 {"id":26,"date":"2012-02-20T16:33:51","date_gmt":"2012-02-20T15:33:51","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/?p=26"},"modified":"2012-02-20T16:37:21","modified_gmt":"2012-02-20T15:37:21","slug":"perspectives-futures-en-intervention-politique-et-recherche-sur-les-hommes-et-les-masculinites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/2012\/02\/20\/perspectives-futures-en-intervention-politique-et-recherche-sur-les-hommes-et-les-masculinites\/","title":{"rendered":"Perspectives futures en intervention, politique et recherche  sur les hommes et les masculinit\u00e9s,"},"content":{"rendered":"<p><strong>Daniel WELZER-LANG<\/strong><\/p>\n<p><strong>Professeur de sociologie,<\/strong><\/p>\n<p><strong>Universit\u00e9 Toulouse Le-Mirail (France)<\/strong><\/p>\n<p>http:\/\/w3.univ-tlse2.fr\/cers\/annuaires\/fiches_indivi\/permanents\/Daniel_Welzer_Lang.htm<\/p>\n<p>mon blog : http:\/\/daniel.welzer-lang.over-blog.fr\/<\/p>\n<p>Et Daniel welzer-lang sur FaceBook.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Epist\u00e9mologie des \u00e9tudes critiques sur les hommes et le masculin<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>Point de vue situ\u00e9 d&rsquo;un gar\u00e7on de France, apr\u00e8s 25 ans de recherches sur ces th\u00e8mes<\/em><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Conf\u00e9rence prononc\u00e9e au Colloque international <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><em>Perspectives futures en intervention, politique et recherche<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><em> sur les hommes et les masculinit\u00e9s, <\/em>9, 10 et 11 mars 2011, <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Universit\u00e9 Laval, Qu\u00e9bec (Qc), Canada.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\">&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Depuis la cr\u00e9ation des groupes d\u2019hommes dans les ann\u00e9es 70, les \u00e9tudes critiques sur les hommes et le masculin francophones se sont d\u00e9velopp\u00e9es de mani\u00e8res diversifi\u00e9es. Parfois pr\u00e9sent\u00e9es comme une opposition binaire entre masculiniste et prof\u00e9ministe, l\u2019intervention s\u2019attachera \u00e0 essayer de proposer une autre typologie qui d\u00e9passe cette vision id\u00e9ologique et non-heuristique pour essayer de saisir les transversalit\u00e9s, la place explicite ou implicite des rapports sociaux de sexe et de genre.<\/p>\n<p>Puisque les femmes ne peuvent arriver seules \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9, \u00e0 la fin de la domination masculine, la disparition du genre, que nombre d\u2019entre-elles souhaitent ne plus soliloquer, il est question dans cette intervention d\u2019historiciser les \u00e9tudes critiques sur les hommes, et d\u2019en contextualiser les paradigmes d\u2019analyse. Bref, de d\u00e9construire le masculin, de saisir dans les analyses les consensus et les dissensus, comme les femmes f\u00e9ministes critiques ont pu le faire avec \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9ternel f\u00e9minin\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Daniel WELZER-LANG<\/strong><\/p>\n<p><strong>Professeur de sociologie,<\/strong><\/p>\n<p><strong>Universit\u00e9 Toulouse Le-Mirail (France)<\/strong><\/p>\n<p>http:\/\/w3.univ-tlse2.fr\/cers\/annuaires\/fiches_indivi\/permanents\/Daniel_Welzer_Lang.htm<\/p>\n<p>mon blog : http:\/\/daniel.welzer-lang.over-blog.fr\/<\/p>\n<p>Et Daniel welzer-lang sur FaceBook.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Epist\u00e9mologie des \u00e9tudes critiques sur les hommes et le masculin<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>Point de vue situ\u00e9 d&rsquo;un gar\u00e7on de France, apr\u00e8s 25 ans de recherches sur ces th\u00e8mes<\/em><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Conf\u00e9rence prononc\u00e9e au Colloque international <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><em>Perspectives futures en intervention, politique et recherche<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><em> sur les hommes et les masculinit\u00e9s, <\/em>9, 10 et 11 mars 2011, <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Universit\u00e9 Laval, Qu\u00e9bec (Qc), Canada.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\">&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Intervention<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D\u2019abord, permettez moi de dire et d\u2019afficher ma joie et mon immense plaisir d\u2019\u00eatre ici, avec vous. De f\u00e9liciter l\u2019\u00e9quipe qui a organis\u00e9 ce colloque, et son leader charismatique Gilles Tremblay.\u00a0 De remercier aussi Jeanne-Mance et Itzela Sosa qui nous ont aid\u00e9 \u00e0 monter ce projet collectif.<\/p>\n<p>J\u2019ai propos\u00e9 de traiter de l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0Epist\u00e9mologie des \u00e9tudes critiques sur les hommes et le masculin\u00a0\u00bb \u00e0 la lumi\u00e8re de 25 ann\u00e9es d\u2019exp\u00e9rience. J\u2019aimerais commencer par quelques prol\u00e9gom\u00e8nes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019androcentrisme, 1<sup>er<\/sup>, 2\u00e8me degr\u00e9\u00a0: L\u2019\u00e9tude des hommes dans une perspective genr\u00e9e\u00a0: androcentrisme et occultation du masculin<\/strong><\/p>\n<p>Pendant longtemps, tout en d\u00e9construisant les formes de domination que subissaient les femmes, les sociologues du genre, en particulier les sociologues f\u00e9ministes ont d\u00fb lutter contre l\u2019androcentrisme des sciences sociales. Androcentrisme qui nous faisait penser le masculin, comme le normal, le g\u00e9n\u00e9ral, et les femmes comme le particulier, le sp\u00e9cifique. Delphy (1998), Devreux (1985), Guillaumin (1992) ont largement d\u00e9montr\u00e9 dans leurs travaux les biais \u00e9pist\u00e9mologiques de nos diff\u00e9rentes disciplines, et leurs effets.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a pas toujours eu deux sexes en sociologie. Au contraire, on \u00e9tait en pr\u00e9sence, d&rsquo;une part, d&rsquo;un \u00eatre g\u00e9n\u00e9ral, porteur des caract\u00e9ristiques de l&rsquo;humanit\u00e9, repr\u00e9sentant m\u00eame de cette humanit\u00e9, \u00eatre g\u00e9n\u00e9ral qui se confondait avec l&rsquo;\u00eatre masculin, et d&rsquo;autre part, d&rsquo;un \u00eatre sexu\u00e9 particulier, la femme \u00bb (Devreux, 1985)., 1994<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019androcentrisme concernait les textes, les auteurs, et des disciplines enti\u00e8res, incapables de traiter avec la m\u00eame attention ce que vivaient, pensaient ou subissaient hommes et femmes. Bien souvent d\u2019ailleurs, nos soci\u00e9t\u00e9s assimilaient les hommes \u00e0 la culture, et les femmes \u00e0 la nature (Mathieu, 1991). Pour elles seules, dans une vision compl\u00e9mentariste et essentialis\u00e9e de la diff\u00e9rence hi\u00e9rarchis\u00e9e des sexes, \u00e9taient vant\u00e9es leurs qualit\u00e9s \u00ab\u00a0naturelles\u00a0\u00bb\u00a0: sensibilit\u00e9, douceur, esth\u00e9tisme, capacit\u00e9 d\u2019aider l\u2019autre. Non sans r\u00e9sistances, les champs des \u00e9tudes f\u00e9ministes et des \u00e9tudes du genre se sont progressivement d\u00e9velopp\u00e9s en produisant des analyses en termes de rapports sociaux de sexe, et rapports sociaux de genre (Battagliola et <em>al<\/em>., 1990).