Le fauvisme

Le fauvisme est un courant artistique qui naît en France au début XXe siècle, dont les prémices apparaissent en 1896 avec Henri Matisse. C’est au Salon d’automne de 1905, que Louis Vauxcelles s’exclame, en découvrant une petite sculpture d’Albert Marquet :

« C’est Donatello chez les fauves ! »

De cette remarque est resté le terme « fauve » qui caractérise ce courant. Cette exposition est d’ailleurs rebaptisée « La Cage aux Fauves ». Les historiens de l’art s’accordent sur le fait qu’il se termine vers 1908, moment où les artistes prennent d’autres directions.

Ce mouvement se développe aussi en Allemagne, en Russie ainsi qu’en République Tchèque.

L'Estaque, route tournante, d'André Derain, 1906, huile sur toile de 129,5 x 195 cm, Museum of Fine arts à Houston.

L’Estaque, route tournante, d’André Derain, 1906, huile sur toile de 129,5 x 195 cm, Museum of Fine arts à Houston.

Ces peintres ont la caractéristique commune de placer le monde au service de la couleur. Dans ses Écrits et propos sur l’art, Matisse affirme que :

« Le fauvisme est venu du fait que nous nous placions tout à fait loin des couleurs d’imitation et qu’avec des couleurs pures nous obtenions des réactions plus fortes. »

En effet, on note la présence de couleurs vives qui transcrivent un langage chargé d’émotion et des valeurs symboliques. Les sujets figurés sont les paysages, un motif hérité des impressionnistes, ainsi que le reflet d’une poésie commune. Néanmoins, les fauvistes ne jouent pas avec l’ombre et la lumière.

La joie de vivre, Henri Matisse, 1905-1906, (huile sur toile de 175 x 241 cm), Fondation Barnesv aux États-Unis

La joie de vivre, Henri Matisse, 1905/1906, huile sur toile de 175 x 241 cm, Fondation Barnesv aux États-Unis.

 

Mais il ne faut pas omettre de citer Van Gogh qui a apporté une grande innovation tant dans les formes que dans les couleurs employées. Par ailleurs, Gustave Moreau, peintre symboliste, y est aussi pour quelque chose car il fut l’un des enseignants des fauvistes aux Beaux-Art de Paris en 1890. Puis en 1896, c’est au tour de Louis Valtat de transmettre son savoir. Parmi ces fameux artistes nous pouvons citer André Derain, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet, Henri Matisse ou encore Kees Van Dongen, tous adeptes de cette vision coloriste.

 

Nu de jeune fille, de Kees Van Dongen - 1906/1907 -

Nu de jeune fille, de Kees Van Dongen, 1906/1907.

 

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