 {"id":263,"date":"2010-11-22T17:07:34","date_gmt":"2010-11-22T16:07:34","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/bca\/?page_id=263"},"modified":"2013-12-20T10:21:52","modified_gmt":"2013-12-20T09:21:52","slug":"session-4","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/bca\/colloque-nov-2007\/resumes-des-communications\/session-4\/","title":{"rendered":"Session 4"},"content":{"rendered":"<h3>La tradition orale du S\u00e9n\u00e9gal: corpus, lieu de stockage, conservation<\/h3>\n<p><em>Lylian Kesteloot<\/em><\/p>\n<p>On n&rsquo;a aucune id\u00e9e de l&rsquo;importance de la tradition orale dans ce pays. On sait seulement su&rsquo;elle est grande. Le corpus est loin d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement recens\u00e9, encore moins recolt\u00e9. La sonoteque de l&rsquo;Ifan a selectionn\u00e9 une dizaine d&rsquo;\u00e9pop\u00e9es, plusieurs dizaines de chroniques, des centaines de contes et fables, des mythes et des chants par centaines \u00e9galement, bref, environ 1500 cassettes de soixante minutes .<br \/>\nEn dehors de l&rsquo;Ifan, il n&rsquo;y a gu\u00e8re que le service du patrimoine au Minist\u00e8re de la culture qui a recueilli le fonds laiss\u00e9 par les archives culturelles, soit plus au moins 500 enregistrements.<br \/>\nEnfin il existe des collections priv\u00e9es, comme celle de Rapha\u00ebl Ndiaye sur les textes et chants serer, et celle du Professeur Bassirou Dieng sur les contes et \u00e9pop\u00e9es wolof.<br \/>\nIl y a encore d&rsquo;autres collectionneurs non recens\u00e9s, aussi bien \u00e0 Dakar qu&rsquo;en province. L&rsquo;enqu\u00eate est a faire.<br \/>\nLa conservation se passe de deux mani\u00e8res: par le stockage et par la mise par \u00e9crit. L\u00e0 encore, peu de textes arrivent au niveau de la publication .Donc les neuf dixi\u00e8me du corpus demeurent en stock et se d\u00e9teriorent lentement. Tel est le probl\u00e8me.<\/p>\n<blockquote><p><sup>Lylian Kesteloot est Directrice de Recherche \u00e0 l&rsquo;IFAN<\/sup><\/p><\/blockquote>\n<h3>Conserver l&rsquo;oral<\/h3>\n<p><em>Michel Jacobson<\/em><\/p>\n<p>Depuis tr\u00e8s longtemps, l&rsquo;homme cherche \u00e0 garder la trace de ses productions orales. Une des premi\u00e8res tentatives a certainement \u00e9t\u00e9 l&rsquo;invention des \u00e9critures (alphab\u00e9tiques, syllabiques, id\u00e9ographiques). C&rsquo;est dans la continuit\u00e9 de cette approche, qu&rsquo;\u00e0 la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle, la mise au point de l&rsquo;alphabet de phon\u00e9tique international (API) a permis aux linguistes de noter la parole dans ses aspects fonctionnels eux-m\u00eames bas\u00e9s sur des crit\u00e8res articulatoires. C&rsquo;est encore plus r\u00e9cemment que les aspects acoustiques ont pu \u00eatre conserv\u00e9s sur des supports. Les premi\u00e8res techniques d&rsquo;enregistrements analogiques (rouleaux, fils, disques, bandes magn\u00e9tiques) du d\u00e9but du 20\u00e8me on fait place aujourd&rsquo;hui \u00e0 des enregistrements num\u00e9riques, mais le principe de codage reste le m\u00eame: il s&rsquo;agit de coder cette fois les propri\u00e9t\u00e9s acoustiques du son (les variations de pression de l&rsquo;air).<\/p>\n<p>L&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;informatique et des r\u00e9seaux a permis de repenser la gestion de ce type de donn\u00e9es. La conservation des anciens enregistrements passe maintenant obligatoirement par leur num\u00e9risation qui en permet la duplication \u00e0 l&rsquo;identique et \u00e0 l&rsquo;infini. Cette num\u00e9risation doit se faire avec des pr\u00e9occupations de fid\u00e9lit\u00e9, de tra\u00e7abilit\u00e9 et de normalisation.<\/p>\n<ul>\n<li>La fid\u00e9lit\u00e9 de la version num\u00e9rique \u00e0 la version analogique d&rsquo;origine est bien s\u00fbr importante d&rsquo;un point de vue scientifique mais des contraintes \u00e9conomiques, techniques et m\u00eame conceptuelles emp\u00eachent qu&rsquo;elle soit parfaite. La num\u00e9risation est donc toujours le r\u00e9sultat d&rsquo;un compromis o\u00f9 l&rsquo;on accepte de perdre une partie de l&rsquo;information (cf. les recommandations de IASA en termes de fr\u00e9quence d&rsquo;\u00e9chantillonnage, de taille des \u00e9chantillons et de compression)<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>La tra\u00e7abilit\u00e9 est, entre autre, ce qui nous permet de retrouver les supports d&rsquo;origine, mais aussi tout le contexte social, culturel, etc. de l&rsquo;\u00e9poque. L&rsquo;organisation de cette tra\u00e7abilit\u00e9 passe en grande partie par la documentation et la standardisation. En particulier, il est important de documenter pr\u00e9cis\u00e9ment les techniques et les mat\u00e9riels employ\u00e9s lors de l&rsquo;enregistrement et de la num\u00e9risation.