 {"id":173,"date":"2021-09-16T22:20:49","date_gmt":"2021-09-16T20:20:49","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/?page_id=173"},"modified":"2021-09-19T16:32:02","modified_gmt":"2021-09-19T14:32:02","slug":"abstracts","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/abstracts\/","title":{"rendered":"R\u00e9sum\u00e9s \/ Abstracts"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"melis\"><em><span style=\"text-decoration: underline\">\u00c0<\/span>&nbsp;quelques d\u00e9tails&nbsp;<span style=\"text-decoration: underline\">pr\u00e8s<\/span><\/em>, une pr\u00e9position complexe&nbsp;?<\/h2>\n\n\n\n<p>Ludo Melis<\/p>\n\n\n\n<p>Les pr\u00e9positions complexes sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9es comme des s\u00e9quences plus ou moins fixes qui fonctionnent comme des \u00e9quivalents des pr\u00e9positions dites simples, comme le signale l\u2019annonce du colloque.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c0 \u2026 pr\u00e8s&nbsp;<\/em>constitue, dans l\u2019ensemble des \u00e9ventuelles pr\u00e9positions complexes, un cas en marge, ne f\u00fbt-ce que par sa structure bipartite. Cette contribution propose, en premier lieu, une description d\u00e9taill\u00e9e des emplois de la s\u00e9quence, qui n\u2019a gu\u00e8re retenu l\u2019attention des grammairiens et linguistes, (voir toutefois Damourette et Pichon \u00a7 3020). Celle-ci servira d\u2019observatoire pour soulever un certain nombre de questions plus g\u00e9n\u00e9rales relatives aux pr\u00e9positions complexes, aux rapports entre celles-ci et les pr\u00e9positions simples, mais aussi aux relations entre les pr\u00e9positions et d\u2019autres \u2018classes\u2019 de mots, en particulier les adverbes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La s\u00e9quence encadre, dans la plupart des cas, soit un groupe nominal \u00e0 quantificateur (<em>\u00e0 quelques \/ trois N pr\u00e8s<\/em>) soit une groupe nominal pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un d\u00e9monstratif (<em>\u00e0 ce N pr\u00e8s<\/em>)&nbsp;; dans ce dernier cas, le d\u00e9monstratif peut-\u00eatre anaphorique ou cataphorique et l\u2019ensemble est alors suivi d\u2019une structure en&nbsp;<em>que&nbsp;<\/em>(<em>\u00e0 cette diff\u00e9rence pr\u00e8s que X \u00e9tait absent lors de la r\u00e9union<\/em>). Les deux ensembles comportent des locutions fig\u00e9es&nbsp;:&nbsp;<em>\u00e0 peu pr\u00e8s<\/em>&nbsp;d\u2019une part et&nbsp;<em>\u00e0 cela \/\u00e7a pr\u00e8s&nbsp;<\/em>de l\u2019autre. Une description plus d\u00e9taill\u00e9e permettra de nuancer le tableau et de pr\u00e9ciser les rapports que les deux composantes entretiennent avec d\u2019autres usages de&nbsp;<em>\u00e0&nbsp;<\/em>et de&nbsp;<em>pr\u00e8s<\/em>, ainsi que de cerner les rapports syntaxiques internes que celles-ci entretiennent entre autres gr\u00e2ce \u00e0 une comparaison avec d\u2019autres emplois de&nbsp;<em>\u00e0<\/em>&nbsp;corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 une pr\u00e9position, par exemple&nbsp;<em>\u00e0 trois m\u00e8tres (de distance) de\u2026&nbsp;<\/em>, ainsi qu\u2019avec ceux de&nbsp;<em>pr\u00e8s \/ pr\u00e8s de.&nbsp;<\/em>L\u2019analyse permettra de discuter la suggestion de Damourette et Pichon que&nbsp;<em>pr\u00e8s&nbsp;<\/em>est la t\u00eate de la structure et que le syntagme introduit par&nbsp;<em>\u00e0&nbsp;<\/em>en constitue le compl\u00e9ment, suggestion qui attribue \u00e0 l\u2019ensemble des propri\u00e9t\u00e9s syntaxiques peu communes en fran\u00e7ais. Les propri\u00e9t\u00e9s syntaxiques externes et les propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9mantiques associ\u00e9es requi\u00e8rent \u00e9galement une analyse d\u00e9taill\u00e9e&nbsp;: l\u2019ensemble peut en effet fonctionner entre autres&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>comme adjoint du verbe&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se r\u00e9jouirait de retrouver, \u00e0 quelques d\u00e9cimales pr\u00e8s, son score des \u00e9lections l\u00e9gislatives de 1997 (35,6 % des suffrages exprim\u00e9s, contre 36,3 % il y a un an). (Le Monde) <\/p>\n\n\n\n<p>comme adjoint exceptif li\u00e9 tant au verbe qu\u2019\u00e0 un groupe nominal&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>puisque les communes non-desservies par GDF ne peuvent l&rsquo;\u00eatre, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, par aucun autre op\u00e9rateur priv\u00e9 (Id.)<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>comme adjoint \u00e0 un groupe nominal&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>A cent pr\u00e8s, ils sont redescendus dans les puits. (cit\u00e9 Damourette et Pichon \u00a7 3020)&nbsp;<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>&nbsp;ou remplir un r\u00f4le plus central comme dans&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>On n&rsquo;en est plus \u00e0 une m\u00e9lancolie pr\u00e8s. (Le Monde).<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le rapprochement avec&nbsp;<em>sauf&nbsp;<\/em>et&nbsp;<em>except\u00e9<\/em>&nbsp;que les sources lexicographiques sugg\u00e8rent demande \u00e0 \u00eatre scrut\u00e9 dans ce contexte.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La structure&nbsp;<em>\u00e0 \u2026 pr\u00e8s&nbsp;<\/em>repr\u00e9sente un cas peu fr\u00e9quent, voire peut-\u00eatre singulier en fran\u00e7ais&nbsp;; de ce fait la confrontation avec des donn\u00e9es provenant d\u2019autres langues, comme le n\u00e9erlandais&nbsp;<em>op \u2026 na&nbsp;<\/em>(litt.&nbsp;<em>sur \u2026 apr\u00e8s&nbsp;<\/em>) qui poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s analogues peut \u00eatre \u00e9clairante.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La description permet de soulever un certain nombre de questions int\u00e9ressant l\u2019ensemble des pr\u00e9positions, simples et complexes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Faut-il admettre qu\u2019il existe en fran\u00e7ais, outre des pr\u00e9positions et quelques postpositions, des \u2018circumpositions\u2019, dont&nbsp;<em>\u00e0 \u2026 pr\u00e8s&nbsp;<\/em>, type syntaxique qui ne peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 que par une pr\u00e9position complexe&nbsp;? En cas de r\u00e9ponse positive, la notion d\u2019\u00e9quivalence distributionnelle entre les pr\u00e9positions complexes et les pr\u00e9positions simples est \u00e0 nuancer.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Quel est l\u2019impact des rapports syntaxiques entre les composantes de&nbsp;<em>\u00e0 \u2026 pr\u00e8s&nbsp;<\/em>sur la typologie des pr\u00e9positions complexes&nbsp;?<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dans quel sens peut-on maintenir que les pr\u00e9positions complexes sont des \u00e9quivalents distributionnels des pr\u00e9positions simples quant aux propri\u00e9t\u00e9s syntaxiques externes et sur le plan s\u00e9mantique&nbsp;? Faut-il d\u00e9finir une telle \u00e9quivalence entre unit\u00e9s lexicales, simples ou complexes, ou entre classes de mots ou de constructions&nbsp;?<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>L\u2019examen de&nbsp;<em>pr\u00e8s<\/em>&nbsp;comme composante de la pr\u00e9position complexe m\u00e8ne-t-il \u00e0 revoir la probl\u00e9matique des relations entre pr\u00e9positions et adverbes&nbsp;?&nbsp;<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude d\u2019une configuration singuli\u00e8re pourra ainsi alimenter les d\u00e9bats sur les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"demulder\"><strong>La polys\u00e9mie r\u00e9duite des pr\u00e9positions complexes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Walter<strong> <\/strong>De Mulder<\/p>\n\n\n\n<p>Il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 par plusieurs auteurs que la polys\u00e9mie des pr\u00e9positions complexes s\u2019av\u00e8re plus restreinte que celle des pr\u00e9positions simples (Fagard 2009&nbsp;: 106, Stosic &amp; Fagard 2019&nbsp;: 12). Pour expliquer cette observation, Stosic &amp; Fagard (2019&nbsp;: 12) renvoient au fait que les pr\u00e9positions complexes comportent un \u00e9l\u00e9ment lexical&nbsp;: celui-ci entra\u00eenerait une sp\u00e9cification s\u00e9mantique plus grande, comme l\u2019a d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9 Borillo (2002&nbsp;: 144). Dans cette communication, nous nous proposons de d\u00e9crire la structure polys\u00e9mique des pr\u00e9positions complexes et de v\u00e9rifier l\u2019hypoth\u00e8se avanc\u00e9e ci-dessus. Nous nous limiterons toutefois, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, aux pr\u00e9positions complexes consid\u00e9r\u00e9es comme prototypiques par Stosic &amp; Fagard (2019). Celles-ci comportent un \u00e9l\u00e9ment lexical et distribuent sur les formes dont elles sont compos\u00e9es les trois fonctions que les pr\u00e9positions simples r\u00e9unissent en une seule forme&nbsp;: dans&nbsp;<em>au sommet de<\/em>, par exemple, la pr\u00e9position initiale&nbsp;<em>\u00e0<\/em>&nbsp;rattache l\u2019ensemble de la pr\u00e9position complexe \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9ment recteur, la pr\u00e9position simple finale&nbsp;<em>de<\/em>&nbsp;lie le compl\u00e9ment, et l\u2019\u00e9l\u00e9ment central, qui est de nature lexicale, apporte une pr\u00e9cision s\u00e9mantique sur la relation entre les deux \u00e9l\u00e9ments reli\u00e9s par la pr\u00e9position (Stosic &amp; Fagard 2019&nbsp;: 12).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9tudierons la polys\u00e9mie de ces pr\u00e9positions complexes \u00e0 partir de l\u2019id\u00e9e selon laquelle les diff\u00e9rents sens des pr\u00e9positions forment un r\u00e9seau s\u00e9mantique, id\u00e9e dont on s\u2019est servi en s\u00e9mantique cognitive pour d\u00e9crire, entre autres, le sens de la pr\u00e9position anglaise&nbsp;<em>over<\/em>&nbsp;(pour un aper\u00e7u, voir Breda 2014, Pawelec 2009&nbsp;: 82-105), et qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e davantage par Taylor (2003, 2014). Il sera ainsi confirm\u00e9 qu\u2019en comparaison avec les pr\u00e9positions simples, la polys\u00e9mie des propositions complexes semble plut\u00f4t limit\u00e9e. Il suffit \u00e0 ce propos de comparer, par exemple, le nombre de sens diff\u00e9rents de&nbsp;<em>sur<\/em>&nbsp;par rapport \u00e0 ceux qu\u2019on peut distinguer pour la pr\u00e9position complexe&nbsp;<em>au-dessus<\/em>&nbsp;<em>de<\/em>. Nous pr\u00e9senterons une analyse plus exhaustive du s\u00e9mantisme de cette pr\u00e9position complexe lors de notre communication, mais ses emplois les plus fr\u00e9quents semblent au prime abord exprimer les sens spatiaux suivants :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>une relation verticale entre les entit\u00e9s d\u00e9sign\u00e9es par les arguments de la pr\u00e9position :<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>1) <strong>Au-dessus de Smara, le ciel \u00e9tait sans fond<\/strong>, glac\u00e9, aux \u00e9toiles noy\u00e9es par la nu\u00e9e blanche de la lumi\u00e8re lunaire. (Frantext, LE CL\u00c9ZIO, Jean-Marie Gustave (1980).