 {"id":998,"date":"2019-03-15T21:28:15","date_gmt":"2019-03-15T20:28:15","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/?p=998"},"modified":"2019-04-15T14:45:04","modified_gmt":"2019-04-15T12:45:04","slug":"colectivo-dexpierte-un-reveil-historique-a-coup-de-peinture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/2019\/03\/15\/colectivo-dexpierte-un-reveil-historique-a-coup-de-peinture\/","title":{"rendered":"Colectivo Dexpierte : Un r\u00e9veil historique \u00e0 coup de peinture?"},"content":{"rendered":"<h3><span style=\"color: #993366\">Ne pas oublier : la Colombie face au conflit<\/span><\/h3>\n<p>Comment r\u00e9\u00e9crire l\u2019histoire ? Comment avancer sans pour autant oublier ? La Colombie a fait face \u00e0 des d\u00e9cennies de <a href=\"https:\/\/classe-internationale.com\/2014\/10\/20\/colombie-le-plus-vieux-conflit-arme-interne-au-monde\/#_ftn2\">guerre civile<\/a>\u00a0, mais tente tant bien que mal de s\u2019en sortir. Les discours cr\u00e9ent l\u2019Histoire, cr\u00e9e la m\u00e9moire. Mais le r\u00e9cit d\u00e9coupe, simplifie, efface et laisse de c\u00f4t\u00e9 nombre de victimes dont la reconstruction est doublement difficile. Donc que faire ?<\/p>\n<p>Le Colectivo Dexpierte propose d\u2019immortaliser les disparus, les assassin\u00e9s, les victimes dont on tente d\u2019oublier, parfois pour ne pas souffrir, parfois pour ne pas chercher \u00e0 savoir de qui est la faute.<br \/>\nPhotographier des street arts qui font parl\u00e9s les disparus, c\u2019est ce que propose le Colectivo Dexpierte : ne pas perdre de vue ceux qui ont soufferts \u00e0 travers un premier acte : le street art. Visible par tous les passants puis transmis \u00e0 tous \u00e0 travers le monde gr\u00e2ce au cyberespace. Faire m\u00e9moire de la m\u00e9moire, contre les diffamations, contre ceux qui veulent faire taire, contre des discours h\u00e9g\u00e9moniques et \u00e9crasants. Voil\u00e0 <!--more-->ce que propose les membres de ce collectif.<\/p>\n<h3><span style=\"color: #993366\">Qui sont le Colectivo Dexpierte?<\/span><\/h3>\n<p>Dexpierte a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par 3 \u00e9tudiants de sociologie de l\u2019Universit\u00e9 de Santo Tom\u00e1s de Bogot\u00e1 en 2010(CreadoresCriollos, 2017). En 2006\/2007, Bogot\u00e1 vit alors un essor d\u2019art sur ses murs tandis que des mouvements sociaux voyaient le jour autour de la r\u00e9cup\u00e9ration de la m\u00e9moire notamment avec le <a href=\"https:\/\/www.peaceinsight.org\/fr\/conflicts\/colombia\/peacebuilding-organisations\/movimiento-de-victimas-de-crimenes-de-estado-movice\/\">Movimiento de v\u00edctimas de cr\u00edmenes de Estado<\/a>(Romero, 2017)\u00a0 . Le collectif se positionne comme un acte de r\u00e9sistance, de resignification de l\u2019espace public comme espace de transgression, pour permettre d\u2019int\u00e9grer un nouveau discours dans un espace du quotidien. Un quotidien qui attire l\u2019\u0153il de tous, m\u00eame celui n\u2019acc\u00e9dant pas aux discours acad\u00e9miques et autres. Dexpierte , tant son nom, son manifeste et ses actions am\u00e8ne \u00e0 la r\u00e9-action, litt\u00e9ralement il appelle \u00e0 se r\u00e9veiller , mais aussi \u00e0 r\u00e9veiller des histoires de vie endormies sous des douleurs, des mensonges et des secrets d\u2019Etat. Dexpierte crie contre l\u2019oubli, le silence et l\u2019inaction d\u2019un mauvais r\u00eave.