<\/p>\n<p><ins datetime=\"2010-04-13T03:55\" cite=\"mailto:daniel\">Le genre est d\u00e9fini ici comme le syst\u00e8me socio-politique qui construit, organise et hi\u00e9rarchise la pseudo naturalit\u00e9 des cat\u00e9gories sociales de sexe (le sexe dit biologique) en l\u00e9gitimant la domination masculine h\u00e9t\u00e9ronormative. En ce sens les rapports sociaux de sexe <\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T03:58\" cite=\"mailto:daniel\">analysent<\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T03:55\" cite=\"mailto:daniel\"> la domination masculine<\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T03:56\" cite=\"mailto:daniel\"> et ses \u00e9volutions,<\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T03:59\" cite=\"mailto:daniel\"> les positions sociales respectives des hommes et des femmes. <\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T04:00\" cite=\"mailto:daniel\">L<\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T03:56\" cite=\"mailto:daniel\">es rapports sociaux de genre<\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T04:00\" cite=\"mailto:daniel\"> s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 l<\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T04:02\" cite=\"mailto:daniel\">\u2019h\u00e9t\u00e9ronormalisation des positions des <\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T04:05\" cite=\"mailto:daniel\">personnes d\u00e9finies comme <\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T04:02\" cite=\"mailto:daniel\">hommes <\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T04:05\" cite=\"mailto:daniel\">ou<\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T04:02\" cite=\"mailto:daniel\"> femmes, la domination des <\/ins><ins datetime=\"2010-04-13T05:07\" cite=\"mailto:daniel\">sexualit\u00e9s d\u00e9finies comme minoritaires.<\/ins><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Quelques ann\u00e9es plus tard, il nous faut approfondir ces r\u00e9flexions. D\u2019une part, si le cadre g\u00e9n\u00e9ral des rapports sociaux de sexe et de genre reste encore largement marqu\u00e9 par la domination masculine, certains espaces sociaux, certains segments de classe sociales (voir <em>infra<\/em>), donnent \u00e0 voir des mobilit\u00e9s sociales de sexe et de genre marqu\u00e9es par des formes d\u2019inversion, de contournement, de prises de pouvoir localis\u00e9es, des exclusions, ou des refus de confrontations, qu\u2019il faut aussi, aujourd\u2019hui, prendre en compte. Autrement dit, la domination ne se reproduit pas \u00e0 l\u2019identique. Les luttes sociales des femmes, comme celles des gais, des lesbiennes, des bi et des transgenres ont aussi marqu\u00e9 ces quarante derni\u00e8res ann\u00e9es. Il nous faut les introduire dans l\u2019analyse genr\u00e9e. D\u2019autre part, nous avons assist\u00e9 en sociologie \u00e0 la multiplication des \u00e9tudes sur les femmes, leurs modes de vie, les violences qu\u2019elles subissent, l\u2019articulation travail professionnel\/travail domestique\u2026 Cette multiplicit\u00e9 d\u2019\u00e9tudes sur les femmes, qui traitent aussi des hommes mais d\u2019un point de vue particulier, a pu permettre aux chercheur-e-s de mieux pr\u00e9ciser les formes g\u00e9n\u00e9rales et particuli\u00e8res des dominations subies, mais a eu tendance \u00e0 moins bien renseigner ce que vivent r\u00e9ellement les hommes, en particulier pour ce qui concerne les processus selon lesquels ils sont socialis\u00e9s dans les certitudes \u00e9gotistes et viriles. De mani\u00e8re paradoxale, cela a renforc\u00e9 une forme particuli\u00e8re d\u2019androcentrisme telle que le d\u00e9finissait Marie-France Pichevin et Daniel\u00a0 Welzer-Lang d\u00e8s 1992\u00a0: \u00ab\u2026\u00a0l\u2019androcentrisme consiste aussi \u00e0 participer d&rsquo;une mystification collective visant pour les hommes, \u00e0 se centrer sur les activit\u00e9s ext\u00e9rieures, les luttes de pouvoir, la concurrence, les lieux, places et activit\u00e9s o\u00f9 ils sont en interaction (r\u00e9elle, virtuelle ou imaginaire) avec des femmes en minorant, ou en cachant, les modes de construction du masculin et les rapports r\u00e9els entre eux. \u00bb (Welzer-Lang, Pichevin, 1992).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous sommes donc aujourd\u2019hui dans une situation nouvelle que l\u2019on peut qualifier d\u2019androcentrisme de niveau 2. Des \u00e9tudes sur les femmes qui explicitent leurs modes de vie, leurs conditions sociales, et en face un silence et\/ou une occultation de ce que vivent, font, r\u00eavent les hommes. Silence et\/ou occultation entretenue y compris par les chercheurs qui \u00e9vitent soigneusement de parler d\u2019eux comme des \u00eatres genr\u00e9s. Sans doute aurons-nous aussi bient\u00f4t \u00e0 retravailler ce biais fort actuel que l\u2019on peut qualifier de gynocentrisme ou de maternalisme qui consiste \u00e0 se centrer exclusivement sur les femmes et\/ou le f\u00e9minin, et occulter les rapports sociaux qui construisent aussi le masculin.<\/p>\n<p>Mais ce qui me para\u00eet le plus grave avec cette forme d\u2019androcentrisme de niveau 2\u00a0 est le risque de renaturalisation et de r\u00e9essentialisation du masculin<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les diff\u00e9rents courants qui travaillent le masculin<\/strong><\/p>\n<p>On a l\u2019habitude de dire qu\u2019il y a quatre courants de pens\u00e9e transdisciplinaires qui occupent l\u2019espace de d\u00e9bats sur les \u00e9tudes des hommes et du masculin (Clatterbaugh, 1997\u00a0; Messner 1997) et qui sont parall\u00e8les avec les diff\u00e9rents groupes d\u2019hommes qui les supportent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>J\u2019aimerais revisiter cette typologie. Et ceci pour deux raisons majeures.<\/p>\n<p>1\/ D\u2019une part, elle a \u00e9t\u00e9 construite \u00e0 un moment historique qui me semble aujourd\u2019hui d\u00e9pass\u00e9. 1997 \u00e9tait une \u00e9poque particuli\u00e8re\u00a0: pauvret\u00e9 num\u00e9rique des hommes remettant en cause la domination masculine, nomm\u00e9e ainsi ou non. Guerre des sexes souvent pr\u00e9sente dans les rapports entre personnes construites comme homme ou comme femme. Non \u00e9mergence des courants queers qui essayent de d\u00e9passer l\u2019h\u00e9t\u00e9ronorme, etc. Non unit\u00e9 et surtout peu de discussions entre ces militants du quotidien qui essaient de d\u00e9passer les formes traditionnelles des masculinit\u00e9s. Bref, un moment proche du pass\u00e9 dans nos relations de genre.<\/p>\n<p>Il s\u2019agissait de faire une typologie de tendances \u00e9mergentes, peu repr\u00e9sent\u00e9es dans de nombreux pays. C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019\u00e9poque o\u00f9, avec quelques amis nous avions cr\u00e9\u00e9 le R\u00e9seau Europ\u00e9en d\u2019Hommes Prof\u00e9ministes. Comme pour dire\u00a0: oui, une position masculine (pour les hommes) qui se revendiquent des acquis des luttes de femmes est possible. Oui, nous devons d\u00e9battre. M\u00eame si, retrospectivement, nous nous adressions plus aux femmes qu\u2019aux autres hommes. Ce qui explique d\u2019ailleurs le peu de succ\u00e8s de ce r\u00e9seau qui laisse quand m\u00eame sur la toile, et en plusieurs langues, un ensemble de textes fondateurs (http:\/\/www.europrofem.org).