 {"id":2,"date":"2014-11-25T14:28:40","date_gmt":"2014-11-25T13:28:40","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/emma\/?page_id=2"},"modified":"2014-12-19T16:24:00","modified_gmt":"2014-12-19T15:24:00","slug":"page-d-exemple","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/emma\/page-d-exemple\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center\"><strong>Pr\u00e9sentation du s\u00e9minaire de litt\u00e9rature et philosophie \u00ab Emma, c\u2019est nous \u00bb<\/strong><br \/>\n<strong>Responsables : Anne Coignard, L\u00e9titia Mouze<\/strong><br \/>\n<strong>(d\u00e9partement de philosophie de l\u2019universit\u00e9 Toulouse II)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><em>Emma \u2013 et amicis<\/em><\/p>\n<p>Madame Bovary met en abyme le proc\u00e8s qui lui fut intent\u00e9 en 1857 pour \u00ab offense \u00e0 la morale publique et \u00e0 la religion \u00bb. L\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral Ernest Pinard trouvait le roman dangereux pour le lectorat, et tout particuli\u00e8rement le lectorat f\u00e9minin, suppos\u00e9 particuli\u00e8rement vuln\u00e9rable car plus faible intellectuellement et donc plus impressionnable. Or un des fils directeurs de l\u2019ouvrage est pr\u00e9cis\u00e9ment la question de la lecture et de son emprise sur l\u2019imagination, de son impact sur la vie d\u2019une femme qui d\u00e9vore les romans sans prendre de distance vis-\u00e0-vis d\u2019eux, et qui, r\u00eavant de vivre les aventures et les \u00e9motions palpitantes de leurs h\u00e9ros, ne peut manquer d\u2019\u00eatre d\u00e9\u00e7ue par la m\u00e9diocrit\u00e9 de son existence : Mme Bovary, nourrie de lectures romantiques (comme d\u2019ailleurs Flaubert lui-m\u00eame, qui a pr\u00e9cis\u00e9ment entrepris la r\u00e9daction de cette \u0153uvre, sur le conseil de ses amis, comme exercice pour se d\u00e9barrasser de son lyrisme sentimental), ne supporte pas son prosa\u00efque \u00e9poux et la vie morne qu\u2019elle m\u00e8ne \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, cherche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment l\u2019amour et les paillettes, se r\u00e9fugie, au grand dam sa belle-m\u00e8re, dans la lecture, et finit par mourir, ayant absorb\u00e9 de l\u2019arsenic, avec un \u00ab affreux go\u00fbt d\u2019encre \u00bb dans la bouche .<br \/>\nOn a pu lire ce roman comme une d\u00e9nonciation (paradoxale), non pas, il est vrai, de la lecture de romans (encore que), mais tout au moins de la lecture d\u2019une certaine cat\u00e9gorie de romans, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment encore, d\u2019un certain type de lecture de roman : la lecture dite na\u00efve, lecture d\u2019identification, dans laquelle le lecteur se projette dans l\u2019\u0153uvre, pleure, rit, s\u2019indigne comme les personnages, et fait comme s\u2019ils \u00e9taient r\u00e9els. C\u2019est l\u00e0 une des d\u00e9finitions possibles du \u00ab bovarysme \u00bb. Du coup, Flaubert, dans la mesure o\u00f9 il d\u00e9noncerait ce type de lecture, serait le pr\u00e9curseur d\u2019un certain intellectualisme esth\u00e9tique .<br \/>\nPourtant, les choses ne sont pas si simples, comme on l\u2019a du reste aussi remarqu\u00e9. En t\u00e9moigne dans le roman de Flaubert la discussion entre le pharmacien ath\u00e9e et rationaliste Homais et le cur\u00e9 Bournisien sur les m\u00e9faits de la litt\u00e9rature : mis dans la bouche de ces deux personnages aussi stupides l\u2019un que l\u2019autre (du moins est-ce ainsi que, visiblement, cherche \u00e0 les faire appara\u00eetre le romancier), ces propos rel\u00e8vent du registre des id\u00e9es re\u00e7ues, de sorte qu\u2019il