 {"id":4574,"date":"2022-06-23T15:30:24","date_gmt":"2022-06-23T14:30:24","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/?p=4574"},"modified":"2022-06-23T15:30:25","modified_gmt":"2022-06-23T14:30:25","slug":"appel-a-contributions-du-numero-13-printemps-2023","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/2022\/06\/23\/appel-a-contributions-du-numero-13-printemps-2023\/","title":{"rendered":"Appel \u00e0 contributions du Num\u00e9ro 13 (printemps 2023)"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>Appel \u00e0 contribution<\/strong>s<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>Num\u00e9ro 13 : \u201cTemps \u00e0 l\u2019\u0153uvre, temps des \u0153uvres\u201d<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>(printemps 2023)<\/strong><\/h4>\n\n\n<p style=\"text-align: justify\">\u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais, mais si on me le demande et que je veuille l\u2019expliquer, je ne le sais plus\u00a0\u00bb, \u00e9crit saint Augustin dans ses <em>Confessions<\/em><a id=\"_ftnref1\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. Ainsi est le temps, impalpable et fugace, qui nous contient et nous contraint, nous \u00e9chappe ou nous poursuit, voire nous effraie. Source de controverses philosophiques et de d\u00e9saccords scientifiques, la notion de temps passionne autant qu\u2019elle divise. Si, pour les sciences naturelles, le temps se mesure, certain\u00b7e\u00b7s, comme Henri Bergson, s\u2019appliqueront \u00e0 d\u00e9montrer que le temps physique et le temps v\u00e9cu ne d\u00e9signent pas la m\u00eame chose. Pour Bergson, il nous faut, pour penser le temps de l\u2019humain, l\u2019extraire de la donn\u00e9e spatiale, dans laquelle la science physique a enferm\u00e9 le temps. Son travail de conceptualisation du temps hors de la notion d\u2019espace le conduit notamment \u00e0 d\u00e9finir ce qu\u2019il nomme la \u00ab\u00a0dur\u00e9e\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le temps intime, subjectif, celui de la conscience<a id=\"_ftnref2\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\">Si l\u2019objet \u00ab\u00a0temps\u00a0\u00bb donne lieu \u00e0 tant de postures diff\u00e9rentes, voire radicalement oppos\u00e9es, c\u2019est bien parce que, pr\u00e9cis\u00e9ment, il n\u2019est pas objectivable. Il est \u00e0 la fois le contenant et le contenu \u2013 grande est la tentation de confondre le temps avec <em>ce qu\u2019il se passe<\/em> dans le temps ou <em>ce qui passe<\/em> avec le temps. Il est la mesure et l\u2019intime, l\u2019indicible et l\u2019\u00e9vidence. Nous le passons, le tuons, le cherchons, le <em>recherchons<\/em><a id=\"_ftnref3\" href=\"#_ftn3\"><em><strong>[3]<\/strong><\/em><\/a>, nous en manquons parfois\u00a0: notre langue regorge d\u2019expressions, plus ou moins imag\u00e9es, qui mettent en sc\u00e8ne notre relation au temps. Infiltrant les jours et le langage, ces nombreuses m\u00e9taphores prouvent \u00e0 quel point l\u2019humain est un \u00eatre \u00e0 cycles, \u00e0 rythmes, \u00e0 Histoire et \u00e0 m\u00e9moire.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\">Le joug des jours qui passent\u00a0\u2013 avec, en toile de fond, le spectre de la finitude\u00a0\u2013 conduit \u00e0 un d\u00e9sir de d\u00e9passement de cette contrainte implacable. Ainsi, naissent les fictions les plus troublantes qui tentent de d\u00e9passer ou de d\u00e9former la loi du temps. Certain\u00b7e\u00b7s se sont saisi\u00b7e\u00b7s de ces probl\u00e9matiques de mani\u00e8re frontale en abordant, par exemple, la question du voyage temporel. Si le roman de H.G. Wells<a id=\"_ftnref4\" href=\"#_ftn4\">[4]<\/a> semble \u00eatre une r\u00e9f\u00e9rence dans le domaine, les XIXe et XXe si\u00e8cles ont vu fleurir de nombreuses fictions sur le sujet \u2013 jeux vid\u00e9o, bandes dessin\u00e9es, s\u00e9ries et films, romans estampill\u00e9s ou non \u00ab science-fiction \u00bb, etc. D\u2019autres, prenant la forme de paraboles, d\u2019uchronies, de dystopies, voire d\u2019utopies, abordent par le d\u00e9tour la question du temps.