Philosophie de la santé PH40905V

Flora Bastiani

Réflexion sur la représentation et l’image dans les soins

La question de la représentation croise la question éthique dès lors qu’elle constitue un filtre de perception pour le soignant.
Notre point de départ n’est donc pas une pure relation, une relation hors monde mais il s’agira ici de se pencher sur cette relation naturelle c’est-à-dire la relation à autrui telle que nous l’expérimentons spontanément sans la questionner. L’enjeu sera donc de questionner ce qui est habituellement non-questionné, dans le but de mettre au jour ce qui se trouve au fondement de rapport à autrui.
Notre thèse est que l’image – ou la représentation – intervient comme un intermédiaire non seulement entre autrui et moi, mais également entre moi et moi, et qu’en identifiant cet intermédiaire porteur de la relation, il devient possible de l’utiliser dans la clinique.
Il est à préciser que la plupart des références ici exploitées se référent au domaine de la psychiatrie (Didi-Huberman, Maldiney, Pankow, Szondi par exemple), cependant la scène psychiatrique n’est prise que comme un cas des relations soignant-soignant et soignant-soigné, et les analyses que nous proposerons ne doivent pas être entendues comme relevant seulement de cette sphère particulière. Le projet est bien de s’intéresser au statut de l’image dans la relation de soin, mais également à ses usages possibles.

Bibliographie :
Georges Didi-Huberman, Invention de l’hystérie
Henri Maldiney, Regard parole espace ; Penser l’homme et la folie
Gisela Pankow, L’homme et sa psychose