Journées d’étude

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Journée d’étude EXPLORA

Troisième volet du Programme inter-MSH « Penser le vivant : les échanges entre littérature et sciences de la vie de la fin du XVIIIe siècle à l’époque contemporaine’ (VIVANLIT) » soutenu par le Réseau des MSH et l’INSHS

 

16-17 juin 2014 Museum d’Histoire Naturelle

Ce troisième volet prendra en compte les relations triangulaires entre sciences de la vie, sciences humaines et littérature.
Il s’agira d’examiner les circulations des idées, métaphores et modèles de pensée empruntés aux sciences du vivant dans d’autres champs du savoir, les sciences humaines et sociales notamment, ainsi que dans la production littéraire au sens large.
Aussi s’intéressera-t-on à la façon dont les sciences de la vie ont été mobilisées, à partir de la fin du XVIIIe siècle, en tant que ressource expressive et conceptuelle dans la production de discours aussi bien savants – philosophiques, historiques – qu’esthétiques ou encore idéologiques.
L’enjeu visé est de cerner les appropriations et les usages des sciences du vivant dans le champ plus vaste des savoirs sur l’homme, aussi bien que dans la production littéraire et, plus généralement, dans les pratiques de l’imaginaire.
Il s’agira par-là d’explorer les effets de ces circulations dans la structuration de discours, éventuellement normatifs, portant sur le social et ses modes d’organisation, y compris politiques. Il importera de voir comment, par exemple, les savoirs sur le cerveau ou les théories de la dégénérescence nourrissent entre autres l’anthropologie criminelle, donnent de la matière à la littérature romanesque, s’insinuent dans la philosophie morale ou se déploient dans un espace public traversé par la mise en scène d’idéologies sociales sous-tendues par des propos à vocation scientifique.
Les communications montreront comment les sciences de la vie au cours de la période transforment les définitions du vivant, de l’homme, de la normalité ou du dérèglement, en mettant l’accent particulièrement sur les processus et les voies de leurs circulations, sur les enjeux idéologiques qui y sont à l’oeuvre et sur les effets de culture qu’elles produisent.

Responsable scientifique :

Laurence Talairach-Vielmas talairac@univ-tlse2.fr

Programme

Lundi 16 juin 2014

14h00 – Accueil des participants

14h15 – Introduction

Laurence Talairach-Vielmas (Centre Alexandre Koyré/MSHS-T) & Gisèle Séginger (Université Paris Est-Marne-la-Vallée/FMSH Paris)

14h30–16h00 – Présidence de séance : Laurence Dahan-Gaïda (Université de Besançon/MSHE)

Michelet : idéologie et savoirs du vivant
Gisèle Séginger (Université Paris Est-Marne-la-Vallée/FMSH Paris)

Biologie et idéologie du progrès dans la poésie post-darwinienne des femmes victoriennes
Fabienne Moine (Université Paris Ouest – Nanterre La Défense)

16h00–16h30 – Pause

16h30–18h00 – Présidence de séance : Laurence Talairach-Vielmas (Centre Alexandre Koyré/MSHS-T)

Born Devils and Brute Brains? The Search for a Scientific Explanation of Crime in Victorian Britain, 1860-1880
Neil Davie (Université Lumière Lyon 2)

Gène, génomique et transhumanisme dans Generosity de Richard Powers

Laurence Dahan-Gaïda (Université de Besançon/MSHE)

20h00 – Dîner en ville

Mardi 17 juin 2014

9h00–10h30 – Présidence de séance : Gisèle Séginger (Université Paris Est-Marne-la-Vallée/FMSH Paris)

Cellule et organisme; individu et corps social : représentations démocratiques dans l’œuvre de Rudolf Virchow
Françoise Willmann (Université de Lorraine)

Décapité, et après ? Savoirs sur le vivant et mises en récit des têtes coupées dans la littérature XIXe–XXe siècle
Anne Carol (Aix-Marseille Université)

10h30–11h00 – Pause

11h00–12h30 – Présidence de séance : Anne Carol (Aix-Marseille Université)

Medical Catalepsy and Narratives of Care
Martin Willis (University of Westminster)

La vie et l’histoire : usages du savoir médical dans le récit historique en France au tournant des lumières
Rafael Mandressi (CNRS/Centre Alexandre Koyré)

12h30 – Clôture des journées d’étude

13h00 – Déjeuner

http://w3.msh.univ-tlse2.fr/IMG/pdf/Affiche_OdysseeVivanlit.pdf

http://w3.msh.univ-tlse2.fr/IMG/pdf/ProgrammeOdysseeVivanlit.pdf

 

PosterHumanRemains

Programme de recherche porté par le CAS (Cultures Anglo-saxonnes, EA 801) et le Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse, monté en collaboration avec  le Centre Alexandre Koyré, l’Académie nationale de Médecine, le Hunterian Museum (Royal College of Surgeons, London), avec le soutien du laboratoire FRAMESPA (UMR 5136, Axe ‘Santé, société’) et de la BLSL (British Society for Literature and Science).

Cette série de trois manifestations scientifiques interdisciplinaires cherchera à retracer l’histoire culturelle des restes humains en se centrant, notamment, sur leur exposition, dans les collections privées, musées médicaux ou encore sur les champs de foire. Elle s’adresse aux chercheurs de toutes disciplines qui s’intéressent à l’histoire de la médecine et ses représentations.

Organisateurs : Laurence Talairach-Vielmas (Université Toulouse II le Mirail / Centre Alexandre Koyré) et Rafael Mandressi (Centre Alexandre Koyré)

L’inscription est obligatoire, le nombre de places étant limité, gratuite à Toulouse et Paris et payante à Londres (£25).