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>2\/ L\u2019autre raison qui me pousse \u00e0 revisiter le classement \u00e9mis en 1997 est la fonction d\u2019une typologie. A quoi doit-elle nous servir\u00a0?<\/p>\n<p>Pour ma part, en dehors des effets d\u2019annonce o\u00f9 les hommes se nomment, mesurent symboliquement la taille de leur membre viril pour s\u2019afficher le meilleur, perp\u00e9tuent entre eux une guerre permanente, une typologie, un id\u00e9al-type dirait le sociologue Max W\u00e9ber, est une construction th\u00e9orique <em>a<\/em> <em>posteriori<\/em> qui doit nous aider\u00a0 \u00e0 penser. Un tournevis qui aide la compr\u00e9hension et la d\u00e9construction du masculin. Une bo\u00eete \u00e0 outils qui permet\u00a0 d\u2019historiciser les r\u00e9flexions, et les retours critiques que nous pouvons faire sur les travaux qui ont accompagn\u00e9s la progression des \u00e9tudes critiques sur les hommes et le masculin.<\/p>\n<p>Autrement dit, les cat\u00e9gories de ma typologie ne sont pas exclusives les unes des autres. On peut \u00eatre tout \u00e0 la fois dans un groupe de conscience et prof\u00e9ministe radical, pleurer entre hommes en d\u00e9couvrant les vertus des \u00e9motions et \u00eatre r\u00e9actionnaire, etc.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Six<\/strong><strong> courants de pens\u00e9e transdisciplinaires<\/strong><\/p>\n<p>L\u00e0 o\u00f9\u00a0 Clatterbaugh identifiait quatre courants de pens\u00e9e transdisciplinaires, je vois aujourd\u2019hui 6 p\u00f4les. Permettez-moi de les pr\u00e9senter ce qui me permettra d\u2019en pr\u00e9senter les probl\u00e9matiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1\/ <strong>Souvent caract\u00e9ris\u00e9 de \u00ab\u00a0masculinisme\u00a0\u00bb,<\/strong> le premier courant tend \u00e0 sym\u00e9triser situation des hommes et des femmes. Support\u00e9 en France par des associations de p\u00e8res divorc\u00e9s, et quelques personnalit\u00e9s dont Eric Zemmour, auteur du <em>Premier Sexe<\/em> (2006), cette posture tend \u00e0 faire porter par les femmes, en particulier par le f\u00e9minisme, la responsabilit\u00e9 des difficult\u00e9s masculines\u00a0: \u00e9chec scolaire, violences, suicides\u2026 Ainsi sur les violences, prenant en exemple les violences masculines \u2014 et arguant de travaux de victimologie, en particulier une \u00e9tude de Statistiques Canada, et un travail qualitatif de fin d\u2019\u00e9tude de travail social suisse requalifi\u00e9 de th\u00e8se (Torrent, 2003) ce courant d\u00e9clare que les hommes sont aussi violent\u00e9s par les femmes que l\u2019inverse. Ce courant propose globalement un retour aux valeurs patriarcales d\u2019antan, faisant valoir que ce mod\u00e8le de genre \u00e9tait moins anxiog\u00e8ne pour tous et toutes. R\u00e9cemment, autour des \u00ab Congr\u00e8s de la condition masculine &#8211; Paroles d&rsquo;hommes\u00a0\u00bb est apparue une nouvelle branche de ce courant qui, tout en sym\u00e9trisant situation des hommes et des femmes notamment les discriminations subies, se d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0hoministes\u00a0\u00bb. Si l\u2019appel au premier congr\u00e8s \u00e9tait particuli\u00e8rement r\u00e9actionnaire, certains textes suivants sont plus ambigus, notamment par la reconnaissance par certains participants \u00e0 ces congr\u00e8s de la domination masculine et de ses effets en termes de violences sur les femmes, de l\u2019apport du f\u00e9minisme\u2026<\/p>\n<p>Sans m\u00eame \u00e9voquer ici les difficult\u00e9s conceptuelles pour d\u00e9finir le terme \u00ab\u00a0masculiniste\u00a0\u00bb, autrefois utilis\u00e9 par tous les groupes de paroles d\u2019hommes en France et au Qu\u00e9bec qui d\u00e9couvraient la d\u00e9construction de \u00ab\u00a0la virilit\u00e9 obligatoire\u00a0\u00bb \u2014\u00a0difficult\u00e9 parfaitement explicit\u00e9e par nos coll\u00e8gues qu\u00e9b\u00e9cois dans leur dernier ouvrage collectif (Deslauriers, Tremblay, Genest Dufault, Blanchette, Desgagn\u00e9s, 2010), ce courant n\u2019est donc pas homog\u00e8ne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>2\/ Le deuxi\u00e8me courant, soutenu en France par une frange autoproclam\u00e9e \u00ab\u00a0radicale\u00a0\u00bb, parfois <strong>appel\u00e9 \u00ab\u00a0prof\u00e9minisme radical\u00a0\u00bb,<\/strong> il propose comme unique perspective aux hommes, comme dominants, de soutenir les femmes et le f\u00e9minisme et de se taire sur les difficult\u00e9s masculines analys\u00e9es alors comme minimes, secondaires et sans r\u00e9elles importances (Stoltenberg, 1989\u00a0; Thiers-Vidal, Dufresne). Toute attitude autre, notamment l\u2019expos\u00e9 des difficult\u00e9s de certains hommes est consid\u00e9r\u00e9e comme une tentative de reprendre le pouvoir par des \u00ab\u00a0m\u00e2les contest\u00e9s\u00a0\u00bb. Les hommes sont appel\u00e9s \u00e0 \u00ab\u00a0rendre des comptes\u00a0\u00bb aux f\u00e9ministes. Dans cette perspective, les \u00ab\u00a0sujets\u00a0\u00bb hommes n\u2019existent pas. Ils sont r\u00e9duits \u00e0 la fonction d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0auteur\u00a0\u00bb des effets de la domination masculine subie par les femmes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Je vaux mieux qu\u2019une moule\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p>Pour \u00e9voquer parfois les \u00ab\u00a0souffrances\u00a0\u00bb des hommes, y compris des hommes qui exercent des violences contre les femmes, je me suis vu caract\u00e9ris\u00e9 de \u00ab\u00a0faux ami des f\u00e9ministes\u00a0\u00bb par des gar\u00e7ons qui par ailleurs, comme antisp\u00e9cistes dissertent sur les souffrances des \u2026 moules et des hu\u00eetres [Ont-elles un syst\u00e8me nerveux\u00a0? Souffrent-elles\u00a0? Peut-on les manger\u00a0?].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Courant plus id\u00e9ologique que r\u00e9ellement ancr\u00e9 dans la recherche, ce courant de pens\u00e9e en niant le sujet d\u00e9veloppe, je le pense sinc\u00e8rement, une pens\u00e9e totalitaire.<\/p>\n<p>Et puis, une confidence toute personnelle dans ce lieu o\u00f9 les hommes sont appel\u00e9s \u00e0 parler d\u2019eux. Je pense \u2014 ainsi va la vanit\u00e9 masculine \u2014 que je vaux autant (et j\u2019aime esp\u00e9rer plus) qu\u2019une moule\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>3\/ Le troisi\u00e8me courant, parfois qualifi\u00e9 <strong>\u00ab\u00a0prof\u00e9ministe lib\u00e9ral \u00bb<\/strong> [Clatterbaugh, 1997\u00a0; Messner, 1997)] est plus pragmatique. Au vu des connotations p\u00e9joratives du terme \u00ab\u00a0lib\u00e9ral\u00a0\u00bb en France (qui qualifie quelqu\u2019un-e qui soutient le capitalisme, la domination imp\u00e9rialiste des pays riches), je propose de le nommer <strong>\u00ab\u00a0prof\u00e9minisme pragmatique \u00bb.<\/strong> Les auteur-e-s de ce courant int\u00e8grent le cadre probl\u00e9matique de la domination masculine, l\u2019articulation violences masculines\/homophobie\u00a0; notamment dans les rapports entre hommes. Mais ils analysent aussi, de mani\u00e8re compr\u00e9hensive, souvent en termes de rapports sociaux de sexe et de genre, la situation des gar\u00e7ons, et les \u00e9videntes difficult\u00e9s d\u2019adaptation de certains. Dans le travail social et l\u2019intervention socio-\u00e9ducative, ce courant propose la formation des intervenant-e-s et l\u2019intervention sp\u00e9cifique aupr\u00e8s des hommes et des gar\u00e7ons.