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LE PROGRAMME DÉTAILLÉ : 210219 COLLOQUE BECO-PRE-PROGRAMME

Conférenciers invités

Geneviève Avenard (Défenseure des droits des enfants, Présidente du Réseau européen des défenseurs des enfants (ENOC), France)

Elisabeth Bautier (Sciences de l’éducation, France)

Lise Bourdeau-Lepage (Géographie, France)

Carl Lacharité (Psychologie, Québec)

Sylviane Giampino (Présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut conseil de la Famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), France)

Bernard Lahire (Sociologie, France)

Philippe Raimbault (Droit public, France)

Elodie Razy (Anthropologie, Belgique)

Michel Vandenbroeck (Travail social, Belgique)

Pré-Programme

Mercredi 15 mai

12h00-13h30 : Accueil des participants

Sous la Présidence de Chantal Zaouche Gaudron (Professeure de psychologie de l’enfant, UT2J, UMR LISST-Cers, Toulouse)

 13h30-14h30 : Séance d’ouverture du Colloque :  Philippe Raimbault (Présidence Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées), Conseil Régional Occitanie, Arnaud Simion (Vice-Président enfance et jeunesse, Conseil Départemental de la Haute-Garonne), Laurence Katzenmayer (Adjointe au Maire, Mairie de Toulouse, Toulouse Métropole), Marie-Christine Jaillet (Vice-Présidente UT2J), VPCR  UTC,  François Demangeot (Vice-Président du Conseil d’Administration de l’Université Paul Sabatier, UT3),  CNRS, Armelle Barelli (Déléguée Régionale, Inserm Occitanie Pyrénées), Daniel Guy (représentant Labex SMS)

14h30-15h15 : Conférence plénière :  Geneviève Avenard, Défenseure des droits des enfants, Présidente du Réseau européen des défenseurs des enfants (ENOC), France

« Présentation du rapport annuel enfance 2018 sur la petite enfance »

À l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, et son adjointe, la Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, ont rendu public leur rapport annuel consacré aux droits des enfants : « De la naissance à 6 ans : au commencement des droits » .
L’objectif de ce rapport est d’analyser la manière dont les droits des tout-petits sont appréhendés et effectivement mis en œuvre, au plan individuel et collectif.
Comment la société s’organise-t-elle pour garantir les droits de ces tout petits enfants ? Quelle est la place qui leur est réellement faite dans les politiques publiques et par les institutions ? Comment leurs droits sont-ils ou non défendus et soutenus ?
Alors que la France compte, en 2018, 5,2 millions d’enfants de moins de sept ans ce rapport montre combien il est déterminant que l’État et les acteurs institutionnels et professionnels se mobilisent pour la petite enfance, temps des fondations du développement du petit enfant.
Le Défenseur des droits énonce 26 recommandations qui seront présentées et qui ont pour visée d’inspirer la stratégie de l’enfance envisagée par les pouvoirs publics afin que soit mieux garanti le respect des droits de tous les enfants, et qu’ils soient mieux pris en considération en tant qu’acteurs et sujets de droits au sein de notre société.

15h15-16h : Conférence plénière : Philippe Raimbault, Professeur de droit public, Toulouse

« La petite enfance saisie par le droit ? »

Le droit est longtemps demeuré relativement discret dans l’appréhension de la petite enfance, d’une part en limitant la mise en jeu de la responsabilité des plus jeunes du fait de leur âge, d’autre part en ne générant pas de nombreuses règles spécifiques dans le cadre des services publics les accueillant. Cette situation a largement évolué s’agissant du cadre scolaire, notamment à partir du secondaire, avec le développement d’un véritable droit scolaire.
En vue d’évaluer l’ampleur de cette évolution, cette contribution vise à mesurer la place de la régulation juridique dans le cadre des politiques publiques éducatives relatives à la petite enfance. Elle s’intéressera donc aux textes normatifs qui encadrent les pratiques des personnels et les relations aux usagers des services publics et à leurs parents, notamment dans les crèches et écoles maternelles. Une analyse des décisions jurisprudentielles les plus significatives sera également proposée pour tenter de saisir les enjeux des principaux contentieux.
Ainsi, à travers une analyse à la fois quantitative – mesure de l’accroissement éventuel du nombre de textes et de la jurisprudence – et qualitative – évolution du contenu normatif – cette contribution s’efforcera de comprendre dans quelle mesure la régulation juridique évolue et en quoi elle transforme l’appréhension des enfants et de leurs responsables légaux par les services publics éducatifs, mais aussi la relation que les usagers développent avec ces derniers.

