 {"id":2842,"date":"2022-02-23T10:23:03","date_gmt":"2022-02-23T09:23:03","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/?p=2842"},"modified":"2023-01-04T10:10:40","modified_gmt":"2023-01-04T09:10:40","slug":"andrea-murcia-une-photojournaliste-au-service-des-combats-feministes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/2022\/02\/23\/andrea-murcia-une-photojournaliste-au-service-des-combats-feministes\/","title":{"rendered":"Andrea Murcia une photojournaliste au service des combats f\u00e9ministes."},"content":{"rendered":"\n<p>Andrea Murcia est une jeune photojournaliste de 29 ans originaire de Guadalajara. Elle a commenc\u00e9 la photo l\u00e0-bas en capturant des moments de la vie quotidienne ainsi que des \u00e9l\u00e9ments architecturaux.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile\"><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p class=\"has-text-align-center has-regular-font-size\"><em>\u201cEmpec\u00e9 en la fotograf\u00eda perdi\u00e9ndome en las calles del Centro Hist\u00f3rico de la Ciudad de Guadalajara. Su arquitectura y la manera en que las personas hacen suyas las calles sin notarlo me atrap\u00f3\u201d<\/em><\/p>\n<\/div><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"488\" height=\"487\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2844 size-full\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image.png 488w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-300x300.png 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-150x150.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 488px) 100vw, 488px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Elle travaille aujourd&rsquo;hui pour la revue photographique Cuartoscuro qui est l\u2019une des agences de photojournalisme la plus importante du pays. De ce fait, elle travaille sur de nombreux sujets bien qu\u2019elle soit reconnue principalement pour son travail aupr\u00e8s des mouvements f\u00e9ministes.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a d\u2019ailleurs re\u00e7u le prix allemand de photojournalisme Walter Reuter pour sa photo <em>Barbara 8M<\/em> prise lors de la journ\u00e9e des femmes le 8 mars 2021.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"778\" height=\"568\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/Gosse-avec-cerf-volant.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2845\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/Gosse-avec-cerf-volant.jpg 778w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/Gosse-avec-cerf-volant-300x219.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/Gosse-avec-cerf-volant-768x561.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/Gosse-avec-cerf-volant-676x494.jpg 676w\" sizes=\"auto, (max-width: 778px) 100vw, 778px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Barbara 8M <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une photographe engag\u00e9e<\/h2>\n\n\n\n<p>Au travers de ses photos, elle cherche \u00e0 raconter des histoires, des histoires qu\u2019elle se sent incapable de raconter avec des mots, et ce, pour aider ceux qui en ont besoin en visibilisant leur combat et leurs voix afin que les choses puissent changer. Le photo journalisme est alors pour elle une mani\u00e8re de participer \u00e0 ces combats.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle explique qu\u2019elle essaie toujours de travailler&nbsp; depuis une perspective de genre, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle souhaite rompre avec les vieux discours h\u00e9g\u00e9moniques qui mettent l\u2019accent sur les d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels plut\u00f4t que sur les causes de la col\u00e8re des femmes. Pour elle, travailler depuis une perspective de genre consiste \u00e0 essayer de tout montrer, de questionner ce que l\u2019on voit et de se demander si la photo va apporter quelque chose au combat. Dans ce cadre, le photojournalisme en tant que tel est facteur de changement.