 {"id":2851,"date":"2022-02-23T15:12:53","date_gmt":"2022-02-23T14:12:53","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/?p=2851"},"modified":"2023-01-04T10:04:45","modified_gmt":"2023-01-04T09:04:45","slug":"cancion-sin-miedo-lhymne-a-lamour-des-mexicaines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/2022\/02\/23\/cancion-sin-miedo-lhymne-a-lamour-des-mexicaines\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Canci\u00f3n sin miedo\u00a0\u00bb: l\u2019hymne \u00e0 l\u2019amour des Mexicaines"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/vivir-q-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2854\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/vivir-q-1.png 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/vivir-q-1-300x200.png 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/vivir-q-1-768x512.png 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/vivir-q-1-676x450.png 676w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Mexique&nbsp;: pays du f\u00e9minicide&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1990, le Mexique est tristement c\u00e9l\u00e8bre pour ses nombreux f\u00e9minicides. Notamment \u00e0 travers les cas du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Massacre_d%27Acteal\">massacre d\u2019Acteal<\/a> en 1994 et des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Meurtres_de_femmes_de_Ciudad_Ju%C3%A1rez\">meurtres de femmes de Ciudad Ju\u00e1rez<\/a>. Selon Amnesty International, plus de 1 653 cadavres ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s entre 1993 et 2008 et plus de 2 000 femmes sont consid\u00e9r\u00e9es comme disparues dans cette ville fronti\u00e8re du Nord du Mexique. En 2019, selon l&rsquo;INEGI (l&rsquo;institut de statistiques mexicain), plus de <a href=\"https:\/\/www.la-croix.com\/Monde\/Ameriques\/Mexique-femmes-greve-denoncer-feminicides-2020-03-09-1201082889\">3800 femmes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es<\/a> dans le pays, soit plus de 10 femmes assassin\u00e9es par jour. Parmi elles, la justice a reconnue plus d\u2019un millier de ces meurtres comme \u00e9tant des f\u00e9minicides c\u2019est-\u00e0-dire que les enqu\u00eateurs consid\u00e8rent qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9es uniquement parce qu\u2019elles \u00e9taient des femmes. Toujours selon l\u2019INEGI plus de 90% de ces meurtres restent impunis. Les associations et les activistes f\u00e9ministes mexicaines militent alors pour mettre la pression au gouvernement d\u2019Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador et r\u00e9clament des politiques publiques efficaces afin de pr\u00e9venir ces meurtres.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Le 9 f\u00e9vrier 2020 <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/international\/article\/2020\/02\/16\/la-mort-d-ingrid-escamilla-tuee-et-mutilee-par-son-compagnon-provoque-la-colere-des-mexicaines_6029756_3210.html\">Ingrid Escamilla<\/a>, 25 ans, est poignard\u00e9e par son compagnon qui l\u2019a ensuite d\u00e9pec\u00e9e. Les images de son corps mutil\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9es dans divers m\u00e9dias locaux, d\u00e9clenchant une manifestation massive le 14 f\u00e9vrier et un mouvement national contre les f\u00e9minicides. Le 15 f\u00e9vrier, la d\u00e9couverte du corps sans vie d\u2019une fille de 7 ans, <a href=\"https:\/\/youtu.be\/7CYljT3L4Fo\">F\u00e1tima Cecilia<\/a>, au sud-est de Mexico, renforce la mobilisation des f\u00e9ministes mexicaines. La mobilisation se d\u00e9veloppe \u00e9galement sur les r\u00e9seaux sociaux avec les hashtags #Justiciaparatodas et #Niunamenos.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/fatima-justicia.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2853\" width=\"597\" height=\"409\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/fatima-justicia.jpg 510w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/fatima-justicia-300x205.