John William Waterhouse

John William Waterhouse est un peintre britannique né à Rome en 1849. C’est son père, peintre lui aussi, qui lui a enseigné l’art de la peinture dès ses 5 ans, et jusqu’à ce qu’il intègre la Royal Academy en 1870.

Il est décrit comme étant un peintre classique, pourtant proche du mouvement des préraphaélites dans son style et ses sujets, mouvement qu’il a découvert lors d’une exposition rétrospective de John Everett Millais en 1886. Ce mouvement est né en 1848, de la rencontre entre William Holman Hunt et John Everett Millais, qui voulaient redonner à l’art britannique un renouveau en s’inspirant des maîtres italiens du xve, prédécesseurs du grand Raphaël, en privilégiant dans leurs travaux le réalisme, le sens du détail et les couleurs vives notamment. Leurs thèmes principaux s’inspiraient de la Bible, du Moyen-Âge, de la littérature et de la poésie.

Le tableau qui a donné à Waterhouse son qualificatif de « préraphaélite moderne » est une peinture prenant pour sujet l’un de ces thèmes : il s’agit d’Ulysse et les sirènes (1891).

John William WATERHOUSE, Ulysse et les sirènes, 1891, 100 x 201,7 cm, Huile sur toile, National Gallery of Victoria

Dans son univers, rempli de mythes grecs et de références shakespeariennes, on retrouve souvent la même figure d’une magnifique femme rousse, dont on ne sait rien, mais qui est pourtant au centre de ses œuvres les plus connues. C’est par exemple le cas de son tableau le plus célèbre, The Lady of Shalott (1888), inspiré d’un poème de Lord Tennyson, où le personnage arthurien d’Élaine d’Astolat est représenté sous les traits de cette jeune femme rousse.

La figure qui revient elle aussi souvent dans les toiles de Waterhouse, sous les mêmes traits de femme rousse, est celle d’Ophélie, personnage du drame Hamlet de Shakespeare : il aime à la représenter mourante, près de l’eau, comme dans le tableau Ophélie (1894).

John William WATERHOUSE, Ophélie, 1894, 124,4 x 73,6 cm, Huile sur toile, Collection particulière

Sa représentation de la beauté féminine, apparaissant délicate mais hautaine sous son pinceau, demeure ainsi, et cela jusqu’à la fin de sa vie, l’un de ses thèmes favoris, et lui assure d’ailleurs une grande popularité. Il meurt à Londres en 1912.

 

Sources :

Unno Hiroshi, The Art of Decadence : European Fantasy Art of the Fin-de-Siècle, édition Pie International, 2017, p. 108-111.

Dictionnaire de la peinture Larousse : https://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Waterhouse/154898

Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/John_William_Waterhouse

Site du Tate Museum : https://www.tate.org.uk/art/artists/john-william-waterhouse-583