16h-16h45 : Conférence plénière : Michel Vanderbroeck, Professeur en travail social, Gand, Belgique

« Le Lieu d’accueil et d’éducation des jeunes enfants comme lieu d’égalité de chances, de soutien social et de cohésion sociale en contexte de diversité croissante »

Nos sociétés sont confrontées à des défis importants, en vue des transformations de contextes de diversité vers des contextes de super-diversité (Vertovec, 2007) : une inégalité croissante (et une classe moyenne que se sent menacée), un isolement de certaines familles (principalement des familles avec de jeunes enfants) et une cohésion sociale menacée. Une étude de la littérature récente pour la Commission européenne (Vandenbroeck, Lenaert & Beblavy, 2018) montre cependant les potentialités des lieux d’accueil et d’éducation de jeunes enfants. Ces potentialités se situent aussi bien au niveau des enfants, que des parents et des communautés locales. Cependant, les recherches des dernières années montrent également que pas n’importe quels lieux d’accueil sont à même de répondre aux attentes. Les exigences de qualité, tels que définis par le Conseil de l’Europe se résument en cinq dimensions : accessibilité, professionnalité, curriculum, monitoring et gouvernance. Il s’avère que plusieurs pays européens (y compris la France) ont encore un chemin à parcourir en ce qui concerne l’accessibilité pour tous et la professionnalité dans un contexte qui favorise la dérégulation et la privatisation, ainsi qu’au niveau d’un curriculum qui prend en compte la diversité sociétale, y compris son multilinguisme.

 16h45-18h45 : Symposia 1, 2 , 3 ( 4 à 5 interventions de 20mn chacune et débat)

19h00 : Apéritif de bienvenue au Muséum

 Dîner libre

 

Jeudi 16 mai 2019

Sous la Présidence de Anne Dupuy (Maitresse de Conférences en sociologie, Certop, Toulouse)

et Christine Mennesson (Professeure de sociologie, Cresco, Toulouse)

9h15-10h : Conférence plénière : Bernard Lahire, Professeur de sociologie, Lyon

« L’enfance des inégalités : Primes socialisations d’enfants scolarisés en grande section de maternelle »

La recherche intitulée « primes socialisations », réalisée par une équipe de 17 chercheurs entre septembre 2014 et mars 2019, visait à étudier les processus et les acteurs de la socialisation d’enfants âgés de 5-6 ans, scolarisés en GS de maternelle. Travailler sur de jeunes enfants est essentiel étant donnée l’importance des effets de la socialisation précoce sur le destin des enfants. Les temps des primes socialisations jouent, en effet, un rôle décisif dans le façonnage social des individus, dans la constitution des premières dispositions mentales et comportementales (dispositions à croire, apprécier, sentir, penser, agir) qui vont les marquer durablement. Or, ces dispositions ne sont pas « neutres » socialement : elles constituent des ressources morales, culturelles, scolaires, économiques, corporelles et en matière de santé ou, au contraire, des « handicaps » ou des obstacles à la réussite scolaire et professionnelle. En saisissant ces processus de constitution précoce des inégalités de classe, le projet entendait contribuer à éclairer les mécanismes qui sous-tendent la reproduction des inégalités dans la société française contemporaine et apporter ainsi des connaissances utiles à la mise en œuvre des politiques démocratiques de réduction des grandes inégalités.

10h-10h45 : Conférence plénière : Elodie Razy, Professeure d’anthropologie sociale et culturelle, Belgique

« De l’anthropologie de la petite enfance à l’anthropologie des bébés. Jalons, défis et enjeux »

Après avoir dressé un rapide panorama visant à situer les enfants dans l’anthropologie et l’anthropologie de l’enfance dans le paysage général de la discipline, et par rapport au courant interdisciplinaire des Childhood Studies, je m’attacherai à poser les jalons d’une possible anthropologie de la petite enfance. A partir d’exemples ethnographiques issus de mes terrains au Mali et au Mexique, j’essaierai ensuite de montrer en quoi une anthropologie de la petite enfance fortement ancrée dans l’anthropologie générale, mais en dialogue permanent avec d’autres disciplines, interroge le chercheur dans sa pratique tout en renouvelant le traitement de certaines questions fondamentales. Enfin, je proposerai des pistes de réflexion sur les intérêts et les enjeux plus larges de cette anthropologie de la petite enfance.