&nbsp;<em>D\u00e9sert<\/em>, p. 38)<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>un mouvement parcourant un trajet \u00ab&nbsp;en demi-cercle&nbsp;\u00bb passant au-dessus de l\u2019objet d\u00e9sign\u00e9 par le compl\u00e9ment de la pr\u00e9position&nbsp;:<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>2) Chaque ann\u00e9e,&nbsp;<strong>une grande partie de la population a pour tradition de sauter au-dessus de petits feux de joie&nbsp;<\/strong>dans la nuit du mardi au mercredi qui pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;\u00e9quinoxe du printemps (ici en 2008, au nord de T\u00e9h\u00e9ran). (AFP,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/2010\/03\/17\/01003-20100317ARTFIG00481-la-fete-du-feu-ravive-la-fronde-iranienne-.php\">https:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/2010\/03\/17\/01003-20100317ARTFIG00481-la-fete-du-feu-ravive-la-fronde-iranienne-.php<\/a>, consult\u00e9 le 9\/7)<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>un sens \u00e9quivalant plus ou moins \u00e0 \u2018de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de\u2019&nbsp;:<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>3) <strong>Batisti habitait rue des Flots-Bleus, au-dessus du pont de la Fausse-Monnaie<\/strong>, une villa qui surplombait Malmousque, la pointe de terre la plus avanc\u00e9e de la rade. (Frantext, IZZO, Jean-Claude (1995).&nbsp;<em>Total Kh\u00e9ops<\/em>, p. 331)<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>un sens de recouvrement&nbsp;:<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>4) <strong>Une plinthe de recouvrement est mis au-dessus de la plinthe ancienne<\/strong>. (<a href=\"https:\/\/www.maestro-panel.com\/fr\/produits\/accessoires\/plinthe-de-recouvrement\">https:\/\/www.maestro-panel.com\/fr\/produits\/accessoires\/plinthe-de-recouvrement<\/a>, consult\u00e9 le 7\/9)<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9position conna\u00eet en outre des emplois non spatiaux, dans lesquels elle signale, en gros, une id\u00e9e de sup\u00e9riorit\u00e9 qui peut s\u2019appliquer \u00e0 diff\u00e9rents domaines, ce qui permet diff\u00e9rentes interpr\u00e9tations plus pr\u00e9cises :<\/p>\n\n\n\n<p>5) Au hasard d&rsquo;une patrouille, l&rsquo;agent de la police de l&rsquo;autoroute Dean Forsyth prit en chasse une voiture sur la route Montbury-Aurora, apr\u00e8s avoir constat\u00e9 qu&rsquo;elle avait br\u00fbl\u00e9 un stop et qu&rsquo;elle roulait&nbsp;<strong>au-dessus de la vitesse autoris\u00e9e<\/strong>. (Frantext, DICKER, Jo\u00ebl (2012).&nbsp;<em>La V\u00e9rit\u00e9 sur l&rsquo;Affaire Harry Quebert<\/em>, 3. Election Day &#8211; TROISI\u00c8ME PARTIE Le paradis des \u00e9crivains, p. 603).<\/p>\n\n\n\n<p>6) On lui a dit que hormis le Tout-Paris, personne ne savait qu&rsquo;il \u00e9tait l&rsquo;auteur du mail. Quand bien m\u00eame il s\u2019agissait d&rsquo;un secret de polichinelle que chacun pouvait \u00e9venter en trois clics sur Internet, son nom resterait officiellement&nbsp;<strong>au-dessus de tout soup\u00e7on<\/strong>&nbsp;[\u2026] (Frantext, BOUILLIER, Gr\u00e9goire,&nbsp;<em>Le dossier M. Livre 2,&nbsp;<\/em>2018, Niveau 8 &#8211; PARTIE XXXII &#8211; Livre 2 APR\u00c8S ET BIEN AVANT, p. 632)<\/p>\n\n\n\n<p>7) Oui, l&rsquo;enfant aux yeux gris \u00e9tait l\u00e0, et la jeune fille aussi, ils regardaient la mer. Et je les ai ramen\u00e9s \u00e0 moi eux aussi comme je le fais de vous, de la mer et du vent et je vous ai enferm\u00e9s&nbsp;<strong>dans cette chambre \u00e9gar\u00e9e au-dessus du temps<\/strong>. (Frantext, DURAS, Marguerite (1980).&nbsp;<em>L&rsquo;\u00c9t\u00e9 80<\/em>, 8, p. 72)<\/p>\n\n\n\n<p>Dans notre communication, nous pr\u00e9senterons une analyse plus pr\u00e9cise de la structure du r\u00e9seau s\u00e9mantique associ\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9position&nbsp;<em>au-dessus de<\/em>, mais aussi de ceux associ\u00e9s \u00e0 d\u2019autres pr\u00e9positions complexes, comme&nbsp;<em>au sommet de<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>en face de<\/em>&nbsp;(en l\u2019opposant \u00e0&nbsp;<em>face \u00e0<\/em>). Ceci nous am\u00e8nera \u00e0 nous poser les questions suivantes&nbsp;: les pr\u00e9positions complexes ont-elles un sens de base dont on peut d\u00e9river les autres emplois&nbsp;? Si oui, dispose-t-on de crit\u00e8res pour d\u00e9cider quel est le sens de base&nbsp;? Suffit-il d\u2019assigner un seul sens de base \u00e0 la pr\u00e9position complexe, les autres sens \u00e9tant alors plut\u00f4t con\u00e7us comme des emplois d\u00e9riv\u00e9s en combinant le sens des pr\u00e9positions concern\u00e9es \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments du contexte&nbsp;? Ou faut-il consid\u00e9rer les diff\u00e9rentes interpr\u00e9tations des pr\u00e9positions complexes comme des sens autonomes&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9pondre enfin \u00e0 notre question initiale, portant sur le degr\u00e9 plut\u00f4t limit\u00e9 de la polys\u00e9mie des pr\u00e9positions complexes par rapport \u00e0 celle des pr\u00e9positions simples, nous nous int\u00e9resserons aux rapports entre les diff\u00e9rents sens, et notamment aux rapports dits \u00ab&nbsp;m\u00e9taphoriques&nbsp;\u00bb, qui permettent de passer du sens spatial aux autres sens. Il ressort de nos premi\u00e8res recherches sur corpus sur&nbsp;<em>au-dessus de<\/em>,<em>&nbsp;<\/em>mais aussi sur&nbsp;<em>au sommet de<\/em>&nbsp;par exemple, que les sens m\u00e9taphoriques que d\u00e9veloppent ces pr\u00e9positions r\u00e9sultent de transferts, du domaine spatial \u00e0 d\u2019autres domaines, d\u2019un sens sch\u00e9matique obtenu par abstraction \u00e0 partir de leur sens spatial, sens sch\u00e9matique qui correspondrait, pour&nbsp;<em>au-dessus de<\/em>&nbsp;par exemple, en gros, \u00e0 l\u2019id\u00e9e de sup\u00e9riorit\u00e9 qu\u2019on retrouve&nbsp;&nbsp;\u00e9galement dans son sens spatial (voir p.ex. la d\u00e9finition de Vandeloise 1991&nbsp;: 86-87). Cette observation semble confirmer l\u2019id\u00e9e de Borillo (2002&nbsp;: 144) selon laquelle la pr\u00e9sence des \u00e9l\u00e9ments lexicaux dans les pr\u00e9positions complexes apporte \u00e0 celles-ci \u00ab&nbsp;une charge s\u00e9mantique relativement forte et [\u2026] les sp\u00e9cialise dans l\u2019expression d\u2019un type de relation qui les rattache plus \u00e9troitement au domaine spatial \u2013 ou temporel [\u2026]&nbsp;\u00bb. Cette id\u00e9e n\u2019est pourtant probablement pas suffisante pour expliquer le degr\u00e9 de polys\u00e9mie r\u00e9duit de chaque pr\u00e9position complexe. Marque-Pucheu (2001) signale ainsi des emplois m\u00e9taphoriques d\u2019autres pr\u00e9positions complexes (ou locutions pr\u00e9positionnelles) comme&nbsp;<em>face \u00e0<\/em>,&nbsp;<em>\u00e0 l\u2019\u00e9cart de<\/em>, etc., qui ne sauraient \u00eatre expliqu\u00e9s exhaustivement \u00e0 partir du sens spatial (ou des sens spatiaux) de ces pr\u00e9positions. Notre objectif final sera de proposer \u00e9galement une explication pour ces cas, \u00e0 partir de l\u2019id\u00e9e que l\u2019interpr\u00e9tation des m\u00e9taphores n\u00e9cessite le recours \u00e0 des cadres (<em>frames<\/em>) de connaissances encyclop\u00e9diques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, Andr\u00e9e (2002). Il y a pr\u00e9positions et pr\u00e9positions.&nbsp;<em>Travaux de linguistique<\/em>&nbsp;42-43, 141-155.<\/p>\n\n\n\n<p>Brenda, Maria (2014).&nbsp;<em>The Cognitive Perspective on the Polysemy of the English Spatial Preposition&nbsp;<\/em>Over.&nbsp;Newcastle upon Tyne, Cambridge Scholars Publishing.<\/p>\n\n\n\n<p>De Mulder, Walter (2003). La pr\u00e9position&nbsp;<em>au-dessus de<\/em>&nbsp;: un cas de grammaticalisation&nbsp;?&nbsp;<em>Verbum<\/em>&nbsp;XXV, 291-305.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, Benjamin (2009). Pr\u00e9positions et locutions pr\u00e9positionnelles&nbsp;: un s\u00e9mantisme comparable&nbsp;?&nbsp;<em>Langages<\/em>&nbsp;173, 95-113.<\/p>\n\n\n\n<p>Marque-Pucheu, Christiane (2001). Les locutions pr\u00e9positives&nbsp;: du spatial au non-spatial.&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>&nbsp;129, 35-53.<\/p>\n\n\n\n<p>Pawelec, Andrzej (2009).&nbsp;<em>Prepositional Network Models. A Hermeneutical Study<\/em>.&nbsp;Krak\u00f3w, Jagiellonian University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, Dejan &amp; Fagard, Benjamin (2019). Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais. Pour une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re.&nbsp;<em>Revue Romane<\/em>&nbsp;541, 8-38.<\/p>\n\n\n\n<p>Taylor, John (2003).&nbsp;<em>Cognitive Grammar<\/em>.&nbsp;Oxford, Oxford University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Taylor, John (2014).&nbsp;<em>The Mental Corpus. How Language is Represented in the Mind<\/em>. Oxford, Oxford University Press.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Vandeloise, Claude (1992).&nbsp;<em>Spatial Prepositions. A Case Study from French.<\/em>&nbsp;Chicago et Londres, The University of Chicago Press.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"fagard\">Les pr\u00e9positions complexes dans les langues romanes&nbsp;: \u00e9volution parall\u00e8le et contact linguistique<\/h2>\n\n\n\n<p>Benjamin Fagard<\/p>\n\n\n\n<p>Du latin aux langues romanes, il y a un mouvement g\u00e9n\u00e9ral et bien connu du synth\u00e9tique (syst\u00e8me casuel, morphologie verbale, pr\u00e9fixes verbaux, particules conjonctives) \u00e0 l\u2019analytique (disparition des cas et d\u00e9veloppement des pr\u00e9positions, apparition des auxiliaires temporels, des marqueurs discursifs issus de groupes pr\u00e9positionnels). Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que ce mouvement est panroman, mais pr\u00e9sente certaines disparit\u00e9s d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre (Lamiroy 2011, B\u00f6hme-Eckert 2004, Carlier 2007, De Mulder &amp; Lamiroy 2012, Fagard &amp; Mardale 2012).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un aspect moins \u00e9tudi\u00e9 de cette \u00e9volution est l\u2019\u00e9mergence des pr\u00e9positions complexes, un ph\u00e9nom\u00e8ne qui semble relativement uniforme dans la Romania, mais pour lequel on manque d\u2019\u00e9tudes diachroniques contrastives qui permettraient de d\u00e9terminer dans quelle mesure le contact linguistique entre langues romanes \u2013 ou m\u00eame plus largement avec d\u2019autres langues \u2013 a pu avoir pour effet d\u2019harmoniser les syst\u00e8mes linguistiques romans de ce point de vue. Le contact linguistique, entendu au sens large, semble en effet susceptible d\u2019expliquer la formation d\u2019au moins une partie des pr\u00e9positions complexes, par exemple&nbsp;<em>sous l\u2019\u00e9gide de&nbsp;<\/em>(anglais&nbsp;<em>under the aegis of<\/em>, italien&nbsp;<em>sotto l\u2019egida di<\/em>, allemand&nbsp;<em>unter der \u00c4gide von<\/em>, grec moderne&nbsp;<em>ip\u00f3 tin ej\u00ed\u00f0a<\/em>&nbsp;+ GEN, cf. Bortone 2020&nbsp;: 251). Cependant, il appara\u00eet \u00e9galement que certaines structures pourraient avoir \u00e9merg\u00e9 en parall\u00e8le et \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode dans diff\u00e9rentes langues romanes, par exemple&nbsp;<em>a(u) ch(i)ef de&nbsp;<\/em>\u00ab&nbsp;au bout de&nbsp;\u00bb en ancien fran\u00e7ais,&nbsp;<em>a capo di<\/em>&nbsp;en italien m\u00e9di\u00e9val et&nbsp;<em>ao cabo de&nbsp;<\/em>en portugais m\u00e9di\u00e9val (Fagard &amp; De Mulder 2012, Piunno &amp; Ganfi 2017, Lima 2014, 2019ab). L\u2019importance du contact linguistique pourrait d\u2019ailleurs avoir jou\u00e9 bien au-del\u00e0 des langues romanes (H\u00fcning 2014, Bonnet &amp; Fagard 2020). Pour les langues romanes, on peut donc se demander quelle est la part de l\u2019\u00e9volution interne et la part du contact linguistique dans l\u2019\u00e9mergence des pr\u00e9positions complexes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette pr\u00e9sentation, nous prendrons appui sur les corpus diachroniques disponibles pour tenter d\u2019apporter un d\u00e9but de r\u00e9ponse \u00e0 cette question, en combinant des \u00e9tudes quantitatives et l\u2019\u00e9tude qualitative de quelques s\u00e9quences.<\/p>\n\n\n\n<p>Bibliographie<\/p>\n\n\n\n<p>B\u00f6hme-Eckert, Gabriele.&nbsp;2004. Le fran\u00e7ais parmi les langues romanes.&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>&nbsp;141, 56-68.<\/p>\n\n\n\n<p>Bonnet, Guillaume &amp; Benjamin Fagard. 2020. Complex Prepositions in Albanian: a first assessment.&nbsp;In Fagard, B., J. Pinto de Lima, E. Smirnova &amp; D. Stosic (eds), <em>Complex Adpositions in European Languages. A Micro-Typological Approach to Complex Nominal Relators<\/em>. Series: Empirical Approaches to Language Typology [EALT], 65. Berlin &amp; New York : De Gruyter, 265-298.<\/p>\n\n\n\n<p>Bortone, Pietro. 2020. On complex adpositions in Modern Greek. In Fagard, B., J. Pinto de Lima, E. Smirnova &amp; D. Stosic (eds), <em>Complex Adpositions in European Languages. A Micro-Typological Approach to Complex Nominal Relators<\/em>. Series: Empirical Approaches to Language Typology [EALT], 65. Berlin &amp; New York : De Gruyter, 233-264.<\/p>\n\n\n\n<p>De Mulder, Walter &amp; Lamiroy, B\u00e9atrice.&nbsp;2012. Gradualness of grammaticalization in Romance. The position of French, Spanish and Italian. In K. Davidse, T. Breban, L. Brems &amp; T. Mortelmans (eds)&nbsp;<em>Grammaticalization and Language Change: New reflections<\/em>. Amsterdam &amp; Philadelphie&nbsp;: John Benjamins,&nbsp;199-226.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, Benjamin &amp; Mardale, Alexandru. 2012. The pace of grammaticalization and the evolution of prepositional systems: Data from Romance.&nbsp;<em>Folia Linguistica<\/em>,<em>&nbsp;<\/em>46(2), 303-340.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, Benjamin &amp; De Mulder, Walter. 2007. La formation des pr\u00e9positions complexes&nbsp;: grammaticalisation ou lexicalisation&nbsp;?&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>&nbsp;156, 9-29.<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00fcning, Matthias. 2014. Over complexe preposities en convergentie. In Freek Van de Velde, Hans Smessaert, Frank Van Eynde &amp; Sara Verbrugge (eds.). P<em>atroon en argument. Een dubbelfeestbundel bij het emeritaat van William Van Belle en Joop van der Horst<\/em>, 433\u2013445. Louvain&nbsp;: Universitaire Pers Leuven.<\/p>\n\n\n\n<p>Lamiroy, B\u00e9atrice. 2011. Degr\u00e9s de grammaticalisation \u00e0 travers les langues de m\u00eame famille.&nbsp;<em>Bulletin de la Societe de Linguistique de Paris&nbsp;<\/em>19, 167-192.<\/p>\n\n\n\n<p>Lima, Jos\u00e9 P. 2014. Grammaticalization of complex prepositions in European Portuguese. In Jos\u00e9 P. Lima, <em>Studies on Grammaticalization and Lexicalization<\/em>, 163\u2013183. Munich&nbsp;: Lincom Europa.<\/p>\n\n\n\n<p>Lima, Jos\u00e9 P. 2019a. On grammaticalized complex prepositions in Portuguese: Deployment, shift, redundancy, complementation. In Benjamin Fagard, Jos\u00e9 P. Lima &amp; Dejan Stosic (eds.). <em>Les prepositions complexes dans les langues romanes<\/em>. Special issue of <em>Revue Romane<\/em> 54(1), Amsterdam &amp; Philadelphie&nbsp;: John Benjamins. 126\u2013140.<\/p>\n\n\n\n<p>Lima, Jos\u00e9 P. 2019b. Preposi\u00e7\u00f5es complexas em Portugu\u00eas. In Ernestina Carrilho, Ana M. Martins, Sandra Pereira &amp; Joao P. Silvestre (orgs.), <em>Estudos lingu\u00edsticos e filol\u00f3gicos oferecidos a Ivo Castro<\/em>, 1181\u20131211. Lisbonne&nbsp;: Centro de Lingu\u00edstica da Universidade de Lisboa. [https:\/\/repositorio.ul.pt\/handle\/10451\/39619]<\/p>\n\n\n\n<p>Piunno, Valentina &amp; Ganfi, Vittorio. 2017. Preposizioni complesse in italiano antico e contemporaneo. Grammaticalizzazione, schematismo e produttivita. <em>Archivio Glottologico Italiano<\/em>, CII(2). 184\u2013204.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"adler\"><strong>Genre textuel en tant qu\u2019indice de lexicalisation des locutions pr\u00e9positionnelles<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Silvia Adler<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de diff\u00e9rencier la cat\u00e9gorie de syntagme pr\u00e9positionnel libre, d\u2019une part, et les cat\u00e9gories de locution pr\u00e9positionnelle (LP) et de \u00ab&nbsp;pr\u00e9position simple graphiquement compos\u00e9e&nbsp;\u00bb, partageant toutes les trois le sch\u00e9ma [PREP&nbsp;<em>LE<\/em>&nbsp;N&nbsp;<em>DE<\/em>], d\u2019autre part, Adler (2001) avait propos\u00e9 un test liminaire qui v\u00e9rifiait la possibilit\u00e9 pour la t\u00eate nominale de pr\u00e9server son sens et sa pr\u00e9dication avec l\u2019argument derri\u00e8re&nbsp;<em>de&nbsp;<\/em>dans une s\u00e9quence non pr\u00e9positionnelle. Dans l\u2019affirmative, ladite s\u00e9quence a \u00e9t\u00e9 reconnue comme une composition analytique, donc un syntagme libre. Dans la n\u00e9gative, la s\u00e9quence a \u00e9t\u00e9 dite lexicalis\u00e9e, synth\u00e9tique. Autrement dit, l\u2019indice de lexicalisation a \u00e9t\u00e9 corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 l\u2019impossibilit\u00e9 de la pr\u00e9position simple graphiquement compos\u00e9e ou de la LP d\u2019alterner avec ce m\u00eame sch\u00e9ma d\u00e9pouill\u00e9 de la pr\u00e9position introductrice [<em>LE&nbsp;<\/em>N&nbsp;<em>DE<\/em>]. Du fait de son impr\u00e9dictibilit\u00e9 s\u00e9mantique,&nbsp;<em>au fur et \u00e0 mesure de X&nbsp;<\/em>a ainsi \u00e9t\u00e9 class\u00e9 comme unit\u00e9 lexicale, mais non&nbsp;<em>au commencement de X<\/em>&nbsp;qui alterne avec&nbsp;<em>le commencement de&nbsp;X<\/em>&nbsp;et o\u00f9 la relation entre&nbsp;<em>commencement<\/em>&nbsp;et l\u2019argument X reste intacte dans les deux sch\u00e9mas.<\/p>\n\n\n\n<p>En proc\u00e9dant par l\u2019observation de microsyst\u00e8mes s\u00e9mantiques tels les expressions [PREP LE N DE] locatives, temporelles ou notionnelles, Adler (2006, 2007 et 2008) a ensuite d\u00e9velopp\u00e9 cette distinction pr\u00e9liminaire entre s\u00e9quence pr\u00e9positionnelle libre et s\u00e9quences lexicalis\u00e9es, tout en soumettant ces expressions \u00e0 des tests morphosyntaxiques. Le but \u00e9tait de d\u00e9terminer le degr\u00e9 de figement desdites s\u00e9quences. Les tests de la possessivation, du d\u00e9monstratif ou de la pronominalisation, parmi d\u2019autres, nous ont ainsi permis de distinguer entre \u00ab&nbsp;pr\u00e9positions simples graphiquement compos\u00e9es&nbsp;\u00bb (s\u00e9quences enti\u00e8rement soud\u00e9es, non analytiques, et donc formant un seul mot syntaxique) ou des LP<a href=\"\/\/B36233EC-4D16-453A-A54B-E0557C7A7D7B#_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>(s\u00e9quences fig\u00e9es et lexicalis\u00e9es vu leur caract\u00e8re impr\u00e9dictible, quoiqu\u2019analytiques \u00e0 certains \u00e9gards).