Affiches 3 Journées

 

« Medical Museums and Anatomical Collections » (4 février 2013)

Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse

Programme du 4 février 2013

 

9.00-9.15 : Welcome speech
9.15-9.45 : Cindy Klestinec (Department of English, Miami University)
Learned and Popular Responses to the Display of Human Remains (Padua and Venice, ca. 1580)
9.45-10.15 : Christelle Patin (EHESS, IRIS)
L’Homme anatomique avec ou sans les animaux ? Circulations et recompositions entre le monde médical et le Muséum
10.15-10.45 : Markus Oppenauer (Medical University of Vienna)
“…And to not upset the Argus-eye of zoology we decided to transport the Group of Laokoon to the museum of human anatomy…”: (Comparative) Anatomical Collections and Scientific Medicine in 19th-century Viennese Medicine
10.45-11.15 : Coffee break
11.15-11.45 : Alfons Zarzoso (Medical History Museum of Catalonia, Barcelona/Universitat Autònoma de Barcelona) & José Pardo Tomás (Consejo Superior de Investigaciones Científicas- Institució Milà i Fontanals (Barcelona))
Exhibiting Anatomical Collections in Early Twentieth-century Barcelona
11.45-12.15 : Xavier Pons (University of Toulouse II-Le Mirail)
“Why this fuss about a lot of old bones?”: The Struggle to Repatriate Aboriginal Remains Held in British Museums
12.15-14.00 : Lunch break

14.00-14.30 : Laurence Talairach-Vielmas (University of Toulouse II-Le Mirail/Centre Alexandre Koyré)
« Collecting the Materials »: Anatomical Practice from Mary Shelley’s Frankenstein (1818) to R. L. Stevenson’s “The Bodysnatcher” (1884)
14.30-15.00 : Gilles Menegaldo (University of Poitiers)
“The Bodysnatcher” from Text to Screen
15.00-15.30 : Emilia Musumeci (University of Catania (Italy))
When Medicine Met Criminology: The Faces of “Born Criminals”
15.30-16.00 : Coffee break
16.00-16.30 : Elise Smith (Wellcome Unit for the History of Medicine, University of Oxford)
Collecting Crania and Cranial Collections: Racial Anatomy and the Victorian Museum, 1860-1900
16.30- 17.00 : Manon Parry (University of Amsterdam)
Animal Oddities: Teratology on Display
17.00-17.30 : Lisa Temple-Cox (Artist/Independent Researcher)
Mapping the Remains: an Exercise in Comparative Museology
17.30-18.30 : Visit of the Toulouse Natural History Museum

 

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« Anatomical Models » (4 avril 2013)

Académie de Médecine de Paris

Programme du 4 avril 2013

 

9.00-9.15 : Welcome speech
9.15-10.00 : Rafael Mandressi (CNRS, Centre Alexandre Koyré)
Artificialisations du corps dans la première modernité européenne
10.00-10.30 : Jack Hartnell (Courtauld Institute of Art, London)
Anatomical Image as Anatomical Model: Evoking Skin and Surgery in a Tactile Anatomical Scroll
10.30-11.00 : Marieke Hendriksen (University of Groningen)
The Fabric of the Body: Textile in Anatomical Models and Preparations
11.00-11.30 : Coffee break
11.30-12.00 : Jean-Louis Fischer (CNRS)
Les cires de foetus humains du Musée de la Specola : Une modélisation unique du dogme de la préexistence des germes
12.00-12.30 : Margaret Carlyle (MacGill University, Canada)
Manikins, Midwives, Medical Men: Obstetrical Hardware in the Paris Medical Marketplace, c. 1750-c.1789
12.30-14.00 : Lunch Break

14.00-14.30 : Victoria Diehl (Spanish National Research Council)
The Iconographic Catholic Legacy of Clemente Susini’s Anatomical Venus
14.30-15.00 : Nike Fakiner (Spanish National Research Council)
Impressions in wax: Alexander von Humboldt and Gustav Zeiller’s Anatomical Wax Models
15.00-15.30 : Mechthild Fend (University College London)
Contagious Contacts: The Dermatological Moulage as Indexical Image
15.30-16.00 : Coffee break
16.00-16.30 : Anna Maerker (King’s College London)
Models and Performance in Leicester Square and the Strand, 1831-32
16.30-17.00 : Birgit Nemec (University of Vienna, Department for the History of Medicine)
Modelling the Human – Modelling Society. Anatomical Models in late 19th- and early 20th- Century Vienna and the Politics of Visual Cultures

 

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Exhibiting Human Remains (4 juin 2013)

Hunterian Museum, Londres

Programme du 4 juin 2013

 

10.00-10.45 : Sam Alberti (Hunterian Museum)
Collecting the Dead
10.45-11.15 : Nausica Zaballos (EHESS, Paris),
Fear of death and body snatchers on the reservation: the corpse as a mediating figure between settlers and Navajo people
11.15-11.45 : Coffee break
11.45- 12.15 : David Mazierski (University of Toronto)
Vanitas Mundi: The Anatomical Legacy of Frederik Ruysch
12.15-12.45 : Adrian Young (Princeton University, USA)
Man Ape or Ape Man? Raymond Dart, the Taung Child, and the Rhetorics of Display at the 1925 British Empire Exhibition
12.45-14.00 : Lunch break

