Archives mensuelles : mars 2014

Evaluation des PCET en Midi-Pyrénées – Cahier des charges de l’ARPE

L’agence régionale pour le développement durable de Midi-Pyrénées (ARPE) a lancé en juin 2012 un cahier des charges pour l’évaluation des PCET en Midi-Pyrénées.

La Région, l’ADEME et l’ARPE soutiennent activement les territoires qui se lancent dans une telle démarche. Au delà de l’accompagnement technique et éventuellement financier, un réseau régional a même été mis en place pour partager les retours d’expérience et favoriser les synergies entre les territoires. Ainsi, les différents partenaires précédemment cités souhaitent en savoir davantage sur les démarches PCET qui ont pu être mis en oeuvre.

C’est pourquoi, ils proposent une mission d’évaluation qui s’articule autour de :

– l’analyse approfondie de 7 démarches déjà engagées dans la région et dont le plan d’actions a été mis en oeuvre depuis plus d’un an.

Ces territoires sont la communauté de communes de Decazeville-Aubin (2008), les Parcs Naturels Régionaux des Pyrénées Ariègeoises (2009) et du Haut Languedoc (2009), les Pays de Midi-Quercy (2009), de l’Albigeois et des Bastides (2010) et du Val d’Adour (2010), et la communautés d’agglomération de Montauban Trois Rivières (2011).

– une analyse sommaire de 5 démarches ayant lancé leur plan d’actions en 2012.

Il s’agit du Pays Sud Toulousain, de la communauté d’agglomération du SICOVAL, la communauté urbaine du Grand Toulouse, le Parc Naturel Régional des Grands Causses et le Conseil Général du Tarn.

Seront étudiés les points suivants :

– Engagement et animation/ construction du projet, puis sa mise en oeuvre

– Positionnement au regard des objectifs nationaux et régionaux notamment le SRCAE (Schéma Régional Climat Air Energie)

– Positionnement du territoire par rapport aux problématiques de développement durable et mesures d’adaptation projetées

En attendant des publications futures au sujet de cette mission d’évaluation, vous pouvez consulter le cahier des charges qui précise les différents objectifs et points d’analyse.

  • Autre document ressource (bien qu’il soit ancien) :

Un état des lieux des plans climats présentés par l’ARPE en 2009 lors d’une rencontre-débat portant sur les lois Grenelle : incidences sur les politiques territoriales. Sont présentées plusieurs initiatives, ainsi que les actions poursuivies et des éléments de synthèse sur les diagnostics de territoire en la matière.

Cliquez ici pour voir la présentation et le compte-rendu de la rencontre.

“Les collectivités privilégient le réalisme” pour la réalisation de leur plan d’actions

Un article du site Actu-environnement en date du 27 février nous fait part des conclusions d’une étude réalisée par l’association d’élus Amorce et l’ADEME. Elle met en lumière les actions considérées comme prioritaires aux yeux des élus pour la mise en œuvre d’un PCET. Dans le contexte actuel, l’étude révèle que le choix des actions se fait sous contraintes budgétaire d’une part et d’autre part en termes de moyens humains. Il se trouve en effet que les indicateurs de performances économiques (création d’emploi, mesures peu coûteuses) priment sur les critères environnementaux. L’accent est mis sur « la visibilité des efforts menés », ainsi que sur la nécessité de mettre en œuvre des « actions réalistes et cohérentes avec des moyens humains mobilisables à court terme ». De plus, le critère le plus souvent exprimé est le portage politique, considéré comme essentiel pour la réalisation du projet.

En ce qui concerne le suivi des actions menées, l’enquête met en avant le fait que les collectivités privilégient les réunions d’avancement (51%) à la signature de de conventions entre partenaires (26%) ou encore la passation de marché (16%), ce qui témoigne une certaine frilosité de la part des collectivités. Il apparaît également que l’évaluation des actions « est prévue à minima » pour nombres d’entre elles. Par conséquent, c’est seulement au terme du PCET (soit 5 ans) que le bilan pourra ainsi se faire.

Retrouvez l’article ici.

« Plan climat territorial : les territoires se saisissent du climat », par Sophie MOUSSEAU

Le cabinet d’études Inddigo publiait en 2010 une note sur les plans climat territoriaux.

Sophie Mousseau revient sur les grandes étapes d’un PCET :

– le bilan des gaz à effet de serre

Deux méthodes possibles : la méthode dite cadastrale soit le calcul des émissions directement produites à l’intérieur du territoire et la méthode Bilan Carbone établie par l’ADEME qui s’intéresse davantage aux émissions générées par les habitants, les activités humaines et non les territoires eux-mêmes.

– la prospective climatique territorialisée qui permet de cerner les grands enjeux, d’envisager des scénarios d’évolution et de percevoir les leviers d’action à court, moyen et long terme.

– le plan d’action : il s’agit là d’une étape de planification et de prise de décisions de la part de la collectivité d’où l’importance du pilotage. C’est effectivement un outil de gouvernance qui nécessite une importante mobilisation et un processus de concertation efficace sans quoi il n’aura pas les effets escomptés auprès des habitants.

