Entre métaphores et pommes de Newton : science et littérature en Espagne et en Europe aux XIXe et XXesiècles (1868-1923)

Colloque international organisé conjointement par l’Université de Toulouse 2 Jean Jaurès, la Universidad de Cantabria, la Universidad de Alicante et la Real Sociedad Menéndez Pelayo.

Le colloque aura lieu à Santander, Université de Cantabrie, 15-16 et 17 décembre 2016.

Ce colloque fait suite à la manifestation internationale organisée à l’Université de Toulouse Jean Jaurès en décembre 2013 et qui a donné lieu à la publication d’un volume, Los discursos de la ciencia y de la literatura en España (1875-1906), Solange Hibbs, Carole Fillière (eds.), Vigo, Editorial Academia del Hispanismo, 2015. Au cours de cette manifestation il s’agira d’approfondir, toujours dans une approche pluridisciplinaire et comparatiste, les nombreux transferts qui se sont produit entre l’Espagne et d’autres nations européennes comme la France. Ces transferts ont pris des formes multiples (circulation de textes, d’ouvrages, d’illustrations et « d’objets » culturels) et se sont réalisés dans des espaces divers (notion essentielle de déterritorialisation) tout en faisant intervenir de nombreux médiateurs : traducteurs et auteurs, éditeurs, libraires, imprimeurs. La question de la divulgation et de la vulgarisation mérite d’être également explorée : livres, images, illustrations, expositions, spectacles et conférences sont autant de mises en scène ou de mises en représentation de la science. Il s’agira aussi d’appréhender les interactions discursives entre ces deux modes de connaissance extrêmement chargés de sens aux XIXe et XXe siècles, la science et la littérature. La démarche pluridisciplinaire implique des questionnements artistiques, linguistiques, historiques et anthropologiques et certains axes seront privilégiés :

– La transformation du discours littéraire par la science : analyse du style et de la rhétorique scientifique dans les œuvres de fiction et l’imaginaire scientifique en littérature (représentations des techniques et de la science, science-fiction, littérature fantastique et utopique) ;

– La poétique de la science ou comment la science devient contemplation esthétique et spirituelle, source d’émotions et de poésie ;

– Science et littérature de voyage : les voyages d’exploration portés par des sociétés savantes ou organisés par des scientifiques ont généré une littérature généralement peu étudiée ;

– Science et divulgation dans les manuels scolaires : une abondante production de textes surgit dans les dernières décennies du XIXe siècle et se prolonge au début du XXe siècle. Ces ouvrages, dont certains furent intégrés dans des collections pour la jeunesse, constituent un champ de recherche privilégié avec un rôle particulier dévolu à l’image et à l’illustration ;

– La science dans la presse : les limites entre la presse dite généraliste et la presse spécialisée et même technique ne sont pas étanches et les nombreuses rubriques destinées à la vulgarisation s’approprient différentes modalités de discours ;

– L’image scientifique : la translation des images et leur adaptation à des environnements culturels différents sont une modalité particulière des transferts au XIXe siècle ;

– Les circuits de divulgation et de vulgarisation et leurs médiateurs : rôle et identité de ces « vulgarisateurs » dont certains sont de véritables passeurs culturels (auteurs, traducteurs, scientifiques amateurs et professionnels), les modalités de la vulgarisation scientifique et les publics.

Modalités de participation :

Les propositions de contribution, de 1000 mots et accompagnées d’une biobibliographie de l’auteur, sont à envoyer à Solange Hibbs (solange.hibbs@wanadoo.fr) et Carole Fillière (carole.filliere@gmail.com) pour le 15 juin 2016. Les contributions retenues seront confirmées à la date du 15 juillet.

2nd International Conference on Science and
Literature, Poellau, 7-9 September 2016

Following the successful 1st International Conference on Science and Literature which took place in Athens this Conference is the second to be organized under the aegis of the Commission on Science and Literature DHST/IUHPST. The second International Conference will be co-organized by the History of Physics Group/European Physical Society, Echophysics and the Victor Franz Hess Society with the technical support of the Hellenic Open University. As it was the case with the first Conference, the second one does not have a specific theme, as its intent continues to be the creation of an open forum for all scholars interested in Science and Literature, thus bringing into the dialogue multiple perspectives. Nevertheless, the Conference will be organized along thematic sessions, according to the papers which will be accepted by the Scientific Committee.

Proposals for individual papers or panels of three or four papers should be submitted  from 1st February until the 30th of April 2016. They must include the title of the paper (or the theme of the panel), name and affiliation of the author(s), an abstract of no more than 350 words and a short CV of  up to five lines.

A dedicated webpage will be available for the submission of the proposals.

An international scientific committee will review the submissions and notice of acceptance will be sent two weeks after the deadline for the submission of proposals.

Registration:  1st  February 2016 to June 30th 2016

Registration fees (include coffee, tea, refreshments and Conference material): 150 Euros

Fees for students and early career scholars: 75 Euros

Participants are asked to make their own arrangements concerning their accommodation in Pöllau, but the Conference organizers will be happy to give any necessary assistance.

Further information on the website of the Commission

http://coscilit.eap.gr/index.php/2nd-conference

Appel à communication – Colloque Création littéraire et savoirs biologiques au XIXe siècle (25-27 janvier 2017)

COLLOQUE

Création littéraire et savoirs biologiques au XIXe siècle

ANR/DFG BIOLOGRAPHES

Fondation Maison des Sciences de l’Homme

190, avenue de France – 75013 Paris

25 au 27 janvier 2017

Le programme ANR/DFG BIOLOGRAPHES organise son colloque final du 25 au 27 janvier 2017. Ce programme franco-allemand (2014-2017) est financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG). Il est centré sur le transfert des savoirs biologiques et leur utilisation par la littérature du XIXe siècle. Il s’agit 1) de comprendre les canaux et les modalités de diffusion des savoirs biologiques auprès des écrivains ; 2) d’analyser leur usage et leur fonction dans les œuvres sous un angle thématique (de quoi parlent-elles, avec quelles inflexions épistémologiques ?), pragmatique (pour quels effets ?) et formel (quels sont les processus de littérarisation, la productivité narrative ou poétique, les effets structurants de ces savoirs ?), ce qui présuppose l’identification des enjeux idéologiques et rhétoriques ; 3) de modéliser les coïncidences ou les décalages temporels et conceptuels entre histoire des sciences et littérature.

Le colloque permettra d’aborder les questions du programme BIOLOGRAPHES mais aussi d’ouvrir éventuellement de nouvelles pistes de réflexion :

– Périodisation et présentation des représentations et des concepts biologiques les plus fréquemment utilisés par les écrivains.

– Réseaux scientifiques et littéraires et leurs canaux de diffusion.

