Abstraction Lyrique – Georges Matthieu

L’abstraction Lyrique

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peinture de Georges Mathieu

 

L’abstraction lyrique est apparut en France vers 1947. C’est une expression employée pour désigner, en opposition à l’abstraction géométrique ou constructiviste, la tendance à l’expression directe de l’émotion individuelle.

C’est vers 1947, dans la jeune génération de l’école de Paris d’après-guerre, que l’opposition aux contraintes géométriques s’est généralisée et qu’un fort courant d’Abstraction lyrique s’est développé sous des aspects divers. On peut y rattacher, à plus ou moins juste titre, la démarche amorphique de l’Art informel (qui comprenait aussi des peintres figuratifs), l’expression calligraphique de la Peinture gestuelle et surtout, en tenant compte de la confusion créée par une certaine vulgarisation, la grande vague du Tachisme qui a déferlé en 1954.

Georges Matthieu : Créateur de l’abstraction lyrique

 

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Georges Mathieu est un peintre français né le 27 janvier 1921 à Boulogne-sur-Mer. Après des études de Lettres, de Droit et de Philosophie à l’Université de Lille, au terme desquelles il obtient une licence d’anglais en 1941. Georges Mathieu réalise ses premières peintures à l’huile en 1942.  En 1946, il monte sa première exposition au « Salon des moins de trente ans » à Paris.

Il est le premier en France à réagir violemment contre l’abstraction géométrique et organise dès 1947 une série de manifestations en faveur d’un art libéré de toutes les contraintes et habitudes classiques qu’il nomme « l’Abstraction Lyrique », dont il se fait le promoteur. En 1950, il réalise ses premières peintures tachistes. L’année suivante, il effectue un séjour d’étude à Positano (Italie) où il opère un rapprochement entre la Gestalt théorie et l’Abstraction Lyrique. De 1953 à 1963, il est Rédacteur en chef de l’United States Lines Paris Review. de l’abstraction lyrique.

Utilisant directement des tubes de couleur sans esquisse préalable, il peint librement ses toiles et entraîne ainsi la peinture dans un nouveau champ. Dans les années cinquante, Georges Mathieu s’affronte à de très grands formats, peint ses fonds sur le sol, projette ses calligraphies directement du tube sur la toile suivant un rituel chorégraphique spectaculaire. André Malraux s’exclame « Enfin, un calligraphe occidental ! ». Il expose aux États-Unis et au Japon, mais sa consécration officielle n’aura lieu qu’en 1963, année de la grande rétrospective organisée par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris et de la publication de son livre Au-delà du tachisme.

Il réalise de véritables performances dans le monde entier (il peint vingt et une toiles en trois jours à Tokyo en 1957). Ses motifs sont épiques (série des Batailles), historiques (les  Capétiens partout) ou politiques (le Massacre des 269). En 1965, après une période de méditation, il peint ses toiles avec « plus de rigueur, plus d’austérité ». Il fait ensuite passer « ces formes dans la vie » et dessine des plans d’usines, des modèles de haute couture, de mobilier…, pour « que ce langage devienne un style ».

 

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Georges Mathieu – L’abduction d’Henri IV par l’archevêque Anno de Cologne, 1958

 

Pourtant, Georges Mathieu ne s’est pas lassé d’assumer des défis: dès 1985, s’opère un réel changement dans ses œuvres, tant dans la forme que dans le fond. C’est le “tournant cosmique” qui élimine la composition centrale, dernier vestige du classicisme, au profit d’une distribution des formes envahissant toute la surface de la toile.

 

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Georges Matthieu, Le Massacre des 269, 1985

 

En révélant que, pour la première fois dans l’histoire des formes, “le signe précède sa signification”, Mathieu a inauguré une nouvelle esthétique, mais aussi une nouvelle éthique et peut-être une nouvelle ontologie. Sa révolution sémantique met en effet en cause les fondements de toutes les dialectiques, de Platon à Hegel, de Marx à Heidegger, mais aussi la validité des théories et des idéologies issues d’un structuralisme formel et d’une linguistique littérale qui n’ont entrevu qu’un aspect fragmentaire de l’univers des signes. A l’exemple de l’Abstraction lyrique, les valeurs de la civilisation de demain ne seront plus fondées sur une réalité antérieure et c’est pourquoi son aventure s’affirme comme la condamnation radicale de toutes les politiques actuellement menées de par le monde.

Il décède le 10 juin 2012 à Boulogne-Billancourt. Son œuvre est actuellement présente dans au moins soixante-dix-neuf musées et collections publiques.

 

Sites utilisés :

https://www.universalis.fr/encyclopedie/abstraction-lyrique-peinture/

http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/abstraction_lyrique/150766

Georges Matthieu le site officiel