est difficile de soutenir que Flaubert adh\u00e8re purement et simplement \u00e0 une position similaire, alors m\u00eame qu\u2019il la pr\u00e9sente comme entach\u00e9e de b\u00eatise. De surcro\u00eet, si les lectures de Mme Bovary sont effectivement pr\u00e9sent\u00e9es comme la cause de son insatisfaction, et donc de sa qu\u00eate d\u2019une autre vie, il reste que la m\u00e9diocrit\u00e9 de son entourage, \u00e0 laquelle du reste elle n\u2019\u00e9chappe pas, justifie aussi son impression d\u2019\u00e9touffer, et conf\u00e8re une certaine grandeur au courage, \u00e0 la d\u00e9termination, \u00e0 l\u2019anticonformisme aussi (assur\u00e9ment bien relatif) dont elle fait virilement preuve. Bref, la position de Flaubert sur ce th\u00e8me est en tout cas tout sauf univoque (c\u2019est-\u00e0-dire tout sauf idiote) : il est pris entre la mise \u00e0 distance ironique de son propre romantisme, et la persistance de ce romantisme. On ne saurait donc comprendre le roman comme une simple d\u00e9nonciation de ce qu\u2019on appelle depuis le \u00ab bovarysme \u00bb.<\/p>\n<p>Or \u00ab bovaryste \u00bb, le s\u00e9minaire que nous proposons se veut de l\u2019\u00eatre. C\u2019est dire que nous assumerons aussi une position et un parti-pris genr\u00e9s. \u00ab Les romans, c\u2019est pour les filles \u00bb, entendons-nous seriner. On nous r\u00e9pondra que ceci n\u2019a cours que dans les milieux \u00ab o\u00f9 on ne lit pas \u00bb. Voire. Le sexisme des milieux dits intellectuels n\u2019a rien \u00e0 envier \u00e0 aux autres, et \u00e0 d\u00e9faut de faire de la lecture des romans une lecture sexu\u00e9e, les m\u00e2les (symboliques s\u2019entend) d\u00e9nigrent comme f\u00e9minine la lecture \u00e9motionnelle, celle qui \u00ab manque de distance \u00bb, s\u2019attache \u00e0 l\u2019histoire racont\u00e9e, y recherche des \u00e9chos \u00e0 sa propre vie, l\u2019int\u00e8gre \u00e0 elle : \u00ab Ce que l\u2019enfant demande aux contes de Grimm ou d\u2019Andersen, aux romans de Cooper ou de Gustave Aymard, de Walter Scott ou de Jules Verne, ce que l\u2019amateur de romans-feuilletons demande aux Myst\u00e8res de Paris et \u00e0 Monsieur Lecoq, \u00e0 Fant\u00f4mas et \u00e0 Rocambole, l\u2019amateur de romans policiers au Masque ou \u00e0 la S\u00e9rie noire, la midinette \u00e0 la Biblioth\u00e8que romanesque de Ferenczi, ce n\u2019est pas d\u2019\u00eatre des livres : mais de les \u00e9mouvoir en leur donnant l\u2019illusion d\u2019une vie qu\u2019il leur semblerait en effet \u00e9mouvant de vivre, ou qu\u2019il leur semble \u00e9mouvant de voir vivre par d\u2019autres qu\u2019eux \u00bb, \u00e9crivait par exemple Ga\u00ebtan Picon dans son par ailleurs passionnant ouvrage L\u2019\u00e9crivain et son ombre .<br \/>\nR\u00e9flexion \u00e0 tous \u00e9gards instructive : les genres ou les auteurs \u00e9voqu\u00e9s sont aussi \u00ab populaires \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire suppos\u00e9s d\u00e9nu\u00e9s de r\u00e9flexion et d\u2019intelligence, que les cat\u00e9gories de lecteurs r\u00e9pertori\u00e9s, et le pr\u00e9jug\u00e9 sexiste (la midinette est en effet le seul type de lecteur caract\u00e9ris\u00e9 par son sexe, et \u00e9videmment de mani\u00e8re d\u00e9pr\u00e9ciative) se double d\u2019un m\u00e9pris de classe. Bref, s\u2019il faut parler la langue de ceux auxquels nous nous opposerons, nous comptons donc organiser un s\u00e9minaire de filles, pour les filles, sur des questions de filles \u2013 et par filles, nous entendons bien s\u00fbr ici des \u00eatres dot\u00e9s d\u2019une f\u00e9minit\u00e9 non pas biologique mais symbolique et culturelle du moins dans les conceptions traditionnelles des sexistes