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Emile René Ménard : Louis Ménard en 1893 huile sur toile H. 66,0 ; L. 71,0 musée d’Orsay, Paris, France ©photo musée d’Orsay / rmn

Louis Ménard Paysage d’hiver avec un aqueduc en 1854 tableau consulat général de France, La Nouvelle-Orléans, La Nouvelle-Orléans, New Orleans, Etats-Unis ©photo musée d’Orsay / rmn

Louis Ménard,

1822-1901. Érudit, helléniste et passionné d’art.

Révéré par les auteurs du Parnasse et du symbolisme littéraire et artistique. Leconte de Lisle, Anatole France, José-Matia de Hérédia. il a eu une  influence marquante sur les idées de son époque, le courant hellénistique, la philosophie, l’histoire des religions et la critique ou la pédagogie de l’art.

Louis Ménard apparaît comme un esprit original, fin, cultivé et d’une extrême intelligence. Sa faculté poétique l’aide à interpréter la mythologie. Passionné par la Grèce (il a soutenu une thèse sur le polythéisme hellénique), néo-platonicien séduit par le mysticisme chrétien, ce maître incontesté des parnassiens, ami de Baudelaire, de Leconte de Lisle, inspirateur de Banville, de José-Maria de Heredia, d’Anatole France, de Pierre Louÿs et de Maurice Barrès, s’affirme comme l’historien des peuples anciens et le spécialiste de la symbolique des religions anciennes et modernes.

Il mêle pour la première fois l’histoire de l’art à l’histoire politique. Son chapitre sur la transformation des croyances est particulièrement novateur : Ménard y développe des idées totalement originales dans le but de démontrer le passage de l’hellénisme au christianisme. Les religions sont des conceptions du monde et les sociétés s’organisent d’après ces conceptions ; celles-ci sont les causes, les institutions politiques sont les effets.

Ménard développe ses théories esthétiques sur les origines grecques du christianisme dans un cours sur la symbolique religieuse. Cherchant à comprendre le caractère de la civilisation grecque, il explique que l’étude des œuvres d’art est au moins aussi importante que celle des œuvres littéraires. Les Olympiens ne sont pas les lumières du ciel, comme les dieux védiques, ils sont les lois d’ordre, de proportion et d’harmonie qui se révèlent à nos sens par la beauté, à notre esprit par la justice » (Simboliqe [sic] religieuse, 1898). La mythologie est donc la clef de la civilisation grecque ; elle est « la langue naturelle des religions » (ibid.) et le principe de la symbolique est un fait acquis : les religions sont des ensembles de symboles, des idées exprimées par des images. Les conceptions antiques renferment une notion plus juste de la vie universelle que toutes nos abstractions mortes et ont, de plus, l’avantage de fournir des types à la peinture et à la statuaire. Selon Ménard, l’herméneutique – interprétation du sacré et des symboles – peut seule nous faire comprendre les religions.

Il est compagnon de Charles Baudelaire et inspirateur de Charles Maurras, de Marcelin Berthelot, de Louis et Charles Blanc, de Charles Renouvrier … etc. Les meilleurs esprits de son temps l’admiraient et connaissaient sa pensée.

M. Jean Nayrolles, directeur de mémoire est l’inspirateur de ce sujet.