14.00-14.30 : David Punter (University of Bristol)
The Abhuman Remains of the Gothic
14.30-15.00 : Laurence Talairach-Vielmas (University of Toulouse II-Le Mirail/Centre Alexandre Koyré)
Bottled Specimens in Victorian Literature
15.00-15.30 : Peter M. McIsaac (German and Museum Studies, University of Michigan – Ann Arbor, USA)
More than Shock Value: Gestures of Exposure in Gottfried Benn’s Morgue Cycle
15.30-16.00 : Coffee break
16.00-16.30 : Fiona Pettit (University of Exeter)
Monstrous Specimens: The Conflation of Medical and Popular Exhibitions of Rare Anatomies
16.30-17.00 : Gemma Angel (University College London)
Displaying the Self: The Tattoo from Living Body to Museum Collection

 

Explora5juinAffiche

En partenariat avec le laboratoire FRAMESPA – UMR 5136, Thématique Emergente Santé et Société (Atelier 3 Corps, Santé, Représentations)

Salle C26, Maison de la Recherche (Université Toulouse 2 – Le Mirail)

 

PROGRAMME

Explora5juinProgramme

 

10.00–11.30 : Rafael Mandressi (CNRS, Centre Alexandre-Koyré), ‘Les Limites du cadavre : La tentation de la vivisection humaine, XVIe–XIXe siècle’

11.30–12.30 : Philippe Solal (INSA, Toulouse), ‘Philosophie de l’anatomie : L’anatomie, entre sacralisation et profanation’

12.30–14.00 : Pause déjeuner

14.00–14.45 : Colette Bitsch (CNRS, UPS), ‘Le Théâtre d’Anatomie de Rembrandt : Les regards et les mains jouent le drame’

14.45–15.30 : Modesta Suarez (FRAMESPA/UTM), ‘Exercices matériels autour d’une leçon d’anatomie’

15.30–16.15 : Laurence Talairach-Vielmas (CAS/UTM) : ‘Le Marché aux cadavres : Portraits de résurrectionistes dans la littérature britannique au XIXe siècle’

16.15–16.45 : Pause café

16.45–17.30 : Jean-Yves Bousigue, ‘De la douleur à la souffrance, et retour’

 

RÉSUMÉS DES COMMUNICATIONS

Les Limites du cadavre : La tentation de la vivisection humaine, XVIe–XIXe siècle

Rafael Mandressi (CNRS, Centre Alexandre-Koyré)

La question des vivisections appartient à l’histoire de l’anatomie comme une ombre presque toujours silencieuse, qui signale un des plus délicats points de tension entre les exigences épistémologiques et les limites éthiques. Cette appartenance se réfère-t-elle moins aux épisodes de vivisections humaines dont on ait connaissance – peu nombreux et en général de confirmation difficile ou impossible – qu’à l’interrogation sur la portée et les limites du savoir émané de l’examen de cadavres. C’est ainsi en creux, plutôt que de façon explicite, que le spectre des vivisections humaines traverse le discours savant – médical, philosophique, littéraire aussi – tout au long de l’époque moderne. Les prises de position explicites, articulées et raisonnées prônant cette pratique sont encore plus rares, quoique non inexistantes ni dépourvues de signification. On examinera les multiples enjeux que la vivisection humaine permet d’identifier, dans la longue durée, au sein du savoir anatomique. Il s’agit d’une ‘tentation’ régulièrement évoquée, partant aucunement d’un impensable, qui concentre à la fois les craintes sociales, la conscience aiguë des limites qu’impose à la connaissance savante du corps l’inspection d’objets morts, la transgression que l’on caresse parfois comme projet politique, la dimension anthropologique, enfin, des choix épistémologiques que la médecine moderne a faits depuis la Renaissance.

 

Philosophie de l’anatomie : L’anatomie, entre sacralisation et profanation

Philippe Solal (INSA, Toulouse)

Il est habituel aujourd’hui d’insister sur la merveilleuse machinerie que constitue le corps humain. Pourtant, la connaissance des lois qui régissent le corps s’est heurtée, dans le passé, à de multiples difficultés, qui donnent à penser. Celles-ci sont liées aux systèmes doctrinaux, philosophiques ou religieux, qui ont imprégné la culture d’une nation, sa mentalité et sa manière de concevoir son propre rapport au corps. Ainsi, le savoir anatomique qui s’est développé vers 3500 av. J-C, en Mésopotamie, avait-il une fonction exclusivement religieuse, au seul service de l’art divinatoire : l’analyse des viscères avait une valeur prédictive, chez les humains comme chez les animaux, et le corps humain lui-même était  divisé en « territoire » où l’on mêlait des fonctions biologiques et des fonctions religieuses. Le cœur était considéré comme le siège de l’intelligence, le sang, comme la source et le symbole de la vie, tandis que les lobes hépatiques permettaient au médecin-prêtre de prédire l’avenir fixé par les dieux. La vraie rupture se produisit avec l’essor du christianisme, qui, au Moyen Age, « désacralisa » cette pratique, en interdisant les dissections. L’édit de 1241, promulgué par Frédéric II, empereur du Saint Empire, qui autorisa la dissection des cadavres masculins, fut ainsi rapidement révoqué après la mort de celui-ci par l’Église.

La science anatomique est donc tributaire d’une longue histoire semée d’embûches, car la connaissance du corps humain, à travers l’étude du cadavre,  a dû s’opposer à la fois à l’idée de sacralisation et à celle de profanation. C’est cette histoire et ce qu’elle engage comme investissement de sens sur le plan philosophique, que cette intervention se propose de retracer jusqu’à ses plus récents développements.