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center\">\u00ab\u00a0Somos una invitaci\u00f3n a recorrer los olvidos generados e interpuestos con el tiempo y la historia de la cual hemos hecho parte lxs colombianxs; olvidos marcados por la mentira, el silencio y dominio como parte estructural de un sistema pol\u00edtico y econ\u00f3mico genocida con su propio pueblo\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Colectivo Dexpierte<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lorsque nous ouvrons leur\u00a0<a href=\"http:\/\/dexpierte.blogspot.com\/p\/prueba.html\">blog<\/a>\u00a0 beaucoup de choses attaquent l\u2019\u0153il, l\u2019orange presque criard sur fond violet mais, ce qui marque le plus, c\u2019est cette image de fond qui accompagnera la d\u00e9ambulation \u00e0 travers les diff\u00e9rents posts : des visages sans noms, d\u2019hommes et de femmes. On comprend alors que ce sont les voix du peuple colombien que l\u2019on cherche \u00e0 faire entendre. Sur la page principal, ces yeux ne nous quittent jama<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1543 alignright\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2019\/03\/Dexpierte-blog-capture-e1552543875456-300x143.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"143\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2019\/03\/Dexpierte-blog-capture-e1552543875456-300x143.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2019\/03\/Dexpierte-blog-capture-e1552543875456-768x367.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2019\/03\/Dexpierte-blog-capture-e1552543875456-1024x490.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2019\/03\/Dexpierte-blog-capture-e1552543875456-676x323.jpg 676w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2019\/03\/Dexpierte-blog-capture-e1552543875456.jpg 1284w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>is lorsque l\u2019on d\u00e9file les billets : une photo d\u2019un street art, des photos qui illustrent ce travail soit des graffeurs, des images source d\u2019inspiration, un texte, plus ou moins long, plus ou moins engag\u00e9, plus ou moins po\u00e9tique souvent accompagn\u00e9 d\u2019une vid\u00e9o.<\/p>\n<p>Dexpierte s\u2019engage et fait parler les artistes mais aussi les passants, tant ceux qui appr\u00e9cient l\u2019initiative que ceux qui souhaiteraient une plus grande discr\u00e9tion sur ces th\u00e9matiques. Ainsi, ils proposent des r\u00e9flexions sur ceux qui raturent et s\u2019opposent lorsque certains matins, la fresque a \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9e. Leur nom m\u00eame appelle \u00e0 la r\u00e9flexion intersectionnelle en y introduisant le x propre au discours inclusif. En effet, ils mettent des visages \u00e0 la fois sur les engag\u00e9s politiques disparus mais aussi la lutte de tous, avec des visages moins connus. C&rsquo;est ainsi que Dexpierte s&rsquo;approprie deux espaces : une r\u00e9appropriation de l&rsquo;espace public et un travail d&rsquo;archive sur le cyberespace. Ils allient un travail artistique \u00e0 l&rsquo;engagement politique, la construction d&rsquo;une histoire. Le street art est maintenant reconnu comme un art \u00e0 part enti\u00e8re et cela signifie qu&rsquo;il fera partie de l&rsquo;Histoire de l&rsquo;art et par cons\u00e9quent sera une nouvelle source d&rsquo;archive historique. C&rsquo;est donc avec cette rencontre avec le virtuel que Dexpierte participe au portrait de victimes du conflit pour qu&rsquo;ils ne soient pas oubli\u00e9 par l&rsquo; Histoire colombienne.<\/p>\n<p>Le street art est malheureusement vou\u00e9 \u00e0 souffrir du temps\u00a0: le climat, la pollution mais aussi l\u2019interdiction de peindre dans certains cas dans les lieux publics et les opposants \u00e0 des messages port\u00e9s font que, certains matins, ce qui \u00e9tait devenu le quotidien de certains passants se retrouvent transform\u00e9. Vrai espace d\u2019opposition, de r\u00e9sistance mais aussi d\u2019oppression, le cyberespace offre un lieu d\u2019expression libre, plus difficile \u00e0 contr\u00f4ler permettant de raconter l\u2019Histoire depuis ceux qui ont souffert et ceux qui se sont fait taire. Le cyberespace repr\u00e9sente un outil pour renforcer ces activit\u00e9s, les l\u00e9gitimer en les faisant conna\u00eetre et \u00e0 rassembler plusieurs disciplines\u00a0: le street art, la po\u00e9sie, la vid\u00e9o, mais aussi des manifestes ou des reportages. Le blog de Dexpierte permet\u00a0de cr\u00e9er des liens entre collectifs et artistes, notamment \u00e0 travers des hyperliens nous permettant d\u2019acc\u00e9der \u00e0 plusieurs productions et plusieurs travaux. Il y a un but,\u00a0 non revendiqu\u00e9, d\u2019une cr\u00e9ation d\u2019une nouvelle forme de citoyennet\u00e9, celle qui d\u00e9passe la peur d\u2019ann\u00e9es de violences soufferts et qui, \u00e0 travers l\u2019art, les pseudos redonne la parole au peuple.