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 597px) 100vw, 597px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Vivir Quintana et sa \u00ab&nbsp;Canci\u00f3n sin miedo\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce contexte que nait l\u2019hymne f\u00e9ministe d\u00e9sormais c\u00e9l\u00e8bre \u00ab Canci\u00f3n sin miedo\u00bb compos\u00e9 par <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Vivir_Quintana\">Vivir Quintana<\/a> \u00e0 la demande de la chanteuse chilienne <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mon_Laferte\">Mon Laferte<\/a> qui l\u2019a chant\u00e9 pour la premi\u00e8re fois au Z\u00f3calo de M\u00e9xico, le 7 mars 2020 en comm\u00e9moration de la journ\u00e9e internationale pour le droit des femmes. Dans une interview r\u00e9alis\u00e9e par Sara Caceres pour le magazine Rolling Stone, Vivir Quintana raconte son \u00e9change avec Laferte ainsi&nbsp;: <em>\u00ab\u2018Canci\u00f3n sin miedo\u2019 surge a finales de febrero. (\u2026)Mi pap\u00e1 iba a subir la maleta al coche, cuando recib\u00ed un mensaje de Mon Laferte diciendo: \u2018Voy a cantar el siete de marzo en el Z\u00f3calo de la Ciudad de M\u00e9xico y creo que es un escenario padr\u00edsimo y grand\u00edsimo en donde podemos hablar del feminicidio. Que no se crea que este concierto es un festival o celebraci\u00f3n, ya que esto no se celebra, se conmemora. Te escribo para ver si tienes una canci\u00f3n que hable del feminicidio\u2019. Y le dije, \u2018No tengo, pero la puedo hacer\u2019<\/em>\u00bb. Le 7 mars donc, elle monte sur sc\u00e8ne au c\u00f4t\u00e9 de Mon Laferte et du ch\u0153ur El Palomar devant une foule immense au Z\u00f3calo de M\u00e9xico et interpr\u00e8te pour la premi\u00e8re fois <a href=\"https:\/\/youtu.be\/_J_V4WFPTzo\">sa chanson.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Suite \u00e0 cette prestation, la chanson a \u00e9t\u00e9 reprise aux quatre coins du pays le 8 mars lors des grandes marches f\u00e9ministes. Plus de 80.000 mexicaines ont d\u00e9fil\u00e9es ce jour-l\u00e0. Et la \u00ab Canci\u00f3n sin miedo\u00bb a r\u00e9sonn\u00e9e \u00e0 travers tout le pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 9 mars a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/international\/article\/2020\/03\/10\/au-mexique-les-femmes-en-greve-pour-denoncer-les-feminicides_6032462_3210.html\">\u00ab&nbsp;la gr\u00e8ve des femmes&nbsp;\u00bb.<\/a> Ce mouvement est devenu un \u00e9v\u00e9nement historique, m\u00e9diatis\u00e9 sous les hashtags #UnD\u00edaSinNosotras ou #UnD\u00edaSinMujeres.&nbsp;L\u2019objectif de cette action \u00e9tait de mettre en lumi\u00e8re l\u2019importance des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9 mexicaine. Cette journ\u00e9e de gr\u00e8ve a eu impact important&nbsp;: les mexicaines ont brill\u00e9es par leur absence (rames de transport vide, rues quasi-d\u00e9sertes) et cette action a eu un impact sur l\u2019\u00e9conomie nationale. La chanson de Quintana est, \u00e0 cette occasion, entr\u00e9e dans l&rsquo;histoire, puisqu&rsquo;elle \u00e9tait l&rsquo;accompagnement officiel de chaque marche et s&rsquo;inscrivait dans les tendances des r\u00e9seaux sociaux, accompagnant ainsi un contenu qui a \u00e9t\u00e9 massivement partag\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"512\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/greve-femme-1024x512.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2855\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/greve-femme-1024x512.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/greve-femme-300x150.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/greve-femme-768x384.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/greve-femme-676x338.jpg 676w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/02\/greve-femme.jpg 1440w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Les paroles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour le magazine Rolling Stone, Quintana \u00e0 accept\u00e9 de revenir sur la signification des <a href=\"https:\/\/www.letras.com\/vivir-quintana\/cancion-sin-miedo-part-el-palomar\/\">paroles<\/a> de sa chanson. Sa chanson commence ainsi&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Que tiemble el Estado, los cielos, las calles<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Que tiemblen los jueces y los judiciales&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quintana explique ici que au Mexique, les femmes qui luttent pour la reconnaissance des f\u00e9minicides sont souvent criminalis\u00e9es. Le peu de condamnations des coupables et le nombre de f\u00e9minicides grandissant de jour en jour dans le pays est pour elle aussi li\u00e9 \u00e0 une d\u00e9faillance du gouvernement mexicain qui devient coupable de par son laxisme envers les auteurs de f\u00e9minicides. Elle soul\u00e8ve le fait que les femmes sont d\u00e9sormais dans la rue, nombreuses et fortes, et qu\u2019elles sont l\u00e0 pour d\u00e9fendre leurs droits.