Chères collègues, Chères amies,

Chers collègues, chers amis,

Nous sommes heureux de participer à ce débat sur l’avenir de l’université et de présenter le projet qui est le nôtre, à Marie-Christine et à moi, mais qui est bien sûr celui de l’ensemble du collectif Ensemble Autrement et de l’équipe restreinte qui a été désignée par ce dernier pour le mener à bien si vous nous accordez votre confiance.

Malheureusement, nous ne pourrons pas vous le présenter comme nous l’aurions voulu, à deux voix : ainsi l’a souhaité l’équipe de D. Lacroix. Nous préférions la première proposition que ce dernier m’avait faite lors de notre rencontre à la JPO : un débat où c’étaient deux équipes (restreintes) qui se présentaient à vous, car le pilotage d’une université est un travail d’équipe.

Equipe : ce mot compte énormément à nos yeux car il renvoie à la collégialité qui est aux fondements de l’université. Et c’est bien à un déficit de solidarité, à un déficit du sens du collectif dans l’équipe de direction que nous avons assisté ces derniers temps, déficit qui a rendu problématique le pilotage de notre université. Aujourd’hui encore, quand nous entendons la façon dont certains membres de l’équipe se désolidarisent d’une politique qu’ils ont contribué à mettre en place… cela rend songeur.

Que voulons-nous mettre en place avec ces élections ? Nous souhaitons d’abord rendre aux instances collégiales tout leur poids. En finir avec une logique de chambres d’enregistrement qui ne sont finalement qu’une perte de temps si tout est joué d’avance. Et pour faire vivre cette collégialité, deux présidences à l’université : la présidence du CAC qui, si vous nous faites confiance, serait confiée à Marie-Christine Jaillet, et la présidence de l’université à moi-même. Dispositif qui était demandé par la loi Fioraso, avant la censure de la CPU. Système adopté d’ailleurs par deux universités qui sont nos sœurs jumelles : Paris III, Rennes II. Quels avantages à ce système, pourriez-vous demander ? Il permet essentiellement de faire sauter ce goulot d’étranglement qu’est la présidence dans un système très hiérarchique, il permet une meilleure présence de la direction au près des composantes et des services, il permet enfin une meilleure représentation à l’extérieur.

On entend alors une objection : l’Université ne parlera plus d’une seule voix. Pourquoi ? La voix de l’université portera toujours, quel que soit son porte-voix. Le président n’a pas à donner son avis personnel, mais bien celui, suivant les instances, des conseils, du CA ou du CAC. On a pu parfois à la COMUE entendre l’actuel président tenir un autre langage que celui de sa propre majorité. C’est cela qui est regrettable. Certains ont pu aussi assister à la politique de la chaise vide ou du représentant totalement silencieux, y compris sur son propre domaine de responsabilité. C’est cela aussi qui est préjudiciable pour l’université.

Il y a eu un long cheminement, depuis la campagne d’emploi 2013, entre Marie-Christine et moi, entre le collectif UT2A et celui d’ACE. Nous avons eu des divergences, mais elles sont bien plus faibles que ce qui nous réunit, à savoir la volonté de replacer notre institution dans son environnement. Ces divergences, d’autre part, il est normal qu’elles existent. Ce qui nous soude, c’est la conviction que ce n’est pas à Pierre-Yves ou à Marie-Christine ou à Daniel d’avoir le dernier mot, mais aux conseils. L’entente entre nous est réelle. Des ambitions personnelles, dit notre adversaire ? Si je suis motivé par une réelle ambition, celle-ci est conditionnée à la possibilité de réaliser un projet affirmé haut et fort et d’être soutenu par un collectif qui partage les mêmes valeurs.

Notre projet en quelques mots

Une priorité, la composante : en finir avec un rapport central / composante sur un modèle vertical. Dans le cadre d’un projet d’établissement, il nous reviendra de permettre dans la confiance (c’est-à-dire de donner les moyens adéquats) la mise en place d’un projet de composante. L’équipe précédente voulait des composantes fortes ? Donnons-leur des moyens, de l’autonomie. Accompagnons l’ESPE, si ses personnels le veulent, au niveau fédéral de la COMUE.

