Des éditions cartoneras à la cyberculture

Étiquette : cyberartivisme

OTRAPARTE : Un endroit pour créer et transformer des pensées.

Otraparte

La société Fernando González – Otraparte a été créée le 10 avril 2002 à l’initiative de Simón González Restrepo, le plus jeune fils du penseur et philosophe colombien Fernando González. L’objectif principal de l’entité est de diffuser et de préserver le patrimoine de l’écrivain, transformant la maison-musée « Otraparte » en un centre culturel à projection internationale. L’idée est que la Colombie rencontre l’œuvre, les messages et la philosophie de l’écrivain et que cette rencontre soit l’occasion de transformer les rêves de la population colombienne en réalité.

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Ana Mosquera : transmédialité et artivisme à l’heure de la Big Data.

Ana Mosquera et son œuvre, ou comment représenter l’espace virtuel à travers des medias artistiques ?

Les œuvres d’Ana Mosquera, artiste vénézuélienne, s’ancrent dans des espaces bien délimités comme Caracas, Macuto (Vénézuela) ou encore Antofagasta (Chili), mais ces espaces socio-historiques sont toujours mis en relation avec le cyberespace mondialisé. Elle explore cette nature hybride de l’espace urbain tel que nous le connaissons aujourd’hui, en proposant de nouvelles représentations de ces espaces, entre le matériel et l’immatériel, l’empirique et le virtuel, se superposant l’un et l’autre dans une alchimie complexe encore peu interrogée. En effet, il est difficile, à titre d’exemple, de mesurer l’impact des réseaux sociaux, son étendu, sur notre manière d’habiter l’espace, de l’apprivoiser et de l’organiser. L’ensemble de son travail scientifique et artistique s’appuie sur une formation transdisciplinaire qui aborde d’une part, la géographie, l’urbanisme et l’architecture et d’autre part, la photographie, les médias et la communication. L’homme d’aujourd’hui, l’homo protesis dont le corps biologique s’allie continuellement avec la technologieest sans cesse inscrit dans un espace hybride où l’empirique interagi avec le numérique.

« El placer de tinderizar » : la tinderization de l’espace 

Installation présente dans le Musée d’art contemporain de Zulia (collection permanente). Triptyque en papier, dimensions 45 X 200 X 45 cm.
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La crise actuelle Vénézuélienne sous le regard de Fabian Rodriguez

Suite à l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1998 et tout au long de 18 ans de la Révolution Bolivarienne le gouvernement vénézuélien a essayé d’instaurer un courant de pensée révolutionnaire. Au début de la révolution ce mouvement avait gagné la sympathie du peuple vénézuélien et des artistes. En 2005,  le gouvernement a pris la décision de centraliser l’activité artistique ayant comme conséquence la disparition des grands programmes de culture et laissant sans financement un grand nombre de festivals, concours, journaux, musées régionaux, bibliothèques et librairies.  Selon plusieurs artistes, cette mesure a aussi affecté la souveraineté des institutions et a créé une division dans le secteur artistique donnant lieu à un secteur « officiel » et un secteur indépendant. Alberto Barrera Fyszka, écrivain exilé au  Mexique, affirme qu’au Venezuela le secteur officiel artistique est le seul qui reçoit un financement de l’État. En même temps, il accuse le gouvernement d’exiger la loyauté acritique à ceux qui reçoivent du financement. En conséquence, ce panorama a permis l’apparition d’un mouvement artistique né de la nécessité d’exprimer leur mécontentement envers ces politiques répressives et face à l’actuelle crise politique, économique, sociale et humanitaire que vit le pays.

Fabian Rodriguez et son travail

Dans le cadre de ce mouvement indépendant intervient Fabian Rodriguez, cinéaste et directeur créatif du producteur audiovisuel « Cometa Negra ». Fabian est né à Mérida, au Venezuela. Il a obtenu sa licence de gestion  dans l’École des média audiovisuels de l’Universidad de los Andes. Parmi ses œuvres figurent les court-métrages Almuerzo con Extranos (2010), Atala (2012), Penetrable (2012), Le fils de Satan (2013), Maricos (2014), Criada (2014) et Coco (2018). Rodriguez a été sélectionné pour participer dans plusieurs festivals de films nationaux et internationaux entre eux : Biennale 65 Arturo Michelena Salon 2010, Manuel Trujillo Durán et Chorts 2012, Venezuela, Lakino Berlin 2015, 20e édition du Festival du film de Milan / Italie 2015,  le Festival international du nouveau cinéma latino-américain de La Havane-Cuba 2015 et le Festival de CinéLatino à Toulouse en 2018.

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Très actif sur les réseaux sociaux, Fabian se sert de ces outils de communication pour s’exprimer dans le cadre d’une extrême censure des média, les seuls moyens qui échappent au contrôle de l’Etat, parmi eux : Youtube, Vimeo, Instagram et Facebook. En analysant son travail, nous constatons un fort engagement à exposer la problématique autour des extrémismes dans la politique de droite comme de gauche. Il traite également le cas de la communauté homosexuelle vénézuélienne à travers lequel il souligne le manque d’engagement de l’État pour reconnaître leurs droits ainsi que la complicité du gouvernement dans le renforcement de l’hétéronormativité depuis l’espace gouvernemental jusqu’à l’espace publique.

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