– Réception des travaux scientifiques étrangers (en particulier anglais et allemands).

– Savoirs biologiques à l’œuvre : étude de leur greffe dans les avant-textes des œuvres littéraires, analyse des processus génétiques de transformation.

– La mise en texte des savoirs biologiques : les moyens rhétoriques, poétiques, fictionnels de leur réécriture.

– Les modes de représentation littéraire (mimétique, allégorique, ironique, etc.), les figures qui incarnent ou diffusent les savoirs biologiques.

– Le rôle structurant des savoirs biologiques, la création de nouvelles formes, l’invention de nouveaux mythes, les effets poétiques, lyriques et le merveilleux.

– L’autoréflexivité et la poétique des textes littéraires chez les écrivains qui emploient des concepts empruntés aux sciences du vivant pour théoriser leur esthétique.

– Les enjeux idéologiques et cognitifs (matérialisme, spiritualisme, mysticisme, positivisme, etc.) et leurs effets esthétiques.

Les propositions de contribution (titre et résumé de 15 à 20 lignes accompagnés d’une bio-bibliographie d’une demi-page), sont à envoyer au plus tard le 30 mai 2016 à thomas.klinkert@uzh.ch et seginger.gisele@msh-paris.fr. Les communications (30 minutes) seront prononcées en français (ou éventuellement en anglais). Les actes du colloque seront publiés.

RESPONSABLES : Thomas Klinkert (Zurich) et Gisèle Séginger (Paris)

Site Internet : http://biolog.hypotheses.org/

Appel à communication Colloque Littérature et Science (27-28 juin 2016)

Le 30 mars 2016
Lisbonne – FCSH-UNL

Fréquemment considérées comme des champs différents, Littérature et Science affirment récemment une prise de conscience de ses convergences et intersections.

D’autre part, le dialogue est une forme textuelle en partie oubliée par le canon littéraire portugais et qui importe de récupérer, puisque ces textes, parfois inédits, peuvent nous apporter des renseignements importants, susceptibles de lectures multidisciplinaires. Sa vocation première, la philosophie, a marqué le caractère spéculatif et didactique de la forme dialogique qui, au cours des siècles, a été utilisée pour traiter des questions et des matières aussi différentes que la satire, la critique sociale, l’actualité, la politique, l’art, la religion, la linguistique, la gastronomie et la science.

Plus spécifiquement, les Dialogues sur les Sciences versent des sujets comme les mathématiques, la navigation, la botanique, la géographie, l’astronomie ou la médecine. Sa dimension de témoin d’une actualité est révélatrice de la façon dont les différentes époques ont vu le Monde, l’ont valorisé, imaginé et expliqué.

Le groupe de travail du projet DIALOGUES PORTUGAIS (IELT/FCSH-UNL)http://ielt.fcsh.unl.pt/pt/investigacao/projectos/Dialogos-Portugueses propose à tous les chercheurs le débat des thèmes présentés a au cours d’une réunion scientifique qui aura lieu à Lisbonne – Faculté de Sciences Sociales et Humaines, FCSH – Universidade NOVA de Lisboa – le 27 et 28 juin 2016.

Ces questions engagent un débat centré sur le genre dialogique qui cherche à réfléchir sur des thématiques plurielles et multidisciplinaires.

Nous privilégierons, ainsi, deux grands axes de travail:

1. Les textes en dialogue sur la Science: perspectives historiques, linguistiques, philologiques, scientifiques, édition textuelle (problématiques, potentialités et réalisations)

2. L’imaginaire scientifique en dialogue avec la Littérature (structures, configurations, archétypes, mentalités, pensée complexe, lectures sémiotiques, fictions et poétiques)

Afin de soumettre votre proposition de communication, sous forme d’un résumé de 250 mots, accompagné d’un court CV (notice bio-bibliographique) et de la fiche ci-jointe, nous vous prions de nous joindre à l’adresse électronique suivanteliteraturaciencia2016@gmail.com jusqu’au 30 mars 2016.

La commission organisatrice présentera la liste des communications acceptées jusqu’au 20 avril 2016.

Langues de communication: Portugais, Français, Anglais, Espagnol, Italien

 

Comité Scientifique:

Augusto Fitas (CEHFCI-U.Évora)

Helder Godinho (FCSH-UNL)

Henrique Leitão (CIUHCT-FCUL)

Irene Freire Nunes (FCSH-UNL)

Ivo Castro (FLUL)

Maria de Fátima Nunes (CEHFCI-U.Évora)

 

Organisation:

Isabel Barros Dias, Margarida Reffóios, Margarida Santos Alpalhão

Appel à contribution : Science et fiction (Rilune, n° 11)

RILUNE – Revue des littératures européennes
Le n. 11 (novembre 2017) sera consacré à : Science et fiction
Sous la direction de Fulvia Balestrieri, Eleonora Marzi

 

Les propositions d’articles (composées d’un résumé de 500 mots maximum, accompagné d’une bibliographie indicative et d’une notice bio-bibliographique de 150 mots maximum) pourront être envoyées avant le 1 avril 2016, en français, en italien, en anglais, en allemand ou en espagnol aux adresses suivantes :  fulviabalestrieri.rilune@gmail.comeleonoramarzi.rilune@gmail.com.

Les articles pourront être rédigés en français, en italien, en anglais, en allemand ou en espagnol et seront soumis à une double évaluation anonyme (double-blind peer review).

 

Science et fiction : deux domaines distincts qui pourtant, selon les époques et les stratégies de recherche, se révèlent plus ou moins proches, comme le remarque entre autres Frédérique Aït-Touati (2011). Au fil des années, les frontières entre la science et la littérature ont été mises en cause, dépassées et traversées en plusieurs directions : si d’un côté les textes de fiction ont été écrits à la lumière de l’imagerie que la science a produite, de l’autre c’est la structure rhétorique de l’argumentation scientifique qui s’est transformée en objet d’étude. Cela témoigne d’un perpétuel et vif échange entre les deux domaines, caractérisé par une réciprocité productrice de sens.