En proposant Laurence Redon comme vice-présidente potentielle du conseil d’administration nous affirmons la volonté de traiter les composantes en communautés adultes et responsables, établissant un dialogue politique et de gestion qui a vocation, dans le cas des IUT, comme la loi le demande, à se formaliser dans un COM.

Les RH constituent un secteur politiquement à vau l’eau: la compétence reconnue de nos services doit être mise en valeur par un vrai projet politique qui affirme les valeurs qui nous rassemblent. Comment vouloir des composantes fortes et leur retirer toute marge de manœuvre ? Peut-on laisser des services décimés par des congés longue durée sans avoir prévu donc budgété des aides ? Mais, aussi, a-t-on jamais vu autant de malaise au travail ? A-t-on déjà vu l’établissement engager un avocat pour poursuivre devant la juridiction universitaire deux collègues membres d’un conseil qui ont osé écrire à un autre membre du conseil ? Là encore, c’est refuser de comprendre la collégialité universitaire.

Les premières mesures si vous nous accordez vos suffrages :

– Un vrai plan pluriannuel de l’emploi BIATSS : il s’agira de répondre à ces trois questions : Quelles compétences avons-nous ? Quelle université voulons-nous ? Comment faisons-nous pour y parvenir ? C’est-à-dire faire pour les BIATSS ce qui a déjà été accompli pour les E-C. Bâtir sur du pluriannuel, principe essentiel valable pour tous les domaines : il permet de donner de la visibilité. Et cela aura une réelle répercussion positive sur les conditions de travail non seulement des BIATSS des enseignants-chercheurs, chercheurs et enseignants.

– PRAG-PRCE : nous nous engageons à nous battre au niveau local auprès du rectorat comme au niveau national auprès de la CPU pour que l’établissement ait la main sur les promotions des collègues du secondaire. Ce n’est pas normal que nos collègues du second degré soient traités différemment et que leur promotion échappe entièrement à l’établissement. Trop de collègues s’investissent sans véritable retour.

– Désannualisation du service : il s’agit de mener un travail d’explication et de conviction, puisque la mesure a été votée en 2011. L’enseignant-chercheur pourra ainsi mieux maîtriser son temps de formation et son temps de recherche. Cette disposition offre la possibilité de faire plus de cours pendant quelques semestres pour se dégager du temps libre pour la recherche (en particulier à l’étranger, mais pas seulement). Doivent s’y ajouter les traditionnels CRCT dont nous augmenterons le nombre, car dire que 17 CRCT suffisent, comme le dit l’équipe d’UT2J c’est vous, pour 800 collègues, relève d’une autosatisfaction qui méconnaît et les pratiques à l’étranger et la réalité de l’état d’esprit de nos collègues qui vivent de plus en plus difficilement cette folle course en avant. Si ces 17 CRCT étaient répartis aux seuls membres du collège B, il faudrait un peu moins de 59 ans pour que chacun puisse en bénéficier… Sans commentaire.

Enfin, si vous nous faites confiance, nous proposerons juste une réécriture des statuts de l’université pour justement mieux équilibrer les pouvoirs à l’université et tourner le dos à une hyperprésidence, à ce culte du chef que nous refusons de voir comme une maudite spécificité française avec laquelle nous devons composer, qui, quel que soit son projet, ne correspond pas à l’état d’esprit universitaire. Mis à part cela, nous prônons une slow university : arrêtons de faire dans le quantitatif, desserrons autant que faire se peut les contraintes, anticipons tout ce que nous pouvons anticiper grâce à un vrai pilotage du central. Nous refusons de bouleverser les cadres et souhaitons ces prochaines années nous contenter de bien faire nos métiers respectifs au lieu de céder à la réformite aiguë ambiante. La semaine de quatre jours, en fonction des obligations de service et des contraintes réglementaires, est aussi une excellente opportunité particulièrement pour les catégories C. Nous l’avions proposée : nous la proposerons à nouveau.