 

Le Théâtre d’Anatomie de Rembrandt : Les regards et les mains jouent le drame

Colette Bitsch (CNRS, UPS)

La Leçon d’anatomie du docteur Tulp, un célèbre portrait de groupe de Rembrandt daté de 1632, est étudiée dans sa composition très singulière, basée sur un clair-obscur dramatisant le dévoilement de réalités stupéfiantes quand l’objectivité des regards rencontre la rigueur d’une démonstration magistrale. Toute l’émotion méditative contenue dans cette scénographie organisant le combat de l’ombre et de la lumière peut se résumer par une sentence souvent rappelée dans les décors des théâtres d’anatomie de l’époque : ‘Connais-toi toi même’.

 

Exercices matériels autour d’une leçon d’anatomie

Modesta Suárez

On aura reconnu dans le titre, l’allusion ironique à l’un des principaux ouvrages de méditation du christianisme : les Exercices spirituels de Loyola. L’ironie est à son plus haut degré chez Blanca Varela (Lima, 1926-2008), poète latino-américaine contemporaine, lorsqu’elle publie, en 1993, Ejercicios materiales. Le recueil s’ouvre tout entier à l’interrogation des liens existant entre présence charnelle et transcendance, et ce, sous le signe de l’inquiétude et de la quête. Ces liens, définisseurs de l’écriture poétique moderne, trouvent une portée nouvelle lorsqu’on les confronte avec les représentations qu’en donnent les peintres, ceux de la Renaissance, comme Rembrandt, autant que ceux du XXe siècle, et l’on pense alors à un peintre comme Bacon. Arc tendu entre ces deux moments, entre ces deux discours, l’écriture poétique de la péruvienne joue du tranchant des mots et des images pour créer un imaginaire de lutte incessante avec une divinité qui tient davantage du boucher que de l’ange.

Nous considérerons ici le franchissement incessant de la limite entre espace intérieur et espace extérieur des corps et des esprits, ce qu’expriment ces vers dont le sens devient programmatique : convertir lo interior en exterior sin usar el / cuchillo (convertir l’intérieur en extérieur sans faire usage du / couteau).

 

De la douleur à la souffrance, et retour

Jean-Yves Bousigue

Dans Jacques le Fataliste, prenant prétexte d’un dialogue, en apparence anodin, entre Jacques et son Maître, Diderot aborde la question de la douleur. Un mot qui, pour Jacques, serait ‘sans idée’. Deux siècles plus tard, Paul Ricoeur propose une distinction entre douleur et souffrance. Le terme de douleur serait réservé à des ‘affects ressentis comme localisés dans des organes particuliers du corps ou dans le corps tout entier, et le terme de souffrance à des affects ouverts sur la réflexivité, le langage, le rapport à soi, le rapport à autrui, le rapport au sens, au questionnement…’. Au-delà des connaissances acquises, des représentations et des transformations des systèmes médicaux intervenues au cours des deux derniers siècles, la confrontation entre philosophie – cette ‘métaphysique très subtile et peut-être très vraie’ (Diderot) et biologie reste un enjeu central et crucial des neurosciences, selon la terminologie la plus récente. Le croisement de ces problématiques avec l’expérience clinique pourrait contribuer à nourrir les débats en cours, quant à la diversité des modèles et des paradigmes avancés dans un champ scientifique aussi dynamique que mouvant.

AfficheExploraAnatDec2011

Journées d’étude EXPLORA (CAS – EA 801/Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse) organisées dans le cadre du projet inter-MSH « Savoirs littéraires, savoirs scientifiques »

5–6 décembre 2011

Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse/Musée de la Médecine de Toulouse

Le développement des sciences médicales a métamorphosé la vision du corps humain au fil des siècles, un corps qui se dessine et se redessine dans la littérature et les arts visuels, permettant souvent de retracer l’évolution de la pensée et de la recherche médicale. Dans la médecine antique, la théorie des humeurs élaborée par Hippocrate et développée par Galien, qui marquera l’histoire de la médecine, influencera aussi l’art de la Renaissance et le théâtre élisabéthain, comme le montre l’apparition de la Comédie des Humeurs de Ben Jonson. Alors que la physiologie humorale perdure jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, étant même défendue par Auguste Lumière au XIXe siècle, le corps humain bascule peu à peu dans une vision mécaniciste. Sang, phlegme, bile jaune ou noire entrent en compétition avec de nouvelles images qui transforment le corps chaudière en divers circuits et pompes, préfigurant déjà la théorie des animaux-machines de Descartes. Bien avant l’avènement des sciences et techniques et la métaphore du mécanisme d’horlogerie de La Mettrie, la révolution de l’anatomie, à la fin du XVe siècle et dans la première moitié du XVIe siècle, ouvre la recherche médicale sur l’étude de l’intérieur du corps humain, offrant au savant une mécanique mise à nu. La figure de l’homme mécanique, directement liée aux progrès en anatomie et physiologie, redéfinit l’homme comme un assemblage de pièces amovibles. En outre, les planches anatomiques (de celles de Vésale à celle de Léonard de Vinci dans le domaine artistique) témoignent de la façon dont médecins et artistes font de la dissection un moyen d’accès à la vérité cachée. Les mystères du corps cèdent sous la lame du dissecteur ou du chirurgien, dès la naissance de la chirurgie moderne avec Ambroise Paré, et à mesure que le scalpel dévoile des profondeurs jusqu’alors invisibles, faisant disparaître muscles et tendons pour faire apparaître l’ossature, un nouveau rapport au corps humain se fait jour, à la fois dans les traités médicaux et dans les représentations artistiques. Les corps disséqués montrent comment l’exploration des cadavres transforme l’épistémè : la recherche de la vérité semble se situer à l’intérieur, sous les chairs que l’on ne sait encore ôter. Ainsi, le passage des fluides aux viscères se retrouve vite mis en scène dans l’art pictural qui place soudainement l’acte de dissection sous les feux de la rampe, nombre d’enluminures dès le XIVe siècle reflétant les recherches médicales du temps. Entre esthétisme et rigueur scientifique, les gravures anatomiques, à l’instar de celles de Jacques Gautier d’Agoty, ou même les cires de Gaétano Zumbo et du chirurgien Guillaume Desnoues et les écorchés d’Honoré Fragonard, offrent à un public avide d’émotions un nouveau réalisme.

