 {"id":820,"date":"2019-03-15T17:49:52","date_gmt":"2019-03-15T16:49:52","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/?p=820"},"modified":"2019-03-17T23:19:41","modified_gmt":"2019-03-17T22:19:41","slug":"b-a-s-t-a-r-d-i-l-l-a-la-street-artiste-qui-envahit-le-monde-de-fresques-feministes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/2019\/03\/15\/b-a-s-t-a-r-d-i-l-l-a-la-street-artiste-qui-envahit-le-monde-de-fresques-feministes\/","title":{"rendered":"B a s t a r d i l l a : la street artiste qui envahit le monde de fresques f\u00e9ministes"},"content":{"rendered":"<div style=\"width: 904px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/static1.squarespace.com\/static\/571178c4044262398e3bae1e\/t\/59f0a0cedc2b4a285720aca4\/1508942077239\/luchamos_para_seguir_siendo_nosotxs_mismxs_john_berger_bastardilla?format=1000w\" alt=\"luchamos_para_seguir_siendo_nosotxs_mismxs_john_berger_bastardilla\" width=\"894\" height=\"1311\" \/><p class=\"wp-caption-text\">source:\u00a0http:\/\/www.bastardilla.org\/hogardepapel\/*lxssnm<\/p><\/div>\n<p align=\"justify\">En Colombie, le street art explose dans les ann\u00e9es 2000 envahissant les rues de couleurs, cet art est souvent un outil de d\u00e9nonciation du syst\u00e8me politique ainsi que de la violence r\u00e9gnant dans le pays. Bastardilla est une street artiste venant de Bogota, elle tapisse la capitale colombienne d\u2019images de femmes, mais on retrouve aussi son travail dans d\u2019autres pays tels que la Belgique, l\u2019Allemagne ou l\u2019Italie o\u00f9 elle travaille avec de nombreux artistes.<\/p>\n<h2 align=\"justify\"><a name=\"_GoBack\"><\/a> <b>Le blog<\/b><\/h2>\n<p align=\"justify\">Le blog de Bastardilla est une arme po\u00e9tique et un hommage \u00e0 la r\u00e9sistance et \u00e0 l\u2019<em>empoderamiento<\/em> des femmes, on y retrouve des dessins revendiquant la place de la femme dans la soci\u00e9t\u00e9 colombienne\u00a0; comme sur ce dessin ou une femme d\u00e9racine des godets de pelleteuses dont les racines sont des cr\u00e2nes humains, tandis que sa fille porte dans ses bras un arbre \u00e0 replanter. Les femmes et la nature sont des th\u00e8mes r\u00e9currents de ses \u0153uvres et marquent notamment son opposition au machisme, au capitalisme et ici \u00e0 l\u2019exploitation de la terre.<\/p>\n<p align=\"justify\"><!--more--><\/p>\n<p align=\"justify\">Bien qu&rsquo;elle soit majoritairement connue pour son travail urbain, sur son blog, Bastardilla accompagne les photos de ses \u0153uvres de ses propres photos et dessins, ainsi que de citations, textes ou po\u00e8mes d\u2019autres artistes f\u00e9ministes ou engag\u00e9s comme elle. L\u2019organisation du blog permet parfois de d\u00e9couvrir des d\u00e9tails de ses \u0153uvres qui sont en r\u00e9alit\u00e9 des fresques murales de plusieurs m\u00e8tres de haut. Les photos se succ\u00e8dent proposant des prises de vues proches, puis plus \u00e9loign\u00e9es de l\u2019\u0153uvre ce qui permet d\u2019observer des \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9cis que l\u2019on aurait pu manquer \u00e0 l\u2019\u0153il nu.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"https:\/\/scontent-cdt1-1.xx.fbcdn.net\/v\/t1.15752-9\/51985915_2049050948721044_6815754443212980224_n.jpg?_nc_cat=104&amp;_nc_ht=scontent-cdt1-1.xx&amp;oh=bbc7a8033cac5fbb121678553c22f8f5&amp;oe=5CDECA1D\" width=\"237\" height=\"399\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">Ses \u0153uvres sont souvent vivement color\u00e9es et comportent de nombreux d\u00e9tails. Une technique que l\u2019on la voit utiliser fr\u00e9quemment dans les vid\u00e9os o\u00f9 elle cr\u00e9e ses fresques murales de tr\u00e8s grande taille est de faire des effets avec un balai ou une brosse. Cette technique semble donner vie et mouvement aux personnages. Leurs visages sont souvent expressifs et les femmes qu\u2019elle repr\u00e9sente semblent fortes, ce qui revendique une repr\u00e9sentation plus juste des femmes dans la vie politique, sociale et culturelle du pays.<\/p>\n<blockquote>\n<h5 align=\"justify\"><strong>\u00ab\u00a0Pues si pinto muchas mujeres, pues porque es una elaboraci\u00f3n super personal de mi vida. Nac\u00ed mujer y me ha tocado lidiar\u00a0\u00a0ese tipo de cosas, lidiar con que me quieran violar, lidiar con que no me tomen en cuenta para algunas cosas, lidiar con una manera de ver el mundo que gira alrededor de los hombres.