En revanche, nous ne toucherons pas au temps de travail actuel. Puisque la Cour des Comptes nous reproche de dérober une centaine de postes à l’Etat, nous nous engageons à établir un dialogue qui pourrait permettre une négociation gagnant-gagnant et aboutir à la création de 60-70 postes BIATSS ainsi qu’à la mise en place du CET aujourd’hui impossible tant que nous ne respecterons pas les 1607 heures. Nous consulterions alors les personnels et les organisations syndicales pour voir dans quelle mesure ils accepteraient une réécriture de la circulaire Pech en échange d’une création substantielle d’emplois BIATSS.

Tel est en effet le rôle du Central : faciliter, dynamiser, simplifier. Pour mieux comprendre la réalité, nous nous proposons, nous vous proposons, d’introduire, comme d’autres universités l’ont fait depuis longtemps, des BIATSS parmi nos VP, tout en respectant les spécificités administratif/politique. De même que nous souhaitons donner toute sa place au VP Etudiant qui ne doit pas être seulement un VP Vie étudiante : il/elle doit trouver toute sa place dans l’équipe de direction. Il ne saurait y avoir différentes catégories d’administrateurs : puisque le conseil d’administration rassemble des enseignants, des enseignants-chercheurs et des chercheurs, mais aussi des BIATSS et des étudiants, cette pluralité doit se retrouver dans l’équipe qui soumet des propositions.

Ainsi, tous ensemble, nous engagerons l’Université dans le monde d’aujourd’hui pour mieux former nos étudiants et répondre avec dynamisme à nos missions de service public.

virtual-identity-69996_640Le numérique fait aujourd’hui partie de notre vie, et participe à la plupart de nos activités quotidiennes. A l’université, il fait partie, depuis longtemps, de l’environnement de travail (Internet était déployé dès les débuts du World Wide Web, l’UTM disposait déjà d’une connexion à haut débit en 1995).

Deux services s’emploient à l’évolution du numérique au sein de notre université : la DSI, côté infrastructure, et la DTICE, côté usages. Ils ont œuvré au déploiement de nos réseaux, de nos services, de nos usages pédagogiques, administratifs, et de recherche.

Nos étudiants sont, pour une grande part, des utilisateurs avertis et intensifs des technologies numériques, même si ces savoir-faire ne sont pas nécessairement liés aux apprentissages universitaires. Certains de nos collègues ont une expertise reconnue dans le domaine.

Pourtant, notre université n’a qu’un usage pédagogique modéré des possibilités offertes par le numérique. Il demeure quelques réticences, basées sur de fausses craintes : le web remplacerait à plus ou moins court terme l’enseignant, si l’on n’y prend garde. Or, il n’en est rien, même les plus fervents défenseurs des MOOCs s’accordent à le dire (cf. John Hennessy, président de Standford, selon qui les MOOCs ne fonctionnent pas comme prévu initialement. Mais il y a des alternatives qui sont tout à fait prometteuses dans toutes les disciplines. La classe inversée en est une, les SPOC [small private online courses] fonctionnent bien avec des étudiants qui ont le même type de parcours, http://www.letudiant.fr/educpros/entretiens/stanford.html).

Ne nous y trompons pas : le numérique est un outil politique que nous pouvons mettre au service de nos formations.

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Maîtres de conférences, maîtres de conférences habilités à diriger des recherches, maîtres de conférences associés à mi-temps, professeurs agrégés affectés dans l’enseignement supérieur, professeurs titulaires du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré, de l’enseignement technique ou de lycée professionnel affectés dans l’enseignement supérieur, professeurs des écoles affectés dans l’enseignement supérieur,  lecteurs, attachés temporaires d’enseignement et de recherche, vacataires…

Un métier en miettes ?

Dire de notre métier d’enseignant-chercheur ou d’enseignant affecté dans le supérieur que c’est un métier en miettes est excessif. Nous en convenons. Pourtant cet ensemble de professionnels aux statuts différents, mais aux rôles souvent proches, est au cœur des tensions provoquées par la mutation dans laquelle l’université française est engagée. Points d’appui essentiels de la vie universitaire, leur lassitude, découragement ou retrait auraient l’effet d’un lent mais irrépressible séisme ébranlant l’ensemble de l’édifice. De plus, dans ce contexte d’activité professionnelle tendu, les crispations déjà perceptibles entre les différents corps et collèges d’enseignants et d’enseignants-chercheurs menacent la cohésion de notre communauté.

