 {"id":3889,"date":"2026-05-15T00:16:07","date_gmt":"2026-05-14T22:16:07","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/?p=3889"},"modified":"2026-05-15T10:20:50","modified_gmt":"2026-05-15T08:20:50","slug":"3889","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/2026\/05\/15\/3889\/","title":{"rendered":"La Teta Asustada &#8211; Claudia Llosa."},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\">\u00ab\u00a0La Teta Asustada : m\u00e9moire traumatique, corps subalternes et r\u00e9sistance dans le P\u00e9rou post-conflit\u00a0\u00bb<\/h1>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"706\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3890\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-2.png 500w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-2-212x300.png 212w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Le film \u201c<em>La Teta Asustada<\/em>\u201d intitul\u00e9 \u201c<em>Fausta<\/em>\u201d en France sorti en 2009 propose une immersion dans le quotidien de Fausta, une jeune fille qui souffre d\u2019un syndrome myst\u00e9rieux la \u201cteta asustada\u201d (litt\u00e9ralement \u201cle sein apeur\u00e9\u201d, transmis par sa m\u00e8re, viol\u00e9e pendant le conflit p\u00e9ruvien (1980-2000). Pour gu\u00e9rir, elle doit enterrer le corps de sa m\u00e8re, selon un rituel traditionnel dans leur village natal. Ce voyage r\u00e9v\u00e8le les m\u00e9canismes de silence, de subalternit\u00e9 et de r\u00e9sistance qui structurent la soci\u00e9t\u00e9 p\u00e9ruvienne post-conflit.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce film est le deuxi\u00e8me long m\u00e9trage de la r\u00e9alisatrice de ce film, Claudia Llosa. Elle utilise le cin\u00e9ma comme outil, pour donner la voix \u00e0 celles que l\u2019histoire officielle a souvent ignor\u00e9es. Ce film a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 au Festival international du film de Berlin (Berlinale) o\u00f9 il a re\u00e7u l\u2019<a href=\"https:\/\/www.cinelatino.fr\/film\/fausta\/\">Ours d\u2019or<\/a>, c\u2019est le premier film p\u00e9ruvien \u00e0 avoir re\u00e7u une si grande r\u00e9compense internationale.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Contexte :<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Entre 1980 et 2000 le P\u00e9rou a connu un conflit arm\u00e9 interne opposant l\u2019arm\u00e9e gouvernementale aux groupes r\u00e9volutionnaires du Sentier Lumineux (inspir\u00e9 par le mao\u00efsme) et du Mouvement r\u00e9volutionnaire Tupac Amaru. Ce conflit a fait pr\u00e8s de 70 000 morts, principalement parmi les populations quechuas des zones rurales, qui ont \u00e9t\u00e9 les premi\u00e8res victimes des violences. A partir de 1990, la guerre a \u00e9galement atteint Lima o\u00f9 les affrontements se sont multipli\u00e9s. Parmi les crimes les plus marquants de cette p\u00e9riode, les <a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/location\/americas\/south-america\/peru\/\">violences sexuelles<\/a> ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es comme arme de guerre par les diff\u00e9rents bellig\u00e9rants. Des milliers de femmes, en majorit\u00e9 quechuas, ont subi des violences, dont les traumatismes restent largement ignor\u00e9s ou ni\u00e9s par l\u2019Etat p\u00e9ruvien. Les s\u00e9quelles psychologiques de ces violences, transmises de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, ont profond\u00e9ment marqu\u00e9 les communaut\u00e9s affect\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Teta Asustada<\/em> s\u2019inscrit dans ce contexte en explorant la m\u00e9moire corporelle des violences, \u00e0 travers le syndrome du \u201csein apeur\u00e9\u201d (traduction en fran\u00e7ais de <em>La Teta Asustada<\/em>\u201d), une maladie li\u00e9e au stress post-traumatique, mais aussi une m\u00e9taphore des s\u00e9quelles collectives subies par les femmes quechuas. En donnant une voix \u00e0 ces traumatismes souvent pass\u00e9s sous silence, Claudia Llosa met en lumi\u00e8re les cons\u00e9quences durables de la guerre sur les corps et les esprits des survivantes et de leurs descendants.