<\/li>\n<li>La normalisation peut \u00eatre vue pour certains de ces aspects comme un langage partag\u00e9 et explicite qui permet de d\u00e9crire un objet, un proc\u00e9d\u00e9. Une description normalis\u00e9e permet une interpr\u00e9tation non ambigue, dont la stabilit\u00e9 est garantie par le concept m\u00eame de norme (r\u00e9sultat de la r\u00e9flexion d&rsquo;un grand nombre que l&rsquo;on stabilise et que l&rsquo;on fige dans une version puis qui est maintenu par un organisme dont c&rsquo;est la mission et qui n&rsquo;est pas directement influenc\u00e9 par des inter\u00eats commerciaux ou industriels).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour mettre en place une organisation permettant la conservation, l&rsquo;\u00e9change et l&rsquo;exploitation des ressources orales issues de la production scientifique, le CNRS a mis en place un Centre de Ressource Num\u00e9rique. Ce centre, le CRDO<a name=\"_ftnref1\" href=\"http:\/\/galatea.univ-tlse2.fr\/ifan\/colloque-26-27-nov\/resumes-des-communications-1\/session-4#_ftn1\">[1]<\/a> (http:\/\/crdo.risc.cnrs.fr), entre autre activit\u00e9, maintient une archive de ressources orales. Pour le moment, elle contient quelques centaines d&rsquo;heures d&rsquo;enregistrements audio ou vid\u00e9o dans environ 80 langues, accompagn\u00e9es parfois de documents associ\u00e9s tels que des transcriptions, des traductions et autres annotations. Cette archive s&rsquo;est d\u00e9fini des formats en accord avec les organismes de conservations, des outils pour la cr\u00e9ation, la gestion et la diffusion de ce type de ressource. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00ab\u00a0archive ouverte\u00a0\u00bb au sens de l&rsquo;OAI. Les ressources dont nous disposons sont celles issues du travail du monde de la recherche. Il s&rsquo;agit d&rsquo;objets \u00e0 la fois culturels et scientifiques. Certaines de ces ressources ont acquis un caract\u00e8re patrimonial indiscutable du fait de leur apport \u00e0 la recherche, de leur aspect historique et parfois parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit tout simplement des derni\u00e8res, seules ou rares traces d&rsquo;une langue ou d&rsquo;un \u00e9tat de langue disparu. Conserver ces donn\u00e9es est donc non seulement un outil de mutualisation pour la communaut\u00e9 acad\u00e9mique mais aussi une responsabilit\u00e9 vis \u00e0 vis des soci\u00e9t\u00e9s qui ont particip\u00e9 \u00e0 leur \u00e9laboration.<\/p>\n<div>\n<hr size=\"1\" \/><sup><a name=\"_ftn1\" href=\"http:\/\/galatea.univ-tlse2.fr\/ifan\/colloque-26-27-nov\/resumes-des-communications-1\/session-4#_ftnref1\">[1]<\/a> Centre de Ressources pour la Description de l&rsquo;Oral. (site web <a href=\"http:\/\/crdo.risc.cnrs.fr\/\">http:\/\/crdo.risc.cnrs.fr<\/a>)<\/sup><\/p>\n<blockquote><p><sup>Michel Jacobson est Ing\u00e9nieur d&rsquo;\u00e9tude au CNRS (UMR 7107 \u2013LACITO)<\/sup><\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<h3><strong>Le <em>Thesaurus Occitan<\/em><\/strong><strong> : traitement et valorisation des donn\u00e9es orales<\/strong><\/h3>\n<div>\n<p><em>Guylaine Brun-Trigaud<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>Le <em>Thesaurus Occitan <\/em>ou THESOC est une base de donn\u00e9es multim\u00e9dias contenant des donn\u00e9es linguistiques et p\u00e9ri-linguistiques issues d\u2019enqu\u00eates de terrain, des donn\u00e9es linguistiques proc\u00e9dant d\u2019analyses d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9es\u00a0: lemmatisations, morphologie, \u00e9tymologie, microtoponymie, des outils d\u2019analyse\u00a0: repr\u00e9sentations cartographiques, instruments d\u2019analyse diachronique, proc\u00e9dures de cartographie comparative, instruments d\u2019analyse morphologique, etc.<\/p>\n<p>Il comprend \u00e9galement des donn\u00e9es sonores et des illustrations (dessins, photos).<\/p>\n<p>La d\u00e9monstration du logiciel montrera les diff\u00e9rentes mani\u00e8res de consulter les donn\u00e9es et les diff\u00e9rents modules permettant leur exploitation.<\/p>\n<p><sup>Guylaine Brun est Ing\u00e9nieur d&rsquo;\u00e9tude au CNRS<\/sup><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La tradition orale du S\u00e9n\u00e9gal: corpus, lieu de stockage, conservation<br \/>\nLylian Kesteloot<br \/>\nOn n&rsquo;a aucune id\u00e9e de l&rsquo;importance de la tradition orale dans ce pays. On sait seulement su&rsquo;elle est grande. Le corpus est loin d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement recens\u00e9, encore moins recolt\u00e9. 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