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\">Par ailleurs, l\u2019\u00e9poque que nous traversons pousse n\u00e9cessairement \u00e0 une r\u00e9flexion sur la place du temps au sein d\u2019un syst\u00e8me capitaliste mondialis\u00e9. En effet, si \u00ab\u00a0le temps, c\u2019est de l\u2019argent\u00a0\u00bb, c\u2019est surtout du travail \u2013 la force de travail de chacun\u00b7e ne signifie pas seulement des comp\u00e9tences et des qualit\u00e9s, mais \u00e9galement du temps, \u00ab\u00a0\u00e0 vendre\u00a0\u00bb. Il y a lieu, dans ce contexte qui incite \u00e0 une logique productiviste, de s\u2019interroger sur les conditions de cr\u00e9ation et sur notre lien \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre en tant que r\u00e9cepteur\u00b7trice\u00b7s soumis\u00b7e\u00b7s \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre du temps.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\">Au sein de ce prochain num\u00e9ro, que nous souhaitons pluridisciplinaire, il s\u2019agira donc de traverser, sinon le temps, du moins ses vertiges en termes de repr\u00e9sentations temporelles, ainsi que d\u2019interroger les contextes de leur cr\u00e9ation, mais \u00e9galement d\u2019explorer les effets du temps sur le corps ou sur la mati\u00e8re.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Nous invitons les chercheur\u00b7se\u00b7s et jeunes chercheur\u00b7se\u00b7s de toute discipline \u00e0 interroger le vaste sujet du temps \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre et du temps des \u0153uvres. Nous proposons quelques axes de r\u00e9flexion non exhaustifs afin de guider les contributeur\u00b7trice\u00b7s.<\/strong><\/p>\n<h5>Axe 1 : Repr\u00e9senter le temps<\/h5>\n\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nous faisons appel \u00e0 des articles consacr\u00e9s \u00e0 la repr\u00e9sentation du temps dans des \u0153uvres appartenant \u00e0 tous les moyens d\u2019expression artistique\u00a0: l\u2019int\u00e9r\u00eat de ce num\u00e9ro na\u00eetra du dialogue qu\u2019il entend instaurer entre ces derniers.\u00a0<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\">En litt\u00e9rature et au cin\u00e9ma, que ce soit dans la fiction ou dans l\u2019\u0153uvre (auto)biographique, nous nous int\u00e9ressons au temps comme sujet\u00a0: temps v\u00e9cu, dur\u00e9e, relativit\u00e9 du temps, attente, silences, influence du temps sur les personnages, temps subi<a id=\"_ftnref5\" href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>, motif de la fuite du temps\u2026<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\">De plus, l\u2019\u00e9tude des moyens artistiques qui permettent de mat\u00e9rialiser le temps dans les diff\u00e9rents langages artistiques, voire le temps utilis\u00e9 comme mati\u00e8re m\u00eame de l&rsquo;\u0153uvre, nous int\u00e9ressent particuli\u00e8rement, qu\u2019il s\u2019agisse, selon l\u2019expression d\u2019\u00c9tienne Souriau, d\u2019 \u00ab\u00a0arts du temps<a id=\"_ftnref6\" href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>\u00a0\u00bb\u00a0: musique, danse (rythme, silence, tempo), litt\u00e9rature (divisions du temps, ellipses, analepses et prolepses, emploi des temps et autres moyens grammaticaux d\u2019expression du temps, r\u00e9f\u00e9rentiel\u2026)\u00a0; mais aussi, dans les \u00ab\u00a0arts de l\u2019espace\u00a0\u00bb (arts plastiques, sculpture, photographie\u2026), que l\u2019on \u00ab\u00a0embrasse d\u2019un seul coup d&rsquo;\u0153il<a id=\"_ftnref7\" href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>\u00a0\u00bb, des moyens utilis\u00e9s pour mat\u00e9rialiser le temps (vanit\u00e9s, symboles du <em>memento mori<\/em>\u2026) et de l\u2019utilisation m\u00eame du facteur temps (art contemporain, installations<a id=\"_ftnref8\" href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>&#8230;).