virtual-identity-69996_640Le numérique fait aujourd’hui partie de notre vie, et participe à la plupart de nos activités quotidiennes. A l’université, il fait partie, depuis longtemps, de l’environnement de travail (Internet était déployé dès les débuts du World Wide Web, l’UTM disposait déjà d’une connexion à haut débit en 1995).

Deux services s’emploient à l’évolution du numérique au sein de notre université : la DSI, côté infrastructure, et la DTICE, côté usages. Ils ont œuvré au déploiement de nos réseaux, de nos services, de nos usages pédagogiques, administratifs, et de recherche.

Nos étudiants sont, pour une grande part, des utilisateurs avertis et intensifs des technologies numériques, même si ces savoir-faire ne sont pas nécessairement liés aux apprentissages universitaires. Certains de nos collègues ont une expertise reconnue dans le domaine.

Pourtant, notre université n’a qu’un usage pédagogique modéré des possibilités offertes par le numérique. Il demeure quelques réticences, basées sur de fausses craintes : le web remplacerait à plus ou moins court terme l’enseignant, si l’on n’y prend garde. Or, il n’en est rien, même les plus fervents défenseurs des MOOCs s’accordent à le dire (cf. John Hennessy, président de Standford, selon qui les MOOCs ne fonctionnent pas comme prévu initialement. Mais il y a des alternatives qui sont tout à fait prometteuses dans toutes les disciplines. La classe inversée en est une, les SPOC [small private online courses] fonctionnent bien avec des étudiants qui ont le même type de parcours, http://www.letudiant.fr/educpros/entretiens/stanford.html).

Ne nous y trompons pas : le numérique est un outil politique que nous pouvons mettre au service de nos formations.

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Ce qui est au fondement de l’université française, c’est bien l’existence d’une communauté de travail en capacité de s’organiser pour assumer collectivement une même mission d’enseignement et de recherche. Force est de constater que ce modèle est mis à mal par les réformes engagées ces dernières années. La pression est forte, constante, avec le risque d’une évolution semblable à celle observable dans le milieu hospitalier : une dissociation entre une direction assurant le management des établissements et la communauté des professionnels de santé qui y travaillent.

Aussi souhaitons-nous redonner toute sa place au principe de la collégialité universitaire, rapprocher l’équipe de direction de la communauté, rester à son écoute, pour ensemble être à la hauteur de nos missions et des enjeux auxquels nous devons faire face. C’est pourquoi nous avons décidé de présenter conjointement notre candidature pour assumer la direction de notre université. Ce qui nous rassemble, des principes, des valeurs, est plus fort que ce qui nous a séparé et de nos différences d’appréciation sur tel ou tel sujet.

Si vous nous accordez vos suffrages, Pierre-Yves Boissau sera président de l’université et s’occupera plus particulièrement des questions relatives aux personnels, au budget, aux moyens ; Marie-Christine Jaillet, présidente du Conseil Académique (CAC), pilotera tout ce qui concerne notre cœur de métier : la formation et la recherche. Avec l’aide d’une équipe issue de nos sensibilités respectives et des diverses composantes de notre Université, dans un esprit d’ouverture et de dialogue avec l’ensemble de la communauté, cette proposition de co-présidence entend :

  • Mettre un terme à l’hyperprésidentialisation à laquelle on assiste depuis la mise en place de la LRU. Un-e président-e ne peut pas être pleinement investi-e sur tous les fronts qui requièrent sa présence. Une présidence du CAC distincte de la présidence de l’université permettra à chacun-e d’entre nous de se consacrer pleinement aux domaines qui relèvent plus particulièrement de sa compétence, d’être davantage présent-e sur les différents sites de l’université, mais aussi sur les scènes nationale et régionale, où l’université doit faire entendre sa voix.
  • Rendre aux conseils et aux commissions, qui sont devenus des chambres d’enregistrement, leur rôle politique et décisionnel, en en faisant de vrais lieux de réflexion, de débat et d’élaboration de la stratégie de l’établissement : à côté du Conseil d’Administration qui doit assumer sa fonction stratégique, le Conseil Académique peut devenir ce lieu où nous pourrons prendre le temps de réfléchir à l’évolution de nos métiers, à celle de nos pratiques pédagogiques, au lien entre la formation et la recherche. Nous ne croyons pas à la fatalité de la contrainte (« on ne peut pas faire autrement »). Mais, sur certains sujets, nous ne pouvons pas nous contenter d’un débat circonscrit aux seuls conseils centraux : ainsi, par exemple, la décision de soumettre au seul Conseil d’Administration le changement de nom de l’université nous a profondément heurtés.
  • Récuser le spectre du modèle hospitalier. L’université reste un des derniers îlots où une certaine forme « d’autogestion » par la communauté de travail reste possible. Nous voulons rester maîtres de nos décisions. Il nous appartient, collégialement, et en pleine connaissance de cause des différentes contraintes qui pèsent sur l’université, d’identifier les marges de manœuvre dont nous pouvons disposer pour réintroduire la dimension du choix politique.