<\/p>\n<p>Ce blog permet de complexifier ce travail fait dans la rue, de le compl\u00e9ter en mettant en lumi\u00e8re le travail en groupe, les r\u00e9ponses \u00e0 cette image et en donnant des mots d\u2019explications ou qui poussent le message du graffiti plus loin, ce que cet art ne permet puisqu\u2019il doit \u00eatre compris d\u2019un premier coup d\u2019\u0153il. En plus, c\u2019est un outil encore accessible pour la majorit\u00e9 des personnes qui vivent en ville. Certains liens m\u00e8nent \u00e0 d\u2019autres plateformes utilis\u00e9s par le collectif et permettent l\u2019augmentation de texte \u00e0 travers la section de commentaire. Cela s\u2019est encore plus accentu\u00e9 avec l\u2019utilisation d<a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/dexpierte_colectivo\/?hl=fr\">\u2019instagram<\/a>, qu\u2019ils utilisent depuis 2015. De plus la partie \u00ab\u00a0Reflexiones\u00a0\u00bb sur le blog invite \u00e0 la publication d&rsquo;auteurs ext\u00e9rieures au projet pour r\u00e9fl\u00e9chir sur la place de la m\u00e9moire dans ce type de conflit (Otra Memoria, 2018).<\/p>\n<p>De plus on peut acc\u00e9der \u00e0 une cartographie qui permet de localiser les diff\u00e9rentes \u0153uvres, mais aussi, de comprendre le contexte social et d&rsquo;acc\u00e9der aux \u0153uvres faites par un m\u00eame collectif ou par un m\u00eame artiste. Elle permet aussi de diff\u00e9rencier les \u0153uvres collaboratives, o\u00f9 le collectif organise la rencontre avec les citoyens et permet leur participation.<\/p>\n<h3><span style=\"color: #993366\">Loupe sur quelques travaux<\/span><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-1542 aligncenter\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/arts-innovation-amerique-latine\/files\/2019\/03\/1-300x127.jpg\" alt=\"\" width=\"523\" height=\"233\" \/><\/p>\n<p>Cette \u0153uvre publi\u00e9e sur le blog en f\u00e9vrier 2012 venant des rues de Bogot\u00e1. Cette \u0153uvre est un appel \u00e0 la m\u00e9moire, avec la r\u00e9p\u00e9tition du texte \u00ab\u00a0No te olvides\u00a0\u00bb (n\u2019oublie pas) sur la partie droite, le travail de photographe qui met sur papier une image, fige dans le temps (Barthes, 1980) un visage, un regard. Cette \u0153uvre interpelle, dans un premier temps, le passant puis l\u2019internaute en appelant avec un imp\u00e9ratif \u00ab\u00a0REGISTRA EN TU MEMORIA\u00a0\u00bb (enregistre dans ta m\u00e9moire) \u00e0 marquer avec une image ce moment de l\u2019histoire. Pour renforcer cet appel, cette personne qui occupe un tiers de la photo qui immortalise gr\u00e2ce \u00e0 son regard et l\u2019acte de photographier. Une \u0153uvre dans l\u2019\u0153uvre puisqu\u2019\u00e0 la fois le r\u00e9sultat que l\u2019on regarde est issu du m\u00eame acte. L\u2019autre moiti\u00e9, est occup\u00e9 par le regard du r\u00e9sistant que l\u2019on identifie par sa cagoule propre au symbole des gu\u00e9rillas. Sur ce visage, apparaissent une foule de t\u00eate de mort. Contrairement au reste de l\u2019\u0153uvre, les yeux sont repr\u00e9sent\u00e9s de fa\u00e7on extr\u00eamement r\u00e9aliste\u00a0: comme pour rappeler que peu importe le camp, ce sont tous des humains qui luttent et se battent. Cette photo est accompagn\u00e9e par un po\u00e8me :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center\">Historias de luchas<br \/>\nHistorias de vida<br \/>\nHistorias de territorios<br \/>\nSilencios, Mentiras y Olvidos<br \/>\nNegarla&#8230; es negar la historia<br \/>\nes negar el mensaje que ella misma lleva en su simbolog\u00eda.