Les mouvements du printemps dernier ont révélé et renforcé des lignes de clivage entre les membres de notre personnel. Nous devons sortir des oppositions stériles et redynamiser le « vivre ensemble », le « travailler ensemble », où chaque collègue, titulaire ou contractuel, et quels que soient sa catégorie ou son lieu de travail, sera justement considéré dans son rôle.

En tant que BIATSS, nous sommes toutes et tous profondément engagé.e.s dans nos missions et pleinement concerné.e.s par le devenir de notre établissement. Au quotidien, dans les composantes et les services, nous sommes, nous aussi, les garants de son bon fonctionnement, en étant au contact des usagers et en accompagnant la mise en œuvre des missions de formation et de recherche.

Conscient.e.s des enjeux qui traversent notre université, nous entendons participer aux réflexions et aux débats en portant des propositions, au sein des listes Ensemble pour l’Université, afin de :

RECONNAÎTRE NOS COMPÉTENCES ET VALORISER NOS EXPERTISES

  • Viser une plus grande adéquation grade-fonction pour assurer des salaires et des traitements à hauteur des missions exercées, y compris au moment des recrutements ;
  • S’appuyer sur nos expertises pour conduire le projet d’établissement et intégrer des personnels BIATSS à l’équipe de gouvernance ;
  • Mettre en place une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences pour inscrire les créations ou les transformations de postes dans une politique pluriannuelle ;
  • Stabiliser une méthodologie garantissant enfin la transparence et le respect du dialogue dans la détermination des choix lors de la campagne d’emplois ;
  • Optimiser le mouvement interne en accompagnant les agents dans la prise de fonctions nouvelles ;
  • Accompagner les volontés de mobilité et ouvrir de nouvelles perspectives d’évolution de carrière.

PRENDRE NOS RESPONSABILITÉS VIS-A-VIS DES PERSONNELS PRÉCAIRES

  • Limiter le recours à l’emploi précaire pour occuper des postes pérennes ;
  • Adopter une politique intégrative progressive, informée par la GPEC ;
  • Assurer le versement régulier des salaires ;
  • Réduire les délais de traitement des dossiers pour la perception des indemnités chômage ;
  • Veiller au développement professionnel de chacun.e en accompagnant individuellement les personnels précaires : bilan de compétences, aménagements horaires pour recherche d’emplois, et tout dispositif permettant d’anticiper l’avenir.

 RETROUVER UN CLIMAT DE TRAVAIL APAISÉ

  • Renouer un dialogue régulier et constructif entre les personnels BIATSS et les conseils centraux en associant mieux les chefs de services, les RAF et leurs équipes dans le cadre de conférences de chefs de service ;
  • Restaurer la culture du dialogue et de la médiation pour améliorer la qualité des relations professionnelles et retrouver un climat de travail apaisé ;
  • S’appuyer fortement sur les instances représentatives du personnel, dont le CHSCT, pour améliorer la qualité de vie au travail ;
  • Sensibiliser l’ensemble des agents aux questions relatives à l’environnement de travail en intégrant, dans le plan de formation, des modules portant sur la « Qualité de Vie au Travail » ;
  • Renforcer et promouvoir les événements conviviaux permettant de réunir toute la communauté.

L’amélioration de la qualité de vie au travail constitue une priorité forte du projet porté par les listes Ensemble pour l’Université. La juste reconnaissance de nos compétences et l’accompagnement éclairé de nos évolutions professionnelles sont des conditions essentielles pour que notre communauté universitaire retrouve sa cohésion et son désir de porter un projet commun.

 

TEMPS DE TRAVAIL :

UN ACQUIS SOCIAL À PRÉSERVER, DES QUESTIONS À NE PAS ÉLUDER

 Pendant la campagne, lors des multiples rencontres que nous avons eues avec la communauté universitaire, nous avons constaté combien une position claire sur la « Circulaire Pech » était attendue. Cette circulaire, élaborée en 2002, représente un jalon important des acquis sociaux dans notre établissement. À ce titre, elle doit être considérée avec respect et faire l’objet d’une vision prospective afin que son esprit puisse être pérennisé sans prendre le risque d’une liquidation brutale par le législateur.

Reconnaissons avant tout que cette circulaire sous-estime la réalité de notre temps de travail et entretient ainsi certaines idées préconçues quant à notre implication professionnelle. Quand nous raccourcissons notre pause déjeuner pour assurer une continuité de service pour nos étudiant.e.s, quand nous restons un peu plus tard le soir pour finaliser certains dossiers, quand nous emportons du travail à la maison le soir et le week-end, nous remplissons de facto nos obligations de service statutaires.

Par ailleurs, il est établi que, sous sa forme actuelle, cette circulaire nous empêche de débattre sur l’aménagement du temps de travail et nous prive de perspectives vers de nouveaux droits auxquels nous pourrions accéder, comme le Compte Épargne Temps.

En l’état, cette circulaire, on le sait, réduit aussi drastiquement nos marges de négociation avec le ministère dans l’attribution de moyens à notre établissement, et notamment pour des créations de postes. La signature du prochain Contrat quinquennal dépendra grandement de notre capacité à la faire évoluer. Quelle que soit l’équipe qui sera portée à la Présidence, elle devra prendre l’engagement de mettre l’établissement en conformité avec la loi.

C’est pourquoi nous proposons d’ouvrir un vaste chantier social pour que nous puissions travailler à préserver l’ensemble de nos acquis sociaux tout en nous donnant les moyens de moderniser notre modèle d’organisation du temps de travail et de reconquérir un pouvoir de négociation auprès de l’État. Grâce à la concertation avec l’ensemble des personnels concernés et au dialogue social constructif, nous définirons collectivement des solutions négociées, fondées sur un ensemble de dispositifs adaptés, tels que le télétravail, le Compte Épargne Temps, les formations, etc. Ce chantier est incontournable, nous le savons tous ; ouvrons-le sereinement puisque tous les partenaires seront respectueux des avantages sociaux.

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