Cette journée d’étude s’adresse aux chercheurs en histoire de la médecine, philosophie des sciences et en littérature. Elle cherchera à retracer les grandes théories qui marquent l’histoire des sciences médicales et leurs représentations du corps et proposera une réflexion épistémologique sur la diffusion et l’impact de disciplines et champs liés aux sciences médicales sur les représentations littéraires des XVIIe–XIXe siècles. Il s’agira de suivre le passage de nouvelles épistémè et découvertes médicales dans les représentations littéraires du corps humain. Les nouveaux modèles de la connaissance induits par les développements de l’anatomie, de l’ostéologie, de la physiologie et de la biologie (avec, par exemple, les études en histologie et cytologie, réduisant l’humain à une somme de cellules) seront au coeur de cette manifestation scientifique interdisciplinaire. On pourra se demander si, au moment où la mécanique du corps semble révéler ses mystères, les représentations littéraires des sciences médicales ne deviennent pas un témoin privilégié de la cartographie du corps, un indice des nouveaux modèles épistémologiques que le texte met constamment en scène à travers ses stratégies narratives et personnages. Le modèle hydraulique, lié à la découverte de la circulation sanguine de l’anatomiste William Harvey, ou bien le modèle anatomique, sont autant de révolutions médicales dont on cherchera à suivre l’exportation dans le discours littéraire. On pourra aussi étudier le voyage de l’iconographie anatomique dans les oeuvres littéraires afin de mesurer comment les transformations d’un corps indivisible à un corps fragmenté ou encore disséqué suivent l’évolution de la pensée médicale. En retraçant le chemin parcouru par le savoir médical dans la littérature, il s’agira également d’évaluer notamment comment le texte se charge souvent d’une émotion que la science refoule, mettant en lumière à la fois la précision grandissante de l’observation scientifique et la peur d’une médecine inhumaine qui transforme l’homme en objet d’expérimentation. Ainsi, la littérature du XVIIe au XIXe siècle deviendrait peut-être un miroir, fidèle ou magique, réfractant ou déformant l’image du savant : à mesure que son accès au corps devient de plus en plus direct, que la distance physique entre le scientifique, médecin, anatomiste ou biologiste et son objet d’étude se réduit, la littérature ne se révèle-t-elle pas la distance psychologique qui sépare chaque jour un peu plus la science médicale de l’humain ?

Les propositions de communications (500 mots ; document WORD) sont à envoyer à Laurence Talairach-Vielmas (talairac@univ-tlse2.fr) avant le 1 avril 2011.

PROGRAMME PRÉVISIONNEL

 

LUNDI 5 DÉCEMBRE 2011 (MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE DE TOULOUSE)

8.45–9.00 : Accueil des participants et présentation du projet

9.00–9.30 : Rafael Mandressi (Centre Alexandre Koyré, CNRS) : ‘Espaces et descriptions savantes du corps’

9.30–10.00 : Hélène Cazès (Université de Victoria, Canada) : ‘La fabrique d’une icône : l’invention vésalienne de l’anatomie moderne (1543, 1725)’

10.00–10.30 : Didier Foucault (Université de Toulouse (UTM)) : ‘Système cérébro-nerveux et activités sensorimotrices de la physiologie ancienne au mécanisme des Lumières’

10.30–11.00 : Pause café

11.00–11.30 : Claire Crignon (Université Paris Sorbonne) : ‘La persistance du ‘modèle’ humoral dans le discours philosophique et médical en Angleterre début XVIIe-début XVIIIe siècle : enjeux épistémologiques et anthropologiques’

11.30–12.00 : Nathalie Rivère de Carle (Université de Toulouse (UTM)) : ‘Under the knife, there is no self”: excoriation and the self in Renaissance Drama’

12.00–12.30 : Frédérique Fouassier (Université de Tours, Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance) : ‘Le corps syphilitique dans le théâtre anglais de la Renaissance’

12.30–14.00 : Pause déjeuner

14.00–14.30 : Elena Taddia : ‘Inscrire le corps de l’enfant dans le discours scientifique: la naissance de la médecine légale sur les enfants en Europe et la docimasie hydrostatique pulmonaire (1660-1830)’

14.30–15.00 : Laurence Dahan-Gaida (Université de Franche-Comté) : ‘Du nerf à l’écriture… et retour ! Médecine et anatomie chez Georg Büchner’

15.00–15.30 : Laurence Talairach-Vielmas (Université de Toulouse (UTM)) : ‘“Shapeless dead creatures … float[ing] in yellow liquid” : Dissection, Exposition et Traitement du Système Nerveux dans Armadale de Wilkie Collins’

15.30–16.00 : Pause café

16.00–16. 30 : Jean-François Chassay (Université du Québec, Montréal) : ‘Le discours sur la dégénérescence : s’attaquer à la racine du mal’

16.30–17.30 : Visite commentée du Mur des Squelettes (MHN Toulouse)

MARDI 6 DÉCEMBRE 2011 (MUSÉE DE LA MÉDECINE DE TOULOUSE)

9.00–9.30 : Hélène Machinal (Université de Bretagne Occidentale, Brest) : ‘Le singe et l’ange : le corps de l’origine dans la littérature de la fin du 19ème siècle’