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Claudia Llosa :<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>N\u00e9e en 1976 \u00e0 Lima, Claudia Llosa est une figure majeure du nouveau cin\u00e9ma p\u00e9ruvien, marqu\u00e9 par une approche documentaire et onirique. <em>La Teta Asustada <\/em>est son deuxi\u00e8me long-m\u00e9trage, apr\u00e8s <em>Madeinusa (<\/em>2006), qui abordait les s\u00e9quelles de la guerre interne. Son cin\u00e9ma se caract\u00e9rise par un esth\u00e9tique minimaliste (plans fixes, sons ambiants) pour immerger le spectateur dans l\u2019exp\u00e9rience des personnages, par une focalisation sur les femmes indig\u00e8nes dont les corps deviennent des lieux de m\u00e9moire et de r\u00e9sistance et par une critique des \u00e9pist\u00e9mologies coloniales en opposant les savoirs traditionnels (rituels andins) aux discours m\u00e9dicaux occidentaux (qui pathologisent Fausta).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>R\u00e9ception :&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><em>La Teta Asustada<\/em> a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien accueillie par la critique. Le film a remport\u00e9 l\u2019Ours d\u2019Or au festival de Berlin en 2009, devenant ainsi le premier film p\u00e9ruvien \u00e0 obtenir un prix aussi prestigieux. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 aux Oscars dans la cat\u00e9gorie Meilleur film \u00e9tranger, et a cumul\u00e9 une quinzaine de nominations dans divers festivals \u00e0 travers le monde. Ces reconnaissances ont permis de mettre la lumi\u00e8re sur le cin\u00e9ma p\u00e9ruvien.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, au P\u00e9rou, <a href=\"https:\/\/www.madrimasd.org\/blogs\/imagen_cine_comunicacion_audiovisual\/2015\/05\/20\/126499\">la r\u00e9ception a \u00e9t\u00e9 plus contrast\u00e9e<\/a>. Si certains ont salu\u00e9 le film pour son courage \u00e0 aborder un sujet tabou comme les violences subies par les femmes quechuas pendant la guerre interne, d&rsquo;autres lui ont reproch\u00e9 une repr\u00e9sentation st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e de la pauvret\u00e9 et des populations indig\u00e8nes. Des critiques locales ont m\u00eame accus\u00e9 le film de renforcer des clich\u00e9s racistes, en montrant une image d\u2019un P\u00e9rou mis\u00e9rable qui ne refl\u00e9terait pas la r\u00e9alit\u00e9 du pays. Ces d\u00e9bats soulignent les tensions entre reconnaissance artistique et enjeux de repr\u00e9sentation, surtout dans un contexte o\u00f9 les in\u00e9galit\u00e9s sociales et raciales restent sensibles.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><strong>Synopsis :<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p><em>La Teta Asustada <\/em>suit Fausta, une jeune femme quechua marqu\u00e9e par l\u2019h\u00e9ritage traumatique de la guerre interne p\u00e9ruvienne (1980-1992), un conflit qui a profond\u00e9ment divis\u00e9 le P\u00e9rou et laiss\u00e9 des cicatrices notamment parmi les populations indig\u00e8nes et rurales. Fausta souffre du \u201csein apeur\u00e9\u201d (teta asustada), une maladie li\u00e9e \u00e0 une croyance populaire selon laquelle les femmes viol\u00e9es ou maltrait\u00e9es pendant cette p\u00e9riode auraient transmis, par leur lait maternel, une peur visc\u00e9rale \u00e0 leurs enfants. Ce syndrome, \u00e0 la fois m\u00e9taphore et r\u00e9alit\u00e9, incarne la transmission interg\u00e9n\u00e9rationnelle des traumatismes dans un pays o\u00f9 les violences contre les femmes, en particulier indig\u00e8nes, ont souvent \u00e9t\u00e9 ni\u00e9es ou pass\u00e9es sous silence.