Le Surréalisme

Le surréalisme, né en 1919, découle du naturalisme, du symbolisme, du cubisme mais principalement du dadaïsme. Ce mouvement apparaît en réaction notamment à la guerre et aux mœurs de l’époque sous l’impulsion du Manifeste du surréalisme d’André Breton, le chef de file du surréalisme. Ce mouvement lutte contre les conventions sociales, morales et logiques en prônant les valeurs de l’imagination et du rêve.

« Ce qu’en particulier ont voulu les surréalistes c’est bien moins créer la beauté que s’exprimer librement » André Breton   

Ce genre s’applique en premier lieu à la littérature. Max Ernst est considéré comme le premier peintre surréaliste avec ses collages en 1919. Il réalise ses premiers « frottages » en 1925. Cette même année, René Magritte et Yves Tanguy présentent leurs œuvres surréalistes. Peu après, ils sont rejoints par deux artistes qui deviendront d’immenses figures de ce mouvement : Salvador Dalí et Alberto Giacometti. Les autres grands noms du surréalisme sont André Masson, Joan Miró, Óscar Brauner, Victor Domínguez, Wolfgang Paalen, Hans Bellmer et Roberto Matta.

Ainsi, le surréalisme puise également ses sources dans la psychanalyse. Les artistes voient là une occasion d’explorer le moi intérieur. Le surréalisme consiste à laisser s’exprimer librement la pensée, sans aucun contrôle de la raison et sans préoccupations morales. Il s’agit de retranscrire le « fonctionnement réel de la pensée ». La matière première de l’artiste doit être l’inconscient.

Le surréalisme en peinture est marqué par la volonté de pousser l’association d’éléments de provenances diverses jusqu’au paroxysme de leur possibilité hallucinatoire. Il est ainsi en lien avec la conception de la beauté de Lautréamont qui a écrit « beau comme la rencontre fortuite, sur une table de dissection, d’une machine à coudre et d’un parapluie ».

 

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L’Europe après la pluie, M.Ernst, 1940-1942, 148,2×54,9 ; Couleurs, papiers ; Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford, Etats-Unis

Max Ernst souhaitait fournir un équivalent dans l’art pictural aux moyens d’introspection tels que l’écriture automatique, la parole sous hypnose ou le récit de rêve.

 

Golconde, Magritte

Golconde, R.Magritte, 1953, 81×100 ; Huile sur toile ; Menil Collection, Houston

René Magritte, quant à lui, applique ses procédés figuratifs à des méditations sur la perception de la réalité qui recèlent autant d’humour que de mystère.

 

 

 

 

 

 

Cygnes reflétant des éléphants ; S.Dali ; 1937 ; 51×77 ; Huile sur toile ; Cavalieri Holding, Co., Inc., Genève (Suisse)