchantes qu’abruptes, signes d’un hyper-présidentialisme malvenu et mal vécu ; une vision ambitieuse pour développer la recherche, l’articuler à l’enseignement mais aussi aux actions des organismes de recherche (au premier rang desquels le CNRS), aux relations internationales, aux sites, à la COMUE, à la nouvelle Région ; un soutien efficace aux initiatives des Laboratoires et des chercheurs, avec une meilleure capacité d’anticipation et de mutualisation. Bref, nous avons pour ambition de développer un véritable projet, qui a fait défaut pendant toute la mandature qui se termine, et qui accompagnera la gestion au quotidien tout en anticipant l’avenir.

Voici donc quelques éléments de notre bilan de la mandature qui s’achève à la Commission Recherche.

1/ ASSIDUITÉ

Les travaux de la CR se sont déroulés dans un climat dans l’ensemble serein, mais nous tenons à dire que la part prise par nos élu-e-s a été considérable et souvent décisive. Les chiffres relatifs à la participation aux séances parlent d’eux-mêmes. Pour les séances plénières de la CR, en 2013 et en 2014 :

– les élu-e-s FSU-SNESUP (hors VP forcément présent) ont été présents à moins de 40%, atteignant 60% avec les procurations

– les élu-e-s ACE et UT2A ont été présents à un peu plus de 60%, atteignant près de 90% avec les procurations.

N’est-ce pas révélateur du sérieux de l’engagement des uns et des autres ? Nous demandons que les élu-e-s des Conseils Centraux aient une attitude responsable et s’engagent à une participation active et assidue aux séances.

D’autre part, malgré nos demandes répétées, aucun compte rendu de séance ou même relevé de décisions n’a été fourni durant les trois premières années et demi de la mandature. Ce sont les élu-e-s de nos listes qui ont, avec beaucoup de constance, rédigé des comptes rendus qui ont été consultables en ligne par l’ensemble de la communauté universitaire.

Les travaux de la Commission Recherche, comme ceux des autres conseils centraux, ne doivent pas donner une impression d’opacité. La transparence est indispensable au bon fonctionnement de l’institution, elle en est même le garant.

2/ DIALOGUE

En 4 années, le Président est venu dialoguer avec les élu-e-s de la CR deux ou trois fois tout au plus (le Conseil Académique ayant d’autres compétences) ; la VP-CA, encore moins. C’est tout à fait insuffisant à nos yeux. La distance entre le centre de décision et la CR a été très dommageable et s’est soldée tantôt par une absence de direction et de directives, tantôt par une série de décisions imposées, sans aucune possibilité d’argumenter et d’échanger.

Par exemple, les financements dédiés à la recherche ont été réduits durant la présente mandature sans que jamais aucun débat n’ait lieu.

Il s’agissait d’un choix politique qui aurait dû, a minima, faire l’objet d’une explication et d’une discussion aboutissant à une décision consensuelle.

3/ COORDINATION

Alors que le CNRS a adopté une position claire en matière d’accès libre aux résultats de la recherche, en soutenant vigoureusement l’Open Access, considéré aussi comme une condition sine qua non pour tous les projets européens, à l’UT2J, la CR a, à plusieurs reprises, auditionné et encouragé le travail du groupe Open Edition UT2J, mais jamais aucune politique d’Établissement n’a été formulée sur cette question, si bien que l’on met en place des conventions avec chaque Laboratoire là où un projet global, clairement affiché, serait indispensable, tant les enjeux du numérique occupent une place prépondérante.

 4/ ANTICIPATION ET SUIVI

Pour piloter la Recherche et développer une capacité d’anticipation, il est fondamental de prévoir régulièrement au sein de la CR des temps de discussion sur les questions de fond afin de développer une véritable politique scientifique. Tout en travaillant activement sur les différents dossiers gérés par la CR (autorisations HDR, AMID/AMNAD, Colloques, CRCT, délégation CNRS… pour n’en citer que quelques-uns), nous n’avons cessé de réclamer des temps de débat pour traiter les dossiers de fond dédiés à une véritable politique prospective, ceux où se joue l’avenir des Laboratoires, donc de l’Etablissement. Quelques exemples :

  • Les tableaux pour la COMUE (inutilisables à ce jour) inventoriant nos champs de recherche réalisés à la dernière minute, par les directeurs d’Unités, sans aucune instruction de la part du VP Recherche ;
  • Le volet Recherche du projet d’Etablissement qui, dans sa première version, avait « oublié » toute une série d’enjeux, comme l’internationalisation, les relations avec nos partenaires institutionnels ou les liens avec la formation ;
  • Les rapports HCERES maintes fois demandés au VP Recherche et examinés par la CR quand les enjeux n’étaient plus d’actualité ;
  • L’amélioration de la procédure d’attribution des financements de Colloque confiée par le VP à une Commission qui a travaillé… pour rien puisque tout est resté… en l’état.