<\/p>\n\n\n\n<p>A la mort de sa m\u00e8re, elle se retrouve seule avec son oncle, dans un village andin o\u00f9 les ressources manquent. Pour subvenir \u00e0 ses besoins et au rapatriement du corps de sa m\u00e8re vers leur village natal, Fausta migre vers Lima, la capitale du P\u00e9rou. Rapatrier le corps de sa m\u00e8re devient une qu\u00eate essentielle pour lui offrir une s\u00e9pulture traditionnelle et apaiser son \u00e2me. Comme Fausta, au P\u00e9rou, de nombreuses femmes indig\u00e8nes issues des r\u00e9gions rurales et pauvres, sont contraintes de quitter leur terres pour trouver un travail dans les villes, elles occupent souvent des emplois pr\u00e9caires et invisibilis\u00e9s, comme celui de domestique.<\/p>\n\n\n\n<p>A Lima, Fausta trouve un emploi chez A\u00edda, une pianiste blanche ais\u00e9e qui vit dans un quartier hupp\u00e9. Un march\u00e9 se conclut entre les deux femmes : lorsque Fausta chantera une chanson en quechua, A\u00edda lui offrira une perle de son collier. Dans cette maison, Fausta fait la rencontre de No\u00e9, le jardinier en qui elle va avoir confiance puisqu\u2019il l\u2019\u00e9coute et l\u2019aide \u00e0 organiser le voyage pour rapatrier le corps de sa m\u00e8re. Quand elle y parvient enfin, elle peut faire son deuil. De retour \u00e0 Lima, elle accepte de se faire soigner pour enlever la pomme de terre. A la fin du film, on la voit marcher avec No\u00e9, lib\u00e9r\u00e9e de sa peur, pr\u00eate \u00e0 avancer.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"La Teta Asustada | Dir. Claudia Llosa | Una obra Maestra\" width=\"676\" height=\"380\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Wf5V4C3rcNU?start=3686&#038;feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Analyse d\u2019une sc\u00e8ne :&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>59\u201930 : La sc\u00e8ne de la chanson.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne s\u2019ouvre sur Fausta qui chante une chanson avec \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s A\u00edda. Le cam\u00e9raman les filme avec un plan large ce qui nous permet de les voir de la t\u00eate au pieds dans leur environnement. Elles sont toutes les deux, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la maison, A\u00edda arrose les plantes pendant que Fausta lui chante la chanson. En revanche, A\u00edda la coupe dans sa chanson et lui demande de chanter la chanson \u201cde la sir\u00e8ne\u201d, c\u2019est une chanson intitul\u00e9e \u201cel canto de la sirena\u201d. Le chant des sir\u00e8nes, dans la mythologie grecque fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des sir\u00e8nes mi-oiseau mi-femme qui envo\u00fbtent les navigateurs afin de les charmer et de les entra\u00eener vers la mort. Ici, dans le film, le chant des sir\u00e8nes fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 A\u00edda qui utilise cette chanson pour donner un souffle nouveau \u00e0 sa carri\u00e8re et qui, gr\u00e2ce aux chansons de Fausta, envo\u00fbtera ses spectateurs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>On sent que Fausta est forc\u00e9e \u00e0 chanter cette chanson, elle est dans la position d\u2019un esclave qui exaucerait tous les d\u00e9sirs de son ma\u00eetre. On a ici une relation \u201chi\u00e9rarchique\u201d entre les deux femmes. Le plan suivant va justifier ce propos puisqu\u2019\u00e0 la minute 59\u201950, on passe \u00e0 un gros plan o\u00f9 les deux femmes sont de profil. La silhouette d\u2019A\u00edda efface celle de Fausta, seule sa bouche est visible. La silhouette qui se dessine montre ce qu\u2019on pourrait assimiler \u00e0 un monstre, qui a deux bouches, dont celle de Fausta et ainsi qui vole son talent (le chant). Ce choix de plan n\u2019est pas anodin puisqu\u2019il repr\u00e9sente l\u2019effacement de Fausta derri\u00e8re A\u00edda qui va m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 lui voler ses chansons. Cette sc\u00e8ne marque ainsi le d\u00e9but d\u2019une nouvelle forme de violence envers Fausta, une violence silencieuse mais puissante.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"555\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-3-1024x555.