Au cours des dernières semaines, nos candidat.e.s Ensemble pour l’Université sont venu.e.s à votre rencontre, dans les composantes et dans les services, à Toulouse et dans les sites en Région. Nous avons souhaité instaurer avec vous une relation de confiance et d’honnêteté. Fidèle à notre volonté de transparence, nous exposons ici les éléments qui permettront à chacun.e. de comprendre notre position vis-à-vis de l’organisation d’un débat contradictoire entre les différent.e.s candidat.e.s aux élections.

 

RAPPEL DES FAITS

Le 25 octobre, un représentant des listes du Snesup portées par Florence Mouchet nous a adressé par mail une proposition de prendre part à un débat réunissant les trois principaux.ales candidat.e.s. Sans concertation véritable, une date, une heure et un lieu étaient indiqués pour ledit débat.

Voici la réponse que nous avons apportée : « Après consultation de [notre] collectif, il ressort que nous souhaiterions pouvoir en discuter de vive voix entre les 3 listes. Cette réunion permettrait d’échanger sur la pertinence d’un tel format et d’en mesurer ensemble l’intérêt et les limites vis-à-vis de la communauté. Notre responsabilité collective est ici engagée ». Le même jour, une réponse par mail du même représentant refusait la demande de dialogue, tout en indiquant que la « 3e liste » avait décliné la proposition d’un débat.

Nous avons alors formulé une deuxième demande selon les termes suivants : « Nous réitérons notre demande de pouvoir échanger avec vous de vive voix quant à la pertinence d’un tel débat, afin d’en mesurer ensemble les intérêts pour la communauté, en responsabilité partagée ». Ce dernier mail est resté sans réponse.

 

UN DIALOGUE PRÉALABLE ÉTAIT ESSENTIEL

Dans le contexte actuel où notre établissement est à la recherche d’une nouvelle stabilité, la forme d’un « grand débat » pouvait ne pas être la plus adaptée.

On sait en effet combien un format de ce type a pour conséquence de radicaliser les forces en présence, de caricaturer les positions et d’exacerber artificiellement les clivages.

On sait également que les invectives y sont difficilement évitables, et que leur effet clivant faisait prendre le risque de raviver des blessures là où toute notre communauté cherche aujourd’hui à consolider durablement le tissu humain qui la compose.

La suggestion de débattre dans le grand amphi de l’Accueil pouvait, par ailleurs, être jugée peu opportune, car la capacité d’accueil n’aurait pas permis, en l’état, d’assurer la participation du plus grand nombre et donc la nécessaire représentativité des positions dans les échanges. Une grande partie de notre communauté a profondément condamné cet écueil lors des AG du printemps dernier, nous aurions pu trouver des solutions pour que notre démocratie universitaire puisse s’exprimer de façon plus large.

Enfin, la date envisagée du 5 novembre, à quelques heures à peine du scrutin, était particulièrement tardive, arrivant après les très nombreux échanges de proximité que chaque partie a pu avoir avec la communauté, qui auront permis tout à la fois la diffusion détaillée des programmes respectifs et l’écoute attentive des projets et des demandes des services et des composantes.

 

Nous regrettons que notre demande de dialogue et de concertation n’ait pas été entendue. D’autres formats auraient pu être pensés ensemble, pour que la campagne électorale ne prenne pas le risque, in fine, de raviver les lignes de fracture, si délicates à réduire.

Dans une campagne que toutes les parties ont souhaitée courtoise et respectueuse, nous en appelons à ne pas rompre ce pacte de courtoisie à quelques jours du scrutin, ni à céder à la vaine polémique. Il en va de la qualité de notre avenir à tous.

Emmanuelle Garnier

et les candidat.e.s Ensemble pour l’Université

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