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est de la diff\u00e9rence entre figement \u2013 caract\u00e9ristique de la LP \u2013 ou soudure \u2013 caract\u00e9ristique de la pr\u00e9position simple graphiquement compos\u00e9e \u2013 celle-ci se d\u00e9termine donc suivant la r\u00e9action \u00e0 divers tests. Les chercheurs qui travaillent dans le domaine de la LP ont reconnu l\u2019efficacit\u00e9 de cette d\u00e9marche et ont d\u00e9j\u00e0 pu identifier divers tests pour d\u00e9cr\u00e9ter le statut soud\u00e9 ou fig\u00e9 de la s\u00e9quence pr\u00e9positionnelle, commun\u00e9ment appel\u00e9e LP. Mentionnons, par exemple, l\u2019opacit\u00e9 ou la transparence s\u00e9mantique de la s\u00e9quence&nbsp;(Melis, 2003&nbsp;: 110)&nbsp;; la possibilit\u00e9 de modification du noyau nominal par un adjectif intensifiant, comme dans&nbsp;<em>au dam de \u2013 au grand dam de<\/em>&nbsp;(Borillo, 1997&nbsp;; Gross, 2006)&nbsp;; la possibilit\u00e9 de variation au niveau de la pr\u00e9position introductrice et de la d\u00e9termination (Gross, 2006). Adler (2006 et 2008) a exploit\u00e9 un test suppl\u00e9mentaire, appliqu\u00e9 \u00e0 des s\u00e9quences pr\u00e9positionnelles spatiales et temporelles, celui de l\u2019anaphorisation nulle. Adler a \u00e9tabli que selon que la s\u00e9quence [PREP&nbsp;<em>LE<\/em>&nbsp;N&nbsp;<em>DE<\/em>] est une \u00ab&nbsp;pr\u00e9position simple graphiquement compos\u00e9e&nbsp;\u00bb ou une LP, d\u2019une part, ou une s\u00e9quence libre, d\u2019autre part, la relation entre l\u2019argument X et ce qui pr\u00e9c\u00e8de n\u2019est pas la m\u00eame, ce qui influe sur le statut de l\u2019anaphorisation. Dans le cas des pr\u00e9positions simples graphiquement compos\u00e9es et des LP, l\u00e0 o\u00f9 il est possible d\u2019op\u00e9rer une anaphorisation par un compl\u00e9ment non mat\u00e9rialis\u00e9, l\u2019absence du compl\u00e9ment correspond \u00e0 une ellipse, si on s\u2019accorde \u00e0 reconna\u00eetre avec Bally (1950), Zribi-Hertz (1985) ou Adler (2012), que l\u2019ellipse affecte des constituants s\u00e9mantiquement et structuralement exig\u00e9s par les constituants restants dans la s\u00e9quence tronqu\u00e9e, et que l\u2019\u00e9l\u00e9ment ellips\u00e9 est r\u00e9cup\u00e9rable en contexte. Par contre, dans le cas de la composition syntagmatique pr\u00e9positionnelle libre, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que la suppression du compl\u00e9ment d\u00e9terminatif en&nbsp;<em>de&nbsp;<\/em>correspondait \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019anaphore associative (Kleiber, 2001).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9cemment, Stosic et Fagard (2019) ont associ\u00e9 les crit\u00e8res morphosyntaxiques et s\u00e9mantiques fr\u00e9quemment utilis\u00e9s dans la d\u00e9finition et la caract\u00e9risation des LP \u00e0 un crit\u00e8re suppl\u00e9mentaire, celui de la fr\u00e9quence. Leur approche lexicom\u00e9trique a eu pour objectif de mieux trancher le statut lexicalis\u00e9 ou non de la s\u00e9quence pr\u00e9positionnelle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019est pas rare que les chercheurs dans le domaine de la LP s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 une s\u00e9quence particuli\u00e8re ou \u00e0 un groupe de s\u00e9quences partageant un d\u00e9nominateur commun s\u00e9mantique ou morphologique. Citons par exemple Stosic (2012), qui enqu\u00eate sur le statut lexicalis\u00e9 ou non d\u2019une m\u00eame s\u00e9quence pr\u00e9positionnelle&nbsp;:&nbsp;<em>en passant par<\/em>. Son \u00e9tude d\u00e9voile que cette s\u00e9quence fonctionne soit comme&nbsp;&nbsp;<br>construction libre g\u00e9rondive \u00e0 sens transparent, et en rapport avec un pr\u00e9dicat recteur, soit comme pr\u00e9position complexe en voie de figement, commutable avec&nbsp;<em>via<\/em>&nbsp;sur un axe paradigmatique. En fait, ce type d\u2019exemple illustrant un statut variable, n\u2019est ni exceptionnel ni rare.&nbsp;<em>Aux environs de<\/em>&nbsp;pourrait \u00eatre dit syntagme pr\u00e9positionnel libre dans&nbsp;<em>aux environs de la gare<\/em>, du fait d\u2019une alternance possible avec&nbsp;<em>les environs de la gare,&nbsp;<\/em>mais s\u00e9quence lexicalis\u00e9e dans&nbsp;<em>aux environs de 200$,&nbsp;<\/em>du fait d\u2019une impossibilit\u00e9 d\u2019alternance avec le GN&nbsp;<em>les environs de 200$.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cette br\u00e8ve illustration aura fait comprendre que bien au-del\u00e0 de la n\u00e9cessit\u00e9 de distinguer entre expressions [PREP&nbsp;<em>LE<\/em>&nbsp;N&nbsp;<em>DE<\/em>] lexicalis\u00e9es ou non, et qu\u2019au-del\u00e0 d\u2019une n\u00e9cessit\u00e9 r\u00e9sultante de distinguer entre expressions soud\u00e9es et fig\u00e9es (donc une n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9termination des degr\u00e9s de lexicalisation) partageant ce m\u00eame format, un travail suppl\u00e9mentaire de microanalyse s\u2019av\u00e8re incontournable, puisque le statut d\u2019une m\u00eame s\u00e9quence peut varier selon le r\u00e9gime qu\u2019elle introduit, ce qui influe sur son comportement discursif et grammatical. Mais si la m\u00eame s\u00e9quence peut avoir un statut lexicalis\u00e9 ou non selon la nature de son compl\u00e9ment, il est l\u00e9gitime de se demander si l\u2019indice de lexicalisation pourrait \u00eatre corr\u00e9l\u00e9 au genre textuel, ou, du moins, si une \u00e9tude des expressions [PREP&nbsp;<em>LE<\/em>&nbsp;N&nbsp;<em>DE<\/em>] dans le contexte de genres textuels vari\u00e9s pourrait non seulement procurer des cas qui m\u00e9ritent notre attention, mais aussi nous aider \u00e0 r\u00e9pertorier des tendances caract\u00e9ristiques \u00e0 chaque genre textuel. Rappelons avec Combettes (1988), Bronckart (1996), Adam (2001), Condamines (2005) et Maingueneau (2005), parmi beaucoup d\u2019autres, que le texte est beaucoup plus qu\u2019une association d\u2019\u00e9nonc\u00e9s. Son lectorat et ses enjeux communicatifs, entre autres, privil\u00e9gieront tel ou tel architecture ou infrastructure stable. Partant ainsi de l\u2019hypoth\u00e8se que les genres textuels conditionnent certaines productions linguistiques et privil\u00e9gient certains m\u00e9canismes \u00e9nonciatifs au d\u00e9triment des autres, les questions qui nous pr\u00e9occupent dans la pr\u00e9sente \u00e9tude sont donc les suivantes&nbsp;: (a) Un genre textuel particulier serait-il \u00e0 m\u00eame de privil\u00e9gier tel ou tel statut de la m\u00eame s\u00e9quence pr\u00e9positionnelle&nbsp;? Par exemple, un texte provenant du domaine du tourisme favoriserait-il des emplois pr\u00e9positionnels typiquement locatifs, \u00e0 l\u2019encontre d\u2019un texte scientifique ou litt\u00e9raire, lesquels encourageraient des emplois moins prototypiques de la m\u00eame s\u00e9quence&nbsp;? (b) Dans l\u2019affirmative, quel type de renseignement pourrons-nous d\u00e9gager concernant le statut de ces s\u00e9quences&nbsp;?&nbsp;M\u00eame si le r\u00e9sultat attendu risque de para\u00eetre relativement banal, puisqu\u2019une corr\u00e9lation entre genre textuel et degr\u00e9 de lexicalisation semble tr\u00e8s logique ou probable \u2013 en fonction du type de locution, un travail pareil ne porterait pas qu\u2019un int\u00e9r\u00eat confirmateur&nbsp;: il aurait un int\u00e9r\u00eat r\u00e9v\u00e9lateur et m\u00eame explicatif, relatif non seulement \u00e0 la lexicalisation, mais aussi aux caract\u00e9ristiques des genres textuels et \u00e0 certaines tendances concernant leurs modes d\u2019expression actuelle. Pour revenir, par exemple, au cas du genre touristique, il se pourrait que celui-ci inclue des tournures po\u00e9tiques ou figur\u00e9es, dans un but d\u2019influer sur le rendement stylistique du texte, et par cons\u00e9quent sur son pouvoir s\u00e9ducteur ou argumentatif.<\/p>\n\n\n\n<p>Quoiqu\u2019il en soit, une r\u00e9ponse \u00e0 ces questions n\u00e9cessite une enqu\u00eate sur corpus, et une analyse introspective de donn\u00e9es r\u00e9elles et attest\u00e9es, relatives \u00e0 des textes de types divers. Aussi, l&rsquo;approche mise en \u0153uvre dans la pr\u00e9sente \u00e9tude consiste-t-elle en une analyse compar\u00e9e d\u2019un nombre restreint \u2013 un \u00e9chantillon \u2013 de s\u00e9quences pr\u00e9positionnelles spatiales et temporelles de type [PREP&nbsp;<em>LE<\/em>&nbsp;N&nbsp;<em>DE<\/em>] dans un corpus compos\u00e9 de textes appartenant \u00e0 des genres textuels diff\u00e9rents, afin de mettre au jour des fonctionnements propres \u00e0 ces s\u00e9quences dans les divers textes, et de d\u00e9gager des corr\u00e9lats entre statut de la s\u00e9quence et genre textuel. Dans la mesure d\u2019une confirmation exploratoire de la pr\u00e9sente hypoth\u00e8se de travail, il sera possible de proc\u00e9der ult\u00e9rieurement \u00e0 une \u00e9tude plus ample, mais aussi \u00e0 une \u00e9tude par microsyst\u00e8mes (LP de lieu, de temps, notionnelles \u2013 but, cause, etc.). Le logiciel&nbsp;ScienQuest qui permet de consulter des textes de plusieurs cat\u00e9gories \u2013 encyclop\u00e9die,&nbsp;litt\u00e9rature, presse, science et tourisme \u2013 nous aidera dans notre enqu\u00eate.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Adam, J.-M. (2001). \u00ab Types de textes ou genres de discours ? Comment classer les textes qui disent de et comment faire ? \u00bb,&nbsp;<em>Langages<\/em>&nbsp;141, 10-27.<\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2001).&nbsp;\u00ab&nbsp;Les locutions pr\u00e9positives : questions de m\u00e9thodologie et de d\u00e9finition&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Travaux de linguistique<\/em>&nbsp;42-43, 157-170.<\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2006). \u00ab L&rsquo;Emploi Absolu d&rsquo;Expressions de Lieu de type [PREP LE NOM DE]: Ellipse ou Anaphore Associative ? \u00bb, in Kleiber, G., Schnedecker, C. et Theissen, A. (\u00e9ds.)\u00a0<em>La relation partie-tout<\/em>. Louvain, Paris, Dudley, MA\u00a0: Peeters. 259 &#8211; 272.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2007). \u00ab&nbsp;Locutions Pr\u00e9positives Notionnelles : Incompatibilit\u00e9s avec l&rsquo;Emploi Absolu&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Le Fran\u00e7ais Moderne<\/em>LXXV\/2, 209-226.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2008). \u00ab Ev\u00e9nementialit\u00e9 et Partitivit\u00e9 dans les S\u00e9quences [PREP LE NOM DE] Temporelles \u00bb,&nbsp;<em>Langages<\/em>&nbsp;169, 67-81.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2012).&nbsp;<em>Ellipse et R\u00e9gimes des Pr\u00e9positions Fran\u00e7aises<\/em>. Louvain &#8211; Paris : Peeters Publishers, Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Information Grammaticale 64.<\/p>\n\n\n\n<p>Bally, Ch. (1950).&nbsp;<em>Linguistique g\u00e9n\u00e9rale et linguistique fran\u00e7aise<\/em>, Berne, Francke.<\/p>\n\n\n\n<p>Benninger, C. (2001).&nbsp;\u00ab&nbsp;Noms de propri\u00e9t\u00e9, noms de sentiment et quantification nominale&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Cahiers de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Artois<\/em>&nbsp;22, 11-25.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1997). Aide \u00e0 l\u2019identification des pr\u00e9positions complexes de temps et de lieu.