Gyula Kosice

Guyla Kosice est né le 26 avril 1924 à Košice, Slovaquie et décédé le 25 mai 2016 à Buenos Aires, ArgentineIl était l’une des figures les plus importantes de l’art cinétique.

D’origine hongroise, Kosice a utilisé le nom de sa ville natale comme nom d’artiste.

Gyula Kosice est principalement connu pour être le cofondateur dans les années 1940 du mouvement MADÍ qui prône une liberté totale d’expression et de moyens. Il revendique la possibilité d’inventer de nouvelles formes, mobiles et ludiques, qui modifient le rapport de l’œuvre simplement posée contre un mur et engagent une vraie communication entre l’environnement et le spectateur. Adoptant le nom de sa ville natale, Kosice est l’un des précurseurs de l’art non-figuratif en Amérique latine.

Il a également travaillé aux côtés de nombreux autres artistes argentins partageant le même état d’esprit, publiant des revues d’art avec eux.

En 1944, il créera son 1er groupe artistique nommé Arturo.

À la fin des années 1940, Kosice fut le premier à utiliser l’ éclairage au néon dans ses œuvres, pour créer des motifs non représentatifs, ce qu’il nommera « l’hydrokinétisme ». La lumière et le mouvement étaient également présents dans ses œuvres. Il a ainsi pu créer des sculptures gigantesques , des « promenades hydrospatiales », des chutes d’eau, etc.

Des années plus tard, Kosice alla même jusqu’à créer des sculptures motorisées «hydrocinétiques» combinant néons , plexiglas, aluminium et eau. Ces expérimentations sur la perception de la couleur, son mouvement avaient pour but d’observer la manière dont elle pouvait donner au spectateur un sentiment d’instabilité visuelle. L’eau en constante mutation, combinée à une lumière mouvante, a été à l’origine du sentiment d’instabilité. Ces sculptures «hydrocinétiques» s’intègrent et prospèrent dans le mouvement de l’art cinétique.

Dans les années 1970, Kosice a lancé le projet Ciudad Hidroespacial qui proposait de créer une société sans classes en construisant une ville entièrement nouvelle. Ce travail deviendra une œuvre emblématique de sa carrière.

Une image contenant mur, en bois, intérieur, assis

Description générée automatiquement

Röyi

1944 / 1965

Bois

94 x 85 x 15 cm

Inscriptions :S. : Kosice

Bois articulé

Don de l’artiste, 2012 au Centre Pompidou

Royi (1944)

Cette pièce fut créée à l’époque des premières expositions du groupe d’art Arturo en 1944. C’est l’une des toutes premières œuvres d’art à dépendre de la participation du spectateur. Kosice a créé cette structure en bois à l’aide de charnières et d’écrous à oreilles. Il invite le spectateur à déplacer certaines parties de la structure pour la positionner comme il le souhaite, ce qui en fait l’une des premières à compter sur la participation du spectateur.

Columna Hidroluz

1965

Plexiglas, lumière, moteur, eau t bois

306.6 × 129.8 × 63 cm

Blanton Museum of Art

Columnas Hidroluz (1965)

Traduit comme « Colonnes Hydrolight », ce travail a été réalisé à partir de récipients hémisphériques en plastique contenant de l’eau de cyclage. Ce travail s’est concentré sur les effets de la lumière dans l’eau en mouvement sur le spectateur. Alors que les bulles d’eau et d’air se déplaçaient constamment, cette semblait «défier les lois de la gravité», l’auteur cherchait à provoquer une sensation d’instabilité chez le spectateur.

Maqueta de la Ciudad Hidroespacial

(Maquette de la ville hydro-spatiale)

1947

Plexiglas, eau

28 x 56 x 52 cm

Don de l’artiste, 2012 au Centre Pompipdou

Crédit photographique : © Philippe Migeat – Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP

Ciudad Hidroespacial (1971)

En 1971, Kosice a lancé ce projet en estimant que l’architecture contemporaine était axée avant tout sur la fonctionnalité des puissants dans la société et que cette focalisation aggravait l’oppression de la classe inférieure en Argentine. Ciudad Hidroespacial consistait en de nombreux modèles en plexiglas permettant aux architectes de créer une nouvelle grande ville cosmique autonome. Il était également fait de plastique, de métal et de nombreux autres matériaux collés sur des images de ciel nuageux. L’œuvre traduit l’intérêt certain de Kosice pour les voyages dans l’espace et par son désir d’une société sans classes.