21 février 2014

Les films en compétition 2014

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La croisière des peaux de banane (La Crociera delle bucce di banana)

 Salvo Manzone; production : association EPINOIA

2012, 27 mn

Ce documentaire est basé sur l’histoire d’Aimée, une vieille dame française expatriée en Italie depuis toujours. Celle-ci habite Stromboli, une petite île de Sicile sur laquelle la gestion des déchets est déplorable. Elle décide d’agir en mobilisant les habitants de l’île pour mettre en place un système de collecte sélective et de compostage domestique. Cependant ces bonnes actions ne sont pas bien vécues par tous et des politiques locaux essaient de lui barrer la route pour continuer à recevoir les fonds qui financent le mode de gestion déjà établi. Ce film de 27 minutes permet de cerner l’essence du problème lié à la gestion des déchets à Stromboli… mais qu’on retrouve également dans de nombreuses autres collectivités. Cette dame pleine de bonne volonté met en lumière les intérêts politiques particuliers qui priment sur ceux, collectifs, qui sont moins lucratifs. voir la bande annonce

cultivez localCultivez local !

ARDEAR Rhône-Alpes, Patrick Viron (association PIM)

Que nous soyons consommateur ou paysan nous avons tous entendu parler de « circuits courts » ou de « consommer local ». Quelles réalités et quelles perspectives se cachent derrière ces appellations ? Nous avons choisi de rencontrer des acteurs de ces « solutions locales » afin que leurs expériences suscitent la réflexion, le dialogue et pourquoi pas, conduisent vers de nouvelles initiatives. voir la bande annonce

 

 

ecofriendlyEcoFriendly Nets to reduce insecticide use

2013, 12 min, Thibaud Martin et Michel Royo, CIRAD

La production maraîchère est en pleine expansion pour nourrir les populations urbaines en Afrique SubSaharienne. Très attractives elles subissent toute l’année les dégâts de nombreux insectes ravageurs. Pour protéger leurs cultures les petits maraîchers ont recours à une lutte chimique intensive qui pollue l’environnement et menace la santé des populations. Des filets anti-insectes pour protéger les cultures ont été testés avec succès par l’INRAB au Bénin et par le KARI et l’Université d’Egerton au Kenya dans le cadre du projet BioNetAgro financé par l’USAID. Ils constituent à la fois une barrière visuelle et physique contre les insectes. Ils ont permis ainsi de réduire de 70 à 100% les traitements insecticides sur les cultures de choux. Sur les hauts plateaux du Kenya où la température nocturne est faible, les filets permettent aussi par effet de serre, d’améliorer la qualité et la productivité des cultures maraîchères : chou, tomate, haricot,…. La société tanzanienne A to Z Textile Mills partenaire du projet s’est engagée à produire, diffuser et recycler ces filets auprès des petits producteurs. Des recherches sont en cours au Cirad et à Icipe pour renforcer l’effet des filets contre les insectes piqueurs qui passent au travers des mailles. Ces recherches portent sur l’étude du comportement des insectes face aux perturbations visuelles et olfactives que produisent des filets colorés, ou traités de répulsifs ou combinés à des plantes répulsives.

 

Expedition-Kachgar-le-road-movie-environnemental-des-aujourd-hui-sur-France-5_portrait_w532Expédition Kachgar

2010, 52 min, Loïc & Geoffroy de La Tullaye

Depuis Kachgar, ancien carrefour des échanges de la Route de la Soie, jusqu’à Paris, métropole illustrant la société de consommation de masse, et au volant de leur side-car, Loïc et Geoffroy parcourent plus de 15 500 kilomètres, empruntant comme les caravaniers avant eux le tronçon mythique qui relie la Chine à la France. Pendant quatre mois, ils revivent l’évolution de la globalisation des échanges et observent son impact sur la ressource en eau. De l’Orient à l’Occident, nos deux frères découvrent des modes de vie contrastés qui rappellent les différentes étapes de la mondialisation : les échanges limités aux villages voisins, l’exportation de produits agricoles puis de produits manufacturés, pour aboutir à une économie globalisée. Le Kirghizistan et ses nomades, l’Ouzbékistan et son coton, la Turquie et son boom économique et enfin l’Europe et sa société de consommation de masse illustrent clairement ces étapes. L’expédition exprime une idée simple : si nous voulons préserver l’héritage extraordinaire des routes de la soie, nous devons impérativement prendre conscience que sous une forme ou une autre, quand nous produisons, échangeons ou achetons un produit, c’est toujours de l’eau qui est consommée quelque part dans le monde…

 

face bioLa face Bio de la République

2013, 62min, Thierry DEROCLES

Alors que le modèle Bio représente une alternative culturelle, sociale, écologique, économique au modèle agro-industriel conventionnel, les surfaces en mode de production biologique couvrent à peine 4 % de la surface agricole utile. Le temps d’un film, à la rencontre des divers métiers qui fondent ou accompagnent « la bio », nous allons nous pencher sur cette apparente contradiction : des pratiques qui marchent, contribuent à dépolluer mais qui pourtant restent confinées à des niches, tardent à élargir le cercle des bio-pratiquants. Une pluralité d’acteurs – agriculteurs,transformateurs, distributeurs, mais aussi élus et consommateurs – éclaire par leurs vécus les enjeux liés à cette filière. voir la bande annonce

