André Derain – Fauvisme (1880 – 1954)

André Derain est un peintre français né en 1880 à Chatou, près de Paris. Il commence la peinture dès son adolescence et part après l’obtention de son baccalauréat à l’académie Camillo en 1898, où il rencontre Henri Matisse. Il est, avec ce dernier, co-fondateur du Fauvisme. Ce mouvement bref, qui s’étend de 1904 à 1907, suivi plus tard par le cubisme, terminent d’achever la sortie du mimétisme académique hérité depuis le renaissance.

En 1900, il fait la connaissance de Maurice Vlaminck dans un déraillement de train. Grâce à cette amitié ainsi que le soutien avec Vlaminck, Derain se lance dans peinture et partagent un atelier en bord de Seine, dans la banlieue Parisienne. Ils se rendent ensemble à une rétrospective de Van Gogh chez Bernheim-Jeune qui aura une grande influence sur l’inspiration des peinture Fauves pour ses couleurs crues, sa touche sauvage et empattée. On trouve des influences Cézannienne dans son travaille de représentation des corps ainsi que sa palette de couleurs.En 1903 c’est une rétrospective de Gauguin qui les marque par ses aplats de couleurs. Derain présente Vlaminck à Matisse.


Le vieil arbre [1904], Huile sur toile, 41 x 33 cm, centre Pompidou, Paris
→ sujet : impressionnistes
→ inspirations : Van Gogh ( aplats couleurs), palette Gaugienne et estampes japonaise (« prunier en fleur »

Après avoir terminé son service militaire en 1904, Matisse le convint dès le début de l’année 1905 de participer avec Vlaminck et d’autres artistes, au Salon d’Automne en octobre/novembre. C’est lors de ce salon que le mouvement obtient son nom par le critique Louis Vauxcelles. Si les artistes Fauves ont des styles différents, ils ont en commun une schématisation, une facture libre, l’aplatissement de l’espace, des couleurs détachées du motif, des lignes courbes ainsi qu’une apparence de toile faite rapidement. Ils se rassemble également par leur approche jouissif de la peinture , la joie de vivre, l’énergie débordante mais aussi par l’emprunt leurs sujets aux impressionnistes comme la ville, les paysages et les loisirs.

À l’été 1905, Matisse, sous les conseils de Paul Signac (Chef de file des Néo-impressionnistes) se rend à Collioure, dans le sud de la France et invite Derain à le rejoindre. Cette période estivale marque une série d’expérimentation, de recherche pour se libérer des apprentissages et exprimer leurs personnalités. Une émulation créative est perceptible dans les toiles produites entre les deux artistes. Des touches Néo-impressionnistes, des couleurs vives, des resserves blanc donnant un aspect presque aveuglant («  la négation de l’ombre par des ombres lumineuses » écrit-il à Vlaminck), quelques aplats, des sujets impressionnistes résument l’expérience.


L’age d’or,
[1905], Huile sur toile, 177 x 189cm, Museum of modern Art, New York
→ Présenté au salon d’automne 1905
→ Réponse au tableau de Matisse
Luxe, calme et volupté
(Nu dans un décors méditerranéen)
→ Touche divisée mais cernes épaisses, mélange des couleurs
→ Ambiguïté car ne respire pas le bonheur (plan 1 : femmes en rouges et mauves semblent se réveillées = liaisons domaine de la mort en opposition avec le plan 2 dans la lumière avec couleurs vives = respire la joie et la vie)
→ Beaucoup de personnages mais individualité dans les attitudes, c’est-à-dire que chaque groupe semble dans sa bulle sans faire attention aux autres)
→ Rappel
Un dimanche après-midi sur l’île de la grande Jatte
de Signac avec l’ombrage

De janvier à Mars 1906, sur la demande d’Ambroise Vollard (marchand d’art, galeriste, éditeur et écrivain), Derain part pour Londres. La demande du galeriste est motivée pour concurrencer son rival Paul Durand-Ruel et la série produite par Monet en 1904. Il y produit une trentaine de croquis qu’il retravaille de retour à Paris. La série londonienne est calme, sereine et très construite.


Charing cross bridge, [1906], Huile sur toile, 81 cm x 1m, Musée d’Orsay, Paris

→ composition travailler : doublage de la ligne d’horizon
→ Couleurs vives et aplats
→ Beaucoup plus stable que son travail à Collioure

De son retour de Londres, Derain rencontre Georges Braque puis par extension, se lie d’amitié avec Picasso. Il passe son été 1906 à l’Estaque et s éloigne progressivement de Matisse. Ses préoccupations évoluent dans la manière dont il veut peindre. Il aspire a plus de stabilité, de recherche sur la composition de ses toiles ainsi que sur le dessin et non plus uniquement sur la couleur.

Sources:

https://www.musee-orangerie.fr/fr/artiste/andre-derain (consulté le 10/12/19)

http://www.le-fauvisme.com/andre-derain.html (consulté le 10/12/19)

https://www.mchampetier.com/biographie-Andr%C3%A9-Derain.html (consulté le 10/12/19)

Cours sur le Fauvisme seconde année de licence Université Jean Jaurès