5/ PERPLEXITÉS

Maintes fois, au cours de ces 4 années, nous nous sommes étonnés de ne pas voir arriver à l’ordre du jour des réunions de la CR des sujets stratégiques, qui semblaient pourtant de son ressort. Deux exemples de « ratés » :

  • Pourquoi l’appel du Ministère offrant des Postes nouveaux pour des recherches sur l’Islam n’a-t-il jamais été proposé par le VP à la discussion en CR ? Ces postes ont été attribués à d’autres Universités là où nous aurions pu et dû prendre rang ;
  • Pourquoi l’appel à contribution du Ministère sur la simplification des procédures universitaires n’a-t-il fait l’objet d’aucun signalement et d’aucun échange au sein de la CR ? Pas plus d’ailleurs qu’au niveau de l’Etablissement… Il y a là pourtant un enjeu majeur pour nous tous.

Enfin, nous tenons à souligner l’engagement assidu et souvent décisif des élu-e-s ACE et UT2A sur toute une série de dossiers, engagement loyal au service de l’Institution, qui trouvera ses prolongements naturels dans la prochaine mandature :

  • Mise sur pied d’un Groupe de travail sur les Revues
  • Mise sur pied d’un Groupe de travail avec les Gestionnaires des Laboratoires
  • Information sur le montage des dossiers IUF
  • Aide au montage des dossiers de demande de PES/PEDR/CRCT
  • Révision de la procédure de financement des Colloques
  • Révision des critères d’attribution des promotions locales permettant de reconnaître les tâches d’administration de la recherche parmi les services rendus à l’institution au même titre que les autres tâches collectives
  • Demande de présentation de bilan de la part des structures fédératives et commissions bénéficiaires de financements par la CR
  • Soutien aux initiatives des doctorants

Piloter la recherche exige, au-delà de la gestion administrative, de définir des orientations stratégiques, d’en cerner les enjeux sur le court, le moyen et le long terme, d’éclairer collectivement son développement, de disposer d’une véritable autonomie politique pour pouvoir prendre des décisions pragmatiques et réalistes, négocier avec les partenaires et peser au Conseil d’Administration de notre Université, mais aussi dans les autres instances présentes sur le site.

Un commentaire

  1. Le Groupe de Travail Open Access de l’UT2J[1], souhaite faire connaître le bilan de ses actions. Nous considérons que le suivi (recensement exhaustif et stockage pérenne des publications) et la libre diffusion de notre production scientifique, conformément aux principes du libre accès aux résultats scientifiques financés sur fonds public[2], sont des enjeux centraux de la politique scientifique de l’établissement.
    Le GT Open Access UT2J mène actuellement deux projets importants en termes de visibilité des résultats de la recherche.
    Le premier est un projet de connecteur entre HAL et K-SUP permettant d’afficher automatiquement les publications déposées dans HAL sur les pages individuelles des chercheurs sous K-SUP.
    Deuxièmement, en l’absence d’une politique d’établissement globale en matière d’open access, le groupe a mis en place une structuration politique originale (« le pas à pas ») par le biais de protocoles d’accord établis entre chaque laboratoire et la DAR. Ces protocoles sont basés sur l’engagement mutuel des deux parties et proposent aux chercheurs, des services en matière d’incitation au dépôt en archives ouvertes (HAL) comme la structuration et la qualité des métadonnées saisies dans HAL et, plus largement, un accompagnement à l’utilisation d’outils et plateformes de publication en libre accès.

    Une fois tous les protocoles signés par les 22 équipes de recherche, il nous semble hautement souhaitable d’envisager une politique globale et audacieuse, à l’échelle de l’établissement, en matière de recensement et diffusion de la production scientifique. Bien des universités, au niveau national et international, se sont clairement positionnées sur cet enjeu[3].

    Pour le GT Open Access UT2J

    ****
    [1] Le Groupe de Travail Open Access (GTOA) est adossé à la Commission Recherche. Sa création a été validée à l’unanimité moins une abstention lors de la CR plénière du 24 octobre 2014. Il est constitué de professionnels de l’IST, d’enseignants-chercheurs et chercheurs (PLH, CLLE-ERSS, FRAMESPA), d’un représentant de la DTICE et d’élus doctorants à la CR.
    [2] Cf. recommandations du mouvement mondial du libre accès, de la Commission européenne, du CNRS et du MESR Bibliothèque Scientifique Numérique – BSN4 et projet de loi numérique (loi Axelle Lemaire)
    [3] Mandat dépôt dans l’archive ouverte institutionnelle de l’Université d’Angers ; mandat de dépôt dans l’archive ouverte ORBi de l’Université de Liège ; politique de dépôt dans HAL-INRIA.

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