C’est justement cet échange et ce dialogue qui seront le point de départ du numéro 11 de RILUNE qui se propose d’enquêter sur les relations entre la science et la fiction dans les littératures européennes. Notre intérêt qui ne veut pas se limiter à la seule science-fiction s’adresse aux formes différentes de fiction du Moyen-âge à nos jours.
Étant donné que les genres littéraires traversent des changements profonds, la manière dont ils entrent en relation avec le savoir scientifique doit être analysée : comment le « roman », dans toutes ses formes, dialogue avec la science par le biais de la fiction ? Comment le cinéma, en s’appuyant sur la littérature, peut-il raconter la science et son histoire ? Peut-on soutenir qu’il existe un genre plus ou moins apte à représenter les affrontements entre divers paradigmes ?
En nous penchant sur les relations entre la science et la fiction, nous visons à inclure aussi toute réflexion s’inspirant aussi bien de la lecture rhétorique mise au point par Fernand Hallyn (2004), que de l’approche qui tient à la psychologie cognitive proposée par Arthur Miller (1986) ainsi que des études de Thomas Kuhn (1962) concernant les changements de paradigmes : est-ce que la figure rhétorique relève du processus du raisonnement scientifique ? Quelles sont les répercussions d’une découverte scientifique sur la construction d’un récit fictionnel ? Peut-on retrouver des résonances entre les discours des hommes de science et les productions littéraires contemporaines ?
Les questions posées se portent comme piste, nous serons bien évidemment ravis d’accepter d’autres propositions qui rentrent dans la thématique du numéro, à travers lequel nous visons à nous insérer dans le débat, encore vif et vivace, autour des entrelacements entre la science et la fiction par une approche comparatiste et interdisciplinaire. Le numéro trouvera sa conclusion dans une section dédiée aux comptes rendus des volumes récemment publiés autour des relations entre la science et la fiction, section qui enrichira notre recherche et permettra à nos lecteurs de se tenir au courant du débat contemporain sur le sujet.

 

Calendrier
Envoi des propositions : avant le 1 avril 2016
Notification de l’acceptation des propositions : avant le 15 mai 2016
Envoi des articles : avant le 4 décembre 2016
Notification de l’acceptation des articles et d’éventuelles demandes de modifications : avant le 23 avril 2017
Envoi de la version finale des articles : avant le 23 juillet 2017
Publication : novembre 2017

 Appel à communication Colloque « Science en récit, Science en images » (24-25 novembre 2016)

L’Université Paris Diderot et l’association Stimuli associées dans le projet SARABANDES organisent le colloque international Telling Science, drawing Science – Science en récit, Science en images les 24 et 25 novembre 2016 à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image à Angoulême (France). L’objectif du colloque Telling Science, Drawing Science est de promouvoir et de partager des expériences et/ou des recherches engageant des pratiques de mise en récit / en image de la science au sein des champs de l’éducation, de la médiation et de la communication scientifiques, ou au sein d’espaces plus ouverts. Ce colloque scientifique a vocation à accueillir tous les acteurs de la rec erc e mais aussi tous ceux et celles qui sont concerné.e.s, en tant que praticien.ne.s (enseignant.e., médiateur/trice, illustrateur/trice, auteur.e) par la transmission des savoirs des sciences de la nature, des sciences de la matière, et/ou des mathématiques.

Voir détails au lien suivant : appel_a_communication_V5

Cycle Darwin : Penser le vivant autrement (novembre-décembre 2015)

Darwin_430x430

CONFÉRENCES

Les mardis à 19h

Publiée en 1859, L’origine des espèces de Charles Darwin bouleverse le schéma de pensées établi et fournit une explication scientifique de l’origine de l’homme et des autres espèces. L’onde de choc est telle que polémiques, interprétations et transformations se multiplient, aujourd’hui encore. Quelles sont les grandes idées de sa théorie ? En quoi étaient-elles nouvelles à l’époque, et en quoi sont-elles toujours dérangeantes pour certains de nos contemporains ?

À l’occasion de l’exposition « Darwin, l’original », présentée à la Cité des sciences et de l’industrie jusqu’en août 2016.

Conseiller scientifique : Guillaume Lecointre, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), directeur du département Systématique et évolution.

 

1. Darwinisme, en finir avec les malentendus

Mardi 3 novembre 2015 à 19h

Certains n’ont retenu de Darwin que la lutte pour l’existence et l’élimination des moins aptes dans la nature. Pourtant, il a toujours défendu la sympathie universelle et la protection des
faibles au sein de la civilisation. Pourquoi, malgré cela, continue-t-on à le caricaturer et à le méconnaître ?

Gérard Molina, agrégé de philosophie, auteur d’une vingtaine d’articles sur Darwin, notamment dans le Dictionnaire du darwinisme et de l’évolution dirigé par Patrick Tort (Puf, 1996).

 

2. La sélection naturelle : un concept audacieux

Mardi 10 novembre 2015 à 19h

La sélection naturelle explique à la fois pourquoi les individus d’une espèce se ressemblent et comment une espèce évolue. En quoi cette idée était-elle novatrice à l’époque de Darwin ? Quels sont les liens entre sélection, fonction et adaptation ? Existe-t-il d’autres modalités d’évolution des espèces ?

Guillaume Lecointre, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), directeur du département Systématique et évolution.

 

3. Toute espèce est exceptionnelle, y compris l’homme

Mardi 17 novembre 2015 à 19h

Nos sociétés tendent à considérer l’homme comme un être extraordinaire dans la nature. Du point de vue darwinien, la sélection naturelle ne s’achève pas avec l’homme : elle s’y exprime d’une nouvelle façon.

Georges Guille-Escuret, anthropologue, directeur de recherche au CNRS, Centre Norbert Elias, Marseille.

 

4. Tout Darwin dans un diagramme

Mardi 24 novembre 2015 à 19h

Unique figure de L’origine des espèces, le diagramme arborescent de Darwin représente les relations généalogiques entre les espèces mais pas seulement. Il décrit aussi les hypothèses-clés de Darwin sur les processus responsables du changement évolutif.

Jean Gayon, philosophe et historien des sciences, directeur de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (IHPST).

 

5. Darwin et l’imaginaire de l’évolution

Mardi 1er décembre 2015 à 19h

Quand Darwin publie L’origine des espèces, on l’accuse de réactiver tout un imaginaire de l’évolution. Sa théorie est comparée à celle de ses prédécesseurs, comme Lamarck qui fit scandale dans l’Angleterre victorienne. Par la suite, les thèses de Darwin nourrissent cet imaginaire, donnant lieu à des reprises ou caricatures qui traversent les arts de la seconde moitié du XIXe siècle.

Thierry Hoquet, philosophe des sciences, professeur à l’université Jean-Moulin Lyon 3 ; Laurence Talairach- Vielmas, professeur des Universités, Centre Alexandre-Koyré, CNRS / EHESS / MNHN.

 

Les partenaires

Et aussi :

Consultez la sélection documentaire proposée par la Bibliothèque des sciences et de l’industrie sur Charles Darwin.