en tous genres (si l\u2019on peut dire), c\u2019est-\u00e0-dire des \u00eatres en qui priment l\u2019affectivit\u00e9, la r\u00e9ceptivit\u00e9, qui ne lisent pas d\u2019abord rep\u00e9rer des hypallages (c\u2019est-\u00e0-dire pour analyser, d\u00e9crypter, traduire, interpr\u00e9ter, si possible de fa\u00e7on novatrice), mais bien pour le plaisir. En bref, des \u00eatres qui, comme le dit Marx, ne marchent pas sur la t\u00eate mais bien sur leurs pieds ; ou encore, tout simplement, des \u00eatres normaux (nous allions m\u00eame dire : intelligents).<br \/>\nNous prendrons donc pour th\u00e8me \u2013 et c\u2019est l\u00e0, bien s\u00fbr, que notre position est probl\u00e9matique et doit \u00eatre questionn\u00e9e \u2013 une lecture non \u00e9rudite, ordinaire, \u00e0 rebours des habitus universitaires qui font aussi notre mani\u00e8re de lire. Lecture ordinaire qui, pour n\u2019\u00eatre pas celle que la vie acad\u00e9mique valorise, ne peut cependant \u00eatre tenue d\u2019embl\u00e9e pour la lecture des autres. Contre l\u2019ang\u00e9lisme qui voudrait, non pas exactement que nous n\u2019ayons pas de sexe, mais \u00e0 tout le moins que nous puissions lire en mettant de c\u00f4t\u00e9 notre affectivit\u00e9 et notre vie ; contre le formalisme, le structuralisme, etc. (m\u00eame si ceci est tr\u00e8s vite dit : il nous faudra affiner notre propos), nous voudrions proposer une r\u00e9flexion commune sur l\u2019exp\u00e9rience de la lecture qui non seulement fasse droit \u00e0 tout ce qui est r\u00e9cus\u00e9 le plus souvent comme non scientifique, non intellectuel, populaire, f\u00e9minin, etc., \u00e0 savoir l\u2019identification, la projection de soi, l\u2019utilisation en retour du texte dans la vie, mais encore s\u2019appuie sur elles.<br \/>\nIl n\u2019y a pas, selon nous, de lecture sans passivit\u00e9, sensibilit\u00e9, r\u00e9ceptivit\u00e9 : il s\u2019agit de faire droit \u00e0 cette exp\u00e9rience-l\u00e0 et d\u2019ancrer en elle les investigations dans les textes litt\u00e9raires aussi bien qu\u2019une th\u00e9orisation de cette investigation. Penser la lecture dite na\u00efve, c\u2019est penser la lecture elle-m\u00eame, la lecture qui est toujours aussi celle que nous vivons ou avons v\u00e9cu. Qu\u2019est-ce que lire ? Pourquoi lisons-nous ? Que pouvons-nous en tirer sur les rapports entre la lecture et la vie ? Ce sont l\u00e0 toutes les questions qui demandent d\u2019\u00eatre rejou\u00e9es au regard de la figure d\u2019Emma Bovary, si nous acceptons d\u2019en faire une clef de la compr\u00e9hension de ce que nous sommes et de ce que nous faisons dans et par les livres. La lecture n\u2019est pas une activit\u00e9 pure et s\u00e9par\u00e9e \u2013 ou, quand elle le devient, il y a un s\u00e9rieux probl\u00e8me.<br \/>\nNous proposons donc de nous appuyer sur les sentiments, \u00e9motions, images, id\u00e9es que suscitent nos lectures concr\u00e8tes, sur l\u2019\u00e9tat psychologique, affectif, intellectuel, existentiel dans lequel nous plonge la lecture. Nous voulons essayer de comprendre ce qui se passe quand nous lisons et apr\u00e8s : que retenons-nous ? qu\u2019aimons-nous ? pourquoi ? qu\u2019appelons-nous un bon roman, une belle \u0153uvre ? Il s\u2019agit de reposer les questions de l\u2019esth\u00e9tique qui, comme le soulignait tr\u00e8s justement le m\u00eame Ga\u00ebtan Picon, sont des questions de valeur, et non de nature, des questions qui concernent le jugement, ses raisons, fondements, justifications, ainsi que la fa\u00e7on dont il s\u2019\u00e9labore.