9.30–10.00 : Gaïd Girard (Université de Bretagne Occidentale, Brest) : ‘Les Corps mesmériques’

10.00–10.30 Gisèle Seginger (Université Paris-Est) : ‘Nerval et Flaubert : corps mystiques, esprits malades »

10.30–11.00 : Pause café

11.00–11.30 : Pierre C. Lile (Centre d’Etudes d’Histoire de la Médecine) : ‘Le « corps invisible » dans le « Secret de Wilhem Storitz » de Jules Verne’

11.30–12.30 :  Visite du Musée de la médecine

12.30 : Clôture des journées d’étude

"La jeune femme qui connait les herbes et la mandragore" Carolina Kergall

(Muséum d’Histoire Naturelle)
(Inscription obligatoire (talairac@univ-tlse2.fr), nombre limité de places)

(Illustration : Extrait du tableau La femme qui connaît les herbes et la mandragore de Carolina Kergall)


9.00-10.00
Colette Bitsch
(Chargée de recherche CNRS), « Pharmacopées médiévales : quelques manuscrits enluminés d’exception »

Quelques pharmacopées majeures, circulant au Moyen Âge et traitant de plantes médicinales, de toxicologie et d’alimentation, seront commentées en utilisant les enluminures de manuscrits prestigieux comme références visuelles des idées diffusées.

A des savoirs empiriques ancestraux métissés de croyances et de magie s’ajoutent des savoirs plus rationnels venus de la Grèce qui s’inscrivent dans une quête de soins thérapeutiques ou préventifs et qui tracent la voie vers de futures disciplines indépendantes telles que Botanique, Pharmacologie et même Agronomie. La notion de santé devient très globale, comprise comme un équilibre harmonieux entre la nature environnante et la nature intérieure spécifique de chaque individu désignée comme « tempérament ». Une telle conception de la médecine prend sa source chez Hippocrate. Elle a été transmise par les savants arabes et les enseignements de l’école de Salerne et, à la fin de l’époque médiévale, circulaient des manuscrits dits « Tableaux de santé » essentiellement composés de grandes illustrations légendées à l’usage de riches particuliers. Ces albums d’images diffusaient des conseils d’ordre diététique appliqués à tous les aspects de la vie quotidienne et visant à garantir l’intégrité physique, la plénitude mentale et, pour tout dire, le bonheur.

10.00-10.45
Françoise Besson
(Université de Toulouse, UTM), « Le Peyolt chez les peuples amérindiens, entre spiritualité et médecine : de la cueillette à la cérémonie et à l’oeuvre poétique (l’exemple de Stott Momaday) »

11.00-11.45
Laurence Talairach-Vielmas
(Université de Toulouse, UTM), Présentation de l’ouvrage de Jim Endersby, Imperial Nature: Joseph Hooker and the Practices of Victorian Science (2008)

11.45-12.30
Marie Bouchet
(Université de Toulouse, UTM), « Variations botaniques sur le thème d’Ophélie dans Ada de Vladimir Nabokov »

 

12.30-14.00 Pause déjeuner


14.00-15.30
Valérie Tricho
n (Université de Toulouse, UPS), « Du bon usage des plantes : tout un art »

Si l’utilisation du végétal par l’homme est aussi ancienne que l’histoire de l’humanité, certains usages nécessitent un savoir-faire précis relevant parfois de procédés complexes.

L’emploi de plantes toxiques pour la médecine ou l’alimentation fournit de nombreux exemples de ces savoir-faire, qui dans ce cas se montrent périlleux. Moins dangereux mais tout aussi élaborés sont les procédés qui permettent l’obtention de certains pigments végétaux ou la préparation des fibres pour le tissage. Les plantes sont également source d’inspiration et modèle pour un ensemble de technologies plus récentes regroupées sous le nom de bionique, pour lesquelles l’homme recopie l’ingéniosité du vivant. Un parcours choisi dans les collections extérieures du jardin botanique Henri Gaussen (spirale ethnobotanique ) nous permettra de développer ces propos.

Image-Crystal Palace

(C601, Maison de la Recherche, UTM)

10.30-12.00
Conférence de Randy Malamud (Georgia State University), « Considering zoos through different discourses: Artistic, scientific, imperial, ecological, ethical »

In this lecture I will discuss these five different perspectives, or frames, for describing and analyzing what the zoo means as an institution. I do not include, in this schema, the most obvious and most common way of engaging the zoo, which is as a zoogoer (or spectator, or voyeur).  I will assume that we have all done that, and we all know how that practice is constructed and experienced.

Looking at these five other modes of discourse will of course result in five very different readings of the same phenomenon.  It is appropriate to recall the famous parable of the blind men charged with determining what an elephant is: indeed, I believe that zoogoers are themselves, figuratively, blind people haplessly trying to deduce, from inadequate data, what an elephant is.

The animals that zoogoers see lack so many fundamental aspects of their existence (their natural habitats and climates and range, their natural behavior, their interactions with other species) that the spectator is as limited in his or her engagement with the captive animal as the blind person is by his or her inability to see the whole animal.  By discussing and unfolding the ideological contexts (art, science, imperialism, ecology, and ethics) that I see resonating beneath the institutional foundation of the zoo, I hope that we will come to understand more accurately what these captive animals « mean ».