<\/p>\n<p>Dans ce courant de pens\u00e9e on trouve les travaux de Robert Connell, Gilles Tremblay, Michael Kimmel, Michel Dorais, Gilles Rondeau, Christine Castelain-Meunier, Germain Dulac, Yves Raibaud, Andr\u00e9 Rauch\u2026 etc. On trouve des textes de ce courant dans l\u2019ouvrage de synth\u00e8se que j\u2019ai coordonn\u00e9 \u00e0 Toulouse en 2000 : Welzer-Lang (dir), <em>Nouvelles approches des hommes et du masculin<\/em>, PUM (Presses Universitaires du Mirail) et dans le livre Masculinit\u00e9s\u00a0: \u00e9tats des lieux, que nous venons de publier en France avec Chantal Zaouche et qui sera pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 ce colloque.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Probl\u00e9matisant les \u00ab\u00a0r\u00e9sistances masculines au changement\u00a0\u00bb, ce courant auquel je rattache mes travaux refuse une attitude d\u00e9terministe qui postule \u00e0 la reproduction \u00e0 l\u2019identique de la domination masculine (Bourdieu, 1998). Les hommes et les femmes sont aussi sujets de leur histoire individuelle et collective, il est donc possible d\u2019intervenir, d\u2019accompagner et d\u2019aider les hommes, tous les hommes, \u00e0 s\u2019adapter au nouveau contrat de genre qui refuse la domination masculine et ses cons\u00e9quences en termes de violences, de discriminations, d\u2019exclusions. Cette attitude pr\u00e9suppose que les hommes aussi ont int\u00e9r\u00eat aux changements. Ou qu\u2019ils n\u2019en ont pas le choix, et qu\u2019ils doivent donc s\u2019adapter.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans ce courant, Macdonald (2005, 2010), que Gilles Tremblay m\u2019a permis de d\u00e9couvrir, \u00e9voque l\u2019approche salutog\u00e8ne.<\/p>\n<p>Quel terme\u00a0! Je lui pr\u00e9f\u00e8re une traduction non-litt\u00e9rale, <strong>je pr\u00e9f\u00e8re la caract\u00e9riser comme \u00ab\u00a0dynamique\u00a0\u00bb. <\/strong>Dynamique en opposition \u00e0 une approche statique qui r\u00e9duit les dominants \u00e0 des \u00eatres ne pensant qu\u2019\u00e0 reproduire la domination, des \u00eatres sans empathie face aux effets du syst\u00e8me viriarcal de domination masculine, dynamique en opposition aux hommes \u00ab\u00a0mous\u00a0\u00bb d\u00e9crits par Elisabeth Badinter (1986), dynamique pour montrer comment les hommes aussi changent et sont acteurs des changements des rapports sociaux de genre.<\/p>\n<p>Et en m\u00eame temps, comme dit John Macdonald dans ce colloque, salutog\u00e8ne s\u2019oppose \u00e0 \u00ab\u00a0psychog\u00e8ne\u00a0\u00bb, \u00e0 la pathologisation du masculin. Nous seront donc sans doute condamn\u00e9-e-s, pour \u00eatre audibles, \u00e0 utiliser une forme hybride\u00a0: salutog\u00e8ne\/dynamique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Gilles Tremblay nous rappelle qu\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u00e9tant bas\u00e9e sur l\u2019\u00e9tude des forces et des capacit\u00e9s que d\u00e9veloppent aussi les hommes, l\u2019approche \u00ab\u00a0salutog\u00e8ne\/dynamique\u00a0\u00bb, permet un cadre ad\u00e9quat pour aborder les \u00e9l\u00e9ments positifs des masculinit\u00e9s (Macdonald, 2005, 2010). Gilles Tremblay consid\u00e8re cette approche comme une <em>perspective <\/em> puisqu\u2019elle n\u2019est pas une construction th\u00e9orique en soi, mais elle implique plut\u00f4t une mani\u00e8re de mettre en lumi\u00e8re certains aspects de l\u2019objet de recherche. Sa pertinence n\u2019en est pas moins politique. Une meilleure connaissance de ces \u00e9l\u00e9ments positifs am\u00e8ne \u00e0 l\u2019exploration des moyens par lesquels les hommes s\u2019engagent dans leur bien-\u00eatre. L\u2019approche salutog\u00e8ne\/dynamique met en lumi\u00e8re les \u00e9l\u00e9ments \u00ab\u00a0toxiques\u00a0\u00bb des masculinit\u00e9s o\u00f9 l\u2019accent est pos\u00e9 sur les d\u00e9ficiences associ\u00e9es aux hommes. Elle tranche donc avec une certaine vision des hommes, \u00e9labor\u00e9e par le pass\u00e9, comme un groupe socialement construit comme homog\u00e8ne et probl\u00e9matique (Crawshaw, 2009). L\u2019approche salutog\u00e8ne\/dynamique est \u00e9galement pertinente puisqu\u2019elle cible non seulement les comportements individuels, mais aussi les environnements qui soutiennent et favorisent la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre des hommes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En fait notre coll\u00e8gue Macdonald ne fait que d\u00e9velopper l\u2019approche \u00ab\u00a0dialectique\u00a0\u00bb des rapports sociaux de genre. Cela rappellera de vieux d\u00e9bats aux plus ancien-ne-s d\u2019entre nous, le probl\u00e8me th\u00e9orique qui sous-tend la question de l\u2019intervention aupr\u00e8s des hommes, reprend un vieux d\u00e9bat des courants marxiste-l\u00e9ninistes des ann\u00e9es 70 sur les liens entre \u00ab\u00a0contradictions principales\u00a0\u00bb (la contradiction capital\/travail) et \u00ab\u00a0contradictions secondaires\u00a0\u00bb (dont la domination masculine des femmes). On sait maintenant le prix \u00e0 payer pour l\u2019humanit\u00e9 de telles positions l\u00e9ninistes qui ont propos\u00e9 la soumission totale des dominants aux domin\u00e9s et aux avant-gardes (politiques \u00e0 l\u2019\u00e9poque, religieuses et sexuelles aujourd\u2019hui) cens\u00e9es les repr\u00e9senter. En ce qui concerne les alliances entre dominants et domin\u00e9-e-s, il est sans doute plus heuristique d\u2019aller chercher des r\u00e9f\u00e9rences du c\u00f4t\u00e9 des \u00ab\u00a0blacks f\u00e9ministes\u00a0\u00bb, des mouvements <em>queers<\/em>, ou des d\u00e9bats provoqu\u00e9s par la chute de l\u2019Apartheid en Afrique du Sud.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Domin\u00e9s<\/em> mais, \u00e0 la diff\u00e9rence des femmes et des homosexuel-le-s, domin\u00e9s par la propre domination qu\u2019ils imposent aux femmes et aux personnes se revendiquant de sexualit\u00e9s non-h\u00e9t\u00e9ronormatives (Bourdieu, 1990), <em>ali\u00e9n\u00e9s<\/em> par la Domination masculine qui leur procure des privil\u00e8ges de genre aujourd\u2019hui de plus en plus contest\u00e9s par les luttes sociales et la r\u00e9organisation soci\u00e9tale (Welzer-Lang, 2004), sujets ne pouvant jamais compl\u00e8tement se soustraire \u00e0 la subjectivit\u00e9 singuli\u00e8re (Zaouche Gaudron, 1997c, 2011) les hommes, quelles que soient leurs situations sociales, qu\u2019ils appartiennent aux cat\u00e9gories des Grands Hommes ou non (Godelier, 1982), sont somm\u00e9s et oblig\u00e9s de s\u2019adapter \u00e0 la p\u00e9riode anthropologique actuelle qui voit contester les bases patriarcales et viriarcales<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> de nos soci\u00e9t\u00e9s actuelles.