 {"id":434,"date":"2024-02-26T15:04:52","date_gmt":"2024-02-26T14:04:52","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/?p=434"},"modified":"2024-02-26T15:49:28","modified_gmt":"2024-02-26T14:49:28","slug":"atelier-1-seance-dateliers-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/2024\/02\/26\/atelier-1-seance-dateliers-5\/","title":{"rendered":"Atelier 1 \/ S\u00e9ance d&rsquo;ateliers 5"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>D\u00e9cision et probabilit\u00e9 : pr\u00e9venir et pr\u00e9voir :\u00a0(salle E411)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-small-font-size wp-block-list\">\n<li>Kawtare Rziki, Les aidants familiaux des personnes \u00e2g\u00e9es en perte d\u2019autonomie :<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-container-core-group-is-layout-19e250f3 wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p>Notre \u00e9tude empirique se base sur une enqu\u00eate ethnographique dialogu\u00e9e avec des entretiens&nbsp; semi-directifs. Elle cible le quotidien des aidants familiaux de s\u00e9niors d\u00e9pendants. \u00c9tant donn\u00e9e la mont\u00e9e ascendante du nombre des personnes \u00e2g\u00e9es parmi la population marocaine et&nbsp; l\u2019importance du r\u00f4le assur\u00e9 par les aidants, qui \u00e9pargnent \u00e0 l\u2019\u00c9tat un engagement on\u00e9reux.&nbsp; Supposer la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des aid\u00e9s dont l\u2019alt\u00e9ration des capacit\u00e9s n\u00e9cessite la mise en place de&nbsp; la relation d\u2019aide, semblait plausible dans ce contexte. Sauf que le terrain a d\u00e9voil\u00e9 une autre&nbsp; facette \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9. Une vuln\u00e9rabilit\u00e9 tram\u00e9e d\u2019assignation genr\u00e9e. Il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que les&nbsp; aidantes constituent en fait, la majorit\u00e9 des proches assumant cette responsabilit\u00e9. Elles sont&nbsp; celles qui se pr\u00e9occupent, celles qui soignent et prennent soin. Il faut dire que la nature du lien&nbsp; aidant-aid\u00e9 et de l\u2019acte d\u2019aide lui-m\u00eame constituent les motifs premiers de cette implication&nbsp; sexu\u00e9e. L\u2019\u00e9thique du care est le mot d\u2019ordre. Il faut dire que le besoin protecteur envers autrui&nbsp; et la volont\u00e9 de couronner l\u2019affection ressentie \u00e0 l\u2019\u00e9gard du parent d\u00e9pendant par un acte de&nbsp; solidarit\u00e9 interrelationnelle et interg\u00e9n\u00e9rationnelle, font en sorte que cette mission soit souvent&nbsp; une affaire de femmes. Dans une logique qui sexualise l\u2019acte lui-m\u00eame. Par ailleurs, le&nbsp; rapprochement entre l\u2019aide pratique et les t\u00e2ches domestiques, enveloppe cette attribution de&nbsp; l\u2019invisibilit\u00e9 et la naturalit\u00e9 du devoir normatif. Premi\u00e8re cons\u00e9quence, un effort d\u00e9pourvu de&nbsp; reconnaissance, dont le poids \u00e9motionnel pers\u00e9cute le quotidien de l\u2019aidante, la livrant bien&nbsp; souvent \u00e0 l\u2019isolement sociale. Au bout du compte, ce sont les projets et les aspirations de toute&nbsp; une vie qui se mettent en instance. \u00c0 la disposition d\u2019un r\u00e9el engagement.<\/p>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<ul class=\"has-small-font-size wp-block-list\">\n<li>No\u00e9mie Larbi Kopf, Camille Lepingle, Yves Rossetti et Omar Zanna, Le corps des professionnel\u00b7le\u00b7s de la r\u00e9\u00e9ducation \u2013 un outil au service de la relation de soin ?<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-container-core-group-is-layout-19e250f3 wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p>Cette recherche transdisciplinaire porte sur le v\u00e9cu corporel des&nbsp; professionnel\u00b7le\u00b7s de sant\u00e9 de la r\u00e9\u00e9ducation : kin\u00e9sith\u00e9rapeutes, ergoth\u00e9rapeutes et&nbsp; psychomotricien\u00b7ne\u00b7s : des groupes professionnels en lien direct avec le corps des&nbsp; patient\u00b7e\u00b7s. L\u2019objectif est de comprendre la place que prennent les perceptions&nbsp; corporelles et les communications non verbales de ces professionnel\u00b7le\u00b7s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la Gr\u00e8ce antique, les textes hippocratiques font du corps du m\u00e9decin le&nbsp; t\u00e9moignage de sa comp\u00e9tence ainsi que son premier outil de connaissance du corps&nbsp; de ses patients : le th\u00e9rapeute doit non seulement savoir prendre soin de son propre&nbsp; corps mais aussi savoir en user \u00e0 bon escient pour soigner autrui (Hippocrates, 2018).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis, les apports en sciences humaines et sociales ont permis de mettre en&nbsp; avant la place du corps dans la relation (Zanna, 2015) comme une intelligence en acte&nbsp; (Le Breton, 2015). Dans les interactions o\u00f9 les \u00e9l\u00e9ments non-verbaux font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0&nbsp; des caract\u00e9ristiques corporelles (Corraze, 1996), (Hall, 1971), (Bachollet &amp; Marcelli,&nbsp; 2010). Pour Cosnier, la notion de corps analyseur (Cosnier, 2015) indique que&nbsp; l\u2019empathie est facilit\u00e9 si des homologies corporelles sont pr\u00e9sentes. A ces \u00e9l\u00e9ments&nbsp; s\u2019ajoutent l\u2019attitude corporelle ainsi que le genre et les st\u00e9r\u00e9otypes associ\u00e9s (Gr\u00fcn et&nbsp; al., 2022).