<br \/>\nLe champ ainsi ouvert est tr\u00e8s vaste. Il concerne autant l\u2019esth\u00e9tique que l\u2019\u00e9thique, la philosophie que la litt\u00e9rature, la psychologie que la sociologie. Pour l\u2019heure, nous pouvons seulement poser des questions, pour donner diverses directions \u00e0 la recherche que nous souhaitons ouvrir dans ce s\u00e9minaire. Entre autres possibles :<br \/>\n1) Condamner la lecture na\u00efve, c\u2019est condamner certains types de romans (populaires, sentimentaux) en m\u00eame temps qu\u2019un certain type de lecture. Y a-t-il des romans qui exigent une lecture na\u00efve ? Ce type d\u2019exigence est-il un outil pour distinguer romans litt\u00e9raires et romans non litt\u00e9raires ?<br \/>\n2) La lecture na\u00efve d\u00e9pend-elle du lecteur, de ses habitus de lecture et donc de l\u2019\u00e9ducation \u00e0 la lecture qu\u2019il a re\u00e7ue ou de sa sensibilit\u00e9 ? Ou la na\u00efvet\u00e9 en question est-elle moins une attitude qu\u2019une dimension, parmi d\u2019autres, de la lecture ? Et en ce cas, comment peut-on l\u2019articuler aux autres dimensions \u2013 elles aussi \u00e0 d\u00e9finir et \u00e0 examiner ?<br \/>\n3) Pour revenir \u00e0 la figure tut\u00e9laire de ce s\u00e9minaire, si Flaubert dit \u00ab Emma Bovary, c\u2019est moi \u00bb , que penser du lecteur qui refuse d\u2019\u00eatre Emma ? Ou qui refuse de ou \u00e9choue \u00e0 s\u2019apercevoir qu\u2019il est aussi Emma ? Que penser de l\u2019exigence qui nous est faite de domestiquer notre affectivit\u00e9 ? Et que dit-elle de la conception que nous nous faisons de la litt\u00e9rature et de ses enjeux ?<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, nous proposons de construire le travail du s\u00e9minaire autour de deux types de s\u00e9ances : des s\u00e9ances consacr\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sentation de textes th\u00e9oriques (au sens large) ayant rapport avec la probl\u00e9matique de notre s\u00e9minaire, et des s\u00e9ances consacr\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sentation de lectures concr\u00e8tes de textes dits \u00ab litt\u00e9raires \u00bb. En ce qui concerne ce deuxi\u00e8me type de s\u00e9ances, des distinctions s\u2019imposeront : on ne lit pas de la m\u00eame fa\u00e7on, pour les m\u00eames raisons, de la fiction ou de la po\u00e9sie. Ceci n\u2019est du reste qu\u2019indicatif : un s\u00e9minaire n\u2019a pas vocation \u00e0 \u00eatre le lieu de l\u2019exhibition d\u2019un savoir, mais bien de fournir l\u2019occasion d\u2019un travail collectif fond\u00e9 sur le partage des savoirs, des exp\u00e9riences. Telle est la condition d\u2019une recherche vivante. M\u00eame si nous avons des partis-pris (au demeurant susceptibles d\u2019\u00eatre \u00e9branl\u00e9s), m\u00eame si nous partons avec des hypoth\u00e8ses, nous ne sommes pas en pleine possession consciente de ce vers quoi nous voulons aller. De plus, nous esp\u00e9rons r\u00e9unir des gens int\u00e9ress\u00e9s par ce que nous proposons, assur\u00e9ment, mais sans que s\u2019en trouve pour autant r\u00e9duite la pluralit\u00e9 des points de vue et des recherches individuelles. Enfin, nous souhaitons que, quel que soit le statut de ceux qui voudraient participer \u00e0 ce s\u00e9minaire, la parole circule de fa\u00e7on libre et \u00e9galitaire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9sentation du s\u00e9minaire de litt\u00e9rature et philosophie \u00ab Emma, c\u2019est nous \u00bb Responsables : Anne Coignard, L\u00e9titia Mouze (d\u00e9partement de philosophie de l\u2019universit\u00e9 Toulouse II) Emma \u2013 et amicis Madame Bovary met en abyme le proc\u00e8s qui lui fut intent\u00e9 en 1857 pour \u00ab offense \u00e0 la morale publique et \u00e0 la religion \u00bb. 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