<\/p>\n<p>Mon hypoth\u00e8se est qu\u2019ils oscillent, h\u00e9sitent entre des r\u00e9sistances aux changements exig\u00e9s par les luttes sociales, aujourd\u2019hui reprises en compte par les politiques nationales (f\u00e9minisme d\u2019Etat), internationales (<em>mainstreaming<\/em> europ\u00e9en\u2026), et des formes de changements, de m\u00e9tamorphoses, qui commencent \u00e0 dessiner des nouvelles fronti\u00e8res du genre. Les \u00ab\u00a0ren\u00e9gociations du contrat de genre<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a> \u00bb, de ce qui semble normal ou non de faire, dire, penser, vivre, fantasmer<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a> quand on est construit et socialis\u00e9 comme homme, se diversifient en fonction des th\u00e9matiques \u00e9tudi\u00e9es, des positions sociales occup\u00e9es (les appartenances de classe), des espaces (la ville et ses quartiers <em>vs<\/em> le rural), des cadres spatio-temporel (le priv\u00e9 <em>vs<\/em> le professionnel).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: line-through\"> <\/span><\/p>\n<p><strong>4\/ Les groupes centr\u00e9s sur le d\u00e9veloppement personnel dont le courant Mythicopo\u00e9tique,<\/strong><\/p>\n<p>A ces courants, s\u2019ajoutent certains groupes de paroles entre hommes, certains groupes de \u00ab\u00a0croissance personnelle\u00a0\u00bb dont ceux influenc\u00e9s par Robert Bly et le New Age. Ces derniers r\u00e9ontologisent masculin et f\u00e9minin et recherchent la masculinit\u00e9 traditionnelle \u00e0 travers arch\u00e9types et r\u00eaves. Ils sont surtout pr\u00e9sents en Am\u00e9rique du Nord et leur visibilit\u00e9 en France est (tr\u00e8s) r\u00e9duite. A la diff\u00e9rence de Clatterbaugh, je ne pense pas qu\u2019il faille limiter ce courant aux seuls groupes essentialistes. Les groupes de paroles, depuis les premiers groupes \u00ab\u00a0pas r\u00f4le d\u2019hommes\u00a0\u00bb en France dans les ann\u00e9es 70, aux groupes qui continuent \u00e0 se faire et \u00e0 se d\u00e9faire, en passant par les groupes de paroles des jeunes m\u00e2les libertaires (et radicaux), remis en cause par leurs amies femmes sur les attitudes machistes et virilistes, sont des formes sociales d\u2019accompagnement des hommes. Des lieux, aux contours multiples o\u00f9 peuvent s\u2019\u00e9changer questions et doutes, s\u2019expliciter la culpabilit\u00e9 d\u2019\u00eatre homme, donc dominant. Si la culpabilit\u00e9 n\u2019a jamais fait changer le monde (et les gar\u00e7ons), je sais, nous savons, que c\u2019est souvent la premi\u00e8re position qui accompagne les changements masculins. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019empathie, la rencontre avec une\/des f\u00e9ministes est souvent le premier pas de la d\u00e9construction de genre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Plus visibles en France et en Europe sont les \u00ab R\u00e9seaux Hommes Qu\u00e9bec \u00bb ou \u00ab R\u00e9seaux Hommes \u00bb en France, Suisse et Belgique, lanc\u00e9s par Guy Corneau, Michel Aub\u00e9 et Robert Blondin. Ce sont des groupes de conscience qui s\u2019adressent sp\u00e9cifiquement aux hommes. Leurs objectifs sont g\u00e9n\u00e9reux : essayer de parler entre hommes en parlant de soi, en trouvant les mots, en explorant son r\u00e9pertoire \u00e9motif, essayer de mieux vivre sa masculinit\u00e9, \u00ab se comprendre un peu mieux et \u00e0 s\u2019aimer un peu plus \u00bb, le tout dans une optique de meilleures relations entre hommes et femmes. Ils oscillent entre une volont\u00e9 de comprendre l\u2019ali\u00e9nation masculine produite par les rapports sociaux de sexe et la domination masculine, et une influence des mouvements de d\u00e9veloppement personnel. Profitant de la popularit\u00e9 de Guy Corneau, c\u00e9l\u00e8bre auteur de <em>P\u00e8re manquant fils manqu\u00e9 <\/em>(1989), ils regroupent des hommes tr\u00e8s divers allant des jeunes hommes \u00e0 la recherche de nouvelles figures de militantisme \u00e0 des hommes qui essaient juste empiriquement de mieux vivre leur masculinit\u00e9. Si le m\u00e9rite de ces r\u00e9seaux a \u00e9t\u00e9 d\u2019accompagner les changements massifs du c\u00f4t\u00e9 des hommes, on peut aujourd\u2019hui aussi r\u00e9aliser qu\u2019\u00e0 la diff\u00e9rence des groupes pr\u00e9c\u00e9dents et de ceux qui les ont suivis, ils ont \u00e9t\u00e9 assez st\u00e9riles en termes de productions th\u00e9oriques et\/ou remises en causes de la domination masculine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>5\/ Un dernier courant de groupes d\u2019hommes ou de la pens\u00e9e critique sur le masculin, souvent oubli\u00e9 dans nos typologies sont \u00ab\u00a0les groupes gais\u00a0\u00bb<\/strong> et le commerce, les associations qui l\u2019accompagnent.<\/p>\n<p>L\u2019oubli de les citer a du sens sur l\u2019h\u00e9t\u00e9rocentrisme d\u2019une partie des \u00e9tudes sur le masculin, capables de d\u00e9construire le masculin dans sa seule face h\u00e9t\u00e9rosexuelle. Une forme actuelle et fr\u00e9quente d\u2019homophobie lib\u00e9rale consiste d\u2019ailleurs \u00e0 accepter ce courant, citer la mouvance LGBT, mais ne pas accorder aux gais le statut d\u2019hommes \u00e0 part enti\u00e8re, donc ne pas les citer dans nos analyses qui d\u00e9construisent le masculin h\u00e9g\u00e9monique\u00a0 Or, nous sommes d\u2019accord, nous nous battons contre toutes les dominations, les ali\u00e9nations, les oppressions. Donc, aucune raison de ne pas les int\u00e9grer dans nos analyses.<\/p>\n<p>Mais\u2026 il y a un mais. Soutenir les luttes de nos fr\u00e8res gais, bi, trans, inter, ou diffuser nos propres analyses comme gais, bi, trans, inter\u2026, penser collectivement la disparition du genre ne doit pas nous faire oublier la face critique de nos analyses. Les gais sont aussi des hommes, construits, socialis\u00e9s comme tels. Ils d\u00e9veloppent des rapports sociaux de sexe et de genre avec les femmes, et les autres hommes. Quand je lis dans les petites annonces \u00ab\u00a0folles et eff\u00e9min\u00e9s\u00a0 s\u2019abstenir\u00a0\u00bb, d\u2019une part cela me d\u00e9sole de mani\u00e8re personnelle, me sentant exclu de l\u2019annonce (c\u2019est de l\u2019humour\u00a0!), mais surtout je me dis que l\u2019homophobie, que j\u2019ai d\u00e9finie en 1994 comme \u00ab\u00a0la stigmatisation des qualit\u00e9s ou des d\u00e9fauts attribu\u00e9s \u00e0 l\u2019autre genre \u00bb traverse aussi la pseudo communaut\u00e9 gaie. Bref, qu\u2019un travail int\u00e9gratif et de d\u00e9construction est \u00e0 faire \u00e0 ce niveau.<\/p>\n<p>Et puisque j\u2019aborde ici les sexualit\u00e9s, je dois dire qu\u2019il me semble aussi urgent pour tous les hommes, quelles que soient les couleurs de leurs amours et de leurs sexualit\u00e9s de d\u00e9construire l\u2019h\u00e9t\u00e9ronorme, d\u2019interroger le socle h\u00e9t\u00e9ronormatif, fortement ali\u00e9nant pour les hommes ordinaires. On se reportera d\u2019ailleurs \u00e0 l\u2019excellent travail de Louis-Georges Tin sur les conditions historiques de la cr\u00e9ation de la culture h\u00e9t\u00e9rosexuelle (2008). Corset de la virilit\u00e9, prison mentale, camisole de l\u2019\u00e9ros, pourvoyeur majeur de violences faites aux femmes et aux hommes non conformes \u00e0 la virilit\u00e9 dominante, l\u2019h\u00e9t\u00e9ronorme limite nos possibles, nos regards, nos d\u00e9sirs. Pour le dire rapidement, je ne prendrai que deux exemples. Pourquoi, dans un rapport homme\/femme, toujours penser l\u2019homme actif et la femme passive\u00a0?