10h45-11h15 : Pause

 11h15-12h00 : Conférence plénière : Carl Lacharité, Professeur de psychologie du développement, Trois Rivières, Québec

« Une perspective écosystémique et développementale de la négligence envers le jeune enfant »

La plupart des instances de protection de l’enfance dans les pays occidentaux conçoivent les mauvais traitements envers les enfants d’une manière telle que les situations de négligence et de risque de négligence constituent, de loin, la principale catégorie à laquelle elles s’efforcent de répondre, en particulier à l’égard des jeunes enfants. Les travaux empiriques internationaux sur les conséquences des situations de négligence suggèrent que ces enfants sont parmi ceux qui manifestent les séquelles les plus profondes et les plus durables quant à leur développement, comparativement aux enfants ayant subi d’autres formes de mauvais traitements. Toutefois, les systèmes de protection de l’enfance en Occident ont de la difficulté à tenir compte de la nature sociale et de la complexité relationnelle de cette problématique et ont plutôt tendance à se concentrer sur les défaillances des parents par rapport à leurs responsabilités envers les enfants, et ce, même si une trentaine d’années de recherche montrent que la négligence envers l’enfant n’est pas un problème de « mauvais parents ». Il s’agit plutôt de l’effondrement de l’organisation sociale permettant de répondre aux besoins des enfants à l’intérieur d’une collectivité. La négligence fait directement référence aux besoins fondamentaux des enfants et à la réponse sociale permettant d’en tenir compte au quotidien. De plus, elle renvoie aux situations où, d’une part, le développement global des enfants constitue la principale cible de blessures observées et où, d’autre part, la finalité ultime de l’intervention doit être la récupération de ces blessures développementales. Cette conférence s’attardera à présenter l’architecture empirique et conceptuelle d’un modèle d’intervention écosystémique et développementale servant d’appui au déploiement de services intégrés en négligence au Québec.

12h00-12h30 : Conférence plénière : Sylviane Giampino, Présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut conseil de la Famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), psychologue petite enfance, psychanalyste

« Du débat public aux propositions politiques : un Haut Conseil cherche à dessiner des contextes »

12h30-14h00 : Déjeuner libre

14h00-16h00 : Symposia 4, 5, 6  (4 interventions par symposium : intervention de 20mn chacune et 10mn de débat)

 16h-16h30 : Pause

16h30-18h30 : Symposia  7, 8, 9 ( 4 à 5 interventions de 20mn chacune et débat)

18h30-19h30 : Workshops poster 

20h : Dîner de gala (avec réservation lors de votre inscription) au restaurant gastronomique Le Moaï : Site du Moaï

 

Vendredi 17 mai 2019

Sous la Présidence de Michelle Kelly-Irving (CR épidémiologie, Inserm 1027, Toulouse)

et Jean-Luc Attié (Professeur d’aérologie, LA, Toulouse)

9h-9h45 : Conférence plénière : Lise Bourdeau-Lepage, Professeure de géographie, Lyon 3

« Bien-être et cadre de vie. Le regard des parents »

9h45-10h30 : Conférence plénière : Elisabeth Bautier, Professeure de Sciences de l’éducation, Paris 8

« Socialisations langagières et inégalités scolaires »

Sous-tendue par la question des inégalités d’apprentissage scolaires et des habitudes langagières de l’école qui sont au cœur de ces inégalités, la réflexion portera sur les modes de socialisation langagière différenciés des enfants qui sont repérables au moment de la scolarisation en maternelle.

Dans un premier moment, seront définies les notions de langue, de langage, d’usages du langage afin d’identifier des usages différenciés en fonction des modes de socialisation et des rapports au langage ainsi construits chez les enfants (nommer, reformuler, interroger, expliquer… ne sont pas des usages également partagés). Dans un second temps, il sera possible de mettre en relation ces usages différenciés du langage et les enjeux contemporains des échanges langagiers dans la classe dès la maternelle en prenant des exemples spécifiques de l’école maternelle comme les lectures d’albums, les affichages et la symbolisation, usages sollicités plus qu’enseignée et appris. Sera également travaillée la fonction cognitive du langage et de la langue qui dans les classes font également peu objet d’attention particulière alors que s’y construisent implicitement des inégalités de développement, certains enfants ne bénéficiant pas dès lors des situations d’apprentissage mises en œuvre.

Il sera possible de conclure à des modes de socialisation langagière et cognitive familiaux plus ou moins en phase avec les habitudes et sollicitations scolaires dans l’école contemporaine. Ces modes permettant à une partie des enfants d’être de plain pied dans les apprentissages en construction, quand d’autres passent ainsi à côté d’apprentissages au demeurant fondamentaux puisque les inégalités s’installent durablement.

10h30-11h : Pause

11h-13h00 : Symposia  10, 11, 12 ( 4 à 5 interventions de 20mn chacune et débat)

13h00-14h : Déjeuner libre

14h-16h : Symposia 13, 14, 15 ( 4 à 5 interventions de 20mn chacune et débat)

16h-17h : Pause et Visite de l’exposition au « Quai des petits »

 17h00-19h00 : Symposia 16, 17, 18 ( 4 à 5 interventions de 20mn chacune et débat)

19h-19h30 : Conclusions et Clôture du Congrès

 

Comme des respirations entre deux conférences, Les Berceuses agrémenteront ce colloque riche en intervenant.e.s et en thématiques abordées : www.lesberceuses.com