Cubisme

Cubisme

Entre 1908 et 1910, se crée à Paris un nouveau style pictural, le Cubisme. Le processus de création de ce mouvement se décompose en trois phases. Durant la première, appelée Cubisme cézanien (en homage à Cézanne), les peintres posent la question de l’unité de la toile et du traitement des volumes en deux dimensions. La deuxième s’étale jusqu’en 1912 et la question de l’espace se précise, pour devenir une sorte de déconstruction du processus perceptif, elle est nommée Cubisme analytique. Enfin, après avoir frôlé l’abstraction et l’hermétisme, les artistes réintroduisent des signes de lisibilité dans l’espace de la toile, des éléments issus du quotidien, des papiers et objets collés. Cette dernière étape a été baptisée Cubisme synthétique.

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Georges Braque, Le Viaduc à L’Estaque, 1908, Paris

(Musée National d’Art Moderne)
Huile sur toile, 72,5 x 59 cm

Pour simplifier l’explication, on peut dire que le Cubisme est une réflexion esthétique sur les différents niveaux de référence au réel. Les deux premières phases sont menées par Georges Braque et Pablo Picasso qui, voisins à Montmartre dans les ateliers du Bateau-Lavoir, travaillent en étroite collaboration. Ils sont rejoints par Juan Gris en 1911 et le sculpteur Henri Laurens en 1915.

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Picasso, Le Guitariste, été 1910, Paris

(Centre Pompidou)

Huile sur toile, 100 x 73 cm

Le Cubisme prend une place particulière en Europe où son rayonnement influe d’autres courants artistiques abstraits comme le Constructivisme russe, le Suprématisme ou encore le Futurisme.