NOS PRIORITES POUR LE MANDAT

Pas de promesses et d’engagements que nous ne saurions tenir, mais la volonté :

  • D’aller vers une organisation moins centralisée en donnant plus d’autonomie aux composantes et aux équipes qui sont au plus près des besoins réels. Refonder un dialogue politique et de gestion entre les composantes et le central en nous appuyant sur le principe de confiance et sur de nécessaires concertations. Donner aux composantes les moyens de cette plus grande autonomie.
  • De veiller à la qualité des conditions de travail de nos collègues quels que soient leurs statuts : les situations individuelles de stress et de souffrance au travail se sont accrues, des collectifs de travail traversent des situations de crise délétère… Il est de la responsabilité de la présidence et de l’équipe de direction d’intervenir et d’assurer les médiations nécessaires pour éviter que les ambiances de travail ne se dégradent, de le faire rapidement et sans parti-pris.
  • De mieux gérer notre temps. Il nous appartiendra de mieux anticiper sur les grands moments d’élaboration et d’écriture collective, prévisibles pour nombre d’entre eux (renouvellement du contrat de l’Établissement, évaluation de l’offre de formation, accréditation des diplômes…) et, si besoin, de défendre les conditions de travail des équipes de l’Établissement quand les commandes ministérielles sont inacceptables. Il nous appartient de faire de notre université une université plus apaisée, où le qualitatif primera sur le quantitatif, où l’on retrouvera du plaisir à travailler ensemble et où les décisions qui engagent l’université seront réellement débattues.
  • De travailler à une plus grande équité de service entre les différents sites de notre université, de façon à remplir au mieux nos missions d’enseignement supérieur et de recherche au service de l’ensemble de nos usagers, et plus particulièrement les plus fragiles.
  • De poursuivre le chantier visant à une meilleure adéquation grade-fonction et de préparer les campagnes d’emploi Biatss de la même manière que ce qui a été fait pour les enseignants-chercheurs, de façon à répondre à leurs attentes et à permettre à l’université d’assurer au mieux ses missions.
  • De favoriser les démarches de formation tant pour les Biatss que pour les enseignants et enseignants-chercheurs afin de permettre à chacun-e- d’être en mesure de faire face aux changements de nos métiers et d’évoluer.
  • De valoriser le numérique en prenant en considération les pratiques des étudiants et en facilitant son usage pour les enseignants comme pour les usagers.
  • D’offrir aux chercheurs le soutien dont ils ont besoin de manière à ce qu’ils consacrent davantage de temps à leurs recherches en les libérant autant que possible des démarches administratives chronophages.
  • D’établir un dialogue de qualité avec les autres universités de la nouvelle grande région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, en particulier avec celles qui nous « ressemblent » d’un point de vue disciplinaire.
  • De participer à la consolidation d’une université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées respectueuse des identités des organismes qui la composent, qui, seule, pourra mettre fin à une concurrence stérile entre ses membres et impulser les coopérations interdisciplinaires et transdisciplinaires nécessaires.

NOUS NOUS ENGAGEONS avant tout sur une méthode reposant sur l’écoute et le dialogue, la volonté de rester accessibles, proches, la reconnaissance des singularités des composantes de notre Établissement, qu’elles tiennent à leur localisation géographique, au contexte disciplinaire, à leur structure. Nous travaillerons à réduire les inégalités entre les étudiants, à accroître, avec l’aide de toutes et tous, le rayonnement de notre université, à promouvoir l’ensemble de nos disciplines pour qu’elles soient présentes et reconnues sur les nouveaux fronts de la recherche en relation avec les évolutions de notre société. Nous soutiendrons le développement de la formation continue et formation tout au long de la vie pour être mieux en mesure de répondre aux nouveaux besoins de qualification, mais aussi de compétences, de connaissances et de compréhension de nos environnements. Nous n’y parviendrons pas seuls, mais avec une communauté remobilisée avec laquelle nous souhaitons d’abord retisser une relation de confiance. C’est à cette condition que nous pourrons, lucidement, affronter les mutations de l’enseignement supérieur et de la recherche sans renoncer aux principes qui le fondent.

Marie-Christine Jaillet et Pierre-Yves Boissau

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Nous avons reçu des questions de la part du collectif « Les bibliothèques alertes ». Voici les réponses que nous pouvons apporter dores et déjà…en plus et en complément à ce qui a été évoqué lors de nos rencontres. Plus »

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Maîtres de conférences, maîtres de conférences habilités à diriger des recherches, maîtres de conférences associés à mi-temps, professeurs agrégés affectés dans l’enseignement supérieur, professeurs titulaires du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré, de l’enseignement technique ou de lycée professionnel affectés dans l’enseignement supérieur, professeurs des écoles affectés dans l’enseignement supérieur,  lecteurs, attachés temporaires d’enseignement et de recherche, vacataires…

Un métier en miettes ?