&nbsp;<em>Faits de langue<\/em>&nbsp;9, 173-184.<\/p>\n\n\n\n<p>Bronckart, J.-P. (1996)&nbsp;\u00ab&nbsp;Genres de textes, types de discours et op\u00e9rations psycholinguistiques&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Enjeux<\/em>&nbsp;37\/38, 31-47.<\/p>\n\n\n\n<p>Combettes, B. (1988).&nbsp;<em>Pour une grammaire textuelle<\/em>,Bruxelles, De Boeck\/Duculot.<\/p>\n\n\n\n<p>Condamines Anne (2005). \u00ab&nbsp;Anaphore nominale infid\u00e8le et hyperonymie : le r\u00f4le du genre textuel&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Revue de S\u00e9mantique et Pragmatique<\/em>&nbsp;2005, 23-42.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. &amp; De Mulder, W. (2007). \u00ab&nbsp;La formation des pr\u00e9positions complexes : grammaticalisation ou lexicalisation ?&nbsp;\u00bb&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>&nbsp;156, 9-29.<\/p>\n\n\n\n<p>Gross, G. (2006). \u00ab&nbsp;Sur le statut des locutions pr\u00e9positives&nbsp;\u00bb.&nbsp;<em>Mod\u00e8les linguistiques<\/em>&nbsp;53, 33-50.<\/p>\n\n\n\n<p>Kleiber, G., 2001,&nbsp;<em>L\u2019anaphore associative<\/em>, Paris, PUF.<\/p>\n\n\n\n<p>Maingueneau, D. (2005). \u00ab&nbsp;R\u00e9flexions sur la \u201cgrammaire du discours\u201d au coll\u00e8ge&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Le fran\u00e7ais aujourd\u2019hui<\/em>&nbsp;148, 47-54.<\/p>\n\n\n\n<p>Melis, L. (2003),&nbsp;<em>La pr\u00e9position en fran\u00e7ais<\/em>. Ophrys, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. (2012).&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>En passant par&nbsp;<\/em>: une expression en voie de grammaticalisation&nbsp;?&nbsp;\u00bb&nbsp;<em>CORELA<\/em>&nbsp;<em>Langue, espace, cognition&nbsp;<\/em><a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/corela\/2844\">https:\/\/journals.openedition.org\/corela\/2844<\/a>&nbsp;(consult\u00e9 le 2.1.2021)<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. et Fagard, B. (2019). \u00ab&nbsp;Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais : pour une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Revue Romane<\/em>,&nbsp;<em>Les pr\u00e9positions complexes dans les langues romanes<\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Zribi-Hertz, A. (1985).&nbsp;\u00ab&nbsp;Trou structural, cat\u00e9gorie vide, ellipse structurale, pronom nul&nbsp;: quatre concepts \u00e0 pr\u00e9ciser&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Mod\u00e8les linguistiques<\/em>&nbsp;7\/1, 57-71.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/B36233EC-4D16-453A-A54B-E0557C7A7D7B#_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>\u00a0Fagard et de Mulder (2007\u00a0: 9) utilisent la d\u00e9signation de \u00ab\u00a0pr\u00e9position complexe\u00a0\u00bb pour d\u00e9signer les constructions pr\u00e9sentant un certain degr\u00e9 de figement. L\u2019\u00e9tiquette \u00ab\u00a0locution pr\u00e9positionnelle\u00a0\u00bb est r\u00e9serv\u00e9e, par eux, aux constructions non fig\u00e9es ayant la structure [Pr\u00e9position (+ article) + Base + Pr\u00e9position]. Ils utilisent Base et non N dans le sch\u00e9ma, parce que leur \u00e9tude englobe aussi des noyaux autres que nominaux.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"ledraoulec\"><strong><em>Replonger l\u2019histoire de quelques instants dans les tendres souvenirs de l\u2019enfance<\/em>&nbsp;:&nbsp;<\/strong><strong>&nbsp;<em>(l\u2019)histoire de<\/em>&nbsp;comme pr\u00e9position complexe<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Anne Le Draoulec &amp; Josette Rebeyrolle<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la pr\u00e9sente \u00e9tude, nous nous proposons d\u2019examiner le fonctionnement syntaxique et s\u00e9mantique de l\u2019expression&nbsp;<em>histoire de&nbsp;<\/em>lorsqu\u2019elle est suivie d\u2019un syntagme nominal dont la t\u00eate nominale est un nom de temps (SN<sub>temp<\/sub>), dans des \u00e9nonc\u00e9s du type&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>(1)&nbsp;&nbsp;Puis-je quand m\u00eame trouver un travail,&nbsp;<strong>histoire de deux ou trois mois<\/strong>&nbsp;? (Forum du site www.routard.com)<\/p>\n\n\n\n<p>(2)&nbsp;&nbsp;Au d\u00e9part, quand j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 bosser avec mon fr\u00e8re, je lui avais juste demand\u00e9 de me filer un coup de main&nbsp;<strong>l&rsquo;histoire de deux ou trois semaines<\/strong>. (Interview dans la rubrique sport du site www.lefigaro.fr)<\/p>\n\n\n\n<p>Cette construction o\u00f9&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;(\u00e9ventuellement pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de l\u2019article d\u00e9fini) est suivi<em>&nbsp;<\/em>d\u2019un<em>&nbsp;<\/em>SN<sub>temp<\/sub><em>&nbsp;<\/em>n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucune \u00e9tude linguistique, et n\u2019est mentionn\u00e9e dans aucun dictionnaire. Seule la construction avec un infinitif (plus largement attest\u00e9e) est envisag\u00e9e, dans des emplois&nbsp;du type de&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>(3)&nbsp;&nbsp;Je vous les c\u00e8derais pour un morceau de pain,&nbsp;<strong>histoire de<\/strong>&nbsp;vous rendre service (Courteline, Linottes, Pendule, 1890, p. 182 \u2013 cit\u00e9 par le&nbsp;<em>TLF<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>La s\u00e9quence&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;est, dans cette configuration, classiquement cat\u00e9goris\u00e9e par les dictionnaires comme \u00ab&nbsp;locution pr\u00e9positive&nbsp;\u00bb, et mise en \u00e9quivalence avec&nbsp;<em>pour<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>afin de<\/em>. L\u2019\u00e9quivalence de fonctionnement avec celui d\u2019une pr\u00e9position est d\u2019ailleurs ce qui, selon M\u00e9lis (2003), participe plus g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 garantir le statut de locution pr\u00e9positive&nbsp;: ce statut est d\u00e8s lors acquis pour&nbsp;<em>histoire de<\/em>, mentionn\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de&nbsp;<em>face \u00e0<\/em>&nbsp;(M\u00e9lis, 2003&nbsp;: 107) pour illustrer la classe des locutions pr\u00e9positives \u00e0 base nominale.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce statut de locution pr\u00e9positive est en revanche contest\u00e9 par Legallois (2007)<a href=\"\/\/49A07E47-BDF9-4174-AFFC-DCC619544845#_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;dont l\u2019argumentation s\u2019appuie, d\u2019une part, sur l\u2019identit\u00e9 du r\u00f4le fonctionnel de&nbsp;<em>histoire de&nbsp;<\/em>et<em>&nbsp;histoire que<\/em>&nbsp;(ce qui, selon l\u2019auteur, ne permet pas<strong>&nbsp;<\/strong>de faire une diff\u00e9rence de nature entre locution pr\u00e9positive et locution conjonctive)&nbsp;; et d\u2019autre part sur le fait que le compl\u00e9menteur&nbsp;<em>de<\/em>ne serait pas v\u00e9ritablement constitutif de la s\u00e9quence (ce qui am\u00e8ne l\u2019auteur \u00e0 rejeter le statut m\u00eame de locution).<\/p>\n\n\n\n<p>Notre objectif sera double. Il sera d\u2019abord de montrer que, contrairement \u00e0 ce qu\u2019affirme Legallois (2007),&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;est bien une locution pr\u00e9positive (ou bien encore \u00ab&nbsp;locution pr\u00e9positionnelle&nbsp;\u00bb, ou \u00ab&nbsp;pr\u00e9position complexe&nbsp;\u00bb), dont nous nous attacherons \u00e0 pr\u00e9ciser les particularit\u00e9s morphologiques, syntaxiques et s\u00e9mantiques. Notre second objectif sera plus proprement s\u00e9mantique et consistera \u00e0 explorer ce que fait&nbsp;<em>(l\u2019)histoire de<\/em>&nbsp;par rapport \u00e0&nbsp;<em>l\u2019espace de<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>le temps de<\/em>, qui en certains points peuvent lui \u00eatre compar\u00e9s (plus particuli\u00e8rement dans le cas o\u00f9 les s\u00e9quences en question sont suivies d\u2019un SN<sub>temp<\/sub>&nbsp;plut\u00f4t que d\u2019un&nbsp;infinitif).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la premi\u00e8re partie de notre \u00e9tude, nous commencerons par examiner \u2013 et \u00e9carter \u2013 rapidement les arguments d\u00e9ploy\u00e9s en d\u00e9faveur du statut de locution pr\u00e9positive de&nbsp;<em>histoire de<\/em>. Puis, afin de mieux caract\u00e9riser le fonctionnement de la s\u00e9quence en termes de conformit\u00e9 \u00e0 la classe des pr\u00e9positions complexes, nous lui appliquerons les crit\u00e8res d\u2019identification mis au jour par Stosic &amp; Fagard (2019) \u2013 ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment les seuls crit\u00e8res qualitatifs, \u00e0 l\u2019exclusion des crit\u00e8res quantitatifs dont l\u2019application \u00e0&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;ne serait pas pertinente. Au regard de ces crit\u00e8res qualitatifs, nous montrerons que, s\u2019il manque \u00e0&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;(\u00e0 l\u2019instar de&nbsp;<em>face \u00e0<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>gr\u00e2ce \u00e0<\/em>) d\u2019\u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une pr\u00e9position initiale pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une pr\u00e9position complexe canonique, la s\u00e9quence n\u2019en pr\u00e9sente pas moins (comme les deux autres susmentionn\u00e9es) un fonctionnement prototypique de pr\u00e9position complexe. Nous comparerons les s\u00e9quences&nbsp;<em>histoire de&nbsp;<\/em>et<em>&nbsp;l\u2019histoire de<\/em>, consid\u00e9rant l\u2019absence d\u2019article dans la premi\u00e8re comme un signe de figement suppl\u00e9mentaire par rapport \u00e0 la seconde (laquelle n\u2019est admise que suivie d\u2019un SN). Au-del\u00e0 de cette question de la pr\u00e9sence ou non d\u2019un article dans la s\u00e9quence, nous nous contenterons de mentionner ici quelques r\u00e9sultats de l\u2019application des divers crit\u00e8res qualitatifs. D\u2019abord, amoindrissant la prototypicalit\u00e9 de la s\u00e9quence comme pr\u00e9position complexe&nbsp;: l\u2019impossibilit\u00e9\u0301 de coordination de (<em>l\u2019)histoire de<\/em>&nbsp;avec une autre pr\u00e9position, la possibilit\u00e9 d\u2019ins\u00e9rer un modifieur adverbial, avec pour celui-ci une assez large possibilit\u00e9 de variation (cf.