De plus, tout au long du processus, le suivi des actions mises en œuvre est une condition nécessaire pour que le plan climat ne se résume pas seulement à des déclarations d’intentions.

Pour ce qui est de l’efficacité de ces actions, elle semble difficile à mesurer étant donné que la mise en œuvre des PCET est encore trop récente pour fournir de véritables retours d’expériences.

Toutefois, il semble évident qu’il y ait des facteurs importants dans la réussite d’un plan climat, notamment le portage politique qui permet d’inscrire de manière intégrée les actions dans toutes les compétences de la collectivité, mais également la valorisation des démarches vertueuses et la création de synergies en mobilisant les acteurs locaux pour ainsi bénéficier de l’effet d’entraînement.

Cliquez sur ce lien pour télécharger l’article en question.

Bienvenue sur la page « Toulouse Sauvage »

curley et punch

Le Montalbanais Mr Curley du Cirque Pinder, en compagnie de Punch, son éléphant d’Asie, aujourd’hui exposé dans le hall d’entrée du MHNT (domaine public).

« Le naturel des villes apparaît paradoxal, brouillant les catégories du sauvage et du domestique, du rural et de l’urbain et résultant souvent d’une chaîne de fabrication sophistiquée »

Bernadette Lizet*, Prologue in Sauvages dans la ville, op. cit.

L’idée de « nature » a très longtemps été opposée à l’homme. C’est encore souvent le cas aujourd’hui. En effet, elle représente une sorte de « royaume » que l’homme ne maitrise pas. Or, ce « royaume » tend à se réduire de jours en jours, à travers l’action humaine.

Aussi, on la définit trop souvent par ce qu’elle n’est pas. Mais de nos jours, rares sont les choses que l’on peut considérer comme étant encore « naturelles ». Car tout est anthropisé, depuis plusieurs millénaires, compliquant ainsi les relations entre les deux systèmes.

Symbole emblématique de l’anthropisation, la « ville » … que l’on pourrait opposer à l’un des principaux symboles de la « nature », le « sauvage ».

Deux univers, deux termes, tous deux complexes, que tout oppose. Sauf l’actualité.

En effet, même si cela peut paraître paradoxal, la géographie et l’ensemble des sciences humaines et sociales, de par leur transversalité, peuvent les associer.

Preuve à l’appui, grâce aux préoccupations montantes liées à l’environnement, à l’écologie, au développement durable… mais aussi aux inventaires faunistique et floristique et à la conservation, la protection, la gestion, la sensibilisation et la mise à disposition de la « nature » aux citadins, selon ses souhaits, qu’elle soit « sauvage » ou bien encore maîtrisée. 

En voici plusieurs petites illustrations, à partir de faits et enjeux toulousains centrés sur la thématique du « sauvage en ville », ayant eu lieu en 2013 et en 2014, et traduits sous formes de publications accessibles à tous, afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.

*Bernadette Lizet (1949-) est ethnologue – chercheuse, spécialisée entre autres dans les territoires et la biodiversité.

Qui sommes nous ?

Alexandre Lacoste & Fiona Ros

Alexandre : « Après avoir fait un Bac ES, je me suis orienté pendant 2 ans vers l’histoire de l’art et l’archéologie, tout en étudiant la sociologie. Puis, passionné par la géographie et l’aménagement du territoire, j’ai obtenu une licence dans cette discipline, ainsi qu’une maîtrise en politiques de l’habitat, avant de me tourner cette année vers le master villes et environnement. »

Fiona : « Suite à un Bac Agricole, j’ai suivi pendant près de deux ans une formation dans le domaine de la gestion de l’eau. Puis j’ai décidé de m’orienter vers la géographie et l’aménagement du territoire. J’ai ainsi obtenu ma licence, spécialisée dans les dynamiques rurales avant de réaliser ma maîtrise et mon master en spécialité villes et environnement »

Pourquoi avoir choisi la thématique de la « nature en ville » ?

« Car nous sommes tous deux très intéressés par les problématiques concrètes liées à ces deux milieux. D’autant qu’elles sont de plus en plus d’actualités et porteuses de projets, notamment à Toulouse, ville dont nous sommes originaires. En effet, les espaces verts et plus généralement la nature, sont des préoccupations montantes chez les citadins, en quête de bien-vivre et de bien-être. Désormais, chacun d’entre-nous cherche, ne serait-ce qu’un carré de pelouse devant chez soi, afin de se déconnecter du quotidien, de la vie active, voire même de la crise. »

L’habitat participatif, un projet lointain

Le regain d’intérêt actuel pour les expériences d’habitat participatif doit être rattaché à une histoire plus longue, dont on peut faire remonter les débuts à la fin du XIXe siècle, au moment où s’engage la construction des premières politiques publiques d’aide à la construction du logement modeste. Multiforme, celle-ci dessine les perspectives dans lesquelles s’inscrivent les projets d’aujourd’hui.

La participation dans l’habitat, une question qui ne date pas d’hier