 {"id":3155,"date":"2023-01-24T16:18:38","date_gmt":"2023-01-24T15:18:38","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/?p=3155"},"modified":"2023-06-05T22:08:46","modified_gmt":"2023-06-05T20:08:46","slug":"colectivo-catalejo-mediactivismo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/2023\/01\/24\/colectivo-catalejo-mediactivismo\/","title":{"rendered":"Colectivo Catalejo y mediactivismo"},"content":{"rendered":"\n<p>Le <em>Colectivo Catalejo<\/em> est un collectif uruguayen autog\u00e9r\u00e9 fond\u00e9 en 2012, qui se consid\u00e8re comme \u00ab&nbsp;m\u00e9diactiviste&nbsp;\u00bb centr\u00e9 sur les droits humains. \u00c0 ce titre, il d\u00e9veloppe des produits audiovisuels, tr\u00e8s principalement des vid\u00e9os, dans le but de sensibiliser aux probl\u00e8mes sociaux qui affectent la population, enrichir le d\u00e9bat citoyen et promouvoir la participation sociale et culturelle. <\/p>\n\n\n\n<p>Le collectif s\u2019int\u00e9resse \u00e0 des th\u00e9matiques r\u00e9currentes depuis sa cr\u00e9ation, comme la m\u00e9moire, le f\u00e9minisme, la s\u00e9curit\u00e9, ou les droits des jeunes. C&rsquo;est d\u2019ailleurs autour de cette th\u00e9matique que le Colectivo Catalejo a vu le jour en 2012, lorsqu&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum proposait de baisser l\u2019\u00e2ge de la responsabilit\u00e9 p\u00e9nale en Uruguay (de 18 \u00e0 16 ans). Les membres fondateurs s\u2019\u00e9taient d\u2019abord r\u00e9unis autour de la r\u00e9alisation d\u2019un documentaire visant \u00e0 donner la parole aux principaux concern\u00e9s par le r\u00e9f\u00e9rendum, mais qui \u00e9taient absents du d\u00e9bat public&nbsp;: les jeunes de 15 \u00e0 18 ans. Suite \u00e0 ce premier documentaire intitul\u00e9 <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/youtu.be\/h4dqtkyYjSk\" target=\"_blank\">Diecis\u00e9is<\/a><\/em>, le collectif s&rsquo;est form\u00e9 puis consolid\u00e9, \u00e9largissant son champ d&rsquo;action \u00e0 d&rsquo;autres th\u00e9matiques sociales. L&rsquo;ensemble de leurs productions est diffus\u00e9 via le <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/colectivocatalejo.org\/\" target=\"_blank\">site web du collectif<\/a> et h\u00e9berg\u00e9es sur <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/@colectivocatalejo\" target=\"_blank\">YouTube<\/a>. <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Sur les th\u00e9matiques r\u00e9currentes, chaque ann\u00e9e les membres du collectif sortent dans la rue pour filmer les marches et manifestations comme celles du 20 Mai, jour de la Marche du Silence depuis 1996, o\u00f9 l&rsquo;on honore le nom des disparu.e.s de la dictature militaire uruguayenne, ou bien celles du 8 Mars, journ\u00e9e internationale de lutte pour les droits des femmes, comme le montre la vid\u00e9o ci-dessous, tourn\u00e9e en 2021. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"8M 2021\" width=\"676\" height=\"380\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/CBiYZs7LIUI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Une part importante des productions du <em>Colectivo Catalejo<\/em> se fait \u00e9galement en r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;actualit\u00e9 sociale et politique de l&rsquo;Uruguay. Ce billet propose d&rsquo;analyser une vid\u00e9o du collectif r\u00e9alis\u00e9e en 2019 dans un contexte bien particulier, celui d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum concernant une r\u00e9forme s\u00e9curitaire. En effet, \u00e0 l&rsquo;appel du s\u00e9nateur Jorge Larra\u00f1aga (<em>Partido Nacional<\/em>, plut\u00f4t conservateur), un projet d&rsquo;amendement constitutionnel avait re\u00e7u le nombre de signatures n\u00e9cessaires pour \u00eatre soumis au vote du peuple uruguayen. Sous le slogan <em>\u00ab\u00a0Vivir sin miedo\u00a0\u00bb<\/em>, ce projet regroupait 4 amendements principaux : <\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>la cr\u00e9ation d&rsquo;une garde nationale (2 000 militaires charg\u00e9s de missions de maintien de l&rsquo;ordre en collaboration avec la police), <\/li>\n\n\n\n<li>l&rsquo;interdiction de l&rsquo;all\u00e9gement de certaines peines de prison, <\/li>\n\n\n\n<li>la l\u00e9galisation de la prison \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9, <\/li>\n\n\n\n<li>la possibilit\u00e9 pour les forces de police d&rsquo;effectuer des raids la nuit. <\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les secteurs les plus progressistes se sont alors mobilis\u00e9s dans l&rsquo;objectif d&rsquo;expliquer pourquoi le fait de donner davantage de pouvoir \u00e0 la police et \u00e0 la justice n&rsquo;\u00e9tait pas la solution aux probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 du pays, appelant clairement \u00e0 voter contre l&rsquo;application de cette r\u00e9forme lors du r\u00e9f\u00e9rendum. Le <em>Colectivo Catalejo<\/em> a particip\u00e9 \u00e0 sa fa\u00e7on \u00e0 cette campagne, c&rsquo;est-\u00e0-dire en r\u00e9alisant un vid\u00e9oclip, intitul\u00e9 <em>No es nada nuevo<\/em>, en collaboration avec le jeune rappeur uruguayen <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.instagram.com\/ninio.viejo\/\" target=\"_blank\">Pip\u00f8<\/a>. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"No es nada nuevo\" width=\"676\" height=\"380\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/xB4kQ6JyL18?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans la s\u00e9quence d&rsquo;introduction, on peut observer plusieurs visages de chefs d&rsquo;\u00c9tats, puis des sc\u00e8nes de r\u00e9pression provenant de diff\u00e9rents pays. Ensuite, la musique en elle-m\u00eame commence, les images ont \u00e9t\u00e9 film\u00e9es principalement dans les rues de Montevideo et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;habitations. On y voit essentiellement des jeunes, dans des sc\u00e8nes plut\u00f4t banales de vie quotidienne mais qui, dans le m\u00eame temps, semblent exprimer des sympt\u00f4mes li\u00e9s \u00e0 la peur (tremblements et paralysies). D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la peur est d&rsquo;ailleurs omnipr\u00e9sente dans l&rsquo;ensemble du vid\u00e9oclip, on la retrouve dans les images des jeunes qui fuient et sur les visages des protagonistes, ainsi que dans les paroles : <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab Vivir sin miedo no es poner al milico en acci\u00f3n \u00bb<\/p>\n<cite>paroles de \u00ab\u00a0no es nada nuevo\u00a0\u00bb<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>On pourrait traduire cette phrase en fran\u00e7ais par \u00ab Vivre sans peur ne signifie pas mettre le militaire en action \u00bb. Il y a ici une r\u00e9f\u00e9rence directe \u00e0 la campagne de soutien \u00e0 la r\u00e9forme, <em>Vivir sin miedo<\/em>, qui fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la peur suppos\u00e9e des citoyen.ne.s face \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9. Ins\u00e9curit\u00e9 que le camp conservateur propose de traiter uniquement par la voie r\u00e9pressive, contrairement \u00e0 ses opposants qui pr\u00f4nent plus de moyens dans l&rsquo;\u00e9ducation, par exemple. <\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les 4 amendements de la r\u00e9forme, celui qui indigne le plus le camp progressiste est la cr\u00e9ation d&rsquo;une garde nationale, en d&rsquo;autres termes, la possibilit\u00e9 de mettre \u00e0 nouveau les militaires dans la rue. Il est important de rappeler que l&rsquo;Uruguay a connu une longue p\u00e9riode de r\u00e9gime civil-militaire durant laquelle le pouvoir a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9 par les politiques aux militaires, cette p\u00e9riode a m\u00eame d\u00e9but\u00e9 quelques ann\u00e9es avant les dates officielles de la dictature (1973-1985). Durant ces ann\u00e9es sombres, le r\u00e9gime militaire a eu principalement recours \u00e0 l&#8217;emprisonnement et aux disparitions forc\u00e9es, comme forme de r\u00e9pression, contre toute personne per\u00e7ue comme \u00ab subversive \u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Les questions de m\u00e9moire, justice et v\u00e9rit\u00e9 concernant la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat uruguayen et le sort des victimes sont toujours tr\u00e8s pr\u00e9sentes dans le d\u00e9bat public. On constate que depuis 1985, ces questions sont tr\u00e8s influenc\u00e9es par les partis politiques au pouvoir, les gouvernements les plus conservateurs ont toujours eu tendance \u00e0 prendre des mesures favorisant l&rsquo;impunit\u00e9. Tandis qu&rsquo;\u00e0 partir de la prise de pouvoir du <em>Frente Amplio<\/em> (coalition allant de la gauche au centre-gauche) en 2005, nous avons observ\u00e9 les premi\u00e8res condamnations d&rsquo;anciens militaires et policiers pour des faits commis durant la dictature. En r\u00e9sum\u00e9, les questions de m\u00e9moire, justice et v\u00e9rit\u00e9 n&rsquo;avancent pas vite et sont encore loin d&rsquo;\u00eatre r\u00e9gl\u00e9es en Uruguay. <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab No es nada nuevo ellos ya estuvieron, <br>Tenemos miedo de tener m\u00e1s miedo \u00bb<\/p>\n<cite>Refrain de \u00ab\u00a0no es nada nuevo\u00a0\u00bb<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Le refrain de la chanson exprime ouvertement la \u00ab peur d&rsquo;avoir peur \u00e0 nouveau \u00bb, en faisant donc r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce pass\u00e9 dictatorial encore bien pr\u00e9sent dans les esprits et en rappelant qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait rien de nouveau \u00e0 voir des militaires dans la rue. Au moment du refrain, dans le vid\u00e9oclip cette r\u00e9f\u00e9rence est illustr\u00e9e par des images de bottes de militaires marchant au pas. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"581\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2023\/03\/botas-1024x581.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3471\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2023\/03\/botas-1024x581.png 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2023\/03\/botas-300x170.png 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2023\/03\/botas-768x436.png 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2023\/03\/botas-676x384.png 676w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2023\/03\/botas.png 1082w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Capture d&rsquo;\u00e9cran du vid\u00e9oclip \u00ab\u00a0No es nada nuevo\u00a0\u00bb<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Finalement, le r\u00e9f\u00e9rendum concernant ce projet de r\u00e9forme a eu lieu le 27 octobre 2019, en m\u00eame temps que les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles qui ont vu un retour de la droite au pouvoir avec la victoire de <em>Luis Lacalle Pou<\/em>. Mais la r\u00e9forme s\u00e9curitaire, quant \u00e0 elle, a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par les uruguayen.n.es \u00e0 53,17 %. <\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:40px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Pour aller plus loin :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.hemisferioizquierdo.uy\/single-post\/2017\/05\/12\" target=\"_blank\">\u00ab&nbsp;El mediactivismo puede tomar diferentes matices de apropiaci\u00f3n por parte de los colectivos&nbsp;\u00bb<\/a>, <em>Hemisferio Izquierdo<\/em>, 12 mai 2017. <\/li>\n\n\n\n<li>Sur le contenu de la r\u00e9forme (en castellano) : <a href=\"https:\/\/www.elobservador.com.uy\/nota\/-cuales-son-las-cuatro-propuestas-de-larranaga-y-cuando-se-deben-aplicar-si-prosperan--2019225134123\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.elobservador.com.uy\/nota\/-cuales-son-las-cuatro-propuestas-de-larranaga-y-cuando-se-deben-aplicar-si-prosperan&#8211;2019225134123<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Allier Monta\u00f1o, Eugenia, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/cm\/891\" target=\"_blank\">\u00ab&nbsp;Les disparus politiques en Uruguay, entre l\u2019histoire et la m\u00e9moire&nbsp;\u00bb<\/a>, <em>Conserveries m\u00e9morielles<\/em>, n\u00b0&nbsp;10, 2011. <\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Colectivo Catalejo est un collectif uruguayen autog\u00e9r\u00e9 fond\u00e9 en 2012, qui se consid\u00e8re comme \u00ab&nbsp;m\u00e9diactiviste&nbsp;\u00bb centr\u00e9 sur les droits humains. \u00c0 ce titre, il d\u00e9veloppe des produits audiovisuels, tr\u00e8s principalement des vid\u00e9os, dans le but de sensibiliser aux probl\u00e8mes sociaux qui affectent la population, enrichir le d\u00e9bat citoyen et promouvoir la participation sociale et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1248,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[217843,3531,217842,217837,217839,217841,217845,217844,217840,217838,152401,51816],"class_list":["post-3155","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","tag-activisme","tag-dictature","tag-jeunesse","tag-mediactivisme","tag-militaire","tag-peur","tag-reforme","tag-repression","tag-securite","tag-sensibilisation","tag-uruguay","tag-video","post-preview"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3155","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1248"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3155"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3155\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3575,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3155\/revisions\/3575"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3155"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3155"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3155"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}