\u00a0\u00bb\u00a0<\/strong><\/h5>\n<p style=\"text-align: right\"><em>Bastardilla<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p align=\"justify\">\u00ab\u00a0Je peins beaucoup de femmes, parce que c&rsquo;est une \u00e9laboration tr\u00e8s personnelle de ma vie. Je suis n\u00e9e femme et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 ce type de choses, confront\u00e9e \u00e0 ceux qui voulaient me violer, confront\u00e9e \u00e0 ceux qui ne me prenaient pas en compte pour certaines choses, confront\u00e9e \u00e0 une mani\u00e8re de voir le monde qui tourne autour des hommes.\u00a0\u00bb\u00a0<em>Bastardilla\u00a0<\/em>(Propos tir\u00e9s du reportage vid\u00e9o <em>D\u00e9fense d&rsquo;afficher, <\/em>France 3, 2012, transcrits pas Maria Alejandra Hernandez Moreno)<\/p>\n<p align=\"justify\">On retrouve aussi beaucoup dans son \u0153uvre l\u2019h\u00e9ritage indig\u00e8ne de la Colombie. La forte pr\u00e9sence de la nature ainsi que la r\u00e9cup\u00e9ration des codes et racines indig\u00e8nes (couleurs, tenues, traditions) est per\u00e7ue comme forme de protestation contre le capitalisme mais aussi comme la promotion des valeurs essentielles que sont l\u2019humanit\u00e9 et la nature. Ainsi, Bastardilla r\u00e9cup\u00e8re les valeurs traditionnelles attribu\u00e9es aux femmes pour en faire une arme contre l\u2019avanc\u00e9e de la globalisation et l\u2019exploitation des femmes.<\/p>\n<p align=\"justify\">Son blog\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.bastardilla.org\/\">http:\/\/www.bastardilla.org\/<\/a><\/p>\n<h2 align=\"justify\"><b>Bastardilla en vid\u00e9o<\/b><\/h2>\n<p align=\"justify\">Bastardilla a aussi une chaine Vimeo sur laquelle elle poste des vid\u00e9os sur ses \u0153uvres mais aussi sur d\u2019autres th\u00e8mes. Les vid\u00e9os peuvent pr\u00e9senter une \u0153uvre en apportant des pr\u00e9cisions sur son contexte, c\u2019est le cas par exemple de <i>ANA FABRICIA CORDOBA<\/i> o\u00f9 la vid\u00e9o m\u00eale des images de la vie du quartier o\u00f9 prend place l\u2019\u0153uvre avec des images du processus de cr\u00e9ation de la fresque. Dans ces vid\u00e9os Bastardilla aime surprendre les regards curieux des passants sur son travail. Cette vid\u00e9o porte aussi un fort message politique, pr\u00e9sent d\u00e9j\u00e0 dans son nom qui est celui d\u2019une militante qui \u0153uvrait notamment pour les droits des populations d\u00e9plac\u00e9es part les conflits en Colombie assassin\u00e9e en juin 2011 pour son combat.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les vid\u00e9os sont g\u00e9n\u00e9ralement accompagn\u00e9es d\u2019une bande son portant un message politique c\u2019est le cas de la vid\u00e9o <i>Baladas para un juego camuflado<\/i>, o\u00f9 Bastardilla d\u00e9nonce la violence notamment permise par les gouvernements dont le commerce et l\u2019\u00e9conomie reposent sur le march\u00e9 des armes \u00e0 feu. Une des musiques de cette vid\u00e9o s\u2019intitule <i>No al servicio militar\u00a0<\/i> du groupe Polikarpa y sus viciosas. Des paroles fortes et anti-militaires \u00ab\u00a0Ya no quiero mas soldados. Asesinos a sueldo del gobierno\u00a0\u00bb pour d\u00e9noncer encore une fois la violence en Colombie.<\/p>\n<p align=\"justify\">La vid\u00e9o A<span style=\"font-family: MS Gothic, serif\">\u2601<\/span>L<span style=\"font-family: MS Gothic, serif\">\u2601<\/span>T<span style=\"font-family: MS Gothic, serif\">\u2601<\/span>O montre les quartier ou prend place une des \u0153uvres de Bastardilla, on y voit les habitantes se tressant les cheveux et les t\u00e9l\u00e9ph\u00e9riques menant au quartier en hauteur de la ville de La Paz.