 

Publication de Belles lettres, sciences, littérature (dir. Anne-Gaëlle Weber)

image ag weber

L’ouvrage est accessible gratuitement sur le site d’Epistemocritique à l’adresse suivante : 
TEXTE DE PRESENTATION
S’il existe désormais de nombreuses études sur la question des « deux cultures » et des partages disciplinaires entre sciences et humanités, elles tiennent rarement compte de l’écart existant entre le décret de leur séparation et sa réalisation effective, qui n’a pas toujours pris des formes aussi définitives ou univoques qu’on le croit généralement. C’est l’ambition de cet ouvrage que de redessiner l’histoire des articulations de la science et de la littérature en prenant pour point de repère temporel l’apparition de la notion moderne de « littérature » et le remplacement progressif du système des Belles Lettres par une nouvelle organisation des disciplines de l’esprit. Les études de cas réunies ici prennent pour point de départ l’extrême variabilité historique et culturelle des mots « science » et « littérature » pour se demander si on peut échapper à l’illusion rétrospective, lorsqu’on analyse les « sciences » et les « littératures » passées à partir de nos catégories présentes. Convient-il de subsumer l’étude de leurs rapports sous des catégories plus générales, comme les « imaginaires », ou faut-il considérer que les liens entre science et littérature jouent un rôle spécifique pour l’histoire de chacune de ces disciplines, qu’elles sont archétypales de certaines évolutions culturelles ? Tout en ébauchant un certain nombre de réponses à ces questions, cet ouvrage suggère que le modèle contemporain de la spécialisation des disciplines savantes pourrait être nuancé, voire remodelé, à la lumière de leur histoire croisée.
SOMMAIRE
 
Préface, Éléments pour une histoire de la séparation des sciences et de la littérature 
Anne-Gaëlle Weber
5
 
 
Des belles lettres à la littérature
 
Claudine Nédelec
15
Nicolas Correard
28
Le Roman de la Terre au tournant des XVIIIe et XIXe siècles
Anne-Gaëlle Weber
47
Simona Gîrleanu
68
Sophie-Anne Leterrier
82
Les lettres, les sciences, les barbares. Questions sur une controverse de 1816
Stéphane Zékian
94
 
 
Définitions croisées
 
 
Hugues Marchal
112
Récits de mathématiques : Galois et ses publics
Frédéric Brechenmacher
135
Le conte fantastique d’E.T.A. Hoffmann (1776-1822) à la lumière de Théophile Gautier (1811-1872)
Ingrid Lacheny
162
Nosographies fictives. Le récit de cas est-il un genre littéraire ?
Bertrand Marquer
178
 
 
Reconfigurations
 
 
Nicolas Wanlin
188
Jérôme David
203
Anne-Rachel Hermetet
210
Le miroir qui décrit. Lecture Neurocognitive de La Jalousie de Robbe-Grillet
Amelia Gamoneda Lanza
221

Symposium: Literature, Science and Medecine (30-31st March 2016)

The AHRC is funding a follow-on symposium for the LitSciMed programme (http://litscimed.org.uk/), which originally ran from 2009 to 2011. There are 20 places for delegates and the fund will pay for travel from within the UK and accommodation and meals. The event will be held at Lancaster University from 2pm on Wednesday 30th March 2016 until 5pm on Thursday 31st March. There will be talks and workshops on jobs (academic and other), publishing, impact and working with non-academic institutions, research grant bidding, and other things relevant to people at an early stage in their career. The event will be relevant to those who wish to work within or outside of academia.
Speakers so far include Professors Alice Jenkins, Tim Fulford, and Martin Willis.
If you would like to attend, please e-mail Sharon Ruston (S.Ruston@lancaster.ac.uk) and Andrew Lacey (A.Lacey2@lancaster.ac.uk) with an estimate of your travel costs and a few sentence on why this event would be relevant to you by MONDAY 2ND NOVEMBER 2015.

Réouverture du Musée de l’Homme (17 octobre 2015)

exposition_chroniques_dune_renaissance_2

Projet unique en Europe, le nouveau musée regroupe en un même lieu des collections de préhistoire, d’anthropologie biologique et culturelle, ainsi qu’un centre de recherche, d’enseignement, de formation et de diffusion sur l’évolution de l’Homme et des sociétés. Espace de débats, agora ouverte à tous, ce lieu privilégié permet d’aborder les grandes questions d’actualité des sciences de l’Homme. Dans son élément, le visiteur profite de vastes sphères d’échanges et de vie : atrium, auditorium, centre de ressources, espace d’actualité, ateliers pédagogiques.

L’exposition permanente, à travers une diversité d’approches, y développe trois grandes thématiques, des origines de l’Homme à son devenir : qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous ? Avec pour objectif de comprendre l’humain et la place qu’il occupe dans le vivant, de raconter ses origines et de questionner nos marges d’adaptation dans le monde de demain.

Le parcours s’appuie sur des collections inestimables : des fossiles des hommes de Cro-Magnon, la statuette paléolithique dite « Vénus de Lespugue », des cires anatomiques… Les collections du Musée de l’Homme comptent parmi les plus importantes au monde dans les domaines de la préhistoire et de l’anthropologie.

 

Publication du dernier numéro de Textimage « Illustration et discours scientifiques »

Parution d’un nouveau numéro de la revue en ligne Textimage : « Illustration et discours scientifiques », dirigé par Marie-Odile Bernez et Mark Niemeyer.
Table des matières

Avant-propos – l’œil du scientifique ?

Illustration des sciences en Bourgogne et état de la recherche

Biologie et anatomie

Valérie Chansigaud
L’illustration naturaliste sous influences

Marie-Odile Bernez
Richard Bradley – étude de quelques illustrations pré-évolutionnistes

Richard Somerset
Representing Evolution: A Case Study in Visual Narrative

Elisa Campos
Visual Representations and Perceptions of Lipoproteins
and Atherosclerosis

Innovations techniques

Frances Robertson
Delineating a Rational Profession: The Machine Drawings
of Engineers in Early Nineteenth-Century Britain

Mark Niemeyer
Displaced Representation and Nationalistic Appropriation:
Illustrating the Atlantic Cable of 1858

Perception

Stephen Boyd Davis
Beholder of All Ages: the History of the World
in a French Mappemonde

Başak Aray
Logical Empiricism and Knowledge Visualisation:
Isotype as a Universal Language for Social Statistics

Valérie Morisson
Photographic anthropological portraits in British
scientific journals 1860-1930

Mathématiques, physique et astronomie

Norbert Verdier
Graver des figures de géométrie au XIXe siècle :
pratiques, enjeux et acteurs éditoriaux

Phil MacGregor
Light on the Dark Side: Images and Reflections from Outer Space

Cahier d’artiste
Michel Salaün

Séminaire Littérature et Science : Mettre les mathématiques en histoires (28 mai 2015) 

La toute dernière séance du séminaire ALGORITM se tiendra ce jeudi 28 mai de 10h à 13h à Paris 3 (salle Las Vergnas). Elle s’intitulera “Mettre la mathématique en histoires”.
  • 10h- 10h30 : David Aubin, Bourbaki et l’Oulipo : histoires croisées
  • 10h45-11h15 : Natalie Berkman, La géométrie et la table des matières : la forme des histoires
    • Calvino, Les Villes invisibles
    • Audin, Mai Quai Conti
  • 11h30-12h : Michèle Audin, Perspective et histoires
  • 12h15-12h45 : Jacques Roubaud, A propos de la strictnine

ALGORITM2_S__ance4_Programme

 

Séminaire « ‘True Worlds and Shams’: Peotry, Satire, and the Language of Science in Punch » (12 mai 2015) 

You are warmly invited to join us on Tuesday 12 May, when Dr Gregory Tate (Surrey) will be addressing our Seminar with his paper entitled: ‘ »True Words and Shams »: Poetry, Satire, and the Language of Science in Punch‘. 