\u00a0 L\u2019inverse (ou les deux en m\u00eame temps) fonctionne aussi bien\u00a0! A quand les remises en cause de nos repr\u00e9sentations symboliques des humeurs corporelles masculines, notamment le sperme\u00a0? Comment penser des rapports \u00e9galitaires quand tant d\u2019hommes, tant de femmes, vivent encore leur sperme comme sale. Qui dans cette salle a d\u00e9j\u00e0 gout\u00e9 son sperme\u00a0? Et pourquoi ne pas avoir essay\u00e9\u00a0? Y r\u00e9pondre chacun pour soi est d\u00e9j\u00e0 une partie de la r\u00e9solution de nos difficult\u00e9s \u00e0 nous assumer comme humains \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>6\/ <strong>Le sixi\u00e8me courant que nous sommes en train de f\u00e9d\u00e9rer ici,<\/strong> je propose de le qualifier de \u00ab\u00a0Masculinit\u00e9s\u00a0\u00bb. Il se veut plus pragmatique et f\u00e9d\u00e9rateur, articule chercheur-e-s acad\u00e9miques, intervenant-e-s sociaux, et sociales, activistes de l\u2019\u00e9galit\u00e9.<\/p>\n<p>Il prend comme acquis probl\u00e9matique la domination masculine homophobe. Le groupe ou la classe des hommes domine le groupe ou la classe des femmes. Et ce courant en cr\u00e9ation, pragmatiquement, accepte explicitement ou implicitement que nous sommes, dans cette p\u00e9riode de transition, en train de r\u00e9soudre les contradictions inh\u00e9rentes \u00e0 cette domination, y compris celles que vivent \u2014 encore, mais \u00e0 des degr\u00e9s divers \u2014 les personnes socialis\u00e9es en hommes.<\/p>\n<p>Ce courant est mixte en hommes et en femmes. Il est aussi mixte en options strat\u00e9giques pour r\u00e9pondre aux situations des hommes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans ce courant des acad\u00e9miques se r\u00e9clamant tant\u00f4t du prof\u00e9minisme pragmatique, tant\u00f4t du prof\u00e9minisme radical, voire des personnes qui reprennent le terme de masculinisme, tel qu\u2019il \u00e9tait utilis\u00e9 par les premiers groupes d\u2019hommes\u00a0 (ARDECOM, HOM INOS), avant que Louise Vandelac ne lui associe un contenu clairement r\u00e9actionnaire dans les ann\u00e9es 90.<\/p>\n<p>Dans ce courant aussi, et leur pr\u00e9sence dans ce colloque en est la preuve, des activistes de l\u2019\u00e9galit\u00e9, des intervenant-e-s sociaux\/sociales. Dont nombre d\u2019entre-eux se r\u00e9clament prosa\u00efquement d\u2019un trans-courant qu\u2019ils ont une difficult\u00e9 certaine \u00e0 nommer.<\/p>\n<p>En cela le courant des Masculinit\u00e9s est f\u00e9d\u00e9rateur int\u00e9grant l\u2019intersectionnalit\u00e9 des domaines d\u2019intervention, des modalit\u00e9s de vie masculines, des diff\u00e9rentes situations que vivent les hommes d\u2019origines ethniques, culturelles, sociales, politiques, diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Naissantes, les \u00e9tudes sur les masculinit\u00e9s sont en train de forger une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de chercheur-e-s, hommes, femmes ou trans, issu-e-s de courants th\u00e9oriques diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Reste pour ce courant \u00e0 essaimer une association pour les intervenant-e-s et activistes. Reste \u00e0 \u00e9changer, d\u00e9velopper des bonnes pratiques. Notamment pour joindre un certain nombre d\u2019hommes d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s, d\u00e9boussol\u00e9s, qu\u2019il est important de prendre en compte dans les analyses. Rappeler leur existence, que cela plaise ou pas, est notre devoir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je vous remercie.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Bibliographie cit\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Bourdieu Pierre, 1998, <em>La Domination masculine<\/em>, Paris, Seuil, coll. \u00ab\u00a0Liber\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Bourdieu Pierre, Sept. 1990, \u00ab\u00a0La domination masculine\u00a0\u00bb, in <em>Actes de la Recherche en Sciences Sociales, <\/em>n\u00b0 84, pp. 2-31.<\/p>\n<p>Castelain Meunier Christine, 1988, <em>Cramponnez-vous les p\u00e8res. Les hommes face \u00e0 leur femme et leurs enfants,<\/em> Paris, Albin Michel et Grand livre du mois.<\/p>\n<p>Castelain Meunier Christine, 2004, <em>La place des hommes et les m\u00e9tamorphoses de la famille <\/em>, Paris, PUF<\/p>\n<p>Castelain Meunier Christine, 2005, <em>Les m\u00e9tamorphoses du masculin<\/em>, Paris, P.U.F.<\/p>\n<p>Castelain Meunier Christine, 2007, Genre et mutations, in Les Sciences sociales en mutation, Paris, M Wieviorka \u00e9d pp 365-371<\/p>\n<p>Castelain Meunier Christine, 2008, Le travailleur est aussi un p\u00e8re, Rennes, Ouest France<\/p>\n<p>Castelain Meunier Christine, 2010, Education, paternit\u00e9 plurielle et empathie<em>, <\/em>in Diversit\u00e9 163, Paris, CNDP-CRDP, 2010, pp124-131<\/p>\n<p>Castelain Meunier Christine,1997, <em>La paternit\u00e9<\/em>, QSJ\u00a0? 3229, Paris, PUF<\/p>\n<p>Castelain Meunier Christine<em>,<\/em>1998<em>,\u00a0 P\u00e8res, m\u00e8res, enfants<\/em>, Paris, Flammarion, 1998, trad. Espagnol, cor\u00e9enne<\/p>\n<p>Clatterbaugh, K., 1997, <em>Contemporary Perspectives on Masculinity: Men, Women, and Politics in Modern Society. <\/em>Lightning Source Inc.<\/p>\n<p>Connell Robert W, 2000, \u00ab Masculinit\u00e9s et mondialisation \u00bb, <em>in<\/em> Welzer-Lang Daniel (dir.), <em>Nouvelles Approches des hommes et du masculin,<\/em> Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, coll. \u00ab\u00a0f\u00e9minin &amp; masculin\u00a0\u00bb, pp. 195-219.<\/p>\n<p>Connell, Robert.W., 1995, <em>Masculinities<\/em>. St Leonards: Allen &amp; Unwin.<\/p>\n<p>Connell, Robertt W., 1987, <em>Gender &amp; Power: Society, the Person and Sexual Politics<\/em>. London, Polity.<\/p>\n<p>Corneau Guy, 1989, <em>P\u00e8re manquant fils manqu\u00e9 Que sont les hommes devenus\u00a0?,<\/em> Ed. de l\u2019Homme.<\/p>\n<p>Delphy Christine, 1998, <em>L&rsquo;Ennemi principal, t.I\u00a0: Economie politique du patriarcat<\/em>, Paris, Syllepse.<\/p>\n<p>Delphy Christine, 2001, <em>L&rsquo;Ennemi principal, t.II\u00a0: Penser le genre<\/em>, Paris, Syllepse.<\/p>\n<p>Deschamps Catherine, Gaissad Laurent et Taraud Christelle, 2009, (dir), <em>H\u00e9t\u00e9ros<\/em>, discours, lieux, pratiques, Paris, EPEL.<\/p>\n<p>Devreux A.-M., 1985, De la condition f\u00e9minine aux rapports sociaux de sexe, in <em>Bulletin d&rsquo;Information des \u00c9tudes F\u00e9minines,<\/em> B.l.E.F., n\u00b0 16, Centre d&rsquo;\u00c9tudes F\u00e9minines de l&rsquo;Universit\u00e9 de Provence.<\/p>\n<p>Dorais Michel, 1989,<em> L&rsquo;homme d\u00e9sempar\u00e9, <\/em>Montr\u00e9al, \u00e9d. VLB.<\/p>\n<p>Dorais Michel, 1992, <em>Tous les hommes le font, parcours de la sexualit\u00e9 masculine,<\/em> Montr\u00e9al, Le Jour\/VLB.<\/p>\n<p>Dorais Michel, 1999, <em>\u00e9loge de la diversit\u00e9 sexuelle<\/em>, Qu\u00e9bec, VLB.<\/p>\n<p>Dorais Michel, 2001, <em>Mort ou fif, La face cach\u00e9e du suicide chez les gar\u00e7ons<\/em>, Montr\u00e9al, VLB.<\/p>\n<p><strong>Dufresne Martin, 2002, \u00ab\u00a0Face aux conjoints agresseurs&#8230; La danse avec l&rsquo;ours. <\/strong><br \/>\n<strong>Entrevue avec Rudolf Rausch\u00a0\u00bb, in <em>Nouvelles Questions f\u00e9ministes<\/em>, Les r\u00e9pertoires du masculin, Volume 21 No 3.<\/strong><\/p>\n<p>Dufresne Martin, Palma H\u00e9l\u00e8ne, 2002. \u00ab Autorit\u00e9 parentale conjointe : le retour de la loi du p\u00e8re \u00bb, <em>Nouvelles questions f\u00e9ministes<\/em>, vol. 21, n\u00b0 2, p. 31-54.