<\/p>\n<h5>Axe 2. Temps de l\u2019\u0153uvre et de l&rsquo;artiste<\/h5>\n\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En d\u00e9cembre 1999, un collectif de chor\u00e9graphes rassembl\u00e9 sous le nom des \u00ab\u00a0Signataires du 20 ao\u00fbt\u00a0\u00bb lan\u00e7ait un cri d\u2019alerte quant \u00e0 leurs conditions de travail<a id=\"_ftnref9\" href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>, et notamment quant \u00e0 la mani\u00e8re dont le \u00ab\u00a0March\u00e9 Institu\u00e9 de la Cr\u00e9ation\u00a0\u00bb (MIC), si bien nomm\u00e9 par Muriel Plana<a id=\"_ftnref10\" href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>, \u00f4tait aux artistes leur statut d\u00e9cisionnaire sur un \u00e9l\u00e9ment capital, le temps : celui de penser, de cr\u00e9er, de jouer, et de rester.\u00a0<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\">Plus de vingt ans plus tard, force est de constater que les conditions de travail, et en particulier les contraintes li\u00e9es \u00e0 la temporalit\u00e9, ne se sont pas v\u00e9ritablement am\u00e9lior\u00e9es, et ce dans toutes les disciplines de la cr\u00e9ation artistique. Ainsi, les relations entre temps et \u00e9conomie pourront faire l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes pour le pr\u00e9sent num\u00e9ro\u00a0: comme le constatent et l\u2019affirment plusieurs cr\u00e9ateur\u00b7ice\u00b7s, la temporalit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre \u2013 celle de son processus de cr\u00e9ation, des collaborations entre les artistes, ou encore de sa diffusion \u2013 agit directement sur ses param\u00e8tres esth\u00e9tiques (sa dur\u00e9e, mais aussi sa mise en sc\u00e8ne, sa dramaturgie pour les arts vivants; sa \u00ab\u00a0longueur\u00a0\u00bb, son rythme, sa p\u00e9riodicit\u00e9 pour la litt\u00e9rature ; sa forme, son temps et son espace d\u2019exposition pour les arts plastiques). La question du contexte de cr\u00e9ation et\/ou de diffusion devient alors centrale\u00a0: comment fait-on pour s\u2019accommoder, voire transformer en facteur de cr\u00e9ativit\u00e9, des contraintes de temps impos\u00e9es par les acteurs du march\u00e9 de la cr\u00e9ation\u00a0? Et, si l\u2019on refuse de telles conditions, comment parvient-on \u00e0 produire aux marges de cet espace-temps \u00ab\u00a0institutionnalis\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0? Enfin, quand les dur\u00e9es de repr\u00e9sentations et de tourn\u00e9es, de diffusion et d\u2019exposition, s\u2019\u00e9courtent toujours davantage, comment g\u00e8re-t-on les questionnements li\u00e9s \u00e0 la trace, \u00e0 la m\u00e9moire, et \u00e0 la reproductibilit\u00e9<a id=\"_ftnref11\" href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>\u00a0?<\/p>\n<h5>Axe 3 : Temps et alt\u00e9ration<\/h5>\n\n<p style=\"text-align: justify\">Si le temps est un \u00ab processus insensible, infiniment lent qui \u00e9chappe \u00e0 la conscience \u00bb et \u00ab s\u2019\u00e9coule sans asp\u00e9rit\u00e9, sans contraste<a id=\"_ftnref12\" href=\"#_ftn12\">[12]<\/a> \u00bb il est toutefois le ch\u00e2timent ordinaire qui alt\u00e8re fatalement les mati\u00e8res et les corps. Le temps travaille et malm\u00e8ne la Forme jusqu\u2019\u00e0 la dissoudre. \u00ab Fardeau qui d\u00e9forme les \u00eatres, [il] p\u00e8se sur les \u00e9paules, tord les \u00e9chines, [et] couvre de mauvaise graisse les corps gloutons<a id=\"_ftnref13\" href=\"#_ftn13\">[13]<\/a> \u00bb. Murielle Gagnebin \u00e9tablit un lien direct entre passage du