 {"id":3041,"date":"2022-04-30T06:59:05","date_gmt":"2022-04-30T04:59:05","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/?p=3041"},"modified":"2023-01-04T10:05:21","modified_gmt":"2023-01-04T09:05:21","slug":"cristina-chiquin-photojournaliste-et-incarnation-du-colectivo-lemow","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/2022\/04\/30\/cristina-chiquin-photojournaliste-et-incarnation-du-colectivo-lemow\/","title":{"rendered":"Cristina Chiquin, photojournaliste et incarnation du Colectivo Lemow : un individu peut-il repr\u00e9senter, parler au nom de tout le groupe qu&rsquo;il pr\u00e9tend d\u00e9fendre ?"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"548\" height=\"287\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3044\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-2.png 548w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-2-300x157.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 548px) 100vw, 548px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Cristina Chiquin, photojournaliste guatemalt\u00e8que. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Qu\u2019est-ce que le collectif <em>Lemow&nbsp;<\/em>?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le mot <em>Lemow<\/em> vient de la langue Cakchiquel. Elle est li\u00e9e au peuple maya \u00e9ponyme (Cakchiquel), qui vit majoritairement dans le d\u00e9partement de Chimaltenango (sud-ouest du pays).<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"268\" height=\"294\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3042\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Carte du Guatemala.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il peut se traduire par <em>reflet<\/em> ou <em>miroir<\/em>, et c\u2019est sous ce concept que le collectif s\u2019identifie, parce qu\u2019il cherche \u00e0 refl\u00e9ter diff\u00e9rentes r\u00e9alit\u00e9s \u00e0 travers les diff\u00e9rentes formes d\u2019art. Le <em>Colectivo Lemow<\/em> est un collectif cr\u00e9e par des femmes (principalement cin\u00e9astes) qui cherchent \u00e0 rendre visible les droits de l\u2019Homme, la r\u00e9flexion critique et l\u2019\u00e9galit\u00e9 femmes-hommes \u00e0 travers du contenu artistique et culturel. De cette fa\u00e7on, elles autonomisent, divertissent et cr\u00e9ent du lien entre les publics d\u00e9favoris\u00e9s du Guatemala (dont la majorit\u00e9 sont des femmes).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9e en 2013, <strong><em><a href=\"https:\/\/colectivolemow.com\/\">Lemow<\/a><\/em><\/strong> se consacre \u00e0 la cr\u00e9ation et au partage des expressions culturelles \u00e0 travers le point de vue des femmes. Elles ont surv\u00e9cu \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du temps, aux \u00e9preuves de la vie et repr\u00e9sentent la culture et les femmes guat\u00e9malt\u00e8ques dans leur pays mais aussi dans le reste du monde. Le collectif est un agent du changement au Guatemala qui cherche \u00e0 d\u00e9centraliser le cin\u00e9ma et en faire un art plus inclusif. Cela donne aux femmes les moyens d\u2019explorer leurs expressions artistiques, refl\u00e9tant leurs exp\u00e9riences et gu\u00e9rissant leurs \u00e9motions \u00e0 travers l\u2019art. Elles se sp\u00e9cialisent dans les ateliers de photographie, peintures murales, graffitis, musique, communication et cin\u00e9ma. Elles cr\u00e9ent \u00e9galement des ateliers en fonction des besoins des communaut\u00e9s qu\u2019elles rencontrent et soutiennent. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elles ont, \u00e0 leur actif plusieurs projets, comme <em>Reflejos <\/em>(2016) ou encore <em>Origenes<\/em> (2017).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/colectivolemow.com\/proyectos\/#REFLEJOS\"><em>Reflejos<\/em> <\/a>est une exposition itin\u00e9rante cr\u00e9\u00e9e en 2016 sur le cin\u00e9ma de genre, qui a parcouru onze d\u00e9partements du Guatemala avec un total de 22 expositions r\u00e9alis\u00e9es dans des \u00e9coles, des associations, des espaces publics et des centres culturels. L\u2019exposition comprenait les projets cin\u00e9matographiques r\u00e9alis\u00e9s par le collectif et les courts m\u00e9trages de cin\u00e9astes guat\u00e9malt\u00e8ques invit\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=x3EFM2A0R-o\">Origenes<\/a><\/em> est une exposition de cin\u00e9ma itin\u00e9rante r\u00e9alis\u00e9e en 2017 et d\u00e9velopp\u00e9e en collaboration avec <em>Ixmayab Producciones<\/em>. Avec un parcours \u00e0 travers six d\u00e9partements du Guatemala et un total de 28 expositions pr\u00e9sentant le portrait de 28 citoyens venant de tout le