<\/p>\n<p>Dulac Germain, 1994, <em>Penser le masculin, <\/em>Montr\u00e9al, INRS, Culture et Soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Dulac Germain, 2000, \u00ab\u00a0Les r\u00e9cits de vie masculins sont-ils cr\u00e9dibles\u00a0?\u00a0\u00bb, <em>in<\/em> Welzer-Lang (dir.), 2000, <em>Nouvelles Approches des hommes et du masculin, <\/em>Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, pp. 263-289.<\/p>\n<p>Dulac Germain, 2001,<em> Aider les hommes\u2026 aussi<\/em>, Montr\u00e9al, VLB.<\/p>\n<p>Dulac Germain, 2005, <em>Aider les hommes aussi<\/em>, Qu\u00e9bec, VIL \u00e9diteur.<\/p>\n<p>Godelier Maurice, 1982, <em>La production des Grands Hommes<\/em>, Paris, Fayard, r\u00e9\u00e9dition en 1996<\/p>\n<p>Godelier Maurice, 1995b, \u00ab<em> <\/em>Sexualit\u00e9 et Soci\u00e9t\u00e9, propos d&rsquo;un anthropologue<em> \u00bb<\/em> in Bajos Nathalie, Bozon Michel, Giami Alain, Dor\u00e9 V\u00e9ronique, Souteyrand Yves, <em>Sexualit\u00e9 et sida,<\/em> <em>recherches en sciences sociales,<\/em> ANRS, coll sciences sociales et sida, pp. 117-121.<\/p>\n<p>Gratton Emmanuel, 2008, <em>L\u2019homoparentalit\u00e9 au masculin<\/em>, Paris, PUF<\/p>\n<p>Guillaumin Colette, 1992, <em>Sexe, race et pratique du pouvoir : l&rsquo;id\u00e9e de Nature,<\/em> \u00e9d. C\u00f4t\u00e9-Femmes.<\/p>\n<p>Kahn Jack S, 2009, An introduction to masculinities, Wiley-Blackwell.<\/p>\n<p>Kimmel Michael, 1994, \u00ab\u00a0Masculinity as Homophobia, Fear, Shame and Silence in the Construction of Gender Identity\u00a0\u00bb in Brod Harry, Kaufman Michael (eds), <em>Theorizing masculinity<\/em>, Tousand Oaks, Sage.<\/p>\n<p>Kimmel Michael, Qui a peur des hommes qui font du f\u00e9minisme\u00a0?, <em>in<\/em> Welzer-Lang Daniel (dir.), <em>Nouvelles Approches des hommes et du masculin,<\/em> Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, coll. \u00ab\u00a0f\u00e9minin &amp; masculin\u00a0\u00bb, pp. 237-253.<\/p>\n<p>Kimmel, M. S., Hearn, J. &amp; Connell, R. W. (Eds.). (2005). <em>Handbook of studies on men and masculinities<\/em>. Thousand Oaks: Sage.<\/p>\n<p>Laroche Denis, 2005, \u00ab\u00a0Pr\u00e9valence et cons\u00e9quences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes\u00a0\u00bb, Pr\u00e9sentation au congr\u00e8s international Paroles d\u2019hommes Montr\u00e9al, 23 avril 2005. <a href=\"http:\/\/www.stat.gouv.qc.ca\/publications\/conditions\/violence_h-f99.htm\">http:\/\/www.stat.gouv.qc.ca\/publications\/conditions\/violence_h-f99.htm<\/a><\/p>\n<p>Lebras Herv\u00e9, et Iacub\u00a0Marcela, 2003, \u00ab\u00a0homo mulierilupus\u00a0?\u00a0\u00bb in <em>Les temps modernes<\/em>, n\u00b0623, pp 112-134.<\/p>\n<p>Little, J. (2002). Rural Geography: rural gender identity and the performance of masculinity and femininity in the countryside. <em>Progress in Human Geography, 26<\/em>(5): pp. 665-370.2009<\/p>\n<p>Lindsay, J. , Rondeau, G., Desgagn\u00e9s, J.Y. (2010). <em>Introduction<\/em>. Dans Deslauriers, J.-M., Tremblay, G., Genest Dufault, S., Blanchette, D. &amp; Desgagn\u00e9s, J.-Y. (2010) <em>Regards sur les hommes et les masculinit\u00e9s<\/em> (p. 1-12). Qu\u00e9bec: Les Presses de l&rsquo;Universit\u00e9 Laval.<\/p>\n<p>Little, J., 2006,\u00a0 Embodiment and Rural Masculinity, in Cambell, H., Mayerfeld Bell, M., Finney, M. (Eds). <em>Country Boys: masculinity and rural life<\/em>. University Park, PA: Pensylvania State University Press<\/p>\n<p>Mac Mahon, Thiers-Vidal L\u00e9o, \u00ab\u00a0Lectures masculines de la th\u00e9orie f\u00e9ministe : la psychologisation des rapports de genre dans la litt\u00e9rature sur la masculinit\u00e9 : F\u00e9minines, th\u00e9ories, mouvements, conflits\u00a0\u00bb, in <em>L&rsquo;Homme et la soci\u00e9t\u00e9<\/em>, Paris, L\u2019Harmattan, n\u00b0158, p. 27-48.<\/p>\n<p>Macdonald, John J., 2005, Environments for Health. London, Earthscan.<\/p>\n<p>Macdonald, John., 2008, <em>Pourquoi une politique sur la sant\u00e9 des hommes ? L&rsquo;exemple de l&rsquo;Australie<\/em>. Conf\u00e9rence pr\u00e9sent\u00e9e dans le cadre des s\u00e9minaires de Masculinit\u00e9s et Soci\u00e9t\u00e9, Qu\u00e9bec, Canada<\/p>\n<p>Mathieu N.-C., 1991, <em>L&rsquo;anatomie politique, cat\u00e9gorisations et id\u00e9ologies du sexe,<\/em> Paris, C\u00f4t\u00e9-femmes,<\/p>\n<p>Messner Michael, 1997, <em>The Politics of Masculinities\u00a0: Men in Movements<\/em>. Thousand Oaks, Sage.<\/p>\n<p>Raibaud Yves, 2006,\u00a0 \u00ab Mixit\u00e9, parit\u00e9, genre\u00a0: quels enjeux pour l\u2019animation\u00a0?\u00a0\u00bb, dir. J.-C.Gillet et Y. Raibaud, l\u2019Harmattan, Paris.<\/p>\n<p>Raibaud Yves, 2006, \u00ab\u00a0Cultures urbaines, cultures masculines\u00a0?\u00a0\u00bb in\u00a0 Gillet J.-C. et Raibaud Y. (dir.), Mixit\u00e9, parit\u00e9, genre et m\u00e9tiers de l\u2019animation\u00a0\u00bb, L\u2019Harmattan, Paris, p. 139-156.<\/p>\n<p>Raibaud Yves, 2006, 2010, . \u00ab\u00a0Le genre, variable centrale de la violence sociale\u00a0\u00bb, avec S.<\/p>\n<p>Raibaud Yves, 2006, 2011, . \u00ab\u00a0De nouveaux mod\u00e8les de virilit\u00e9: musiques actuelles et cultures urbaines\u00a0\u00bb, in <em>Masculinit\u00e9s\u00a0: \u00e9tat des lieux<\/em>, dir. D. Welzer-Lang et C. Zaouche, Empan, 2011, p.149-161.<\/p>\n<p>Raibaud Yves, 2007,. \u00ab\u00a0Genre et loisirs des jeunes\u00a0\u00bb, in Zaouche C. (dir.), \u00ab\u00a0Des femmes et des hommes, un enjeu pour le social\u00a0\u00bb, Empan n\u00b065, p. 67-74.<\/p>\n<p>Raibaud Yves, 2008,\u00a0 \u00ab Le sexe et le genre comme objets g\u00e9ographiques\u00a0\u00bb, Actes du colloque sexe\u00a0de l\u2019espace, sexe dans l\u2019espace, in Di M\u00e9o G., (dir.), Cahiers ADES n\u00b02, Pessac, p. 97-105.<\/p>\n<p>Rauch Andr\u00e9, 2000, Le premier sexe mutations et crise de l\u2019identit\u00e9 masculine, Hachette litt\u00e9rature, Paris.<\/p>\n<p>Rondeau Gilles (dir), 2004, <em>\u00abLes hommes\u00a0: s\u2019ouvrir \u00e0 leurs r\u00e9alit\u00e9s et r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins\u00bb, Rapport au <\/em>Minist\u00e8re de la sant\u00e9 et des services sociaux du Qu\u00e9bec, Le 7 janvier 2004.<\/p>\n<p>Rondeau Gilles, 2004, Comit\u00e9 de travail en mati\u00e8re de pr\u00e9vention et d\u2019aide aux hommes, Gilles Rondeau, pr\u00e9sident, <em>Rapport \u00ab\u00a0Les hommes\u00a0: s\u2019ouvrir \u00e0 leurs r\u00e9alit\u00e9s et r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins\u00a0\u00bb, <\/em>minist\u00e8re de la sant\u00e9 et des services sociaux du Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>Sophie Torrent, 2003, <em>L\u2019homme battu<\/em>, <em>Un tabou au coeur du tabou, <\/em>\u00c9ditions Option Sant\u00e9.<\/p>\n<p>Stoltenberg John, 1989, <em>Refusing to be a Man: Essays on Sex and Justice<\/em>, Routledge<\/p>\n<p>Thiers-vidal L\u00e9o, 2002, \u00ab\u00a0De la masculinit\u00e9 \u00e0 l\u2019anti-masculinisme : Penser les rapports sociaux de sexe \u00e0 partir d\u2019une position sociale oppressive \u00bb, in Nouvelles Questions F\u00e9ministes, Vol. 21, n\u00b0 3, pp. 71-83, d\u00e9cembre 2002.<\/p>\n<p>Thiers-Vidal L\u00e9o, 2010, De \u00ab\u00a0L&rsquo;Ennemi principal\u00a0\u00bb aux principaux ennemis. Position v\u00e9cue, subjectivit\u00e9 et conscience masculines de domination, Paris, L&rsquo;Harmattan.