temps, vieillissement et laideur\u00a0: marques in\u00e9luctables et ind\u00e9l\u00e9biles de notre condition de mortels<a id=\"_ftnref14\" href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>. Si le temps, v\u00e9ritable puissance dissolvante, d\u00e9forme, d\u00e9figure, complique, violente et d\u00e9sagr\u00e8ge les Formes, nous pourrons nous demander dans ce num\u00e9ro comment les arts prennent en charge cette alt\u00e9ration, la subissent et\/ou la mettent en sc\u00e8ne. Formes fictionnelles (narratives, po\u00e9tiques, dramatiques\u2026), arts plastiques et arts vivants (mises en sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trales, chor\u00e9graphies, performances\u2026) pourront \u00eatre interrog\u00e9s selon diff\u00e9rentes perspectives\u00a0:<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;padding-left: 40px\">&#8211; Le vieillissement et l\u2019usure des corps pris dans le temps de la fiction et\/ou dans le temps de la repr\u00e9sentation de l\u2019\u0153uvre. Comment repr\u00e9senter l\u2019alt\u00e9ration en cours des corps ? Comment marquer significativement le passage du temps sur eux ?<br \/>&#8211; Le corps de l\u2019artiste mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve et \u00e9prouv\u00e9 par le temps de la repr\u00e9sentation. Comment le temps de la repr\u00e9sentation marque-t-il les corps en jeu ?<br \/>&#8211; Enfin, nous pourrons aller jusqu\u2019\u00e0 nous demander comment la dur\u00e9e de la repr\u00e9sentation (de ces repr\u00e9sentations \u00ab monstres \u00bb comme les appelle Jean-Loup Rivi\u00e8re<a id=\"_ftnref15\" href=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-admin\/post.php?post=4574&amp;action=edit#_ftn15\">[15]<\/a>) alt\u00e8re les spectateur\u00b7trice\u00b7s.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p><strong>MODALIT\u00c9S DE SOUMISSION<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n<p style=\"text-align: justify\">Les propositions de contributions en fran\u00e7ais \u2013 titre et r\u00e9sum\u00e9 de 500 mots maximum\u00a0\u2013 accompagn\u00e9es d\u2019une br\u00e8ve notice biobibliographique (affiliation institutionnelle, axes de recherche, publications majeures) sont \u00e0 envoyer \u00e0 l\u2019adresse \u00e9lectronique de la revue Litter@ Incognita : <a href=\"m&#97;&#x69;&#x6c;to&#58;&#x6c;&#x69;tt&#101;&#x72;&#x61;&#46;i&#x6e;&#x63;&#x6f;g&#110;&#x69;&#x74;a&#64;&#103;&#x6d;&#x61;il&#46;&#x63;&#x6f;m\">&#108;&#x69;t&#x74;e&#x72;a&#46;&#x69;&#110;&#x63;o&#x67;n&#x69;t&#97;&#x40;g&#x6d;a&#x69;l&#x2e;&#x63;&#111;&#x6d;<\/a>\u00a0<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify\">Les articles seront soumis de mani\u00e8re anonyme \u00e0 l\u2019\u00e9valuation d\u2019un comit\u00e9 scientifique compos\u00e9 d\u2019enseignants-chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 Toulouse II Jean Jaur\u00e8s.<\/p>\n\n\n<p>Calendrier pr\u00e9visionnel :<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Soumission des propositions avant le 20 septembre 2022.<\/p>\n\n\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Annonce des r\u00e9sultats de la s\u00e9lection des propositions : semaine du 27 septembre 2022.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;padding-left: 40px\">Soumission des articles complets des auteurs s\u00e9lectionn\u00e9s aux fins d\u2019\u00e9valuation : 07 novembre 2022.<\/p>\n\n\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Publication des articles \u00e9valu\u00e9s : mars 2023.