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle partage \u00e9galement son travail sur Instagram sous le pseudonyme <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/usagii_ko\/?hl=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Usagii_ko<\/a> ce qui lui permet de donner \u00e0 son travail une plus grande visibilit\u00e9 pouvant toucher des personnes \u00e0 l\u2019international. Elle y r\u00e9unit pr\u00e8s de 1600 publications et environ 58&nbsp;000 abonn\u00e9s. Elle y publie sa premi\u00e8re photo le 8 octobre 2014. Les premi\u00e8res ann\u00e9es, elle partage principalement des images de la vie quotidienne, des expositions, des paysages, mais depuis deux ou trois ans, son contenu est de plus en plus politis\u00e9. Elle y explore de nombreux th\u00e8mes, allant de la visibilisation de la culture r\u00e9gionale, \u00e0 la crise sanitaire de 2020 et tout particuli\u00e8rement les luttes et mouvements f\u00e9ministes. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les luttes qu\u2019elle expose, c\u2019est la prise de la Commission nationale des droits de l\u2019Homme de Mexico (CNDH) par des collectifs f\u00e9ministes en septembre 2020 qui a eut le plus de succ\u00e8s sur son compte Instagram puisque certaines de ses photos ont atteint jusqu\u2019\u00e0 40&nbsp;000 <em>likes<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"945\" height=\"532\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2847\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-1.png 945w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-1-300x169.png 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-1-768x432.png 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-1-676x381.png 676w\" sizes=\"auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La prise de la CNDH.<\/h2>\n\n\n\n<p>La mobilisation qui a conduit \u00e0 la prise de la CNDH en septembre 2020 est li\u00e9e \u00e0 la question du f\u00e9minicide qui est sensible au Mexique. En effet, environ 10 femmes sont tu\u00e9es chaque jour et l\u2019on d\u00e9nombrait pr\u00e8s 73&nbsp;000 port\u00e9es disparues en 2020. Ce fort taux est accompagn\u00e9 d\u2019un faible investissement de l\u2019Etat dans la r\u00e9solution de ce probl\u00e8me. En effet, selon un<a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/latest\/news\/2021\/09\/mexico-failings-investigations-feminicides-state-mexico-violate-womens-rights-life-physical-safety-access-justice\/\"> rapport du parquet g\u00e9n\u00e9ral de Mexico<\/a> (FGJEM) en 2020, sur 3723 morts violentes de femmes, seulement 940 ont fait l\u2019objet d\u2019une enqu\u00eate en tant que f\u00e9minicide, soit moins de 30%.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019inaction, l\u2019Etat proc\u00e8de \u00e9galement \u00e0 une invisibilisation de cette violence contre les femmes puisque le pr\u00e9sident aurait affirm\u00e9 que les taux de f\u00e9minicides diminueraient ces derni\u00e8res ann\u00e9es tout en \u00e9tant incapable de donner le nom de victime de f\u00e9minicide.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce cadre, que le 2 &nbsp;septembre 2020 des m\u00e8res de victimes de f\u00e9minicides se sont attach\u00e9es \u00e0 des chaises et refus\u00e9 de sortir de la CNDH tant qu\u2019elles n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 entendues. Le 3 septembre, le collectif f\u00e9ministe <em>Ni Una Menos <\/em>leur apporte son soutien et investit le b\u00e2timent de mani\u00e8re pacifique. Le 6 septembre, le b\u00e2timent est renomm\u00e9 <em>Casa de refugio Ni Una Menos <\/em>ou <em>Casa Okupa <\/em>et est, comme son nom l\u2019indique, transform\u00e9 en endroit de refuge pour toutes les femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de ce moment, la r\u00e9sistance s\u2019organise et plusieurs collectifs rejoignent le mouvement tel que le Bloque Negro ou las Crianzas feministas. Certaines femmes font des dons d\u2019argent et de nourriture, d\u2019autres font des rondes pour surveiller et s\u00e9curiser le b\u00e2timent. Une