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Evénements à venir :

La conflictualité résidentielle : Quelles grilles de lecture? Quels outils de mesure?

ATELIER Habitats et Conflictualités.

LA CONFLICTUALITÉ RÉSIDENTIELLE :
QUELLES GRILLES DE LECTURE ? QUELS OUTILS DE MESURE ?

CAEN – MAISON DE LA RECHERCHE EN SCIENCES HUMAINES
16 – 17 octobre 2017

Organisateurs :  Pierre BERGEL : pierre.bergel@unicaen.fr
Didier DESPONDS : didier.desponds@u-cergy.fr
Quentin BROUARD‐SALAH : quentin.brouard-salah@unicaen.fr

Appel à communication et programme :

Habitats et Conflits-16 et 17 10 17-Appel et programme V1

La conflictualité résidentielle peut être définie comme l’ensemble des conflits liés à la résidence et à ses abords : querelles de voisinage, tapages nocturnes à l’intérieur comme à l’extérieur des logements ou des immeubles, conflits dans l’usage des espaces publics, conflits liés au stationnement ou à la circulation de véhicules, etc. Ils peuvent avoir pour effet de mettre en tension les individus et les groupes, ce qui peut déboucher sur la domination de certains d’entre eux et, corrélativement, à l’exclusion d’autres fractions de la population. Sous l’influence de certains médias ou de certaines études académiques, les questions de conflictualité résidentielle sont souvent rabattues sur les « banlieues », soient les grands ensembles de logements sociaux, particulièrement ceux qui sont situés dans les grandes métropoles. Ils sont également concentrés sur certains groupes sociaux : « bandes de jeunes » plus ou moins délinquantes versus « les honnêtes gens ». Dans cette journée d’étude, nous souhaiterions dépasser ces visions superficielles, tant sur le plan spatial que sur le plan social, afin d’ébaucher un premier recensement de l’ensemble des situations conflictuelles, sans se limiter à un type d’espace résidentiel ou à un type de conflit.

Quoique très variés, ces conflits ont toutefois un caractère commun : s’ils s’incrustent trop longtemps dans les espaces comme dans les sociabilités, ils risquent d’alimenter une insécurité croissante, que cette dernière soit factuelle ou perçue. S’ils consacrent la domination de quelques uns sur la majorité, ils peuvent en outre servir de terreau à la montée de violences liées à des conduites délictuelles ou criminelles : atteintes aux biens ou aux personnes, trafics divers, dégradations de biens publics, marquages ou appropriations indus, etc.