We begin at 5:30pm in Room G24, Foster Court, University College London, Malet Place, London WC1.
Directions to this building can be found here: http://www.ucl.ac.uk/maps
Dr Gregory Tate’s paper will be followed by questions and discussion, and the meeting will conclude with a glass of wine at 7:30pm. A précis and speaker profile are appended below for your interest:

‘ »True Words and Shams »: Poetry, Satire, and the Language of Science in Punch‘. 

This talk will consider the role of poetry in explaining, debating, and critiquing scientific theories and technological inventions in the Victorian periodical press. It will focus particularly on the use of poetry to satirise new scientific jargon, and scientific language more generally, in the pages of the comic periodical Punch. The talk will also consider how the satirical verse ofPunch relates to the much wider use of poetry as a means of disseminating and discussing scientific concepts in the Victorian press.

Dr Gregory Tate (Surrey): Gregory Tate is Lecturer in English Literature at the University of Surrey and author of The Poet’s Mind: The Psychology of Victorian Poetry 1830-1870 (2012). He is currently writing a monograph on poetry and the physical sciences in the nineteenth century. His other research interests include popular science writing, nineteenth-century literature and medicine, and Victorian periodical culture.

 

Oppenheimer

A Dramatic Experiment: Science on Stage, Royal Society (11 mai 2015) 

A Royal Shakespeare Company event, in partnership with the Royal Society

Why does the story of a scientist, or topic of science itself, make for a compelling theatrical production?

Join us for an evening uncovering science-inspired theatre.

Our panel will discuss why science stories continue to attract and intrigue writers and directors, and the claim that such plays oversimplify scientific theory in the pursuit of an accessible and dramatic narrative.

Hear from Tom Morton-Smith, writer of the critically acclaimed RSC production Oppenheimer, Professor John D. Barrow FRS, a cosmologist and playwright, Dr Kirsten Shepherd-Barr, a scholar of science in the theatre, and Professor Marcus du Sautoy OBE, broadcaster, writer and science communicator

Chaired by Erica Whyman OBE, Deputy Artistic Director at the Royal Shakespeare Company.

Tickets for this event can be purchased from the Royal Shakespeare Company

A limited number of tickets may also be available for purchase on the door

Doors open at 6pm

Séminaire Sciences et Littératures (13 mai 2015) 

La prochaine séance du séminaire Sciences et Littérature se tiendra le mercredi 13 mai, à l’Institut du Monde Anglophone (5 rue de l’école de Médecine, métro Odéon).
 
17h30 – 19h30 (petit amphi) : William Burroughs, writer of Blade Runner, A Movie
 
Une présentation de : Thierry Bardini (Université de Montréal)
 
Cette présentation reviendra sur le contexte et le traitement dans l’œuvre de William Burroughs de la proposition selon laquelle le langage (ou le mot) est un virus. Après avoir retracé les origines de cette proposition dans l’intérêt que Burroughs a porté aux idées du Comte Alfred Korzybski (la sémantique générale), je présenterai ses résonances dans l’oeuvre de Burroughs, et en particulier dans un script jamais tourné—même si son titre a participé à l’une des œuvres cinématographiques majeures de la cyberculture: Blade Runner, a Movie. Enfin, je mettrai en perspective cette idée avec les thèses contemporaines de la virologie, en phase avec un traitement nietzschéen de la postérité de la proposition de Burroughs: le virus, par delà le bien et le mal.
 
Afin de préparer la rencontre, nous vous invitons à consulter l’article « Hypervirus” (2006) : http://www.ctheory.net/articles.aspx?id=504
 
Thierry Bardini est professeur titulaire au département de communication de l’université de Montréal, où Il enseigne depuis 1993, après son stage post-doctoral à l’École Annenberg de l’université de Californie du Sud (USC, Los Angeles) sous la direction de Everett M. Rogers. Il est ingénieur agronome (École Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier, 1986) et docteur en sociologie (Paris X Nanterre, 1991). Les recherches  de Thierry Bardini portent sur l’histoire et la sociologie de la cyberculture. Il a d’abord effectué un travail de fond sur les origines de l’informatique personnelle en décrivant le devenir du laboratoire de Douglas Engelbart au Stanford Research Institute (SRI) et la migration de ses idées et artefacts (la souris, la proto interface graphique, l’hypertexte) à Xerox PARC et Apple. Ce travail a donné la matière de son premier livre, Bootstrapping: Douglas Engelbart, Coevolution and the Origins of Personal Computing, paru en 2000 aux Presses de l’Université Stanford. À partir de 2001, il prolonge ce travail par une recherche sur l’autre devenir fondamental de la synthèse cybernétique, la biologie moléculaire, en reconstruisant son histoire récente depuis son côté obscur, la partie « non-codante » de l’ADN que les chercheurs américains ont baptisé « junk DNA » (maintenant proprement traduit en Français par « ADN bric à brac »). Cette recherche est parue en 2011 aux Presses de l’Université du Minnesota dans la collection « Posthumanities » dirigée par Cary Wolfe, sous le titre Junkware.
 

Darwin and Mechnikov in Tolstoy’s Literary Imagination (23 April 2015)

To be held on THURSDAY 23 APRIL 2015 AT 5:00PM in the BEVES ROOM,
KING’S COLLEGE
Coffee and refreshments available from 4:45pm

TALK ABSTRACT

Leo Tolstoy was a notorious critic of science as it was practiced in the late nineteenth century. At the same time, he was heavily  influenced by newly appearing scientific theories. This talk explores Tolstoy’s response to two of the most noted scientists of his day: the zoologist, Charles Darwin, and the pathologist, Ilya Mechnikov. Tolstoy frequently criticized both men in his diaries, letters, and essays, but their ideas helped shape his fictional works. In Anna Karenina, Tolstoy used his two main characters to represent an acceptance and a rejection of Darwinian theory and, in so doing, highlighted the dangers of regarding it as scientific law.  In his final novel, Resurrection, rather than making the characters’ fates provide a judgment on scientific theory as he did in Anna Karenina, Tolstoy coopted Mechnikov’s phagocytic theory for his own ends, making it the metaphoric basis for his moral philosophy. This offered him a way of synthesizing science and religion through art.