v\u00e9ritable soci\u00e9t\u00e9 matriarcale y est donc construite, soci\u00e9t\u00e9 qui continue \u00e0 se d\u00e9velopper aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p>La mobilisation qui a conduit \u00e0 la prise de la CNDH en septembre 2020 est li\u00e9e \u00e0 la question du f\u00e9minicide qui est sensible au Mexique. En effet, environ 10 femmes sont tu\u00e9es chaque jour et l\u2019on d\u00e9nombrait pr\u00e8s 73&nbsp;000 port\u00e9es disparues en 2020. Ce fort taux est accompagn\u00e9 d\u2019un faible investissement de l\u2019Etat dans la r\u00e9solution de ce probl\u00e8me. En effet, selon un<a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/latest\/news\/2021\/09\/mexico-failings-investigations-feminicides-state-mexico-violate-womens-rights-life-physical-safety-access-justice\/\"> rapport du parquet g\u00e9n\u00e9ral de Mexico<\/a> (FGJEM) en 2020, sur 3723 morts violentes de femmes, seulement 940 ont fait l\u2019objet d\u2019une enqu\u00eate en tant que f\u00e9minicide, soit moins de 30%.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019inaction, l\u2019Etat proc\u00e8de \u00e9galement \u00e0 une invisibilisation de cette violence contre les femmes puisque le pr\u00e9sident aurait affirm\u00e9 que les taux de f\u00e9minicides diminueraient ces derni\u00e8res ann\u00e9es tout en \u00e9tant incapable de donner le nom de victime de f\u00e9minicide.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce cadre, que le 2 &nbsp;septembre 2020 des m\u00e8res de victimes de f\u00e9minicides se sont attach\u00e9es \u00e0 des chaises et refus\u00e9 de sortir de la CNDH tant qu\u2019elles n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 entendues. Le 3 septembre, le collectif f\u00e9ministe <em>Ni Una Menos <\/em>leur apporte son soutien et investit le b\u00e2timent de mani\u00e8re pacifique. Le 6 septembre, le b\u00e2timent est renomm\u00e9 <em>Casa de refugio Ni Una Menos <\/em>ou <em>Casa Okupa <\/em>et est, comme son nom l\u2019indique, transform\u00e9 en endroit de refuge pour toutes les femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de ce moment, la r\u00e9sistance s\u2019organise et plusieurs collectifs rejoignent le mouvement tel que le Bloque Negro ou las Crianzas feministas. Certaines femmes font des dons d\u2019argent et de nourriture, d\u2019autres font des rondes pour surveiller et s\u00e9curiser le b\u00e2timent. Une v\u00e9ritable soci\u00e9t\u00e9 matriarcale y est donc construite, soci\u00e9t\u00e9 qui continue \u00e0 se d\u00e9velopper aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, elles s\u2019accaparent les lieux de mani\u00e8re artistique en recouvrant les murs de messages f\u00e9ministes, de fresques et en d\u00e9tournant les tableaux pr\u00e9sents sur place. Parmi ces tableaux r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s et modifi\u00e9s, il y a celui de Madero peint par Jos\u00e9 Manuel N\u00fa\u00f1ez.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"819\" height=\"560\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2848\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-2.png 819w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-2-300x205.png 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-2-768x525.png 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/image-2-676x462.png 676w\" sizes=\"auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette photo, post\u00e9e le 6 septembre 2020 a une symbolique tr\u00e8s forte. On y voit sur la gauche une femme, semblant faire partie du <a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/fr\/videos\/101555-000-A\/mexique-bloque-negro-la-revolution-feministe\/\">Bloque Negro<\/a>, qui est assise sur un fauteuil imposant. Elle se tient droite avec les bras sur les accoudoirs et les jambes \u00e9cart\u00e9es, posture que l\u2019on pourrait associer au mansplaining et qui lui donne un air forte et puissante<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 droite de la photographie, se trouve le tableau de Madero qui a \u00e9t\u00e9 repeint et d\u00e9tourn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d\u2019abord Madero, a \u00e9t\u00e9 f\u00e9minis\u00e9 comme en attestent ses l\u00e8vres rouges, le fard \u00e0 paupi\u00e8res vert et rouge, le n\u0153ud dans ses cheveux et les petites fleurs violettes sur son costume. On lui a \u00e9galement ajout\u00e9 des cheveux, de couleur violette qui est la couleur des mouvements f\u00e9ministes.