Face à ces difficultés, comment ne pas se laisser enfermer dans des réponses seulement catégorielles piégeant chacun, chacune, dans un corporatisme étroit ?
En faisant de la question des conditions d’exercice de l’enseignement et de pratique de la recherche dans le supérieur un des principaux enjeux du mandat. Plus »

DSCN1290Notre Université est entrée dans une ère nouvelle avec la fin proche de la reconstruction du Campus du Mirail, l’intégration des nouveaux locaux du campus de Foix, la fin des travaux du Campus de Figeac et la création d’une nouvelle structure à Montauban : à nous d’aider les étudiant-e-s à s’approprier pleinement les nouveaux campus pour leur permettre d’étudier dans les meilleures conditions et de mener à bien leur projet afin de trouver leur place dans la société.

A nous de dialoguer avec nos partenaires (Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, CROUS, SIMPPS, Région, départements, communauté urbaine…) pour construire un cadre de vie et d’études qui facilite leur épanouissement.

 

Nos engagements  Plus »

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Donnons du souffle aux agents ! Reconnaître leur investissement quel que soit leur statut, expliciter les décisions en matière d’emploi dans la transparence : autant d’actions qui doivent être menées dans le cadre d’une politique RH aux lignes claires, véritablement portée par l’équipe présidentielle, conforme aux valeurs du service public et dans laquelle l’humain reprend toute sa place.
Soyons attentifs aux problématiques de l’éloignement que connaissent les sites délocalisés et les agents qui y travaillent.
Reprenons le dialogue avec les personnels de l’UT2J pour lutter efficacement contre la dégradation du climat de travail constatée, la perte de sens et l’isolement de certains.
Travaillons à permettre à chacun-e de retrouver des conditions de travail apaisées et sereines. Donnons une place prépondérante à la médiation et à l’explicitation des enjeux et des décisions, afin de faire de chacun un membre à part entière de la communauté.

Notre engagement pour les personnels
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Un  paradoxe  :  une  recherche  de  qualité  (des  équipes  reconnues,  des  projets  ambitieux,  des publications de haut niveau, des collaborations internationales solides, de nombreuses initiatives, …) mais bien peu valorisée en interne et en externe, et qui n’a pas été soutenue par une politique scientifique à la hauteur des enjeux actuels.
Que proposons-nous ?
Une politique scientifique active  qui replace la recherche, au même titre que la formation et en lien  étroit  avec  elle,  au  cœur  des  missions  de  l’Université  ;  qui  s’attache  à  mieux  organiser  des conditions  favorables  à  son  développement  ;  qui  doit  pouvoir  anticiper  pour  accompagner  et orienter les transformations en cours au lieu de les subir de façon passive.

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Année après année, nos publics étudiants évoluent : ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus variés dans leurs provenances et dans leurs attentes. La formation universitaire est perçue par certains comme une énorme chance de promotion – et heureusement ! C’est le cas non seulement pour les jeunes sortant du lycée en France et à l’étranger, mais aussi pour tous ceux qui, tout au long de leur vie, veulent acquérir des qualifications complémentaires ou supplémentaires pour évoluer professionnellement. Répondons-nous de façon assez concrète à cette demande sociale multiforme? Nos formations sont-elles lisibles et compréhensibles de l’extérieur ? Certainement pas toujours… Plus »

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Si l’Université rassemble une communauté organisée de manière autonome pour assumer collectivement une même mission d’enseignement et de recherche, force est de constater que ce modèle est mis à mal par les récentes réformes engagées. La pression est forte. Constante. La direction claire : les pouvoirs publics tendent à imposer à l’université un modèle de gestion managérial contraire à ses principes fondateurs.

Le  collectif  Ensemble  Autrement  souhaite  redonner  sa  place  au  principe  de  la  collégialité  universitaire, rapprocher l’équipe de direction de la communauté pour, ensemble, être à la hauteur de nos missions et des enjeux auxquels nous devrons faire face : Plus »