Yves Klein (1928-1962)

Biographie :

Yves Klein naît le 28 avril 1928 à Nice, de parents tous deux artistes. Son père Fred Klein est peintre figuratif, sa mère Marie Raymond, peintre abstraite géométrique. Bien que dans un milieu artistique dès son plus jeune âge, Yves jette son dévolu pour le judo de 1947 à 1955 où il tente de créer sa propre école qu’il est obligé de fermer par manque de moyens.

À partir de 1955, il commence une carrière artistique en exposant sous le titre Yves, Peintures dans le Club des Solitaires de Paris. Il multiplie par la suite ses expositions dans ce qu’il intitule son « époque bleue ». Ce choix de couleur est  confirmé par son voyage à Assise où il découvre les ciels de Giotto. En une partie conséquente de ces créations on vois en effet des tableaux monochromes bleus. Ce style de peinture est ce qu’il appelle l’IKB (International Klein Blue). Celui-ci se voit validé en 1960 par l’Institut National de la Propriété industrielle. On parle alors de  Klein comme « Yves le monochrome ».

Il s’illustre dans de nombreuses expositions comme Proposte Monochrome en 1957 sa première exposition à l’étranger, Le vide en 1958 où une galerie entière est recouverte de bleu, ou encore en 1960 où il organise des « sauts dans le vide ». En effet, il multiplie les expériences originales ayant pour but de surprendre ou de provoquer comme Anthropométrie de l’époque bleu. 

Il meure peu de temps après, en 1962, d’une crise cardiaque.

Œuvres monochromes :

Yves Klein, IKB74,1958,

198.12 cm x 138.68 cm,

pigments sur support blanc,

Museum d’art moderne de San Fransisco

Ce tableau fait partie de la collection éponyme IKB composé de monochromes se réduisant à partir de 1957 à la couleur bleue uniquement. Pour Klein, le bleu est « hors dimension » symbolisant à la fois la mer et la ciel, il est ce qui est le plus visible tout en étant le plus abstrait.

 

Yves Klein, Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82), 1960

155 x 281 cm

Pigment pur et résine synthétique sur papier monté sur toile

Centre Pompidou, Paris

 

Les anthropométries ont été réalisés grâce à des modèles enduits de peintures en public. Désignés par Klein comme « la technique des pinceaux vivants », cette oeuvre avait pour objectif de créer une sensibilité nouvelle chez le spectateur.

 

Yves Klein, SE 71, L’Arbre, grande éponge bleue, 1962

150 x 90 x 42 cm,

Pigment pur, résine synthétique sur éponge et plâtre,

Centre Pompidou, Paris

De base, Klein utilise les éponges comme support technique pour imprégner ses œuvres de coloris sans utiliser de pinceau. Cependant, il trouve en l’éponge « une beauté du bleu » et décide d’en faire une matière première. Il y a une idée d’autonomisation des couleurs dans l’espace d’une façon naturel. Cela se voit renforcé par la présence d’un socle donnant à l’éponge la forme végétale d’un arbre.

 

Webographie:

Biographie:

 

Site officiel du centre Pompidou de Paris :

http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-yves_klein/ENS-Yves_Klein.htm

Page d’universalis sur Yves Klein :

Yves_Klein.htmhttps://www.universalis.fr/encyclopedie/yves-klein/

Œuvres :

IKB 74 : https://www.sfmoma.org/artwork/99.372

Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82) : http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-yves_klein/popup01.html

L’Arbre, grande éponge bleue : https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cpjqdr/rAxrx6