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;A cada minuto, de cada semana<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Nos roban amigas, nos matan hermanas&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Elle rappelle ici que les f\u00e9minicides sont le quotidien des mexicaines, que ce ne sont pas des faits anecdotiques et \u00e9loign\u00e9s dans le temps. Je le rappelle ici, en 2019, 10 femmes sont assassin\u00e9es chaque jour au Mexique.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Por todas las compas marchando en Reforma<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Por todas las morras peleando en Sonora<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Por las comandantas luchando por Chiapas<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Por todas las madres buscando en Tijuana&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019auteure s\u2019exprime sur ce<\/em><em>s vers ainsi&nbsp;: \u00abLo que yo quer\u00eda hacer con esta canci\u00f3n no era robarme la lucha de nadie, porque dentro del feminismo hay muchas luchas y todas son v\u00e1lidas y se respetan. Quer\u00eda dejar en claro que era para diferentes frentes, que la lucha era para todas\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Sonora&nbsp;\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la <\/em><em><a href=\"https:\/\/twitter.com\/femdurango\/status\/1231934999500349440?s=20&amp;t=neR7s8Dmh51rud-cOXM3Cw\">manifestation f\u00e9ministe<\/a> qui a eu lieu au Palais de justice le 24 f\u00e9vrier 2020, o\u00f9 plus de 1 500 femmes se sont rassembl\u00e9es. Les autorit\u00e9s ont &nbsp;\u00e9teint les lumi\u00e8res du b\u00e2timent afin de mettre fin \u00e0 la manifestation. Les manifestantes ont alors allum<\/em><em>\u00e9es leurs flash cr\u00e9ant ce que Quintana appelle \u00ab<\/em><em> une merveilleuse lampe humaine qui semblait briller encore plus fort<\/em><em>. \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Elle parle ici aussi des m\u00e8res de Tijuana., ville o\u00f9 l\u2019on d\u00e9nombre le plus de f\u00e9minicides au niveau national. Elle rend ici hommage \u00e0 la douleur de ces m\u00e8res endeuill\u00e9es, qui bien souvent <a href=\"https:\/\/proyectopuente.com.mx\/2021\/03\/04\/rastrean-madres-buscadoras-de-sonora-y-tijuana-en-predios-de-guaymas-y-empalme\/\">cherchent o\u00f9 repose le corps de leurs filles<\/a>, enterr\u00e9es dans des tombes clandestines.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Y soy esta que te har\u00e1 pagar las cuentas&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Dans son interview pour Rolling Stone, Quintana explique que <em>\u00ab&nbsp;\u2018esta\u2019 somos todas. Estas que salimos a marchar, t\u00fa que te atreves a hablar de estos temas, las que utilizan la m\u00fasica, las compa\u00f1eras que utilizan sus redes sociales para hacerlo visible\u00bb<\/em>. L\u2019activisme et le f\u00e9minisme peuvent se faire partout, tout le temps. Et les r\u00e9seaux sociaux permettent de transmettre et diffuser les informations rapidement et aux quatre coins du globe.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Yo todo lo incendio, yo todo lo rompo&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On nous apprends en tant que femme \u00e0 ne pas utiliser la violence comme arme, que cette derni\u00e8re n\u2019est pas une solution. L\u2019auteure \u00e0 mon avis d\u00e9veloppe ici l\u2019id\u00e9e que la col\u00e8re face aux meurtres de ses amies, ses filles, ses s\u0153urs est l\u00e9gitime et que l\u2019envie de \u00ab&nbsp;tout d\u00e9truire\u00bb face \u00e0 ces injustices est aussi compr\u00e9hensible.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle fini sa chanson par une r\u00e9f\u00e9rence quasi litt\u00e9rale \u00e0 l\u2019hymne national mexicain&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Y retiemblen sus centros la tierra,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>al sororo rugir del amor.