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut \u00e9galement voir l\u2019acronyme ACAB signifiant <em>All the cops are Bastard <\/em>peint sur le front de Madero, probablement avec le pot de peinture et le pinceau apparaissant au premier plan. Cet acronyme d\u00e9nonce en terme g\u00e9n\u00e9ral le rejet des forces de l\u2019ordre, ici il d\u00e9nonce plus sp\u00e9cifiquement la corruption des forces de l\u2019ordre et son inefficacit\u00e9 dans le contexte incessant des f\u00e9minicides.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la gauche du tableau, il y a le hashtag <em>Aliade <\/em>peint de couleur violette, terme d\u00e9signant les hommes qui soutiennent les f\u00e9ministes pour dissimuler leur propre machisme ou par int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette photo est tr\u00e8s int\u00e9ressante car on y voit une r\u00e9elle r\u00e9appropriation et un d\u00e9tournement &nbsp;de toute la symbolique autour du pouvoir. En effet, Madero est le h\u00e9ro de la R\u00e9volution Mexicaine (1910-1920) et est port\u00e9 au pouvoir par les classes populaires ce qui fait de lui le symbole du changement soci\u00e9tal mexicain. Les femmes occupant la CNDH ont donc repris ce tableau qui repr\u00e9sente un \u00e9l\u00e9ment fondateur de l\u2019histoire du Mexique et l\u2019ont d\u00e9tourn\u00e9 en le f\u00e9minisant afin de montrer que le prochain changement soci\u00e9tal sera men\u00e9 par les femmes et pour les femmes. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette photo provoqua de nombreuses r\u00e9actions, notamment du pr\u00e9sident Andr\u00e9s Manuel L\u00f3pez Obrador qui critiqua fortement l\u2019alt\u00e9ration de l\u2019\u0153uvre vue comme une violence symbolique&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>El que afecta la imagen de Madero o no conoce la&nbsp;historia, lo hace de manera inconsistente o es un&nbsp;conservador, es un <\/em><a href=\"https:\/\/dem.colmex.mx\/ver\/porfirista\"><em>proporfirista<\/em><\/a>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur du tableau eut \u00e9galement un avis n\u00e9gatif sur la r\u00e9appropriation de son \u0153uvre. Il changea rapidement d\u2019avis apr\u00e8s avoir entendu le t\u00e9moignage d\u2019Erika Martinez dont la fille de dix ans a peint les l\u00e8vres rouges et les fleurs sur le tableau repr\u00e9sentant Madero. Elle d\u00e9nonce le fait que l\u2019opinion publique qu\u2019une \u0153uvre d\u2019art soit abim\u00e9e que par les f\u00e9minicides et les violences syst\u00e9matiques commises contre les femmes au Mexique. En effet, sa fille a \u00e9t\u00e9 abus\u00e9e sexuellement par son beau p\u00e8re alors qu\u2019elle avait sept ans et depuis rien n\u2019a \u00e9t\u00e9 fait par la justice. La d\u00e9nonciation h\u00e9g\u00e9monique \u00e9mise contre l\u2019alt\u00e9ration d\u2019une \u0153uvre d\u2019art consid\u00e9r\u00e9 comme une violence symbolique parait alors moindre lorsque l\u2019on remet les choses en perspectives.<\/p>\n\n\n\n<p>Le travail d\u2019Andrea Murcia est donc pleinement militant puisqu\u2019il permet de visibiliser les luttes f\u00e9ministes, de leur donner une voix tout en interpellant le spectateur sur ce qui est acceptable ou non. De plus, la diffusion via Instagram permet de donner \u00e0 son travail une port\u00e9e mondiale et ainsi de rendre d&rsquo;autant plus visibles ces luttes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Andrea Murcia est une jeune photojournaliste de 29 ans originaire de Guadalajara. 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