pays, l\u2019exposition incluait des propositions audiovisuelles de cin\u00e9astes \u00e9mergents\/ind\u00e9pendants. En plus, des courts m\u00e9trages de r\u00e9alisateurs invit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Portraits de femmes, de leurs histoires et de leurs combats<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Projet de communication, <em>Seres de Niebla<\/em> (2018) cherche \u00e0 travers la photographie et l\u2019audiovisuel (principalement des capsules documentaires) \u00e0 projeter et rendre visible la lutte de nombreuses femmes guat\u00e9malt\u00e8ques qui, \u00e0 travers leurs espaces de travail, obtiennent de meilleures conditions de vie. Rendre visibles les luttes des femmes, c\u2019est reconna\u00eetre leur travail et contribuer au d\u00e9veloppement d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 plus tol\u00e9rante.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il est compos\u00e9 de six courts m\u00e9trages\/capsules documentaires (allant de 4 \u00e0 7 minutes). Chacun d\u2019entre eux est introduit, puis conclu par la chanson <em>Tzk\u2019at<\/em>, de la chanteuse guat\u00e9malt\u00e8que Rebeca Lane, issue de son album \u00ab&nbsp;Obsidiana&nbsp;\u00bb, sorti en 2018. C\u2019est une artiste engag\u00e9e&nbsp;; et ses combats sont partag\u00e9s par le <em>Colectivo Lemow, <\/em>ce qui explique l\u2019association artistique entre toutes ces actrices. Les films n\u2019ont pas vraiment de titre. Il y a seulement le nom des personnages principaux, suivi de leur m\u00e9tier. Tout simplement, ces films\/ capsules pr\u00e9sentent des femmes qui racontent leurs vies et leurs parcours.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9quipe des films reste similaire sur les six parties. Veronica Sacalxot est la productrice&nbsp;; Teresa Jimenez s\u2019occupe de la photographie et de la post production&nbsp;; Yanira Ixmucane g\u00e8re la direction artistique.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le premier film est centr\u00e9 sur la photojournaliste Cristina Chiquin&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; . Le deuxi\u00e8me raconte l\u2019histoire de la chanteuse Aurora Chaj. Le troisi\u00e8me pr\u00e9sente le parcours de Galilea Bracho, activiste et d\u00e9fenseuse des droits humains et droits LGBT. Le quatri\u00e8me met en sc\u00e8ne Gilberta Jimenez, activiste Xinca (tribu maya) qui milite pour la protection de la Terre, de la Nature&nbsp;; la r\u00e9appropriation et la d\u00e9fense de leur territoire. &nbsp; &nbsp;Le cinqui\u00e8me montre le parcours de Manuela Xocol, pr\u00e9sentatrice radio et communicante. Le sixi\u00e8me film dresse le portrait de la rappeuse Cat Monzon, d\u2019origine K\u02bciche\u02bc (un peuple du sud du pays).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Toutes ces femmes, et les histoires dont elles sont les h\u00e9ro\u00efnes, ont plusieurs points communs. Le principal est que pour chacune d\u2019entre elles, leur moyen d\u2019expression est quelque chose qu\u2019elles pratiquent depuis leur jeunesse, et surtout qu\u2019elles ont toutes grandi dans ces milieux militants ou artistiques.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cristina Chiquin&nbsp;: incarnation des valeurs du collectif, \u00e9g\u00e9rie de <em>Lemow&nbsp;<\/em><\/strong> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; Le <strong><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=VPyEdNxgx2c\">premier des court-m\u00e9trages<\/a><\/strong> met en sc\u00e8ne Cristina Chiquin. Elle est photojournaliste. Elle explique qu\u2019elle tient cette passion de son p\u00e8re. \u00ab&nbsp;<em>Desde peque\u00f1a, me gust\u00f3 mucho la fotograf\u00eda. Mi pap\u00e1 le gustaba hacer fotograf\u00eda de paisajes. Le gustaba siempre tener una c\u00e1maray en mi casa, al ba\u00fal lleno de fotos porque a mi pap\u00e1 le encanta tomar fotos. Creo que ah\u00ed me empez\u00f3 tambi\u00e9n como las ganas de querer hacer fotograf\u00eda<\/em>\u201d. Elle a toujours \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e dans la d\u00e9fense des droits de l\u2019Homme, et particuli\u00e8rement les droits des femmes. Alors qu\u2019elle pratiquait la photographie de mani\u00e8re ludique&nbsp;; en 2012-2013 \u2013 \u00e0 l\u2019occasion de la comm\u00e9moration des <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Massacres_de_R%C3%ADo_Negro\">massacres du Rio Negro (1980-1982)<\/a> &#8211; &nbsp;elle a d\u00e9cid\u00e9 de devenir photojournaliste, afin de lier ensemble ses deux passions.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"377\" height=\"479\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-3.