<\/p>\n<p>Tin Louis-Georges, 2008, <em>L\u2019invention de la culture h\u00e9t\u00e9rosexuelle<\/em>, Paris, Autrement.<\/p>\n<p>Tin Louis-Georges, 2008, <em>L\u2019invention de la culture h\u00e9t\u00e9rosexuelle<\/em>, Paris, Autrement<\/p>\n<p>Torrent Sophie, 2003, <em>L\u2019homme battu<\/em>, <em>Un tabou au coeur du tabou, <\/em>\u00c9ditions Option Sant\u00e9<\/p>\n<p>Tremblay Gilles, 2011, \u00ab\u00a0<em>Les gar\u00e7ons et l<\/em><em>\u2019<\/em><em>\u00e9cole\u00a0: des ponts \u00e0 \u00e9tablir\u00a0\u00bb <\/em> in Welzer-lang, Zaouche (dir), <em>Masculinit\u00e9s<\/em>, Toulouse, Eres.<\/p>\n<p>Tremblay, G., Bonnelli, H., Larose, S., Audet, S, Voyer, C. Bergeron, M., Massuard, M.,<\/p>\n<p>Welzer-Lang D. Dutey P., Dorais M., 1994, <em>La Peur de l&rsquo;autre en soi, du sexisme \u00e0 l&rsquo;homophobie<\/em>, Montr\u00e9al, VLB.<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel , Mathieu Lilian et Barbosa Odette, 1994\u00a0: <em>Prostitution, les uns, les unes et les autres, <\/em>Paris, Anne-Marie M\u00e9taill\u00e9 (avec).<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel Le Quentrec Yannick, Corbi\u00e8re Martine, Meidani Anita, Pioro Sophie, (dir), 2005, <em>Les hommes\u00a0: entre r\u00e9sistances et changements,<\/em> Lyon, \u00e9ditions Al\u00e9as<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 1991, <em>Les Hommes violents<\/em>, Paris, Lierre et Coudrier.<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 1996, <em>Sexualit\u00e9s et Violences en prison, ces abus qu&rsquo;on dit sexuels en milieu carc\u00e9ral, <\/em>Observatoire International des Prisons, Lyon, \u00e9ditions Al\u00e9as (avec Lilian Mathieu et Micha\u00ebl Faure).<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 1997, \u00ab\u00a0Les Hommes\u00a0: une longue marche vers l&rsquo;autonomie\u00a0\u00bb,<em> in<\/em> <em>Les Temps modernes,<\/em> n\u00b0 593, avril-mai 1997, pp. 199-218.<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 2002, \u00ab\u00a0Virilit\u00e9 et virilisme dans les quartiers populaires en France\u00a0\u00bb, <em>in<\/em> <em>VEI enjeux, villes, \u00e9cole, int\u00e9gration,<\/em> Centre National de Documentation P\u00e9dagogique, n\u00b0 128, mars 2002, pp 10-32.<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 2004, <em>Les hommes aussi changent, <\/em>Paris, Payot.<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 2005,\u00a0 <em>La plan\u00e8te \u00e9changiste\u00a0: les sexualit\u00e9s collectives en France<\/em>, Paris, Payot .<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 2007\u00a0: <em>Utopies conjugales<\/em>, Paris, Payot.<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 2009, <em> Nous les mecs, essai sur le trouble actuel des hommes<\/em>, Paris, Payot.<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, 2009, \u00ab\u00a0Les hommes battus\u00a0\u00bb, in <em>Empan<\/em>, <em>Les violences conjugales<\/em>, n\u00b073, Toulouse, Er\u00e8s,\u00a0 pp 81-89..<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, Filiod Jean-Paul, 1993\u00a0: <em>Les Hommes \u00e0 la conqu\u00eate de l&rsquo;espace domestique,<\/em> Montr\u00e9al, Paris, Le Jour, VLB.<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, <em>Nouvelles approches des hommes et du masculin<\/em>, Presses Universitaires du Mirail, 2000 (f\u00e9minin &amp; masculin)<\/p>\n<p>Welzer-Lang Daniel, Pichevin Marie-France 1992, \u00ab\u00a0Pr\u00e9ambule\u00a0\u00bb in Welzer-Lang Daniel, Filiod Jean-Paul (dir.),<em> Des hommes et du masculin<\/em>, CEFUP-CREA, Presses Universitaires de Lyon, pp. 7-11.<\/p>\n<p>Welzer-Lang, D.,\u00a0 Zaouche Gaudron, C., 2011, <em>Masculinit\u00e9s\u00a0: \u00e9tat des lieux<\/em>. Toulouse\u00a0: Eres.<\/p>\n<p>Zaouche Gaudron et al., 2007, (dir) Des femmes et des hommes\u00a0: un enjeu pour le social\u00a0?, Ramonville, ERES.<\/p>\n<p>Zaouche Gaudron, 1997c, Le r\u00f4le du p\u00e8re dans la construction de l\u2019identit\u00e9 sexu\u00e9e. In J. Le Camus, F. Labrell et C.\u00a0 Zaouche-Gaudron. <em>Le r\u00f4le du p\u00e8re dans le d\u00e9veloppement du jeune enfant<\/em>. Paris, Nathan Universit\u00e9. <strong> <\/strong><\/p>\n<p>Zaouche-Gaudron, C., 2001 (dir) <em>La probl\u00e9matique paternelle<\/em>. Ramonville Saint-Agne : Er\u00e8s.<\/p>\n<p>Zemmour Eric, 2006, <em>Le Premier sexe<\/em>, Paris, Deno\u00ebl.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref\">[1]<\/a> Nicole-Claude Mathieu (1991) critique le concept de patriarcat. Notamment parce que les lois limitatives des Droits des P\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 parmi les premiers acquis des luttes de femmes r\u00e9centes\u00a0; et ce depuis 1972 en France. Mais que les p\u00e8res aient ou non tous les pouvoirs, les hommes (p\u00e8res ou non) ont gard\u00e9 ce pouvoir. D\u2019o\u00f9 le terme de viriarcat (pouvoir des hommes, qu\u2019ils soient p\u00e8res ou non), que les soci\u00e9t\u00e9s soient patrilin\u00e9iares, patrilocales ou non.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref\">[2]<\/a> Cette notion de \u00ab\u00a0ren\u00e9gociations du contrat de genre\u00a0\u00bb, nomm\u00e9e \u00ab\u00a0Ordre de genre\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0R\u00e9gime de genre\u00a0\u00bb par Connell (1987), int\u00e8gre l\u2019asym\u00e9trie des positions sociales des hommes et des femmes, des personnes d\u00e9sign\u00e9es ou revendiqu\u00e9es comme homo, bi ou h\u00e9t\u00e9rosexuelles. Elle a l\u2019avantage de mettre en valeur la capacit\u00e9 des acteurs et actrices d\u2019\u00eatre sujet-te-s de cette ren\u00e9gociation.<ins datetime=\"2011-02-24T04:52\" cite=\"mailto:daniel\"> Sur les transformations du masculin, voir aussi <\/ins> les travaux de Christine<ins datetime=\"2011-02-24T04:52\" cite=\"mailto:daniel\"> Castelain-Meunier, 2005<\/ins><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref\">[3]<\/a> Ce que l\u2019on peut nommer la morale qui est<ins datetime=\"2011-02-07T11:09\" cite=\"mailto:zaouche\">,<\/ins> comme Michel Foucault l&rsquo;a montr\u00e9, constitu\u00e9e d&rsquo;infiniment plus de choses qu&rsquo;un simple ensemble de normes qui viendraient r\u00e9guler les modalit\u00e9s de l&rsquo;agir individuel et inter-individuel.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Daniel WELZER-LANG Professeur de sociologie, Universit\u00e9 Toulouse Le-Mirail (France) http:\/\/w3.univ-tlse2.fr\/cers\/annuaires\/fiches_indivi\/permanents\/Daniel_Welzer_Lang.htm mon blog : http:\/\/daniel.welzer-lang.over-blog.fr\/ Et Daniel welzer-lang sur FaceBook. Epist\u00e9mologie des \u00e9tudes critiques sur les hommes et le masculin Point de vue situ\u00e9 d&rsquo;un gar\u00e7on de France, apr\u00e8s 25 ans de recherches sur ces th\u00e8mes Conf\u00e9rence prononc\u00e9e au Colloque international Perspectives futures en intervention, politique [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":106,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-26","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/users\/106"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":30,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26\/revisions\/30"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/dwl\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}