12.00-14.00
Pause

14.00-14.45
Obioma Ofoego
(Université de Toulouse, UTM/CAS), « Quelques remarques sur la théorie des moules intérieurs et le style, dans l’Histoire naturelle de Buffon »

Dans cette intervention, nous comptons explorer brièvement quelques fonctions formelles de la théorie des « moules intérieurs » dans l’Histoire naturelle de Buffon. Les moules intérieurs constituent des limites à l’intérieur desquelles, et à l’encontre desquelles, s’articule une série de définitions (homme et animal, espèce, dégénération et perfectionnement, par exemple). En insistant sur le projet intellectuel dans son ensemble, à partir du modèle conceptuel du « Livre du Monde » (De la nature. Première vue, HN XII), nous réfléchirons sur (a) l’importance des moules intérieurs comme principe d’ordre pour le lecteur devant la nouveauté (b) la flexibilité paradoxale dont jouit cette théorie fixiste, grâce à une épistémologie ambivalente (la théorie de « vérités probables » se situe entre, d’un côté, l’innéisme cartésien, les taxinomies de Linné, et les causes finales, et de l’autre, le scepticisme de Hume) (c) le corollaire rhétorique de cette ambivalence épistémologique, autour de la notion du « style ». Nous chercherons à situer l’ambivalence qui caractérise la réception de la phrase, devenue formule, « le style est l’homme même » (classicisme du Grand Siècle, impersonnel, exprimant un ordre immuable, ou émergence du concept de l’individu dont le style constitue l’inscription dans le temps et dans l’espace), dans une analyse de quelques articles qui traitent de la domestication des animaux (« Le cheval », « Le chameau », « Le chien »).

14.45-15.30
Fanny Robles
(Université de Toulouse, UTM/CAS), « À la découverte du ‘muséum humain’ : le spectacle de l’ethnologie à Londres au milieu du 19e siècle »

Constituer un muséum humain est l’un des objectifs avoués de l’Ethnological Society of London, fondée en 1843. Il s’agit alors d’établir une collection de spécimens à disposition des amateurs de cette nouvelle science de l’homme. En 1854, deux ans après le déplacement du Crystal Palace à Sydenham, des modèles en bois sculptés à partir des véritables « Zoulous » et « Earthmen » alors en représentation à Londres sont exposés dans une toute nouvelle section du Palace consacrée à l’Histoire Naturelle. Ils sont accompagnés d’autres modèles de peuples indigènes du monde entier mis en scène dans leur écosystème reconstitué. Cette dimension zoologique de l’exposition humaine se trouve légitimée par Robert Gordon Latham (1812-1888) dans son guide du Crystal Palace dédié à l’ethnologie, dans lequel il identifie clairement cette dernière comme une branche de la zoologie. Cette communication tentera de mettre en lumière les rapports complexes qui existent entre l’ethnologie, la zoologie et la mise en scène, à une époque où science et divertissement sont intimement liés, la frontière entre l’humain et l’animal se faisant particulièrement problématique.

15.30-15.45
Pause

15.45-16.30
Muriel Adrien
, (Université de Toulouse, UTM/CAS), Présentation de Hommeanimal, Histoires d’un face à face, Laurent Baridon et Martial Guedron (Strasbourg : Les musées de Strasbourg, Adam Biro, 2004)

16.30-17.15
Christopher Malden
(Independent scholar), « Creatures in our Culture: The ‘Promethean’ Paradox »

Witchexplora

Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse

Auditorium Picot de Lapeyrouse

(Responsable scientifique de la manifestation L. Talairach-Vielmas)

Matin : vulgarisation scientifique et éducation à l’environnement en Grande-Bretagne

8h30–9h00 : Accueil des participants

9h00–9h30 : Fred Milton (Newcastle University) : « Tiny Humanitarians? Children as Proactive Nature Conservationists in Late-Nineteenth Century Britain »

9h30–10h00 : James Mussell (University of Birmingham) : « Great Thoughts for Little People: Explaining the Unknown for Children in the Nineteenth-Century Press »

10h00–10h30 : Laurence Talairach-Vielmas (Université de Toulouse (UTM)) : « Victorian Women Popularizers of Science and Ecology »

10h30–11h00 : Pause

11h00–11h30 : Helen Reddick (Newcastle University) : « Ice Bears, Ice Boys and Ice Men: Arctic Explorations and the Popularization of Science in Victorian Children’s Fiction »

11h30–12h00 : Françoise Besson (Université de Toulouse (UTM)) : « La double vie des contes : Invraisemblables métamorphoses, espaces parallèles ou leçons de sciences ? »

12h00–14h00 : Pause déjeuner

Après-Midi : La vulgarisation scientifique en France

14h00–14h30 : Hugues Marchal (Université de Paris III) : « Poésie scientifique et formation de la jeunesse »

14h30–15H00 : Muriel Louâpre (Université Paris-Descartes (Paris V)) : « Infiniment petits : Le parti-pris de la myopie dans la vulgarisation pour la jeunesse »

15h00–15h30 : Colette Le Lay (Centre François Viète d’Histoire des Sciences et des Techniques) : « Les ‘jeunes gens’ et les ‘dames’, destinataires privilégiés d’un discours de vulgarisation de l’astronomie aux 18ème et 19ème siècles »

15h30–16h00 : Pause

16h00–16h30 : Daniel Raichvarg (Université de Bourgogne) : « Les livres sur la Nature pour les enfants au siècle d’or de la vulgarisation : entre conte et science, entre naturel et surnaturel »

16h30–17h00 : Francis Duranthon (Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse) : « Au delà de la littérature : la vulgarisation scientifique aujourd’hui »

17h15 Visite guidée du musée

20h30 Conférence publique à l’auditorium Picot de Lapeyrouse (Muséum d’Histoire Naturelle)

« Albert Einstein a-t-il assassiné Jules Verne ? »