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p><strong>BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p style=\"text-align: justify\">BENJAMIN Walter, <em>L&rsquo;\u0152uvre d&rsquo;art \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de sa reproductibilit\u00e9 technique<\/em>, trad. Lionel Duvoy, Paris, \u00c9ditions Allia, 2013<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\">BERGSON Henri, <em>Essai sur les donn\u00e9es imm\u00e9diates de la conscience<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, 1927<\/p>\n\n\n\n<p>HARTOG Fran\u00e7ois, <em>Chronos<\/em>, Paris, Gallimard, 2020<\/p>\n\n\n\n<p>JANKELEVITCH Vladimir, <em>La Mort<\/em>, Paris, Flammarion, 1966<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\">LE BRETON David, <em>Anthropologie du corps et de la modernit\u00e9<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, Quadrige, 2013<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\">PLANA Muriel, <em>Mondes \u00e0 venir. L\u2019art de l\u2019anticipation au th\u00e9\u00e2tre<\/em>, Paris, \u00c9ditions Orizons, 2022<\/p>\n\n\n\n<p>PROUST Marcel, <em>\u00c0 la recherche du temps perdu<\/em>, Paris, Gallimard, 2019<\/p>\n\n\n\n<p>RICOEUR Paul, <em>Temps et r\u00e9cit (I, II, III)<\/em>, Paris, \u00c9ditions du Seuil, 1983-1985<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\">SAINT AUGUSTIN, <em>Les Confessions<\/em>, traduit par Joseph Trabucco, Paris, Garnier Flammarion, 1964<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\">SOURIAU \u00c9tienne, <em>La Correspondance des arts. \u00c9l\u00e9ments d\u2019esth\u00e9tique compar\u00e9e<\/em>, Paris, Flammarion, 1969<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p><a id=\"_ftn1\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 SAINT AUGUSTIN, <em>Les Confessions<\/em>, traduit par Joseph Trabucco, Paris, Garnier Flammarion,1964,\u00a0p. 264.<\/p>\n\n\n\n<p><a id=\"_ftn2\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 BERGSON Henri, <em>Essai sur les donn\u00e9es imm\u00e9diates de la conscience<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France,\u00a01927.<\/p>\n\n\n\n<p><a id=\"_ftn3\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Songeons \u00e0 l\u2019\u0153uvre de PROUST Marcel, <em>\u00c0 la recherche du temps perdu<\/em>, Paris, Gallimard, 2019.<\/p>\n\n\n\n<p><a id=\"_ftn4\" href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Voir WELLS H.G., <em>La machine \u00e0 explorer le temps<\/em>, Paris, Folio, 2016.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn5\" href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 titre d\u2019exemples, nous songeons \u00e0 la repr\u00e9sentation du temps des travailleur\u00b7se\u00b7s, des ouvrier\u00b7e\u00b7s soumis\u00b7e\u00b7s \u00e0 la pression productiviste et capitaliste (comme c\u2019est le cas dans <em>La journ\u00e9e d\u2019une infirmi\u00e8re<\/em> d\u2019Armand Gatti) ou \u00e0 la charge mentale des t\u00e2ches domestiques (comme dans la pi\u00e8ce <em>Mod\u00e8les <\/em>de Pauline Bureau, o\u00f9 Laure Calamy figure une m\u00e8re prise dans un rythme de vie effr\u00e9n\u00e9, tout comme dans le r\u00e9cent film <em>\u00c0 plein temps<\/em> d\u2019Eric Gravel o\u00f9 elle tient le r\u00f4le principal).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn6\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 SOURIAU \u00c9tienne, <em>La Correspondance des arts. \u00c9l\u00e9ments d\u2019esth\u00e9tique compar\u00e9e<\/em>, Paris, Flammarion, 1969,\u00a0p. 28\u00a0: musique et litt\u00e9rature \u00ab\u00a0ne se donn[ent] que d\u00e9roul\u00e9es, pour ainsi dire, en longueur de temps\u00a0\u00bb tandis que dans les \u00ab\u00a0arts de l\u2019espace\u00a0\u00bb, l\u2019\u0153uvre \u00ab\u00a0peut dire tout son \u00eatre dans l\u2019intuition d\u2019un instant\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Ibid.<\/em>,&nbsp;p. 28.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn8\" href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tel est l\u2019objet, par exemple, des \u00ab\u00a0<em>Melting Men<\/em>\u00a0\u00bb de N\u00e9le Azevedo ou de \u00ab\u00a0<em>Grow<\/em>\u00a0\u00bb de Daan Roosegaarde.