Yves Klein

Biographie :

Né en 1928 à Nice, fils de parents peintres. Il réalise ses premiers monochromes à Londres en 1949 sur du papier et du carton en utilisant le pastel et la gouache. Dès son plus jeune age il développera une passion pour le judo, et la spiritualité qui lui incombe, ce qui donnera une nouvelle dimension de son art et de son œuvre. Il décide pourtant de ne pas consacrer sa carrière à cette pratique sportive mais bien à la peinture. Malgré une carrière artistique qui sera courte (mort en 1962 à 34 ans) il est considéré comme l’un des plus importants protagonistes de l’avant-garde picturale de l’après-guerre.

Il essaye d’abord de faire exposer son « Expression de l’univers de la couleur mine orange » (monochrome orange) au Salon des Réalités Nouvelles de Madrid, mais il serra refusé sous le prétexte que « ce n’est vraiment pas suffisant » même pour une galerie d’art abstrait. Il lui est même conseillé d’ajouter un trait ou une tache d’une autre couleur s’il veut être exposé.

Il va persévérer dans son idée et fera exposer plusieurs monochromes de couleurs différentes au Club des Solitaires. Ainsi il pourra exprimer « le monde vivant de chaque couleur », permettre de les individualiser en leur retirant toute forme et toute humanité pour qu’il n’en reste qu’une sensation. Si ces premières expositions ne rencontrent pas un franche succès il serra vite connu, notamment par des rencontres avec des individus du milieux artistique, sous le nom de « Yves le Monochrome ».

Yves Klein serra également célèbre par le pigment bleu de sa conception : IKB (International Klein Bleu) qui est pour lui « la plus parfaite expression du bleu. Il l’utilisera dans beaucoup de ses œuvres, et encore plus dans sa période « Bleue », car elle serait le symbole de la matérialisation de la sensibilité individuelle, entre étendue infinie et immédiate.

Cette période du bleu lui accordera la célébrité et la possibilité d’être exposé à Milan, Paris et Londres.

 

Son œuvre :

Les monochromes.

Dans la conception de ses œuvres il est indispensable a Klein de créer une distance entre la toile et lui afin que la couleur puisse s’exprimer d’elle même sans déformation par quelque forme que ce soit. C’est dans cette idée qu’il préfèrera toujours l’utilisation du rouleau très impersonnel à celle du pinceau « trop psychologique ». Sa couleur de prédilection deviendra rapidement le bleu puisqu’il serrait, pour lui, « dénué de toute idée », elle serait la couleur la plus abstraite. Yves Klein cherche a révéler la 4ième voir la 5ième dimension crée par la couleur, cela passe encore une fois par le bleu qui jouerait le rôle de l’air ou du vide « source de la force de l’esprit, de l’imagination ».

Il réalise des centaines de monochromes mais 15 auront une dimension symbolique : 2mx1.5m, ce qui crée un liens intime entre la peinture et le corps, la chair.

Anthropométrie.

Appelée « technique des pinceaux vivants », il s’agit d’une performance réalisée en public avec des individus enduit de peinture et qui viennent laisser une empreinte de leur corps sur la toile.

L’artiste se met en retrait pour révéler un art « libéré de toute technologie et commercialité ». Dans cette idée il ne touche jamais les modèles et les mains ne doivent jamais apparaitre afin d’éviter toute connotation humaniste, c’est la masse de chair qui est indispensable (tronc et cuisses).

La mise en scène est toute aussi importante que l’œuvre. En effet la performance est accompagnée de la Symphonie Monoton (20 minutes de son continu suivi de 20 minutes de silence).

Exposition du vide.

Yves Klein vide une galerie parisienne, repeint les murs et les rideaux en blanc et les fenêtres ainsi que les volets en bleu. Une lumière bleutée est également installée de façon que l’on a l’impression que le bleu de l’extérieur contamine l’intérieur. Il n’expose finalement rien de visible, il laisse le public dans une impression, une sensation.

Bien que très visitée cette exposition va être contestée et va diviser le public en deux. Une première partie va considérer que Klein se moque d’eux, qu’exposer du vide ne peut être qu’une mauvaise plaisanterie. Une seconde partie y trouvera une nouvelle source d’inspiration comme Arman qui répondra par son Exposition du plein quelques années plus tard et une galerie parisienne qui permettra à de jeunes artistes de pouvoir exposer du vide.

 

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