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Atelier 4 : « habitat et conflictualité »

Animé par Pierre Bergel (Pierre.Bergel@unicaen.fr) et Didier Desponds (Didier.Desponds@u-cergy.fr)

Présentation détaillée

Références bibliographiques relatives à l’atelier

Ce nouvel atelier envisage de décrypter les conflits liés au logement, du triple point de vue de leurs processus, de leurs lieux et de leurs représentations. Il s’intéressera aux éléments déclencheurs des conflits : ce qui heurte, indigne, dérange, conduisant ainsi à une opposition. Il s’intéressera également aux terrains du conflit (chantiers, lisières entre zones de logements et grands équipements générant de possibles nuisances, etc.) ainsi qu’aux populations ou aux institutions concernées (migrants versus « autochtones », propriétaires versus bailleurs sociaux, etc.). Ces conflits seront enfin examinés dans leurs rapports aux pouvoirs publics et aux élus, régulièrement pris pour cible. Une attention particulière sera portée aux systèmes d’acteurs, souvent complexes, qui sous-tendent ces conflits, y compris lorsque leurs enjeux semblent négligeables. Les acteurs peuvent être coordonnés, organisés politiquement ou syndicalement, se regrouper sous forme de réseaux et de collectifs. Au contraire, ils peuvent agir individuellement, de manière « épidermique » et passagère. Il portera également attention aux moyens que ces conflits mobilisent : manifestations, pétitions, occupations, pressions sur les gouvernants, recours que permet le droit, etc., sans exclure la violence sur les biens ou sur les personnes.

Les conflictualités liées au logement et à l’habitat semblent traiter majoritairement de deux questions :

– les conflits liés au logement social : modalités de sa répartition dans les agglomérations, notamment depuis le fameux article 55 de la loi SRU, mais également modalités d’attribution.

– les conflits liés au « cadre de vie » : contestations de projets d’aménagement ou de grands équipements (aéroports, éoliennes, etc.) par des riverains qui craignent pour leurs conditions de vie, mais aussi pour la valeur de leur patrimoine immobilier. Ces conflits débordent des cadres stricts du logement et de l’habitat. Ils sont à la fois extra ordinaires, c’est-à-dire motivés par un événement déclencheur dont l’occurrence est exceptionnelle, et concernent une partie faible et/ou spécifique de la population.

Mais l’atelier ne négligera pas les situations qui se caractérisent apparemment par une absence de conflit qui ne signifie cependant pas une absence de tension.