 

food saversFood Savers

2013, Valentin Thurn, 53 min, global screen production

Les nouvelles manières de consommer, réutiliser, mais aussi produire nos aliments. Tour d’horizon européen des initiatives innovantes autour de
l’économie circulaire, en passant de la démarche citoyenne engagée, jusqu’aux  appareils de production industrielles massifs misant sur l’optimisation de tous les échelons de fabrication et de transformation afin de faire du gaspillage alimentaire une idée d’hier. Une belle illustration, rythmée et cadencée, d’une évolution en marche, loin du catastrophisme souvent constaté sur ce sujet, on en ressort avec des idées plein la tête et avec une forte envie d’agir. A ne pas rater! voir la bande annonce

 

 

holoturieLes holothuries une ressource méconnue

2009, 26 min, Serge Montagnan et Franck Molinaro

Au cours de ces dernières années, une explosion de la demande de pays asiatiques sur l’holothurie a provoqué une forte poussée de l’exploitation. Dans de nombreux pays producteurs, une importante  diminution de cette ressource est constatée. Madagascar n’échappe pas à la règle. Appuyés par des organismes internationaux, les chercheurs de l’IHSM ont trouvé une méthode de reproduction qui  laisse entrevoir de gros espoirs pour l’aquaculture. L’installation de structures d’élevage dans les  villages côtiers fera-t-elle diminuer le nombre de pêcheurs au profit de l’holothuriculture? Tel est l’enjeu de ce défi.

 

panificationLa Panification des moeurs

2012, 61 minutes, Gwladys Déprez 

D’un côté, dans un hameau pyrénéen, un petit groupe d’habitants renoue avec la fabrication artisanale du pain, de l’autre, en plein Paris, des opérateurs échangent d’importantes quantités de blé à l’échelle internationale, au siège de la plus grande union de coopératives agricoles.
Et voilà formée la trame d’une étonnante exploration : du savoir-faire des boulangers au traitement du flux d’informations macroéconomiques des marchés céréaliers, deux réalités se dévoilent, à la fois opposées et liées.
En portant une attention particulière aux gestes quotidiens, le film interroge le sens des activités humaines. voir la bande annonce

 

pygmées bakaPygmées Baka, le grand virage

2013, 39 min, Laurent Maget, CNRS

Chasseurs cueilleurs semi-nomades, les Pygmées ont développé des modes de vie intégrés au coeur de la forêt. Celle-ci constitue leur milieu naturel et leur univers et façonne leur civilisation. Elle est leur Mère nourricière et leur a fourni tout ce dont ils avaient besoin jusqu’à ce jour. Désormais, la forêt est livrée à une exploitation effrenée. L’épuisement des ressources de la biodiversité détruit leur culture et les sédentarise. Leur mode de vie traditionnel va disparaître. Comment les Pygmées Baka vont-ils s’adapter ?

 

raconte moi kebabRaconte moi ton kebab

2013, 25 min, DPaturel, association Kaïna

Ce petit film tourné sur le quartier de La Paillade à Montpellier par  l’association Kaïna et deux chercheures de l’UMR Innovation est une modeste enquête sur le kebab avec un questionnement sur sa connexion possible avec les circuits courts. Il est basé sur le dialogue entre des rencontre avec des consommateurs qui tous vont nous expliquer que  ces kebabs qu’ils mangent, sont à la fois bon en terme de goût et bon en terme de reconnaissance sociale, les cuisiniers de kebab qui vont nous montrer où ils font leurs courses et des chercheurs qui nous donneront des éléments de compréhension sur les systèmes alimentaires durables.

 

semeurs semeusesSemeurs/Semeuses

2013, 26 min, Harold Vasselin

Ils ont choisis des semences libres. Blé, maïs, tomates ou potimarrons, ils cherchent leur propre plante hors des variétés conçues et commercialisées par les industries semencières. C’est un engagement, personnel et collectif, pour poursuivre par d’autres chemins la longue histoire de la domestication des plantes nourricières qu’ils disent ici, avec joie, avec humour, et avec passion. En six portraits de semeurs et de semeuses, ce film rend compte d’une recherche participative (programme RESORIV) portée par l’INRA (Institut National de Recherches Agronomiques) et la Fondation Sciences Citoyennes, en association avec des paysans de Bretagne et Pays de la Loire, l’ITAB (Institut Technologique pour l’Agriculture Biologique) et le Réseau Semences Paysannes.

tempsdeschataignes_jsLe temps des châtaignes

2012, 59 min, Jean Samouillan/Laurent Bernard

Ce documentaire tourné en Ariège dans le Volvestre traite de la reprise des grandes châtaigneraies par les néos-ruraux après l’exode rural des années 60. voir la bande annonce