ABOUT THE SPEAKERAnna A. Berman is an Assistant Professor in the Department of Languages, Literatures, and Cultures at McGill University (Montréal, Canada). Her primary area of research is the family in the nineteenth-century novel, with a focus on Tolstoy and Dostoevsky. She is interested in literary depictions of siblinghood, kinship,and forms of love that provide an alternative to the standard romantic love/marriage plot. Her book, Siblings in Tolstoy: The Path to Universal Brotherhood, will be published this fall by Northwestern University Press. Recently, she has begun to research the links between nineteenth-century conceptions of the family and the scientific theories of Charles Darwin and Ilya Mechnikov. Berman also studies Russian opera, with a particular interest in adaptations of literary texts.

 

150416-SEM-vivant-sciencefiction

Workshop « Domestication/Fabrication du Vivant et Science-Fiction » (16-17 avril 2015)

Le workshop « Domestication/Fabrication du Vivant et Science-Fiction » se propose de réfléchir aux pouvoirs de l’homme sur le vivant et aux possibles que l’humanité a explorés ou pourrait explorer dans ce domaine : comment le possible biologique s’envisage selon les époques et les cultures ? Comment la conception que l’on en a libère ou enferme la créativité scientifique et notre façon de l’appréhender ?

Si le workshop privilégie l’une des modalités de la science-fiction, à savoir celle liée à l’image et à l’audiovisuel, il ne s’y restreint pas pour autant. Il s’agira ainsi d’examiner la façon dont la manipulation du vivant est mise en scène dans les œuvres du genre : y a-t-il des thèmes privilégiés ? Dans quelle mesure est-il fidèlement rendu compte de la science ? Comment sont présentés les rapports entre science et société ? etc.

Jeudi 16 avril 2015

9h30-9h45 Accueil

9h45-10h Présentation du workshop

10h-11h M. Moisseeff (psychiatre et ethnologue, CNRS), « Libre de s’autoengendrer ou la biotechnologie à l’aune de la science-fiction et de l’anthropologie »

11h-12h B. Stableford (écrivain, Royaume-Uni), « Speculative technological manipulations of human being in early French roman scientifique »

12h-13h30 Pause

13h30-15h30 S. Allouche (philosophe, UCLy), Ateliers de discussion à partir de courtes séquences filmiques (principe de l’« Interactive BIO·FICTION Film Lounge »)

15h30-16h Pause

16h-17h O. Paquet (écrivain, Paris), « Corps, machines et sociétés : sensualité de civilisation »

17h-18h R. Lehoucq (astrophysicien, CEA), « Comment « fabriquer » un alien ? »

Vendredi 17 avril 2015

9h45-10h Accueil

10h-11h J. Chane-Alune (philosophe, Paris), « Le vampire : vivant ou non-mort ? De la domestication à la transgression du vivant »

11h-12h B. de Montera (biologiste et philosophe, UCLy), « De la notion de milieu intérieur à celle d’écosystème : la représentation du corps et de ses microbes »

12h-13h30 Pause

13h30-14h30 S. Mathur (spécialiste de littérature anglophone, Inde), « By the hand of science: the manufacture of identities in Indian science fiction »

14h30-15h30 A. Barbaro (chercheuse en langue et culture arabes, Italie), « Beyond the Fields We Know: Arabic Science Fiction, The Emergence of a Literary Genre and Its Connection to Society »

15h30-16h Pause

16h-17h D. Dila (écrivain et réalisateur, Ouganda), « Can promoting science fiction in Africa lead to technological independence ? »

17h-18h Table ronde et conclusion

Entrée libre sur réservation

01 58 88 30 00 ou https://www.weezevent.com/domestication-fabrication-du-vivant-et-science-fiction

Organisation

Sylvie Allouche allouche.sylvie@gmail.com (Laboratoire de Biologie Générale, EPHE/Université Catholique de Lyon, Université de Lyon)

Perig Pitrou (Laboratoire d’Anthropologie Sociale, CNRS)

Carine Le Malet (Le Cube)

Web 

https://domesticationetfabricationduvivant.wordpress.com/2015/01/13/domestication-science-fiction/

http://www.lecube.com/fr/domestication-fabrication-du-vivant-et-science-fiction_2513

http://philofictions.org

forensics_440x614_220x307

Exposition – « Forensics: The Anatomy of Crime », Wellcome Collection (26 February-21 June 2015)

http://wellcomecollection.org/forensics

 

CFP « Signatures du monstre : penser le monstre, pensées du monstre » (12-13 novembre 2015)

Appel à communications. Colloque International (Scroll down for English)

Colloque « Signatures du monstre : penser le monstre, pensées du monstre ». Sémiotiques du monstre

HCTI (UBO) – Figura (UQAM)

Univ. Brest, Faculté Victor Segalen

12-13 Novembre 2015

Organisé à Brest par Hélène Machinal et Myriam Marrache-Gouraud (UBO) et Jean-François Chassay (UQAM, Montréal)

Pétri de questionnements, d’hypothèses, de descriptions paradoxales, de zones d’ombres et d’énigmes, le discours porté sur le monstre intéresse le domaine de la science autant que celui de la littérature, de l’image, ou de la création artistique au sens large. À la croisée des genres, des textes, ou des arts visuels, se pose la question des modalités d’une représentation du monstre, enjeu central de notre propos.

Afin de ne pas reproduire des analyses déjà proposées par d’autres manifestations qui se sont attachées à retracer les évolutions historiques du discours porté sur le monstre, ce colloque sera centré sur la sémiotique du monstrueux. Qu’un auteur s’occupe de créer ou figurer un monstre, qu’il le définisse comme une entité morale, individuelle ou collective, ou comme une singularité physique, le sujet monstrueux incite dans différentes mesures à s’interroger sur sa relation à la norme, et provoque une pensée de l’altérité. On peut considérer qu’il existe en grande partie dans et par le regard de l’autre, regard posé sur une différence exclue ou montrée, voire exhibée et posée comme objet de contemplation ou d’étude. Sa présence dans les collections de curiosités anciennes, dans les spectacles forains, comme dans l’imaginaire scientifique contemporain qui diffracte cyborgs, androïdes, avatars, clones et aliens en tout genre, induit divers questionnements qui peuvent concourir à dresser un répertoire de formes de pensées. Le monstre est-il considéré vivant, mort ou mort-vivant, entier ou mis en pièces, authentique ou fabriqué, séduisant ou repoussant ? A-t-il un statut d’objet ou de sujet ? En outre, si le non monstrueux pense le monstrueux, le monstre a-t-il la possibilité de manifester à son tour une pensée ? Quels critères ou signes permettent de le reconnaître comme monstre, c’est-à-dire, étymologiquement, comme prodige ou comme exceptionnelle erreur de la nature, ayant partie liée avec l’énigme du divin, avec les chimères de la fable et les figures de la transgression qui peuplent les mythes et les récits contemporains ?