&nbsp;<em>histoire, par ailleurs, de \/ histoire notamment de \/ histoire surtout de<\/em>\u2026), ou encore le fait que la nature s\u00e9mantique du noyau nominal \u2013&nbsp;<em>histoire<\/em>, donc \u2013 n\u2019ait trait ni \u00e0 l\u2019espace, ni \u00e0 une action, ni \u00e0 aucune relation logico-s\u00e9mantique. Ensuite, allant au contraire dans le sens de la prototypicalit\u00e9&nbsp;: la pr\u00e9sence de la pr\u00e9position finale&nbsp;<em>de<\/em>, l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019anaphorisation du compl\u00e9ment \u00e0 l\u2019aide d\u2019un possessif, l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019insertion d\u2019un modifieur adjectival, l\u2019absence de r\u00e9f\u00e9rentialit\u00e9 du noyau nominal et l\u2019opacit\u00e9 de la s\u00e9quence. On notera \u00e9galement, allant dans le m\u00eame sens d\u2019un figement lexical de la s\u00e9quence, une extension de ses emplois t\u00e9moignant d\u2019une d\u00e9s\u00e9mantisation du nom&nbsp;<em>histoire&nbsp;<\/em>: ainsi, non seulement le compl\u00e9ment peut \u00eatre aussi bien un infinitif (<em>histoire de rire<\/em>) ou un SN (<em>(l\u2019)histoire d\u2019une petite minute<\/em>), mais le SN peut \u00eatre form\u00e9, non pas \u00e0 partir d\u2019un nom de temps comme on a vu jusqu\u2019ici, mais \u00e0 partir de noms plus divers, comme dans les exemples suivants&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(4)&nbsp;&nbsp;jouer avec les textures, les couleurs&#8230; proposer de s&rsquo;approprier la nature, un peu,&nbsp;<strong>juste histoire d&rsquo;un bonheur partag\u00e9<\/strong>. (Magazine en ligne www.artmajeur.com)<\/p>\n\n\n\n<p>(5)&nbsp;&nbsp;On y ach\u00e8te de la vraie viande \u00e0 emporter ou on s&rsquo;y assoit pour un ap\u00e9ro,&nbsp;<strong>juste histoire d&rsquo;un verre de vin 100% Argentin<\/strong>. (Blog&nbsp;argentine-info.com)<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde partie de l\u2019\u00e9tude visera \u00e0 mieux circonscrire les sp\u00e9cificit\u00e9s s\u00e9mantiques de la s\u00e9quence (<em>l\u2019)histoire de<\/em>&nbsp;en la comparant avec les s\u00e9quences concurrentes&nbsp;<em>le temps de&nbsp;<\/em>et<em>&nbsp;l\u2019espace de<\/em>&nbsp;(o\u00f9 la pr\u00e9sence initiale de l\u2019article est obligatoire). Dans cette comparaison, le cas o\u00f9 le compl\u00e9ment est un infinitif sera rapidement \u00e9cart\u00e9, dans la mesure o\u00f9 les divergences de fonctionnement sont flagrantes. D\u2019une part en effet, seuls&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>le temps de<\/em>&nbsp;admettent un tel compl\u00e9ment, cf.&nbsp;(6) ou (7)&nbsp;<em>versus<\/em>&nbsp;(8)&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>(6)&nbsp;&nbsp;On a bavard\u00e9 un peu, histoire de faire connaissance<\/p>\n\n\n\n<p>(7)&nbsp;&nbsp;On a bavard\u00e9 un peu, le temps de fumer une cigarette<\/p>\n\n\n\n<p>(8)&nbsp;&nbsp;*On a bavard\u00e9 un peu, l\u2019espace de fumer une cigarette.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autre part, alors que&nbsp;<em>le temps de<\/em>&nbsp;suivi d\u2019un infinitif permet d\u2019exprimer une dur\u00e9e (avec un s\u00e9mantisme temporel comparable \u00e0 celui qu\u2019aurait&nbsp;<em>le temps de&nbsp;<\/em>suivi d\u2019un SN<em>&nbsp;<\/em>\u2013 cf.&nbsp;<em>le temps d\u2019une cigarette<\/em>),&nbsp;<em>histoire de&nbsp;<\/em>suivi d\u2019un infinitif exprime non pas une dur\u00e9e mais une id\u00e9e de finalit\u00e9 \/ causalit\u00e9 (cf. Legallois 2007).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La seule configuration o\u00f9 les trois s\u00e9quences sont comparables (quoiqu\u2019avec une moindre fr\u00e9quence d\u2019emploi pour&nbsp;<em>histoire de<\/em>) est ainsi la configuration o\u00f9 elles sont suivies d\u2019un SN \u2013 configuration dans laquelle elles introduisent un compl\u00e9ment de dur\u00e9e, et admettraient un remplacement par la simple pr\u00e9position temporelle&nbsp;<em>pendant<\/em>. Dans le cadre de la pr\u00e9sente \u00e9tude, nous nous limiterons au cas o\u00f9 ce SN est form\u00e9 sur la base d\u2019un nom de temps, dans des s\u00e9quences du type de&nbsp;<em>(l\u2019)histoire \/ le temps \/ l\u2019espace d\u2019une minute<\/em>. En nous appuyant sur Le Draoulec (2019), qui d\u00e9j\u00e0 comparait&nbsp;<em>le temps de<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>l\u2019espace de<\/em>, et mentionnait (p. 123) l\u2019affinit\u00e9 particuli\u00e8re que semble entretenir&nbsp;<em>espace<\/em>&nbsp;(contrairement \u00e0&nbsp;<em>temps<\/em>) avec l\u2019expression de la bri\u00e8vet\u00e9, nous mettrons en \u00e9vidence que&nbsp;<em>(l\u2019)histoire de<\/em>, beaucoup plus nettement encore que&nbsp;<em>l\u2019espace de<\/em>, favorise l\u2019expression de petites quantit\u00e9s de temps. Nous en prendrons pour principale preuve que la s\u00e9quence est tr\u00e8s fr\u00e9quemment associ\u00e9e \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments minimisants tels que&nbsp;<em>juste<\/em>,&nbsp;<em>deux ou trois&nbsp;<\/em>(qu\u2019on a d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9s plus haut)<em>, quelques<\/em>,&nbsp;<em>petit<\/em>,&nbsp;<em>ne serait-ce que&nbsp;<\/em>(cf. ci-dessous)&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>(9)&nbsp;&nbsp;J\u2019avais tr\u00e8s envie de revoir le film cette ann\u00e9e, une fa\u00e7on ind\u00e9niable de replonger&nbsp;<strong>l\u2019histoire de&nbsp;<em>quelques<\/em>&nbsp;instants<\/strong>&nbsp;dans les tendres souvenirs de mon enfance (Blog litt\u00e9raire lapapotelivresque.wordpress.com)<\/p>\n\n\n\n<p>(10) Et bien oui je me suis remise au tricot&nbsp;<strong>l&rsquo;histoire d&rsquo;une&nbsp;<em>petite<\/em>&nbsp;demi heure<\/strong>&nbsp;et voila ce que \u00e7a a donn\u00e9 (Blog crea-diddlindsey.over-blog.com)<\/p>\n\n\n\n<p>(11)&nbsp;Mais, comme chaque sollicitation esth\u00e9tique poss\u00e8de le pouvoir d\u2019\u00e9veiller l\u2019individu sur les \u00e9missions de sa sensibilit\u00e9,&nbsp;<em>ne serait-ce que<\/em>&nbsp;<strong>l\u2019histoire d\u2019un&nbsp;<em>bref<\/em>&nbsp;instant<\/strong>, il se trouve expos\u00e9 \u00e0 la tentation d\u2019une esth\u00e9tique (article de philosophie sur le portail cairn.info)<\/p>\n\n\n\n<p>Cette minimisation de l\u2019intervalle de temps associ\u00e9 \u00e0&nbsp;<em>(l\u2019)histoire de<\/em>&nbsp;peut \u00eatre mise en parall\u00e8le avec le caract\u00e8re \u00ab inconsistant \u00bb du proc\u00e8s qui suit la s\u00e9quence, dans le cas o\u00f9 celle-ci se construit avec un infinitif (caract\u00e8re \u00ab inconsistant \u00bb au sens o\u00f9 le proc\u00e8s en question \u00ab&nbsp;ne poss\u00e8de pas d\u2019effets ou de cons\u00e9quences notoires&nbsp;\u00bb, cf. Legallois, 2007&nbsp;: 70).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Legallois, D. (2007), \u00ab&nbsp;Le connecteur&nbsp;<em>histoire (de)<\/em>&nbsp;au regard de ses occurrences dans Frantext&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Syntaxe et s\u00e9mantique<\/em>8\/1&nbsp;: 61-74.<\/p>\n\n\n\n<p>Legallois, D. (2006), \u00ab&nbsp;D\u00e9termination s\u00e9mantique, contraintes syntagmatiques, histoire de comprendre un peu) le figement linguistique&nbsp;\u00bb, in J. Fran\u00e7ois et S. Mejri (dir.),&nbsp;<em>Composition syntaxique et figement lexical<\/em>, Biblioth\u00e8que de Syntaxe et S\u00e9mantique, Caen, Presses universitaires de Caen, 165-186.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le Draoulec, A. (2019), \u00ab&nbsp;<em>(L&rsquo;)espace de<\/em>&nbsp;versus&nbsp;<em>(le) temps de<\/em>&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Scolia<\/em>&nbsp;33&nbsp;: 99-123.<\/p>\n\n\n\n<p>Melis, L. (2003),&nbsp;<em>La pr\u00e9position en fran\u00e7ais<\/em>, Ophrys, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D., Fagard, B. (2019), \u00ab&nbsp;Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais&nbsp;: pour une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re&nbsp;\u00bb,<em>Revue Romane&nbsp;<\/em>54\/1&nbsp;: 8-38.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/49A07E47-BDF9-4174-AFFC-DCC619544845#_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>\u00a0Legallois (2007) fait suite \u00e0 une premi\u00e8re \u00e9tude consacr\u00e9e \u00e0<em>\u00a0histoire de<\/em>\u00a0(Legallois (2006), o\u00f9 ce statut n\u2019\u00e9tait pas encore remis en cause.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"legallois\">Petite grammaire des choses sans importance : \u00e0 partir des locutions expressives\u00a0<em>histoire de + Inf.,pour de rire<\/em><\/h2>\n\n\n\n<p>Dominique Legallois<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;objectif de cette communication est l&rsquo;analyse de deux locutions pr\u00e9positionnelles :&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;(+inf.) et&nbsp;<em>pour de rire<\/em>.&nbsp;&nbsp;Rapprocher dans une \u00e9tude ces locutions se justifie pour les raisons suivantes, qui seront d\u00e9taill\u00e9es dans la communication :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\"><li>Elles apparaissent&nbsp;<em>grosso modo<\/em>&nbsp;\u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode : si Google Livres donne des occurrences d\u00e8s le d\u00e9but du 19<sup>e<\/sup>si\u00e8cle, Frantext ne donne pas de r\u00e9sultats avant cette p\u00e9riode.&nbsp;<\/li><li>Si la locution&nbsp;<em>pour de rire<\/em>&nbsp;est fig\u00e9e,&nbsp;<em>rire&nbsp;<\/em>est le compl\u00e9ment exclusif jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es 1830 de&nbsp;<em>histoire de.<\/em><\/li><li>Les deux locutions sont en principe r\u00e9ductibles \u00e0 la m\u00eame forme :&nbsp;<em>pour rire<\/em>. N\u00e9anmoins, avec la locution \u00ab\u00a0finale\u00a0\u00bb&nbsp;<em>histoire de<\/em>,&nbsp;<em>rire&nbsp;<\/em>a le sens &lsquo;rigoler&rsquo;, &lsquo;plaisanter&rsquo;, tandis que&nbsp;<em>pour de rire&nbsp;<\/em>prend rapidement le sens &lsquo;pour faire semblant&rsquo; (d&rsquo;o\u00f9 son emploi consid\u00e9r\u00e9 comme privil\u00e9gi\u00e9 dans les jeux enfantins) et s'\u00a0\u00bbadverbialise\u00a0\u00bb ;&nbsp;<em>pour rire&nbsp;<\/em>poss\u00e8de \u00e9galement cette acception. Dans cette premi\u00e8re occurrence identifiable de&nbsp;<em>pour de rire<\/em>, il est int\u00e9ressant de remarquer que&nbsp;<em>pour rire<\/em>&nbsp;est \u00e9galement employ\u00e9 (ainsi, accessoirement, que&nbsp;<em>rire au nez<\/em>) :<\/li><\/ol>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Jacquinet,\u00a0<em>avec malice<\/em>.