 {"id":105,"date":"2013-10-15T10:57:27","date_gmt":"2013-10-15T08:57:27","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/?page_id=105"},"modified":"2025-03-12T17:24:34","modified_gmt":"2025-03-12T16:24:34","slug":"introduction","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/theorie-pratique\/introduction\/","title":{"rendered":"Introduction"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left\">ll n\u2019est pas simple de dire exactement quand commence une th\u00e9orie de la musique sp\u00e9cifiquement \u00ab\u00a0renaissance\u00a0\u00bb, tout comme il est difficile de distinguer la musique m\u00e9di\u00e9vale tardive des pr\u00e9misses de la musique de la Renaissance.<\/p>\n<p>Dans l\u2019histoire de la th\u00e9orie musicale, les premi\u00e8res traces de rupture dans les pratiques de la th\u00e9orie musicale se trouvent vers le 1<sup>er<\/sup> tiers du XIV<sup>e <\/sup>si\u00e8cle\u00a0: rupture manifest\u00e9e par les <span style=\"color: #800000\">trait\u00e9s de l\u2019Ars Nova dont Jean des Murs<\/span> est le repr\u00e9sentant id\u00e9al. Car la th\u00e9orie du XIV<sup>e <\/sup>si\u00e8cle bouleverse les notions et les concepts. On remarque l&rsquo;apparition de<span style=\"color: #008000\"> nouvelles notations<\/span> (en France et en Italie), l\u2019introduction du concept de proportion, la r\u00e9organisation des consonances\/dissonances, sont autant de t\u00e9moignages de cette volont\u00e9 de nouveaut\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019apparition de l\u2019imprimerie touche la th\u00e9orie de la musique avant la musique elle-m\u00eame. <span style=\"color: #800000\">Le 1<sup>er<\/sup> trait\u00e9 imprim\u00e9 para\u00eet en 1480\u00a0: le Theoricum opus<\/span><span style=\"color: #800000\">\u00a0de Gaffurius<\/span>. A la m\u00eame \u00e9poque, Johannes Tinctoris r\u00e9dige une douzaine de trait\u00e9s (<i>ca <\/i>1472-1484) qui abordent de fa\u00e7on novatrice et surtout syst\u00e9matique tous les aspects (ou presque) de la th\u00e9orie musicale, et c\u2019est \u00e0 cet \u00e9gard qu\u2019on peut le consid\u00e9rer comme un pivot dans l\u2019histoire de la th\u00e9orie musicale. N\u00e9anmoins, les domaines qu\u2019il aborde restent traditionnels\u00a0: la solmisation, les proportions, la terminologie, les effets, la notation, les modes, le contrepoint.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Aux XV<sup>e <\/sup>et XVI<sup>e<\/sup>, la r\u00e9flexion de la th\u00e9orie musicale se fait dans des lieux divers, <span style=\"color: #008000\">de la salle de cours d\u2019une universit\u00e9 au cabinet priv\u00e9 du savant en passant par les acad\u00e9mies et les ma\u00eetrises.<\/span> La musique est un art lib\u00e9ral, donc enseign\u00e9 dans les universit\u00e9s. Avec l\u2019arithm\u00e9tique, la g\u00e9om\u00e9trie et l\u2019astronomie, elle forme depuis le Moyen-\u00c2ge ce qu\u2019on appelle le quadrivium.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le musicien de la Renaissance utilise <span style=\"color: #008000\">un syst\u00e8me de notation des dur\u00e9es plus complexe<\/span> que celui que nous connaissons. Il y a un ensemble de valeurs (maxime, longue, br\u00e8ve, semi-br\u00e8ve, minime, semi-minime, fuse, semi-fuse) situ\u00e9es sur une port\u00e9e de 5 lignes. Les hauteurs sont d\u00e9finies par des clefs tandis que les valeurs sont distribu\u00e9es d\u2019apr\u00e8s un signe (le signe de mensuration) qui pr\u00e9cise la nature de leur relation.\u00a0Ce sch\u00e9ma des diff\u00e9rents niveaux de notation <span style=\"color: #ff0000\">laisserait supposer<\/span> <span style=\"color: #008000\">un syst\u00e8me rigoureusement codifi\u00e9<\/span>, mis en pratique de mani\u00e8re coh\u00e9rente par les compositeurs et expos\u00e9 avec clart\u00e9 par les th\u00e9oriciens. Malheureusement, <span style=\"color: #ff0000\">il n\u2019en est rien,<\/span> et plus la musicologie d\u00e9couvre de <span style=\"color: #008000\">nouvelles lectures possibles de notations<\/span> des XV<sup>e <\/sup>et XVI<sup>e <\/sup>si\u00e8cles, plus elle est amen\u00e9e \u00e0 insister sur la diversit\u00e9 des pratiques, plut\u00f4t que sur l\u2019existence d\u2019un syst\u00e8me unique. Cette diversit\u00e9 n\u2019affecte pas seulement l\u2019histoire de la notation\u00a0: le sens des signes et leur utilisation varient d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration de compositeurs \u00e0 l\u2019autre\u00a0; elle affecte \u00e9galement la r\u00e9partition g\u00e9ographique des habitudes de notation.\u00a0Les caract\u00e9ristiques fondamentales de la notation de la Renaissance sont mises en place au d\u00e9but du XV<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. Les scribes semblent abandonner progressivement la notation noire pleine qui avait pr\u00e9valu jusqu\u2019alors, pour ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler la notation blanche. Vers 1430, cette derni\u00e8re correspond \u00e0 la pratique commune sur le continent tandis que quelques compositeurs anglais persistent \u00e0 maintenir occasionnellement la notation noire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><span style=\"color: #800080\">Le but de notre travail est de pr\u00e9senter les diff\u00e9rentes particularit\u00e9s des trait\u00e9s de la Renaissance :<\/span><\/h2>\n<h2>Que nous disent-ils ? Quel\u00a0type d&rsquo;information ? (\u00e9criture, notations, facture d&rsquo;instrument, explication de formes, p\u00e9dagogie&#8230;)<\/h2>\n<h2>Quels publics visent-ils ? Ont-ils vocation \u00e0 la transmission, l&rsquo;\u00e9ducation, la p\u00e9dagogie ?<\/h2>\n<h2>Par le biais de quels formats ? Quels sont les moyens de l&rsquo;\u00e9poque pour leur fabrication, qui en avait la responsabilit\u00e9 ?<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><em>(Guide de la musique de la Renaissance: \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<\/em><em>chapitre \u00ab\u00a0Th\u00e9orie et th\u00e9oriciens de la musique)<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left\" align=\"CENTER\"><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\" align=\"CENTER\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ll n\u2019est pas simple de dire exactement quand commence une th\u00e9orie de la musique sp\u00e9cifiquement \u00ab\u00a0renaissance\u00a0\u00bb, tout comme il est difficile de distinguer la musique m\u00e9di\u00e9vale tardive des [..]<\/p>\n","protected":false},"author":205,"featured_media":0,"parent":21,"menu_order":1,"comment_status":"closed","ping_status":"open","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-105","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/105","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/users\/205"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=105"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/105\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":750,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/105\/revisions\/750"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/21"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/musique-renaissance\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=105"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}