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn9\" href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Voir GOURFINK Myriam, CHAPUIS Yvane, PERRIN Julie, <em>Composer en danse. Un vocabulaire des op\u00e9rations et des pratiques<\/em>, Dijon, Les Presses du r\u00e9el, 2020,\u00a0p. 161.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn10\" href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Voir PLANA Muriel, \u00ab\u00a0Aux marges du March\u00e9 Institu\u00e9 de la Cr\u00e9ation : deux espaces pauvres de repr\u00e9sentations f\u00e9ministes et <em>queer<\/em>\u00a0\u00bb, dans Courau T. et Palais M-T. (dir), <em>Politique des repr\u00e9sentations <\/em>queer<em> : performa(r)tivit\u00e9 identitaire et ar(t)chive<\/em>, <em>Sociocriticism<\/em>,\u00a0n\u00b035-1,\u00a02020\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019utilis[e] [&#8230;] cet acronyme (qui calque de mani\u00e8re amusante le tr\u00e8s technique MIC (modulation par impulsions et cod\u00e9e) pour d\u00e9signer une r\u00e9alit\u00e9 dominante d\u2019organisation du march\u00e9 de l\u2019art (tous les arts, litt\u00e9rature comprise) en r\u00e9gime postmoderne (1980 \u00e0 nos jours)\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn11\" href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence sur le sujet \u00e9tant celui de BENJAMIN Walter, <em>L&rsquo;\u0152uvre d&rsquo;art \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de sa reproductibilit\u00e9 technique<\/em>, trad. Lionel Duvoy, Paris, \u00c9ditions Allia,\u00a02013.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn12\" href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 LE BRETON David, <em>Anthropologie du corps et de la modernit\u00e9<\/em>, Presses Universitaires de France, Quadrige, Paris, 2013,\u00a0p. 213.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn13\" href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 GAGNEBIN Murielle, <em>Fascination de la laideur<\/em>, Champ Vallon, L\u2019or d\u2019Atalante, Seyssel, 1994,\u00a0p. 45.<\/p>\n\n\n\n<p><a id=\"_ftn14\" href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 JANKELEVITCH Vladimir, <em>La Mort<\/em>, Paris, Flammarion, 1966,\u00a0p. 171.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify\"><a id=\"_ftn15\" href=\"#_ftnref15\">[15]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 RIVIERE Jean-Loup, \u00ab Monstres \u00bb, <em>Le monde en d\u00e9tails<\/em>, Seuil, La Librairie du XXIe\u00a0si\u00e8cle, 2015,\u00a0p. 94-95.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Appel \u00e0 contributions Num\u00e9ro 13 : \u201cTemps \u00e0 l\u2019\u0153uvre, temps des \u0153uvres\u201d (printemps 2023) \u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais, mais si on me le demande et que je veuille l\u2019expliquer, je ne le sais plus\u00a0\u00bb, \u00e9crit saint Augustin dans ses Confessions[1]. Ainsi est le temps, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":33,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[46653,215548],"class_list":["post-4574","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","tag-appel-a-contributions","tag-n13","post-preview"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4574","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4574"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4574\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4586,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4574\/revisions\/4586"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4574"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4574"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/littera-incognita-2\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4574"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}