POP ART – Richard Hamilton

Richard Hamilton est considéré comme l’un des fondateurs du Pop art britannique. Il fait partie des pionniers de ce mouvement au même titre que ces confrères américains Andy Warhol et Roy Lichtenstein . Son travail s’inspire du contexte politique de la Grande-Bretagne et de la société de consommation.

Richard Hamilton est né le 24 Février 1922 à Pimlico. Issu d’une famille modeste, il étudia en 1938, à la Royal Academy School de Londres afin d’y apprendre la peinture. Il quitte le système scolaire pendant quelques années pour travailler en tant que designer industriel. Cependant après, cette première expérience professionnelle, il décide de poursuivre sa formation à la Sade School of Art de Londres de 1848 à 1951.

Dans les années 1950, son travail est remarqué par l’artiste Eduardo Paolozzi l’un des artistes avec qui il fondera l’Independent Group basé à Londres.

En parallèle de ses réalisations personnelles, Richard Hamilton s’occupe de la conception et de l’installation des expositions de l’artiste londonien Roland Penrose.

Par l’intermédiaire de Roland Penrose, Richard Hamilton rencontrera Victor Pasmore qui lui proposera un poste d’enseignant basé à Newcastele-Upon Tyne poste qu’il occupera jusqu’en 1966.

Richard Hamilton participe à l’ exposition « This is tomorrow » avec l’ Independent Group en 1956 à la Whitechapel Art Gallery. Cette exposition est considérée comme étant à l’origine du Pop art britannique.

Au cours de cette exposition, il présente son collage « Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing ? » qui annonce le mouvement du pop art en Grande Bretagne. Cette œuvre est devenue son plus grand succès. Il définit lui-même le pop art comme un art : « populaire, éphémère, jetable, bon marché, produit de masse, séduisant, plein d’astuces, et qui rapporte gros ».

Au début des années 1960, il bénéficie d’une subvention du Conseil des arts afin d’enquêter sur l’état de « Mersbau » de Kurt Schwitters à Cumbria. Suite à ses recherches il prend en charge la préservation de l’œuvre en la déplaçant à l’Hatton Galery de l’Université de Newcastle.

Dans la même année, Richard Hamilton participe au Swinging London : il réalise entre autre une série de tirages sur l’arrestation de Mick Jagger pour possession de drogues, ainsi que la couverture et les affiches de White Album des Beatles. Il suit l’exemple d’Andy Warhol, en réalisent le portrait de Marylin Monroe ( My Marilyn 1964) à partir de différentes photographies de la star parue dans le magazine Town en 1962.

 En 1962 suite au décès de sa première femme Terry, il décide de se rendre aux Etats-Unis où il rencontre les pionniers du Pop art américain et il se lie d’amitié avec Marcel Duchamp.

Il organise la première rétrospective européenne de Marcel Duchamp au Tate Modern en 1966.

Après s’être essayé pendant un moment à la peinture abstraite, il revient à l’art figuratif dans les années 1990. Dans la majorité de ses œuvres, il utilise des images photographiques, la technique du collage, l’aérographe, la peinture à l’huile pour mettre en avant les scènes du quotidien et dénoncer la société de consommation.

Il décède le 13 septembre 2011 à l’âge de 89 ans à Londres.

 

Just what is it that makes today’s homes so different so appealing?, 1956

(Qu’est ce qui rend nos foyers d’aujourd’hui si différents, si séduisants ?)

Présentation de l’œuvre :

-Technique utilisée : le collage

-Dimensions : 25 x 26 cm

-Lieu de conservation: collection Kunsthalle, Tübingen (Allemagne)

Cette œuvre porte le nom d’une publicité représentant un homme bodybuildé dans un salon. A travers ce collage, Richard Hamilton dénonce la société de consommation de l’époque. Elle a été créée pour l’exposition « This is Tomorrow », elle y est notamment utilisée comme affiche. Dans ce collage, l’artiste met en scène un homme bodybuildé prenant la pause en plein milieu d’un salon. Par le biais de l’ironie il fait une satire de la société de consommation et de la culture populaire en intégrant des images qu’il trouve dans les journaux de l’époque et fait des montages à l’aide de photos en noir et blanc.

 

 

 

 

My Marilyn, 1965, Richard Hamilton

Présentation de l’œuvre :

-Technique utilisée : sérigraphie sur papier

-Dimensions : 51,8 x 63,2 cm

-Lieu de conservation : Tate Modern Museum,London

Cette œuvre est un hommage à Marilyn Monroe décédée en 1962. Richard Hamilton s’est servi de plusieurs photographies prises dans un magazine par George Barris peu avant la mort de Marylin. L’œuvre est composée de quatre impressions de contact en noir et blanc de 35mm annotées par l’actrice et d’une version agrandie de la photo qu’elle a approuvée. Hamilton a ensuite intégré des images de différentes dimensions dans un collage, en peignant par-dessus les marques de Marilyn.

Dans cet hommage, Hamilton souhaite prouver que Marylin Monroe est morte suite à la pression exercée par la société. 

 

Swingeing London 67, 1968

Présentation de l’œuvre :

-Techniques utilisées : peinture acrylique, collage et aluminium sur support de toile

-Dimensions : 67,3 x 85,1 cm

-Lieu de conservation : Tate Modern Museum London

Cette peinture représente Mick Jagger et Robert Fraser, menottés à l’arrière d’un fourgon de police. Pour peindre cette toile, Richard Hamilton sérigraphie et modifie, une version agrandie de la photographie de John Twine, il effectua une série de six peintures intitulées «  Swingeing London ». A propos de cette œuvre il explique « qu’il ressentait une forte indignation personnelle face à la folie d’institutions juridiques pouvant emprisonner quiconque pour délit d’abus de drogue ».

 

Bibliographie:

http://www.le-pop-art.com/richard-hamilton.html

https://education.francetv.fr/matiere/arts-visuels/cinquieme/article/richard-hamilton-1922-2011

https://wilchaanatasya.wordpress.com/2014/11/03/my-marilyn-by-richard-hamilton-1965/

https://www.tate.org.uk/art/artworks/hamilton-swingeing-london-67-f-t01144