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3045\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-3.png 377w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-3-236x300.png 236w\" sizes=\"auto, (max-width: 377px) 100vw, 377px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En 1980-1982, en pleine guerre civile guat\u00e9malt\u00e8que, des Mayas Achis protestent contre l\u2019expulsion de leurs terres natales vers des r\u00e9gions plus difficilement cultivables. &nbsp;Le gouvernement guat\u00e9malt\u00e8que de l\u2019\u00e9poque voulait construire dans cette r\u00e9gion (d\u00e9partement de l\u2019Alta Verapaz) un grand barrage hydro-\u00e9lectrique.&nbsp; Plus de 400 d\u2019entre eux sont tu\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e guat\u00e9malt\u00e8que.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En 2012, 30 ans apr\u00e8s les ex\u00e9cutions, des avocats ont d\u00e9pos\u00e9 un recours en justice devant la Cour interam\u00e9ricaine des droits de l\u2019homme pour obtenir un proc\u00e8s. C\u2019est \u00e0 cette occasion que Cristina s\u2019est engag\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 d\u2019\u00eatre un moyen d\u2019expression comme les autres, et permettre aux personnes de s\u2019exprimer&nbsp;; pour Cristina, la photographie permet aussi de v\u00e9hiculer des \u00e9motions. Elle permet de mettre des images sur ce que ressentent les gens \u2013 des sentiments qui ne peuvent pas forc\u00e9ment \u00eatre transmis avec des mots. Comme la photographie refl\u00e8te le regard de son autrice, c\u2019est comme si la photographe s\u2019exprimait avec des mots. Avec une photographie, il est possible de dire bien plus de choses, qu\u2019avec un texte. Si les photos v\u00e9hiculent des \u00e9motions, elles peuvent aussi plus facilement toucher le c\u0153ur des spectateurs. C\u2019est aussi une d\u00e9marche personnelle, car pour Cristina&nbsp;; la photographie, c\u2019est son moyen de s\u2019exprimer, \u00e0 elle, en tant que citoyenne. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En revenant \u00e0 la capsule documentaire, elle peut se diviser en deux parties. La premi\u00e8re moiti\u00e9 pr\u00e9sente Cristina dans son atelier, caract\u00e9ris\u00e9 par le mur tapiss\u00e9 de photographies. L\u2019\u0153uvre de Cristina semble la surplomber, comme pour symboliser tout le chemin parcouru par la photojournaliste. La capsule alterne tour \u00e0 tour entre des prises de vue montrant Cristina qui s\u2019exprime face cam\u00e9ra, qui montre certains de ses clich\u00e9s ou encore qui contemple le mur de son \u0153uvre. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"609\" height=\"258\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-4.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3046\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-4.png 609w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-4-300x127.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 609px) 100vw, 609px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La seconde partie suit Cristina dans l\u2019environnement dans lequel elle se sent la plus \u00e0 l\u2019aise&nbsp;: le milieu urbain. Elle se d\u00e9crit elle-m\u00eame comme une journaliste urbaine. Ici, son outil de travail \u2013 son appareil photo \u2013 illustre la m\u00e9taphore du regard. Si Cristina pointe son objectif dans une direction pour saisir un instant, un moment&nbsp;; la photographie qui en r\u00e9sulte est son regard (\u00e0 elle) sur le monde qui l\u2019entoure. &nbsp;C\u2019est une mani\u00e8re pour elle de se r\u00e9approprier le regard sur le monde. Pour cela, elle propose aux spectateurs son propre regard sur son monde, gr\u00e2ce \u00e0 ses photographies. Ce n\u2019est qu\u2019un regard de plus&nbsp;: un parmi les autres.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"609\" height=\"257\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-5.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3047\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-5.png 609w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2022\/04\/image-5-300x127.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 609px) 100vw, 609px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Pour Cristina&nbsp;; une image vaut mieux qu\u2019un long discours (peut-\u00eatre parce qu\u2019elle est plus \u00e9mouvante et plus personnelle, intime).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019est-ce que le collectif Lemow&nbsp;? Le mot Lemow vient de la langue Cakchiquel. 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