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3891\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-3-1024x555.png 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-3-300x163.png 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-3-768x416.png 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-3-1536x832.png 1536w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-3-676x366.png 676w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2026\/05\/image-3.png 1906w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Image extraite de la sc\u00e8ne concern\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Sources :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Amnesty internationale, \u201cP\u00e9rou\u201d, [en ligne], <a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/location\/americas\/south-america\/peru\/\">https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/location\/americas\/south-america\/peru\/<\/a> , (consult\u00e9 le 10 mai 2026).<\/p>\n\n\n\n<p>Aquino Ordinola, Erika. \u00ab\u202fEl desencuentro de la mujer y la sexualidad femenina, y la resistencia de la memoria en la post violencia. Un an\u00e1lisis cr\u00edtico desde el filme <em>La Teta Asustada<\/em> \u202f\u00bb dans \u00ab\u202f\u202f\u00bb, \u00ab\u202fTravaux et documents hispaniques\u202f\u00bb, n\u00b0\u202f10, 2019. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Benevent Gonzalez, Silvina. \u00ab La m\u00e9moire de la peur dans <em>La Teta Asustada <\/em>de Claudia Llosa \u00bb, <em>L\u2019\u00c2ge d\u2019or<\/em>, n\u00b03, 2010.<\/p>\n\n\n\n<p>Darthou, Sonia. \u201cLe chant des sir\u00e8nes\u201d, Historia, 25 ao\u00fbt 2015. [en ligne] <a href=\"https:\/\/www.historia.fr\/societe-religions\/patrimoine\/le-chant-des-sirenes-2062118\">https:\/\/www.historia.fr\/societe-religions\/patrimoine\/le-chant-des-sirenes-2062118<\/a> , consult\u00e9 le 10 mai 2026.<\/p>\n\n\n\n<p>Lillo, Gast\u00f3n. \u201c\u2018La Teta Asustada\u2019 (Per\u00fa, 2009) de Claudia Llosa: \u00bfmemoria u Olvido?\u201d <em>Revista de Cr\u00edtica Literaria Latinoamericana<\/em>, vol. 37, no. 73, 2011, pp. 421\u201346.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Llosa, Claudia. <em>La Teta Asustada,<\/em> 2009. [en ligne] <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Wf5V4C3rcNU&amp;t=5424s\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Wf5V4C3rcNU&amp;t=5424s<\/a> , consult\u00e9 le 20 f\u00e9vrier 2026.<\/p>\n\n\n\n<p>Shaw, Deborah., et al. \u00ab Fonds de financement europ\u00e9ens et cin\u00e9ma latino-am\u00e9ricain : Alt\u00e9risation et cin\u00e9philie bourgeoise dans La Teta Asustada de Claudia Llosa \u00bb. Diog\u00e8ne, 2014\/1 n\u00b0 245, 2014. p.125-141.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0La Teta Asustada : m\u00e9moire traumatique, corps subalternes et r\u00e9sistance dans le P\u00e9rou post-conflit\u00a0\u00bb Le film \u201cLa Teta Asustada\u201d intitul\u00e9 \u201cFausta\u201d en France sorti en 2009 propose une immersion dans le quotidien de Fausta, une jeune fille qui souffre d\u2019un syndrome myst\u00e9rieux la \u201cteta asustada\u201d (litt\u00e9ralement \u201cle sein apeur\u00e9\u201d, transmis par sa m\u00e8re, viol\u00e9e pendant [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1616,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-3889","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","post-preview"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3889","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1616"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3889"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3889\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3895,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3889\/revisions\/3895"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3889"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3889"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3889"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}