<\/p><p>&#8211;\u00a0Comme c&rsquo;est agr\u00e9able d&rsquo;\u00eatre Roi, m\u00eame\u00a0pour rire\u00a0!<\/p><p>Henri.<\/p><p>&#8211;\u00a0Jacquinet aurait-il de l&rsquo;ambition ?<\/p><p>Jacquinet.\u00a0<\/p><p>&#8211;\u00a0Ma fine, on dit qu&rsquo;c&rsquo;est souvent tout c&rsquo;qui faut pour s&rsquo;\u00e9lever ; et si je d\u00e9sirons queuques petites fonctions,\u00a0<em><u>pour de rire<\/u><\/em>\u00a0aussi, ben entendu, pisque vous n&rsquo;\u00eates pas Roi pour tout de bon, ce ne serait que pour me venger de ceux qui me prennent pour un imb\u00e9cille.<\/p><p>Jacquinet.<\/p><p>&#8211;\u00a0Eh ben ! tout comme aux autres : je sais ben que \u00e7a n&rsquo;y fait rien ; mais c&rsquo;est \u00e9gal, on n&rsquo;ose plus venir vous\u00a0rire au nez.\u00a0<\/p><p><em>Le Bapt\u00eame de Village, ou le Parrain de Circonstance<\/em>, vaudeville en un acte, de Michel Joseph Gentil de Chavagnac 1821<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Les deux locutions ont une valeur expressive, d&rsquo;o\u00f9 leur emploi dans des registres familiers. Pour&nbsp;<em>pour de rire<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>histoire de rire<\/em>, Google Livres donne essentiellement des vaudevilles. Pour&nbsp;<em>histoire de rire<\/em>, Frantext montre que les premi\u00e8res occurrences apparaissent dans les dialogues (de romans) prononc\u00e9s par des gens du peuple.&nbsp;<\/li><li>Le statut cat\u00e9goriel de&nbsp;<em>rire<\/em>&nbsp;pour les deux locutions est complexe : infinitif ou nom ? le statut de&nbsp;<em>de<\/em>&nbsp;dans&nbsp;<em>pour de rire<\/em>&nbsp;vient brouiller l&rsquo;interpr\u00e9tation infinitive (puisqu&rsquo;apparaissent ensuite,&nbsp;<em>pour de bon, pour de faux, pour de vrai<\/em>). Par ailleurs, cette ambigu\u00eft\u00e9 n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 sans jouer de r\u00f4le dans le d\u00e9veloppement de&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;:&nbsp;<em>rire&nbsp;<\/em>a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0s\u00e9lectionn\u00e9\u00a0\u00bb d&rsquo;abord pour son statut nominal et a ensuite \u00e9t\u00e9 r\u00e9analys\u00e9 comme infinitif.&nbsp;<\/li><li>La forme \u00ab\u00a0c&rsquo;est \u00a0\u00bb (<em>c&rsquo;est pour de rire<\/em>, c&rsquo;est&nbsp;<em>histoire de rire<\/em>) est tr\u00e8s pr\u00e9sente dans les premiers emplois, et s&rsquo;estompe rapidement par la suite. Avec&nbsp;<em>histoire<\/em>, l&rsquo;article est encore employ\u00e9 dans les tout premiers emplois&nbsp;<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Tranchet :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Ce que j&rsquo;en disais, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;histoire de rire un moment<\/p><cite>(<em>Mis\u00e8re et ga\u00eet\u00e9<\/em>:\u00a0<em>Com\u00e9die en un acte, m\u00eal\u00e9e de couplets<\/em>,\u00a0\u00a0de Antoine Jean Baptiste Simonnin 1809).<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de cet emploi, la forme locutionnelle pr\u00e9positive&nbsp;<em>histoire de rire<\/em>&nbsp;s&rsquo;est d\u00e9tach\u00e9e. N\u00e9anmoins, comme toujours, les choses sont s\u00fbrement plus compliqu\u00e9es, car le premier emploi identifi\u00e9 de&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;apparait d\u00e9j\u00e0 sans article et sans \u00ab\u00a0c&rsquo;est\u00a0\u00bb:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Mad. Endurant :<\/p><p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Nous sommes seuls, j&rsquo;ai \u00e0 vous parler, il y a une demi-heure que je vous cache mon amour, je n&rsquo;y tiens plus, je suis inquiette ; vous avez eu des raisons avec Sot-Major ?<\/p><p>Braillard :<\/p><p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Laissez donc, madame, histoire de rire<\/p><p>\u00a0(Les amours de Braillard, ou tout le monde en vent de Maurice Ourry (1808)).<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>L&rsquo;occurrence se comprend, cependant :&nbsp;<em>laissez donc c&rsquo;\u00e9tait histoire de rire<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Identifier l&rsquo;origine de ces locutions est donc chose complexe, en raison du peu de donn\u00e9es \u2013 ces formes \u00e9tant avant tout orales ; il s&rsquo;agira donc, dans la communication, de proposer quelques hypoth\u00e8ses sur l&rsquo;apparition de ces deux locutions, de leur concurrence avec&nbsp;<em>pour rire.&nbsp;<\/em>On mettra ainsi en \u00e9vidence la possible origine de&nbsp;<em>histoire de<\/em>&nbsp;+ inf. (Legallois, 2012),&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>locution dont les compl\u00e9ments se diversifient de fa\u00e7on spectaculaire \u00e0 partir des ann\u00e9es 1830 :&nbsp;<em>histoire de blaguer, histoire de passer le temps<\/em>, etc. A ce m\u00eame moment, d&rsquo;ailleurs, deux autres locutions pr\u00e9positionnelles sont en voie de disparition :&nbsp;<em>par mani\u00e8re de<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>en mani\u00e8re de&nbsp;<\/em>(Legallois et Schnedeker 2008) dont l&rsquo;un des compl\u00e9ments les plus fr\u00e9quents est justement&nbsp;<em>plaisanterie&nbsp;<\/em>ou encore&nbsp;<em>rire<\/em>&nbsp;:<em>&nbsp;<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Heureusement que dans tout ceci il n&rsquo;y avait rien de vrai : ce n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;une fac\u00e9tie \u00e0 l &lsquo;Alcibiade, un petit grain de sel attique qu&rsquo;on nous avait jet\u00e9 \u00e0 la face\u00a0<em><u>par mani\u00e8re de rir<\/u><\/em>e. Le mal n&rsquo;\u00e9tait pas grand, et je m&rsquo;en r\u00e9jouis presque. <\/p><p>(V<em>oyage \u00e0 Constantinople par l&rsquo;Italie, la Sicile et la Gr\u00e8ce<\/em>\u00a0.Jacques Boucher de Cr\u00e8vecoeur de Perthes \u00b7 1855).<\/p><p>n&rsquo;est- il pas honteux pour des gens comme il faut de bien parler l&rsquo;allemand ? Mais il est bon de pouvoir lancer de temps en temps un mot tudesque en mani\u00e8re de plaisanterie, cela est m\u00eame tr\u00e8s\u00a0<em>chic\u00a0<\/em><\/p><cite>Revue contemporaine (Paris. 1858)<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Il conviendra donc d&rsquo;interroger les relations entre toutes ces locutions, d&rsquo;interroger leurs sp\u00e9cificit\u00e9s et leurs compl\u00e9mentarit\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>Adler S., 2001, \u00ab&nbsp;Les locutions pr\u00e9positives&nbsp;: questions de m\u00e9thodologie et de d\u00e9finition&nbsp;\u00bb,&nbsp;<a href=\"http:\/\/orbita.bib.ub.es\/lexic\/fitxa.asp?5836\"><\/a><em>Travaux de Linguistique<\/em>, 42-43, 157-170.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. (2012), Pr\u00e9positions et locutions pr\u00e9positionnelles : la question du renouvellement grammatical. Travaux de linguistique 64(1), 161\u2013189.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B.&amp; W.De Mulder (2007):La formation des pr\u00e9positions complexes: grammaticalisation ou lexicalisation ? Langue fran\u00e7aise,156, pp. 9-29.<\/p>\n\n\n\n<p>Legallois D. (2012)&nbsp;&nbsp;\u00abFrom grammaticalization to expressive constructions : the case of histoire de + inf. \u00bb In Bouveret M. et Legallois D.,&nbsp;<em>Constructions in French, Amsterdam<\/em>, Benjamins, p.257-283<\/p>\n\n\n\n<p>Legallois D. et&nbsp;C.Schnedecker&nbsp;(2008)<strong>&nbsp;<\/strong>&nbsp;\u00abPar mani\u00e8re de\/en mani\u00e8re de : \u00e9l\u00e9ments de description diachronique et synchronique\u00bb, in&nbsp;<em>Acte du Colloque Autour de la pr\u00e9position<\/em>, Presses universitaires de Caen, 117-128<\/p>\n\n\n\n<p>Gross, G. (2006): Sur le statut des locutions pr\u00e9positives. Mod\u00e8les linguistiques,53, pp.33-50<\/p>\n\n\n\n<p>Leeman, D. (2007), De la pr\u00e9position \u00e0 la locution pr\u00e9positionnelle.&nbsp;<em>Mod\u00e8les linguistique,&nbsp;<\/em>55, 7\u201315.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Melis L.( 2003)&nbsp;<em>La pr\u00e9position en fran\u00e7ais,&nbsp;<\/em>Gap, Paris, Ophrys.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"stosic\"><strong>Le paradigme des pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Dejan Stosic<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019objectif principal de cette communication sera de dresser un profil g\u00e9n\u00e9ral du paradigme des pr\u00e9positions complexes (Pr\u00e9pComp) en fran\u00e7ais contemporain \u00e0 travers une caract\u00e9risation morpho-syntaxique, lexicale et s\u00e9mantique d\u2019un large \u00e9ventail d\u2019expressions candidates \u00e0 la classe. Cette t\u00e2che sous-entend trois pr\u00e9-requis fondamentaux, \u00e0 savoir qu\u2019il faut disposer i) d\u2019une d\u00e9finition solide des unit\u00e9s en question, ii) de crit\u00e8res d\u2019identification fiables, et iii) d\u2019un relev\u00e9 aussi exhaustif que possible des membres du paradigme, les trois \u00e9tant \u00e9troitement li\u00e9s. L\u2019hypoth\u00e8se sous-jacente \u00e0 ce travail est qu\u2019une description globale du (sous-)syst\u00e8me des Pr\u00e9pComp doit conduire, par un effet de retour, \u00e0 une meilleure caract\u00e9risation des unit\u00e9s qui le composent et des sch\u00e9mas structurels qui le sous-tendent.