L’Art Conceptuel

L’art conceptuel n’a pas de date précise de création, mais il a été daté entre 1965 et 1975. C’est une tendance de l’art contemporain, qui a pour vocation de ne plus primer le savoir-faire et la finalité d’une œuvre mais de mettre en avant l’idée à l’origine de sa création. L’idée prend le dessus sur le produit. Ainsi, l’oeuvre, (qui peut privilégier le langage) d’adresse d’avantage à l’esprit qu’à l’oeil et au plaisir esthétique immédiat.

Il n’y a pas eu de groupe, à proprement dit, à l’origine de ce courant artistique ; mais de nombreux artiste ont porté ce concept, tel que Marcel Duchamp, René Magritte, Henry Flynt, Kasimir Malevitch ou encore Yves Klein.

 

Sylvana Lorenz : « Dans l’art conceptuel, c’est surtout le certificat qui accompagne l’œuvre qui compte. Si vous le perdez, cette sculpture n’aura plus aucune valeur. Par contre si vous avez perdu cette même sculpture et que vous détenez toujours le certificat, vous pourrez la reproduire à l’identique. »

 

La finalité, l’existence de l’œuvre en tant que telle n’importe pas, car l’idée a bien plus de valeur. Certains artistes vont n’exposer que des esquisses de leur œuvres pour imaginer leur, ou même des « notices » permettant de reproduire celles-ci.

Dans cet art, deux tendances se distinguent : l’une va s’orienter spécifiquement sur les mathématiques, la sémiologie, la philosophie ou la sociologie ; l’autre sur l’imaginaire et l’éphémère dans toutes leurs mesures poétiques.

 

art-conceptuel-sol-lewitt-5-parts-pieceUne œuvre : Sol Lewitt, 5 Part Piece (Open Cubes) in Form of a Cross,
1966-1969, Acier peint (laque émaillée), 160 x 450 x 450 cm.

 

 

 

 

 

 

C’est l’œuvre emblématique de Sol Lewitt, elle se veut dépourvue de qualitée de représentation et d’expression, de part son côté minimaliste. Elle se compose de quatre cubes évidés formant une croix, ce qui leur permet de faire apparaître un cinquième cube grâce à leurs arêtes.

 

Autre exemple proposé par Jean Deilhes : source encyclopédia Universalis, article de Jacinto LAGEIRA :

Photographie de l’artiste Roman Opalka, peignant la suite de chiffres sur une toile :

roman-opalka-02

« Tous les jours, le programme se déroule selon le même rituel. Sur une toile au fond gris, dont le format de 196 × 135 cm a été déterminé une fois pour toutes, Opałka traça (en 1965) à la peinture blanche et en haut à gauche du support le chiffre 1, puis 2, 3, 4, continuant de gauche à droite, revenant chaque fois à la ligne lorsque le bord de droite était atteint, parvenant dans cette première œuvre au nombre de 35 327. Chacune de ces œuvres porte le nom de Détail, suivi du premier et du dernier des chiffres inscrits, et elles portent toutes le titre générique de Opałka 1965 / 1 – ∞. En 1972, après avoir atteint le nombre de 1 000 000, il décide d’ajouter sur chaque fond gris préparé, 1 p. 100 de blanc, de telle sorte que la peinture blanche qui sert à noter les chiffres finisse par s’estomper dans la blancheur même du fond. Il nomme cette couleur « blanc mérité ». »

Jacinto LAGEIRA

https://www-universalis–edu-com.nomade.univ-tlse2.fr/recherche/sujet/98589/?mode=MIXTE