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">Ven a beber y a luchar en la calle.<br \/>\nProtestan porque manchas de lefa su cama<br \/>\ncuando est\u00e1n en la sierra el fin de semana.<br \/>\nQu\u00e9males la casa, no tienen perd\u00f3n.<br \/>\nTe odian porque escuchas a DEF CON DOS.<br \/>\nVen a beber y a luchar en la calle.<br \/>\nEn la calle&#8230;<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ce po\u00e8me fait alors appel \u00e0 ce qui est l&rsquo;essence m\u00eame de ce projet : les histoires de luttes, de vie et de territoires, faire face \u00e0 la n\u00e9gation.<\/p>\n<p>Un autre <a href=\"http:\/\/dexpierte.blogspot.com\/search?updated-max=2013-07-06T12:24:00-07:00&amp;max-results=15&amp;start=16&amp;by-date=false\">post<\/a>, dat\u00e9 de Mars 2013, pr\u00e9sente une vid\u00e9o du travail collaboratif effectu\u00e9 lors de l&rsquo;anniversaire des 7 ans de disparition de Jaime G\u00f3mez, leader politique\u00a0 port\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.notimerica.com\/politica\/noticia-colombia-forenses-confirman-muerte-jaime-gomez-asesor-senadora-piedad-cordoba-20060424171714.html\">disparu le 21 mars 2006 et retrouv\u00e9 mort<\/a> un mois plus tard.\u00a0 Dans ce billet, le collectif fait archive de l\u2019\u0153uvre de collage, ils r\u00e9v\u00e8lent alors, le travail en groupe, d\u00e9construit l\u2019image du graffeur solitaire qui agit dans l\u2019ombre. Non, au contraire, ces artistes munis de pots de peinture et de colles remontent leurs manches en pleine lumi\u00e8re pour peindre et coller le visage de Jaime G\u00f3mez. Cette archive num\u00e9rique est un petit reportage de 8 minutes, cela nous permet de rendre compte du travail effectu\u00e9 sur ces fresques\u00a0: le groupe qui s\u2019est mobilis\u00e9 montre que ce ne sont pas des actes isol\u00e9s. Ce billet est accompag\u00e9 d&rsquo;un texte de la fille de Jaime\u00a0G\u00f3mez, qui encore une fois fait appel \u00e0 ce c\u00f4t\u00e9 humain, intime qui caract\u00e9rise toutes les victimes du conflit.<\/p>\n<p>Sources :<\/p>\n<p>Barthes, Roland, 1980 \u00ab\u00a0La chambre claire\u00a0\u00bb, Gallimard, p.192<\/p>\n<p>CreadoresCriollos, 2017, \u00ab\u00a0La resistencia y la memoria en el grafiti del Colectivo Dexpierte\u00a0\u00bb, [<a href=\"http:\/\/cartelurbano.com\/arte\/la-resistencia-y-la-memoria-en-el-grafiti-del-colectivo-dexpierte\">En ligne<\/a>, consult\u00e9 le 12\/02\/2019]<\/p>\n<p>Otra Memoria, 2018, \u00ab\u00a0Graffiti : Web Dexpierte\u00a0\u00bb, [<a href=\"http:\/\/www.otrasmemorias.com.ar\/arte-y-fuentes-orales\/graffiti-web-dexpierte\/\">En ligne<\/a>\u00a0, consult\u00e9 le 14\/03\/2019]<\/p>\n<p>Radio Itinerante, 2013, \u00ab\u00a0Entrevista al colectivo de intervenci\u00f3n urbana \u00ab\u00a0Dexpierte\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0, [<a href=\"http:\/\/Entrevista al colectivo de intervenci\u00f3n urbana &quot;Dexpierte\">En ligne<\/a>, consult\u00e9 le 14\/03\/2019]<\/p>\n<p>Romero , Carolina, 2017, \u00ab\u00a0La resistencia y la memoria en el grafiti del Colectivo Dexpierte\u00a0\u00bb [<a href=\"http:\/\/cartelurbano.com\/arte\/la-resistencia-y-la-memoria-en-el-grafiti-del-colectivo-dexpierte\">En ligne<\/a> , consult\u00e9 le 12\/02\/2019]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ne pas oublier : la Colombie face au conflit Comment r\u00e9\u00e9crire l\u2019histoire ? Comment avancer sans pour autant oublier ? La Colombie a fait face \u00e0 des d\u00e9cennies de guerre civile\u00a0, mais tente tant bien que mal de s\u2019en sortir. Les discours cr\u00e9ent l\u2019Histoire, cr\u00e9e la m\u00e9moire. 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