Dire de notre métier d’enseignant-chercheur ou d’enseignant affecté dans le supérieur que c’est un métier en miettes est excessif. Nous en convenons. Pourtant cet ensemble de professionnels aux statuts différents, mais aux rôles souvent proches, est au cœur des tensions provoquées par la mutation dans laquelle l’université française est engagée. Points d’appui essentiels de la vie universitaire, leur lassitude, découragement ou retrait auraient l’effet d’un lent mais irrépressible séisme ébranlant l’ensemble de l’édifice. De plus, dans ce contexte d’activité professionnelle tendu, les crispations déjà perceptibles entre les différents corps et collèges d’enseignants et d’enseignants-chercheurs menacent la cohésion de notre communauté.

Face à ces difficultés, comment ne pas se laisser enfermer dans des réponses seulement catégorielles piégeant chacun, chacune, dans un corporatisme étroit ?
En faisant de la question des conditions d’exercice de l’enseignement et de pratique de la recherche dans le supérieur un des principaux enjeux du mandat. Plus »

DSCN1290Notre Université est entrée dans une ère nouvelle avec la fin proche de la reconstruction du Campus du Mirail, l’intégration des nouveaux locaux du campus de Foix, la fin des travaux du Campus de Figeac et la création d’une nouvelle structure à Montauban : à nous d’aider les étudiant-e-s à s’approprier pleinement les nouveaux campus pour leur permettre d’étudier dans les meilleures conditions et de mener à bien leur projet afin de trouver leur place dans la société.

A nous de dialoguer avec nos partenaires (Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, CROUS, SIMPPS, Région, départements, communauté urbaine…) pour construire un cadre de vie et d’études qui facilite leur épanouissement.

 

Nos engagements  Plus »

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Donnons du souffle aux agents ! Reconnaître leur investissement quel que soit leur statut, expliciter les décisions en matière d’emploi dans la transparence : autant d’actions qui doivent être menées dans le cadre d’une politique RH aux lignes claires, véritablement portée par l’équipe présidentielle, conforme aux valeurs du service public et dans laquelle l’humain reprend toute sa place.
Soyons attentifs aux problématiques de l’éloignement que connaissent les sites délocalisés et les agents qui y travaillent.
Reprenons le dialogue avec les personnels de l’UT2J pour lutter efficacement contre la dégradation du climat de travail constatée, la perte de sens et l’isolement de certains.
Travaillons à permettre à chacun-e de retrouver des conditions de travail apaisées et sereines. Donnons une place prépondérante à la médiation et à l’explicitation des enjeux et des décisions, afin de faire de chacun un membre à part entière de la communauté.

Notre engagement pour les personnels
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Un  paradoxe  :  une  recherche  de  qualité  (des  équipes  reconnues,  des  projets  ambitieux,  des publications de haut niveau, des collaborations internationales solides, de nombreuses initiatives, …) mais bien peu valorisée en interne et en externe, et qui n’a pas été soutenue par une politique scientifique à la hauteur des enjeux actuels.
Que proposons-nous ?
Une politique scientifique active  qui replace la recherche, au même titre que la formation et en lien  étroit  avec  elle,  au  cœur  des  missions  de  l’Université  ;  qui  s’attache  à  mieux  organiser  des conditions  favorables  à  son  développement  ;  qui  doit  pouvoir  anticiper  pour  accompagner  et orienter les transformations en cours au lieu de les subir de façon passive.

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Année après année, nos publics étudiants évoluent : ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus variés dans leurs provenances et dans leurs attentes. La formation universitaire est perçue par certains comme une énorme chance de promotion – et heureusement ! C’est le cas non seulement pour les jeunes sortant du lycée en France et à l’étranger, mais aussi pour tous ceux qui, tout au long de leur vie, veulent acquérir des qualifications complémentaires ou supplémentaires pour évoluer professionnellement. Répondons-nous de façon assez concrète à cette demande sociale multiforme? Nos formations sont-elles lisibles et compréhensibles de l’extérieur ? Certainement pas toujours… Plus »

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Début octobre, ACE et UT2A, autour de Pierre-Yves Boissau et de Marie-Christine Jaillet, ont choisi d’unir leurs forces au sein du collectif Ensemble Autrement. Le Sgen-CFDT soutient cette démarche et participe au travail de réflexion pour donner un nouvel élan à notre Université.

Depuis plusieurs mois, c’est ensemble que nous élaborons l’esquisse d’un projet commun, réaliste et innovant. Ce projet doit permettre à notre Université de réaffirmer son rôle, sa place, ses ambitions dans un contexte marqué par l’incertitude, que ce soit au niveau national, à celui de la grande Région ou dans le cadre de l’Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées. Plus »

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Si l’Université rassemble une communauté organisée de manière autonome pour assumer collectivement une même mission d’enseignement et de recherche, force est de constater que ce modèle est mis à mal par les récentes réformes engagées. La pression est forte. Constante. La direction claire : les pouvoirs publics tendent à imposer à l’université un modèle de gestion managérial contraire à ses principes fondateurs.

Le  collectif  Ensemble  Autrement  souhaite  redonner  sa  place  au  principe  de  la  collégialité  universitaire, rapprocher l’équipe de direction de la communauté pour, ensemble, être à la hauteur de nos missions et des enjeux auxquels nous devrons faire face : Plus »