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>(Canci\u00f3n sin miedo)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;y retiemble en sus centros la tierra<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>al sonoro rugir del ca\u00f1\u00f3n.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>(Hymne national mexicain)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Elle explique sa volont\u00e9 de faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019hymne national mexicain ainsi&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Terminamos con una alegor\u00eda al himno nacional que es s\u00faper b\u00e9lico. Yo sigo creyendo que el movimiento feminista es una revoluci\u00f3n amorosa, en la que no necesitamos sacar armas o asesinar a alguien para ganar un puesto en las decisiones que se toman en el pa\u00eds. Se nos dice que tenemos que esperar a que el pueblo decida y, bueno, nosotras somos mayor\u00eda en el pueblo\u00bb.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>A travers l\u2019histoire de la cr\u00e9ation de cet hymne plusieurs id\u00e9es \u00e9mergent. Premi\u00e8rement la musique peut servir la cause f\u00e9ministe et permettre la diffusion des id\u00e9es f\u00e9ministes et des revendications des femmes \u00e0 grande \u00e9chelle. De nombreuses auteures-compositrices-interpr\u00e8tes mexicaines telles que <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Julieta_Venegas\">Julieta Venegas<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Natalia_Lafourcade\">Natalia Lafourcade<\/a>, <a href=\"https:\/\/es.wikipedia.org\/wiki\/Joy_Huerta\">Joy Huerta<\/a>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ximena_Sari%C3%B1ana\">Ximena Sari\u00f1ana<\/a> ou <a href=\"https:\/\/es.wikipedia.org\/wiki\/Mar%C3%ADa_Le%C3%B3n_(cantante)\">Mar\u00eda Le\u00f3n<\/a> ont rejoint la \u00abr\u00e9volution f\u00e9ministe\u00bb, utilisant leur musique et leurs chansons comme armes et instruments de changement. Les r\u00e9seaux sociaux ont aussi particip\u00e9 \u00e0 la diffusion de cette chanson et plus largement de son message. A l\u2019image de la chanson <em>\u00ab<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=aB7r6hdo3W4\">Un violador en tu camino&nbsp;<\/a>\u00bb<\/em> du collectif f\u00e9ministe chilien Las Tesis, cette chanson a \u00e9t\u00e9 largement partag\u00e9 \u00e0 travers le monde, notamment lors des marches f\u00e9ministes. Le Mexique n\u2019a malheureusement pas l\u2019apanage des f\u00e9minicides dans le monde, et les paroles de Quintana ont trouv\u00e9 une r\u00e9sonnance aupr\u00e8s de nombreuses femmes en Am\u00e9rique Latine mais aussi en Europe. Comme en t\u00e9moigne par exemple, cette reprise de la <a href=\"https:\/\/youtu.be\/Joyw7F94qs8\">\u00ab&nbsp;Canci\u00f3n sin miedo\u00bb<\/a> r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 Toulouse le 25 Novembre 2020, journ\u00e9e internationale pour l\u2019\u00e9limination des violence faites aux femmes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mexique&nbsp;: pays du f\u00e9minicide&nbsp;? Depuis les ann\u00e9es 1990, le Mexique est tristement c\u00e9l\u00e8bre pour ses nombreux f\u00e9minicides. Notamment \u00e0 travers les cas du massacre d\u2019Acteal en 1994 et des meurtres de femmes de Ciudad Ju\u00e1rez. Selon Amnesty International, plus de 1 653 cadavres ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s entre 1993 et 2008 et plus de 2 000 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1126,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-2851","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","post-preview"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2851","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1126"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2851"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2851\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3117,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2851\/revisions\/3117"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2851"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2851"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2851"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}