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"A\u2601L\u2601T\u2601O\/ BOLIVIA\" src=\"https:\/\/player.vimeo.com\/video\/275226108?dnt=1&amp;app_id=122963\" width=\"676\" height=\"380\" frameborder=\"0\" allow=\"autoplay; fullscreen; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p align=\"justify\">source :\u00a0https:\/\/vimeo.com\/275226108<\/p>\n<p align=\"justify\">Sa cha\u00eene Vimeo :\u00a0<a href=\"https:\/\/vimeo.com\/bastardilla\">https:\/\/vimeo.com\/bastardilla<\/a><\/p>\n<p align=\"justify\"><b>Trenza<\/b><\/p>\n<p align=\"justify\">Trenza est une \u0153uvre murale r\u00e9alis\u00e9e par Bastidilla en 2017. Elle repr\u00e9sente sept femmes li\u00e9es par leurs chevelures tress\u00e9es formant une sorte de toile d\u2019araign\u00e9e. Dans cette toile semble comme emprisonn\u00e9e, une paire de ciseaux v\u00eatue comme les membres du Klu Klux Klan except\u00e9 que la croix pr\u00e9sente sur leur poitrine est remplac\u00e9e sur la fresque par un dollar. La paire de ciseaux repr\u00e9senterait donc le capitalisme captur\u00e9 par les femmes. La fresque est une vue en contre-plong\u00e9e de la sc\u00e8ne. Les femmes repr\u00e9sent\u00e9es dans des tons chauds semblent chaleureuses en opposition avec la froideur du personnage central.<\/p>\n<div style=\"width: 1461px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.urbanitewebzine.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/bastardilla_galicia_ordes_femicidio_1.jpg\" alt=\"\" width=\"1451\" height=\"665\" \/><p class=\"wp-caption-text\">source :\u00a0https:\/\/i1.wp.com\/www.urbanitewebzine.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/bastardilla_galicia_ordes_femicidio_1.jpg<\/p><\/div>\n<p align=\"justify\">Les tresses sont un \u00e9l\u00e9ment r\u00e9current de l\u2019univers de Bastardilla. En effet, une page de son blog intitul\u00e9e A<span style=\"font-family: MS Gothic, serif\">\u2601<\/span>L<span style=\"font-family: MS Gothic, serif\">\u2601<\/span>T<span style=\"font-family: MS Gothic, serif\">\u2601<\/span>O montre des photos de femmes se faisant des tresses prise dans le quartier El Alto de La Paz en Bolivie ainsi qu\u2019une vid\u00e9o d\u2019une de ses \u0153uvres visible depuis le t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique permettant d\u2019acc\u00e9der \u00e0 ce quartier. A la fin de cette page se trouve un texte \u00e9crit par Yola Mamani, une femme chola expliquant la relation culturelle complexe des femmes cholas \u00e0 leur coiffure. Elle explique que diff\u00e9rentes croyances y sont attach\u00e9es, par exemple lorsque sa m\u00e8re est triste, tresser ses cheveux est un rituel lui permettant de chasser les mauvaises \u00e9nergies. Qu\u2019il ne faut pas jeter ses cheveux par terre car un oiseau pourrait les ramasser pour faire son nid et que cela rend le cuir chevelu plus sensible ou encore car une fois morte il faudra les ramasser un \u00e0 un. Elle explique ensuite, que cette chevelure faisant leur fiert\u00e9 et v\u00e9hiculant de nombreuses significations, peut aussi \u00eatre l\u2019instrument de punitions. En effet, on r\u00e9p\u00e8te aux jeunes femmes de ne pas fr\u00e9quenter d\u2019hommes mari\u00e9s et de ne pas commettre d\u2019adult\u00e8re. Si elles le font, leur punition peut \u00eatre de couper leurs cheveux. Une punition unilat\u00e9rale puisque un homme n\u2019a lui, jamais de punition pour le m\u00eame genre de comportements. Yola Mamani termine en expliquant que \u00e0 la campagne, se faire couper les cheveux est presque la mort civile des femmes qui, m\u00eame si on ne sait pourquoi elles ont les cheveux coup\u00e9s, seront mal vues par leur communaut\u00e9.<\/p>\n<p align=\"justify\">Sur cette \u0153uvre les tresses auraient donc un double sens, les femmes se r\u00e9approprient le pouvoir de leurs cheveux pour lutter contre le capitalisme. Le personnage emprisonn\u00e9 a la forme d&rsquo;une paire de ciseaux, ustensile utilis\u00e9 pour couper les cheveux des femmes pour les punir de mani\u00e8re injuste. Les cheveux, symbole d\u2019ali\u00e9nation des femmes est ici resignifi\u00e9\u00a0comme un moyen de lutte, puisque c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 eux que les femmes capturent leur ennemi. La paire de ciseaux symbolise donc le patriarcat, sa tenue le racisme et le symbole en forme de dollar sur sa \u00ab\u00a0potrine\u00a0\u00bb le capitalisme. Autant de barri\u00e8res \u00e0 la libert\u00e9 des femmes chola qui, non seulement subissent des discriminations de par leur statut de femmes, mais aussi de par leur ethnie et leur classe sociale.