Fauvisme – Maurice de Vlaminck (1876 – 1958)

Maurice de Vlaminck est né à Paris le 4 avril 1876 et mort à Rueil-la-Gadelière (Eure-et-Loir) le 11 octobre 1958. Il est issu d’une famille flamande et l’aîné de cinq enfants. Elevé dans un milieu de mélomanes un peu bohèmes, il s’intéresse d’abord à la musique mais commence, dès l’âge de 12 ans, à peindre des paysages de bords de Seine. A 16 ans, il quitte sa famille pour s’installer à Chatou, près de Versailles.

Il commence la peinture à la fin de son adolescence et est une des principales figures du fauvisme, de même qu’Henri Matisse et André Derain. Une des caractéristiques du mouvement fauve est l’utilisation intense des couleurs lors de la réalisation des peintures.

En 1900, il a réalisé deux peintures révolutionnaires : « Sur le zinc » et « L’homme à la pipe ».

En 1905, il expérimente la déconstruction, consistant à transformer le monde physique tout en donnant une impression de mouvement. Ses toiles représentatives de cette tendance sont par exemple « Le pont de Chatou » ou « Les ramasseurs de pommes de terre ».

En 1911, Vlaminck peint lors d’un séjour à Londres. Malgré tout, il peint essentiellement en bord de Seine. Il a également commencé à écrire des poèmes durant la Première Guerre mondiale.

Marqué par cette dernière, engagé dans les campagnes les plus dures comme son ami André Derain, il se retire en Eure-et-Loir après sa démobilisation.
Tandis que Derain surmonte le traumatisme de la guerre en faisant une volte-face vers la tradition picturale, Vlaminck renonce aux explosions colorées. Il s’engage alors dans une peinture de paysages tourmentés, sombres, reflet de l’inguérissable cicatrice laissée par l’épreuve, une nouvelle manière obscure.

Vers la fin de sa vie, il a été influencé dans son oeuvre par les peintures de Vincent Van Gogh et de Toulouse-Lautrec.

Maurice de Vlaminck, « La Seine à Chatou », 81.6 × 101 cm, huile sur toile (1906)

La scène montrée ici semble avoir été observée d’un point de l’île faisant face au village de Chatou, avec ses maisons aux toits rouges. Vlaminck a partagé un studio sur l’île avec André Derain en 1900. Ils ont formé ensemble ce qui a été appelé « l’école de Chatou, » et leur style de peinture —caractérisés par des couleurs vives et de larges touches de couleur — était un signe annonciateur du fauvisme.

Maurice de Vlaminck, « Les ramasseurs de pommes de terre »,46 X 55.7 cm, huile sur toile (1905)

De petites silhouettes animent un paysage habituellement dénué de présence humaine. Elles illustrent le travail de la terre, les loisirs liés à la nature ou la navigation fluviale. Elles sont rapidement figurées, constituant un élément stable de la composition. Des obliques ou des verticales prononcées (mâts de bateaux, cheminées d’usines, troncs d’arbres, silhouettes) contrastent avec les plans horizontaux. Vlaminck emprunte à Van Gogh la robustesse d’une touche charpentée, aux orientations multiples, qui génère la forme et dynamise l’ensemble (cf.  » Les ramasseurs de pommes de terre ») Il emploie des couleurs telles que sorties du tube, sans mélange et nuances.
Il expérimente ainsi de nouvelles manières de représenter ses sujets : cadrages différents, plans rapprochés, surplombs…

Maurice de Vlaminck, « L’Angélus », 55 X 46 cm, huile sur toile (1943)

Dans ce thème classique cher à Millet et de nombreux autres peintres, Vlaminck semble vouloir transmettre cette quiétude de la campagne, après le travail des champs, sous la menace d’un orage.

Il s’agit d’une toile nostalgique, remplie des souvenirs d’un vieux monde, fait de choses simples et authentiques.

 

Sources :

http://www.helenebailly.com/fr/artistes/bio/2315/maurice-de-vlaminck

http://www.artcheo.free.fr/vlaminck/vlaminck.html

http://www.lemondedesarts.com/DossierVlaminck.htm

http://www.artliste.com/maurice-vlaminck/

http://www.le-fauvisme.com/maurice-de-vlaminck.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_de_Vlaminck