Daniel Raichvarg

darwin worm

Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse

Auditorium Picot de Lapeyrouse

(Journée d’étude en partenariat avec l’INSA Tououse)

(Responsable scientifique de la manifestation L. Talairach-Vielmas)

8h30 : Accueil des participants

8h45 : Ouverture de la journée

9h00–9h30 : Francis Duranthon (Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse) : « Darwin et les bases de la classification moderne »

9h30–10h00 : Philippe Solal (INSA Toulouse) : « L’Evolution et la question de la finalité »

10h00–10h30 : Fanny Robles (Université de Toulouse (UTM)) : « De La Filiation de l’Homme aux “zoos humains” : les dérives spectaculaires du darwinisme à la fin du XIXe siècle »

10h30–11h00 : Pause

11h00–11h30 : Nicola M. Gauld (Fitzwilliam Museum, Cambridge) : « ‘What is Meant by this System': Charles Darwin and the Visual Re-Ordering of Nature »

11h30–12h00 : Daniel Raichvarg (Université de Bourgogne) : « Ce n’est pas à un vieux Darwin qu’on apprend à faire des grimaces »

12h00–13H30 : Pause déjeuner

13h30–14h00 : Anne Chassagnol (Université de Paris VIII) : « Darwin in Wonderland: Evolution, Involution and Natural Selection in Victorian Fairy Tales and Paintings »

14h00–14h30 : Pierre Darnis (Framespa (CNRS/Toulouse II–UMR 5136)) : « Darwin au pays des fées : structures et fonctions anthropobiologiques du conte merveilleux »

14H30–15H00 : Laurence Talairach-Vielmas (Université de Toulouse (UTM)) : « From Margaret Gatty to Arabella Buckley: Victorian Women Popularizers of Science and Evolutionary Theory »

15h00–15h30 : Pause

15h30–16h00 : Laurence Estanove (Université de Toulouse (UTM)) : « “The disease of feeling” : Thomas Hardy et l’évolution excessive »

16h00–16h30 : Fabienne Moine (Université de Paris X) : « Genre et héritage darwinien chez les poétesses victoriennes »

16h30–16h45 : Nicola M. Gauld (Fitzwilliam Museum, Cambridge) : Présentation de l’exposition « Endless Forms: Charles Darwin, Natural Science and the Visual Arts »

17h30 : Visite guidée du muséum

20h30 Conférence publique à l’auditorium Picot de Lapeyrouse (Muséum d’Histoire Naturelle)

« Darwin a-t-il été trahi par ses traducteurs? »

Michel Prum

Witchexplora

(S. 135, Pavillon de la Recherche (UTM))

(Responsable scientifique de la manifestation L. Talairach-Vielmas)


10h–11H30 : Conférence plénière de Cristina Bacchilega (University of Hawai’i): « The Woods, the Rose, and the Meme: Nature and the Fairy Tale »

11H30–12H : Marie Bouchet (Université de Toulouse (UTM)) : « Between Wake and Sleep: Briar Rose by Robert Coover, A Playful Reawakening of The Sleeping Beauty »

12h–14H: Pause

14H–14H45 : Christine Pérès (Université de Toulouse (LLA-IRPALL-UTM)) : « Enfance et nature dans l’album de jeunesse au XXIième siècle : une adaptation espagnole du Livre de la jungle »

14H45–15H30 : Sylvie Maurel (Université de Toulouse (UTM)) : « Witches and the Natural World in Contemporary Fairy Tales »

15H30–16H15 : Laurence Talairach-Vielmas (Université de Toulouse (UTM)): « Nature and the Natural World in Mrs. Molesworth’s Christmas-Tree Land »

16H15–17H : Discussion

Verne-Sphinx1

Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse

Auditorium Picot de Lapeyrouse

(journée d’étude en partenariat avec l’Observatoire Midi-Pyrénées)

(Responsable scientifique de la manifestation C. Lanone)


Matin: Peindre la glace: science et sublime

Présidente de séance: Marie Bouchet (Université de Toulouse (UTM))

9h–9h15 Accueil des participants, ouverture

9h15–9h45 Laurence Roussillon-Constanty (Université de Toulouse (UPS)) : « Mouvement des glaciers, mouvance de l’écriture: le regard de Ruskin sur la représentation des Alpes »

9h45–10h15 Muriel Adrien (Université de Toulouse (UTM)) : « La glace chez Turner: matière à réflexion »

10h15–10h30 Discussion

10h30–10h45 Pause

10h45–11h15 Alexis Drahos (Université de Paris IV) : « Glaciers et images polaires dans la peinture du 19ème siècle »

11h15–11h45 Vérane Partensky (Université de Bordeaux III) : « De l’autre monde au monde autre : visions glacées entre romantisme et impressionnisme »

11h45-12h Discussion

Après-midi: L’épopée à l’épreuve du froid

Président de séance : Philippe Ortel (Université de Toulouse (UTM))

14h–14h30 Catherine Lanone (Université de Toulouse (UTM)) : « Voyages au cœur des glaces : le mythe John Franklin »

14h30–15h Colette Le Lay (Centre François Viète d’Histoire des Sciences et des Techniques), Frédérique Rémy (Observatoire Midi-Pyrénées) : « Astronomes congelés, aurores boréales et autres phénomènes dans quelques romans polaires de Jules Verne »

15h–15h15 Discussion

15h15–15h30 Pause

15h30–16h15 Christian Chelebourg (Université de la Réunion) : « De l’épopée glaciaire : le héros face à la matière de la mort »

16h–16h15 Discussion

17h Visite guidée du musée

20h Conférence plénière Muséum

« Pôle Nord libre de glace, mythe ou réalité ? »

Frédérique Rémy