Il s’agira d’abord de voir s’il est possible d’établir une typologie du monstrueux, en tentant de déterminer s’il existe des signes invariants susceptibles de tenir lieu de formes reconnaissables, ou si le monstre se situe nécessairement du côté de la surprise et de l’hapax. Le monstrueux s’inscrit-il par ailleurs nécessairement dans une dichotomie ou participe-t-il de l’inquiétante étrangeté ?

De telles observations entraînent ensuite une analyse des effets produits (frayeur, terreur, horreur, malaise, répulsion, fascination, sidération…), effets perceptibles dans les discours et les images qui se rattachent à la figure, comme le montre David Roche ((Re)Making Horror, 2014) à propos du film d’horreur. En effet, quels que soient les modes d’exposition, d’exhibition, de représentation visuelle ou écrite, les formes par lesquelles le monstre est (plus ou moins) « montré » sont fonctions de la manière de penser cette forme (radicale?) d’altérité, et de porter ladite différence (ou ladite proximité) aux yeux d’un public supposé non monstrueux. La question de savoir de quel côté de la pulsion scopique on se place peut aussi avoir une pertinence. Penser le monstre, c’est alors d’une certaine façon se penser soi-même, dans un processus spéculaire et réflexif de pensée en miroir. Chaque sujet est ainsi renvoyé à son propre regard, si ce n’est à une part obscure non interrogée.

Le monstrueux dérange en effet les catégories, brouille les frontières, mettant à l’épreuve toute parole, scientifique ou fictionnelle. Quels types de discours peuvent se mettre en place pour dire l’indicible, ou l’innommable ? La caducité du langage lui-même apparaît patente, comme un obstacle à la représentation. Si cette dernière parvient à surmonter la difficulté de voir ou de dire, elle constitue cependant peut-être une alternative : la fiction, sous l’égide de la curiosité qui dévoile le monstre, est-elle à comprendre comme ce qui permet, malgré tout, de dire quand même quelque chose de la réalité du monstre, laquelle dépasse souvent d’emblée toute fiction ?

Si l’importance accordée au langage induit pour les analyses des textes littéraires et des œuvres visuelles une approche sociocritique et poétique, l’approche épistémique, concomitante, permet de privilégier sans l’exclure une perspective épistémocritique, suivant les travaux de Jean-François Chassay. Cette perspective sémiotique ouverte, à l’œuvre dans l’approche de Bertrand Gervais (Logique de l’imaginaire), orientera les travaux des intervenants : il sera fructueux de se demander comment dans un discours sur le monstre les sciences alimentent les formes, les structures et les modes d’énonciation de la création artistique, et comment en retour la fiction s’inscrit dans le réemploi de connaissances, et se pose comme une forme de vitrine des savoirs, offrant des dérivatifs ou des illustrations aux formes complexes de la monstruosité.

Les propositions de communication pourront donc aborder, sans exclusive, les domaines suivants :

  • formes et signes du monstrueux : approche sémiotique

  • modalités de la représentation

  • figures et figurations

  • discours porté sur le monstrueux

-rôle de la narration, rôle de la fiction, spécificités des arts visuels

-rôle des dispositifs d’exposition, arts graphiques

-discours scientifique, imaginaire scientifique

-approche anthropologique et sociologique

-approche philosophique

Les propositions peuvent porter sur tous les supports : textuels (fiction, faits réels, essais, narrations), filmiques, mais aussi séries TV, photographie, peinture.

Les propositions de communication (accompagnées d’une courte notice biographique) sont à envoyer aux TROIS adresses suivantes : chassay.jean-francois@uqam.ca, machinal@univ-brest.fr et Myriam.Marrache-Gouraud@univ-brest.fr avant le 30 juin 2015.

Call for Papers :

Sig/Natures of the Monster : Thinking the Monster/Monstrous Thoughts

Scientific and literary discourses surrounding the monster and the monstrous are at the heart of science, image, texts and artistic creation in its broadest sense. Marked by shadows, enigmas, and singularity, these forms of discourse trigger all manner of questions, hypotheses, and paradoxical descriptions while also blurring generic barriers. Keeping these elements in mind, modes of representation of the monster and of the monstrous will be the focus of this conference. So as to avoid repeating analyses covered in previous works, this conference will not deal with the historic evolution of monstrous discourse; rather, it will adopt a semiotic approach to the monster and the monstrous.

No matter what manner of monster an author creates, whether s/he defines it as a moral, individual or collective entity, the monstrous subject calls into question its relation to the norm and forces the receptor to face its (and possibly his) alterity. We can say then that the monstrous is in the eye of the beholder – an overdetermined eye caught by difference whether it be hidden or shown, or even put on display, mounted on a pin, in a curio cabinet or in a circus tent. In the wake of this tradition, the contemporary scientific imaginary posits how cyborgs, aliens, avatars and androids reflect and refract a rich spectrum of philosophical questionings, culminating in an epistemological analysis of the monster. Is the monster alive? Dead? Both? Whole or fragmented? Natural or fabricated? Fascinating or repulsive? Subject or Object? What effects and affects does he create, in horror movies (David Roche, (Re)Making Horror) and elsewhere. For that matter, if the non-monstrous determines the monstrous, what about the monster? Can it/does it think? What do we make of the monster’s voice?

In semiotic terms, what signs or criteria serve to identify the monster? In what sense does it correspond to the etymological sense of the word: a prodigy, a freak of nature, inextricably linked to the realm of the divine, of the fable, of chimera – a figure of transgression which peoples mythologies and contemporary tales of all kinds?

Our first task will be to determine if it is possible to establish a typology of the monstrous, if invariable signs exist or if the monstrous is necessarily unique. How does the uncanny color often-dichotomous interpretations of the monster?

Such questions naturally lead us to consider the matter of reception. How do modes of representation, exhibition, and spectacle – in short, the ways the monster is shown – play into our perceptions of monstrous behaviour? Can these forms of exhibition make monsters of a supposedly non-monstrous public? Indeed, can the very manner in which the monster is put on display be seen as a function of the manner in which we posit the Other, and in contemplating that Other might we see a reflection of ourselves?

Indeed, the monstrous defies categorisation and breaks down barriers, calling into question all forms of scientific and literary discourse: how are the ineffable, the unnameable, to be approached? Seen in this light, language seems to become an obstacle to representation rather than a means of communication. If the difficulties of seeing or saying can be overcome, re/presenting might constitute an alternative. Can we unveil the monster with the signs, figures and symbols of fiction ? Can fiction be understood as that which allows us, in spite of everything, to express in some way the reality of the monster, a reality which often goes beyond fiction?