<\/p>\n<p align=\"justify\">Sur cette fresque, des femmes s\u2019unissent pour lutter contre le racisme, le patriarcat, le capitalisme, tant de caract\u00e9ristique violentes et omnipr\u00e9sentes dans leur quotidien, que l\u2019union leur permet de vaincre.<\/p>\n<div style=\"width: 746px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/static1.squarespace.com\/static\/571178c4044262398e3bae1e\/t\/5b1cf4b36d2a73a4cf35f239\/1528624321910\/trenzas_emi.JPG?format=1500w\" alt=\"La preciosa Emiliana Quispe trenz\u00c3\u00a1ndose&amp;nbsp; ( Capturas en Oruro)\" width=\"736\" height=\"414\" \/><p class=\"wp-caption-text\">source :\u00a0http:\/\/www.bastardilla.org\/new-project-2\/<\/p><\/div>\n<p align=\"justify\">Le street art est aussi un choix de support accessible \u00e0 tous. Bastardilla veut que ses \u0153uvres puissent \u00eatre admir\u00e9es par chacun sans avoir besoin de codes particuliers pour les lire ou les comprendre : une mani\u00e8re de rendre l\u2019art et la culture universels. Elle a d\u2019ailleurs refus\u00e9 de travailler pour de grandes entreprises estimant que en un sens, cela lui \u00f4terait un peu de sa libert\u00e9 d\u2019expression. Son travail est g\u00e9n\u00e9ralement bien re\u00e7u, car bien que le street art soit au d\u00e9part une forme d&rsquo;art criminalis\u00e9e dans l&rsquo;espace public, elle est l\u00e9gale en Colombie depuis 2011. De nombreux articles de web-magazines parlant de la culture urbaine reconnaissent son travail. Elle est aujourd&rsquo;hui consid\u00e9r\u00e9e comme une des street artistes colombiennes les plus reconnue nationalement et internationalement.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le blog de Bastardilla est une v\u00e9ritable plong\u00e9e dans son univers. Photos, musiques, po\u00e8mes et \u00e9crits nous font comprendre le sens de ses \u0153uvres. C\u2019est donc \u00e0 travers des fresques murales immenses et visibles par tout le monde que Bastardilla propose sa vision de la vie, une vision transmettant des messages de douceur, d\u2019espoir, d\u2019indignation et de r\u00e9sistance face \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 violente. Bastardilla s\u2019attache \u00e0 faire comprendre que les femmes et la nature sont autant de r\u00e9ponses \u00e0 la violence et \u00e0 la domination masculine qui r\u00e8gnent dans nos soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<h2 align=\"justify\"><b>Pour en savoir plus sur Bastardilla<\/b><\/h2>\n<ul>\n<li>Sur facebook\u00a0:<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\"><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/Bastardilla-117121991777402\/\">https:\/\/www.facebook.com\/Bastardilla-117121991777402\/<\/a><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p align=\"justify\">Ou encore via le web-reportage D\u00c9FENSE D\u2019AFFICHER\u00a0:<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\"><a href=\"https:\/\/www.dailymotion.com\/video\/xpasis\">https:\/\/www.dailymotion.com\/video\/xpasis<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Colombie, le street art explose dans les ann\u00e9es 2000 envahissant les rues de couleurs, cet art est souvent un outil de d\u00e9nonciation du syst\u00e8me politique ainsi que de la violence r\u00e9gnant dans le pays. Bastardilla est une street artiste venant de Bogota, elle tapisse la capitale colombienne d\u2019images de femmes, mais on retrouve aussi [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":647,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3477],"tags":[3516,158,152379,46732,68582],"class_list":["post-820","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cyberculture-2","tag-artivisme","tag-colombie","tag-empoderamiento","tag-feminisme","tag-street-art","post-preview"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/820","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/647"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=820"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/820\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1662,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/820\/revisions\/1662"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=820"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=820"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=820"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}