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, la ph\u00e9nom\u00e9nologie nous apprend que le corps du th\u00e9rapeute est v\u00e9cu \u00e0 la premi\u00e8re personne comme ouverture vers l\u2019ext\u00e9rieur dont les contours&nbsp; changeants sont d\u00e9termin\u00e9s par l\u2019histoire du sujet lui-m\u00eame (Merleau-Ponty, 1945).&nbsp; D\u00e8s lors, r\u00e9duire le corps du th\u00e9rapeute au statut d\u2019outil de soin signifie courir le risque&nbsp; de manquer la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de celui ou celle qui, y compris avec ses propres blessures&nbsp; (L\u00f6yttyniemi, 2005), est enti\u00e8rement soi-m\u00eame au contact du patient.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les sciences cognitives quant \u00e0 elles, remettent en question la notion&nbsp; polys\u00e9mique d\u2019empathie en se basant sur des concepts tels que la th\u00e9orie de l\u2019esprit,&nbsp; (Shamay-Tsoory et al., 2009) et les prises de perspectives (Quesque &amp; Rossetti,&nbsp; 2020).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une phase exploratoire, notre d\u00e9marche inductive et transdisciplinaire nous conduit \u00e0 suivre une m\u00e9thodologie qualitative en r\u00e9alisant une s\u00e9rie d\u2019entretiens compr\u00e9hensifs semi-dirig\u00e9s. Au total, 45 professionnel\u00b7le\u00b7s participent en faisant \u00e9tat&nbsp; de leurs v\u00e9cus corporels subjectifs dans leurs vies professionnelles.Pour cette pr\u00e9sentation, nous adopterons une approche ph\u00e9nom\u00e9nologique pour questionner les premiers r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate o\u00f9 le corps est d\u00e9crit comme un &nbsp;outil indispensable.<\/p>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<ul class=\"has-small-font-size wp-block-list\">\n<li>Matthieu Laville et Anne Pellissier, Prendre soin de son enfant en situation de d\u00e9pendance extr\u00eame : un travail inlassable de care dans un pr\u00e9sent \u00e9pais :<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-container-core-group-is-layout-19e250f3 wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p>Les \u00e9thiques du <em>care <\/em>reposent sur le constat d\u2019une vuln\u00e9rabilit\u00e9 ontologique (Tronto, 2009), ciment&nbsp; d\u2019un travail de l\u2019ombre tiss\u00e9 au fil de relations humaines faites d\u2019ajustements permanents entre des&nbsp; individus pouvant \u00eatre tour \u00e0 tour pourvoyeurs ou b\u00e9n\u00e9ficiaires du <em>care<\/em>. Eva Kittay (2015), en prenant appui sur sa fille Sesha, en situation de handicap cognitif s\u00e9v\u00e8re, invite cependant \u00e0 nuancer cette&nbsp; r\u00e9versibilit\u00e9 des r\u00f4les en mati\u00e8re de <em>care. <\/em>En effet, selon elle, \u00ab la situation de d\u00e9pendance extr\u00eame [\u2026]&nbsp; est diff\u00e9rente de la commune interd\u00e9pendance parce qu\u2019elle ordonne de penser la responsabilit\u00e9&nbsp; envers autrui sans r\u00e9ciprocit\u00e9, dans un sens unilat\u00e9ral \u00bb (Ibos, 2019). Plus encore, la prise en compte&nbsp; de cette d\u00e9pendance extr\u00eame suppose, en retour, une prise en compte des besoins des pourvoyeurs&nbsp; de <em>care <\/em>qui se retrouvent souvent en situation de \u00ab vuln\u00e9rabilit\u00e9 seconde \u00bb (Kittay, 1999).&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En coh\u00e9rence avec les \u00e9thiques du <em>care<\/em>, cette proposition de communication s\u2019int\u00e9resse donc aux&nbsp; vuln\u00e9rabilit\u00e9s en miroir (Gaucher, Ribes et Ploton, 2003), entre des m\u00e8res et leurs enfants en situation&nbsp; de d\u00e9pendance extr\u00eame. \u00c0 partir d\u2019un corpus d\u2019une dizaine d\u2019entretiens approfondis, notre analyse&nbsp; invite \u00e0 questionner la temporalit\u00e9 de ces vuln\u00e9rabilit\u00e9s et leur impact dans les relations de soin pour&nbsp; ces m\u00e8res. La survenue du handicap engendre en effet une temporalit\u00e9 troubl\u00e9e (Korff-Sausse, 2016) :&nbsp; ces m\u00e8res d\u00e9ploient un travail inlassable de <em>care, <\/em>marqu\u00e9 par la construction d\u2019arrangements&nbsp; quotidiens toujours pr\u00e9caires, pour essayer de maintenir \u00ab une vie bonne \u00bb (Kittay, 2015) pour leur&nbsp; enfant. Ce travail se d\u00e9roule par ailleurs dans un \u00ab pr\u00e9sent \u00e9pais \u00bb (Haraway, 2020), attentif \u00e0 la fragilit\u00e9&nbsp; du mode d\u2019existence de ces enfants.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\"><\/div>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9cision et probabilit\u00e9 : pr\u00e9venir et pr\u00e9voir :\u00a0(salle E411)<\/p>\n","protected":false},"author":405,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-434","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/434","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/users\/405"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=434"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/434\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":458,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/434\/revisions\/458"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=434"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=434"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/penserlasante\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=434"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}