If the importance accorded to language in the analysis of literary and visual narratives lends itself to a poetic and sociocritical approach, at the same time an epistemic approach allows us to explore epistemocritical perspectives, taking up the work of Jean-François Chassay. The semiotic approach favoured by Bertrand Gervais (Logique de l’imaginaire) will also guide participants’ analyses. Examining the question of how scientific discourses about monsters nurture artistic creation, and how in turn fiction makes use of scientific knowledge and even serves as a kind of display window for scientific thought, suggesting illustrations or offshoots to complex forms of monstrosity.

Proposals may address the following aspects but not exclusively :

  • Forms and signs of the monster and the monstrous: semiotic approach

  • Modes of representation

  • figures and figurations

  • Discourses and narratives on/of the monster and the monstrous in all artistic fields

– role of narration, role of fiction, specificities of visual arts

– role played by modes of exhibition, graphic arts

– scientific discourse, scientific imagination

– sociological and/or anthropological approach

– philosophical approach

Proposals may focus on all media: texts (fiction/faction/essays/narratives), films, TV Series, photography, paintings.

Proposals should be sent to the THREE following addresses: chassay.jean-francois@uqam.ca, machinal@univ-brest.fr et Myriam.Marrache-Gouraud@univ-brest.fr before June 30th 2015.

Bibliographie/y

Ancet, Pierre, Phénoménologie des corps monstrueux, Paris, Presses universitaires de France, 2006.

Andrieu, Bernard, Mutations sensorielles, Nancy, Le Mort-Qui-Trompe, 2008.

Andrieu, Bernard, Devenir hybride, Presses universitaires de Nancy, 2008.

Barel-Moisan, Claire, Audrey Giboux, Fiona McIntsh-Varjabédian et Anne-Gaëlle Weber, Fictions du savoir, savoirs de la fiction, Clamecy, Atlande, 2011.

Bancel, Nicolas, Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Éric Deroo, Rosemarie Garland-Thomson, «Introduction», in Zoos humains: au temps des exhibitions humaines, éds, Paris, La Découverte/poche, 2004.

Barthes, Roland, Mythologies, Paris, Seuil, 1957.

Beaune, Jean-Claude [dir.], La vie et la mort des monstres, Seyssel, Champ Vallon, 2004.

Caiozzo, Anna, Anne-Emmanuelle Demartini (dir.), Monstre et imaginaire social : approches historiques, Paris, Créaphis éditions, 2008.

Canguilhem, Georges, La connaissance de la vie, Paris, J. Vrin, 1998 [1965]

Carroll, Noël, The Philosophy of Horror, NY, Routledge, 1990.

Chassay, Jean-François, Au cœur du sujet, imaginaire du gène, Montréal, Le Quartanier, Coll. « Erres Essais », 2013.

Chassay, Jean-François, Imaginer la science, Montréal, Liber, 2003.

Chassay, Jean-François [dir.], La science des écrivains ou comment la science vient à la littérature, Montréal, La Science se Livre, 2003.

Chassay, Jean-François, La littérature à l’éprouvette, Montréal, Boréal, 2011.

Dahan-Gaïda, Laurence, Musil, savoir et fiction, Paris, Presses de l’Université de Vincennes, 1994.

Despres, e & machinal, h., PostHumains, frontières, évolutions, hybridités, Presses Universitaires de Rennes, 2014.

Foucault, Michel, Les anormaux, Paris, Gallimard/Seuil, coll. «Hautes études», 1999.

Foucault, Michel, Surveiller et punir, Paris, Gallimard, coll. «Bibliothèque des Histoires», 1975.

Foucault, Michel, Naissance de la clinique, Paris, Presses universitaires de France, 1963.

Gervais, Bertrand, L’imaginaire de la fin : temps, mots et signes. Logiques de l’imaginaire, Tome III, Montréal, Le Quartanier, coll. Erres essais, 2009.

Gervais, Bertrand, La ligne brisée : labyrinthe, oubli et violence. Logiques de l’imaginaire. Tome II, Montréal, Le Quartanier, coll. Erres essais, 2008.

Gervais, Bertrand, Figures, lectures. Logiques de l’imaginaire. Tome I, Montréal, Le Quartanier, coll. Erres essais, 2007.

Ibrahim, Annie [dir.], Qu’est-ce qu’un monstre?, Paris, PUF, coll. «Débats philosophiques», 2005.

Lecourt, Dominique, Prométhée, Faust, Frankenstein. Fondements imaginaires de l’éthique. Paris, « Les empêcheurs de penser en rond », Synthélabo, 1996.

Lecourt, Dominique, Humain posthumain, Paris, PUF, 2003.

Manuel, Didier [dir.], «La figure du monstre», in Phénoménologie de la monstruosité dans l’imaginaire contemporain, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2009.

Martin, Étienne, L’histoire des monstres depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, Paris, Jérôme Million, 2002 [1880].

Matsuzawa, Kazuhiro et Gisèle Séginger [dir.], La Mise en texte des savoirs, Strasbourg, Presses universitaire de Strasbourg, 2010.

Rai, Amit S., «Of monsters: Biopower, terrorism and excess in genealogies of monstrosity», Cultural Studies, 18:4, 2004, p. 538-570.

Rifkin, Jeremy, Le siècle biotech, Paris, La Découverte, coll. « Pocket », 1998.

Robitaille, Antoine, Le nouvel homme nouveau, Montréal, Boréal, 2007.

Roche, David, (Re)making Horror in the 1970s and 2000s, or Why Don’t They Do It Like They Used To? Jackson, MS : UP Mississippi, 2014.

Roux, Oliver, Monstres: une histoire générale de la tératologie des origines à nos jours, CNRS, 2008.

Epistémocritique n°14 – Greffes (décembre 2014)

Epistémocritique a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne du numéro 14 de la revue, consacré aux « greffes » épistémiques entre science et littérature. Vous trouverez le sommaire ci-dessous et  pourrez accéder aux articles en cliquant sur le lien suivant :

http://www.epistemocritique.org

En vous souhaitant d’excellentes fêtes,

L’équipe d’Epistémocritique

Sommaire

Laurence Dahan-Gaida et Anne-Gaëlle Weber

Editorial

  1. Anne-Gaëlle Weber

« Variations autour de la greffe »

  1. Amelia Gamoneda

« Sens séduits. Aspects neurocognitifs de la lecture poétique »

  1. Bertrand Marquer

« La norme et l’écart : étiologie et idéologie au XIXe siècle »

  1. Danielle Perrot-Corpet

« Romans de la rupture épistémologique : quelques rémanences philosophiques et po