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne les pr\u00e9-requis mentionn\u00e9s, l\u2019abondante litt\u00e9rature sur les pr\u00e9positions en fran\u00e7ais (mais aussi dans d\u2019autres langues) fait appara\u00eetre que seul le premier est \u00e0 consid\u00e9rer comme (relativement) acquis, les deux autres \u2013 bien que largement discut\u00e9s depuis plusieurs d\u00e9cennies \u2013 continuent \u00e0 poser d\u2019importantes difficult\u00e9s. En effet, le consensus est loin d\u2019\u00eatre atteint lorsqu\u2019il s\u2019agit de crit\u00e8res permettant de distinguer de mani\u00e8re s\u00fbre des s\u00e9quences libres et des Pr\u00e9pComp (cf. notamment Borillo 1997, Adler 2001, 2007, Melis 2003, Fagard &amp; De Mulder 2007, Leeman 2007, Lauwers 2014, Stosic &amp; Fagard 2019) et, \u00e0 ce jour, aucun inventaire complet des Pr\u00e9pComp en fran\u00e7ais n\u2019est mis \u00e0 la disposition de la communaut\u00e9 scientifique (voir cependant des tentatives dans Delaunoy 1967, Gaatone 1976, Borillo 1991, 1997, 2000, Melis 2003, Le Pesant 2006). Dans le pr\u00e9sent travail, je m\u2019appuierai d\u2019une part sur la d\u00e9finition des Pr\u00e9pComp propos\u00e9e par Fagard et al. (2020a, 2020b) et, d\u2019autre part, sur un inventaire de 660 s\u00e9quences candidates \u00e0 la classe, \u00e9tabli \u00e0 partir de diff\u00e9rentes sources lexicographiques (<em>TLFi, Le Petit Robert, Larousse<\/em>) et de la litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e (cf. notamment Delaunoy 1967, Gross 1981, 2006, Borillo 1997, 2002, Melis 2003, Le Pesant 2006, Lauwers 2014, Stankovic 2020, Stosic en pr\u00e9paration). Bien que visant l\u2019exhaustivit\u00e9, le relev\u00e9 en question est \u00e0 prendre comme une base de d\u00e9part hypoth\u00e9tique en vue d\u2019un examen plus approfondi du paradigme des Pr\u00e9pComp, et ceci pour deux raisons. Premi\u00e8rement, en plus d\u2019expressions dont le statut de Pr\u00e9pComp est largement av\u00e9r\u00e9 et admis dans la tradition grammaticale, en lexicographie et en linguistique (ex.&nbsp;<em>\u00e0 travers, par rapport \u00e0, au sein de<\/em>), on en trouve d\u2019autres qui m\u00e9riteraient une analyse plus pouss\u00e9e avant d\u2019\u00eatre int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 ou \u00e9cart\u00e9e de la liste (ex.&nbsp;<em>\u00e0 valeur de, sur le bord de<\/em>). Deuxi\u00e8mement, il est possible que certaines expressions ayant potentiellement leur place dans la classe ne soient pas r\u00e9pertori\u00e9es. Bien qu\u2019imparfaite, une telle base empirique est indispensable pour circonscrire les contours de la classe. Cela m\u2019am\u00e8ne \u00e0 adopter l\u2019id\u00e9e d\u00e9fendue, entre autres, par M\u00e9lis (2003) et Stosic &amp; Fagard (2019), que la sous-classe des Pr\u00e9pComp doit \u00eatre envisag\u00e9e comme un continuum entre des membres centraux ou prototypiques, enti\u00e8rement fig\u00e9s et s\u00e9mantiquement opaques, et des membres marginaux, assez libres sur le plan syntagmatique et s\u00e9mantiquement transparents. Entre les deux, on identifie, d\u2019apr\u00e8s Melis (2003&nbsp;: 115), \u00ab une zone dans laquelle se situent des suites plus ou moins fig\u00e9es et plus ou moins opaques qui entretiennent des relations plus ou moins syst\u00e9matiques avec les pr\u00e9positions simples \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est de la d\u00e9finition, les Pr\u00e9pComp sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9es comme des \u00e9quivalents fonctionnels des pr\u00e9positions simples du point de vue distributionnel et s\u00e9mantique, mais qui s\u2019en distinguent par leurs propri\u00e9t\u00e9s morphologiques \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elles pr\u00e9sentent une structure interne composite (cf. Melis 2003: 112-114). Ainsi, aussi bien les pr\u00e9positions simples que les pr\u00e9positions complexes sont des unit\u00e9s invariables qui \u00e9tablissent un lien de d\u00e9pendance entre le syntagme dont elles sont la t\u00eate et un autre constituant. Traditionnellement d\u00e9finies comme \u00ab&nbsp;relateurs&nbsp;\u00bb (Pottier 1962), elles entrent dans un sch\u00e9ma ternaire (A R\u00b0 B) marquant la d\u00e9pendance, \u00e0 la fois syntaxique et s\u00e9mantique, d\u2019un \u00e9l\u00e9ment A (recteur) par rapport \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment B (compl\u00e9ment). Nous pouvons observer ce parall\u00e9lisme dans les exemples (1) et (2) o\u00f9, tout comme&nbsp;<em>pour<\/em>, l\u2019expression<em>&nbsp;\u00e0 cause de&nbsp;<\/em>: a) introduit un compl\u00e9ment, b) rattache le constituant ainsi form\u00e9 au verbe recteur&nbsp;<em>d\u00e9missionner<\/em>, et c) sp\u00e9cifie une relation s\u00e9mantique entre la structure int\u00e9grante et l\u2019\u00e9l\u00e9ment int\u00e9gr\u00e9 (cf. Fagard et al. 2020a, 2020b Stosic &amp; Fagard 2019).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\"><li><em>Le chef de la police de New-York d\u00e9missionne&nbsp;<strong>pour<\/strong>&nbsp;une affaire de corruption<\/em>. (<em>Le Monde<\/em>)<\/li><li><em>En \u00c9cosse, le ministre des Finances d\u00e9missionne&nbsp;<strong>\u00e0 cause d<\/strong>\u2019une affaire de harc\u00e8lement<\/em>. (<em>Le Figaro<\/em>)<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Selon Fagard et al. (2020a&nbsp;: 12-13, 2020b&nbsp;: 40-41), la complexit\u00e9 morphologique des Pr\u00e9pComp permet d\u2019envisager une redistribution des trois r\u00f4les cumul\u00e9s par une pr\u00e9position simple sur les \u00e9l\u00e9ments formants des Pr\u00e9pComp. En effet, \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019une pr\u00e9position simple, en l\u2019occurrence&nbsp;<em>pour<\/em>, qui cumule les trois fonctions, une pr\u00e9position complexe \u00ab&nbsp;canonique&nbsp;\u00bb (ex.&nbsp;<em>\u00e0 cause de<\/em>) distribue celles-ci sur trois \u00e9l\u00e9ments diff\u00e9rents&nbsp;: une pr\u00e9position simple finale lie le compl\u00e9ment (<em>de<\/em>), une autre pr\u00e9position simple initiale rattache l\u2019ensemble au constituant recteur (<em>\u00e0<\/em>), et un \u00e9l\u00e9ment central de nature lexicale est porteur de la sp\u00e9cification s\u00e9mantique de la relation \u00e9tablie (<em>cause<\/em>). La grande majorit\u00e9 des Pr\u00e9pComp en fran\u00e7ais se conforme \u00e0 ce sch\u00e9ma de construction g\u00e9n\u00e9ral, qui peut \u00eatre not\u00e9 [P<sub>1<\/sub>&nbsp;NoyauLexical&nbsp;P<sub>2<\/sub>] et qui se d\u00e9cline en une quinzaine de patrons morpho-syntaxiques, dont seuls quelques-uns sont productifs. C\u2019est ce que r\u00e9v\u00e8le l\u2019inventaire de 660 items mentionn\u00e9 ci-dessus (voir aussi Stosic &amp; Fagard 2019).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les patrons de formation en question peuvent \u00eatre class\u00e9s selon la nature du noyau lexical en cinq types. Le graphique 1 montre que la grande majorit\u00e9 des Pr\u00e9pComp recens\u00e9es (85%) sont form\u00e9es \u00e0 partir d\u2019un nom, comme dans beaucoup d\u2019autres langues (cf. Fagard et al. \u00e9ds 2020), et que quatre autres cat\u00e9gories participent \u00e0 leur formation&nbsp;: les adverbes, les pr\u00e9positions (simples), les adjectifs et les verbes. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des Pr\u00e9pComp est form\u00e9e sur la base de la combinaison d\u2019une pr\u00e9position et d\u2019un nom suivi de la pr\u00e9position&nbsp;<em>de<\/em>. En effet, on r\u00e9pertorie 452 items relevant de ce mod\u00e8le de formation : la plupart du temps \u2014 dans 306 cas \u2014, le nom est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un d\u00e9terminant, correspondant g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 l\u2019article d\u00e9fini. Le graphique 2 pr\u00e9sente les principaux sch\u00e9mas de construction des Pr\u00e9pComp recueillies \u00e0 des fins de cette \u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/02eb1b86-5f17-4e69-a00c-83af2d841d6d\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/2abdc7c7-1db6-4ed3-8c26-4740df30c543\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Graphique 1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Graphique 2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le m\u00eame inventaire fait appara\u00eetre, sans surprise, l\u2019importance des pr\u00e9positions simples dans la formation des Pr\u00e9pComp. Ainsi, 593\/660 Pr\u00e9pComp commencent (ex.&nbsp;<em>au bord de, \u00e0 travers<\/em>) et 618\/660 se terminent par une pr\u00e9position simple (ex.&nbsp;<em>au fond de, face \u00e0<\/em>)&nbsp;; seuls 7 items du relev\u00e9 ne comportent aucune pr\u00e9position dans leur structure&nbsp;(ex.&nbsp;<em>il y a, \u00e9tant donn\u00e9<\/em>) et 560 d\u2019entre elles en int\u00e8grent deux (ex.&nbsp;<em>par rapport \u00e0, au sein de<\/em>). Le tableau suivant illustre les principales pr\u00e9positions initiales et finales en fonction du nombre de Pr\u00e9pComp form\u00e9es&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/8907bcc8-a930-454f-8424-f27561726b5e\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Tableau 1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour revenir au noyau lexical des Pr\u00e9pComp recens\u00e9es, environ 340 noms de s\u00e9mantisme vari\u00e9 forment au total 560 items. Environ deux tiers de ces noms n\u2019apparaissent que dans une seule formation, ce qui peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme indice de la nature lexicale des Pr\u00e9pComp. Environ 80 noms forment deux ou trois Pr\u00e9pComp et une quinzaine en forment plus : 4 (<em>bas, cours, fait, mani\u00e8re, travers<\/em>), 5 (<em>bout, compte, \u00e9gard, mesure<\/em>) ou 6 (<em>c\u00f4t\u00e9, fin<\/em>). Du point de vue s\u00e9mantique, ces noms noyaux rel\u00e8vent d\u2019une quinzaine de domaines diff\u00e9rents. Le domaine s\u00e9mantique de l\u2019espace a fourni le plus grand nombre de noms formants, qui ont trait essentiellement \u00e0 la partition (ex.&nbsp;<em>bas, bord, c\u00f4t\u00e9, fond, int\u00e9rieur, sommet, c\u0153ur, face, pied, sein, dessus<\/em>) (conform\u00e9ment \u00e0 Svorou 1994, voir aussi Borillo 1997, 2000), \u00e0 la direction et \u00e0 l\u2019orientation (ex.&nbsp;<em>biais, direction, droit, nord, est, travers<\/em>), \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie (ex.&nbsp;<em>axe, contact, niveau, point<\/em>), etc. Les noms d\u2019action constituent la deuxi\u00e8me sous-classe la plus exploit\u00e9e dans la formation des Pr\u00e9pComp&nbsp;; la plupart d\u2019entre eux sont d\u00e9riv\u00e9s \u00e0 partir de verbes (ex.&nbsp;<em>instigation, comparaison, pression, recherche<\/em>), mais on y trouve \u00e9galement des formes verbales substantiv\u00e9es comme le participe pass\u00e9 (ex.&nbsp;<em>vu, tomb\u00e9, re\u00e7u, revu<\/em>) ou l\u2019infinitif (ex.&nbsp;<em>sortir, quitter, tomber, lever<\/em>). Viennent ensuite, dans des proportions beaucoup moins importantes, les noms relationnels (ex.&nbsp;<em>proportion, rapport, inverse, fonction<\/em>), les noms exprimant la mani\u00e8re (ex.&nbsp;<em>mode, fa\u00e7on, mani\u00e8re, guise<\/em>), ceux relevant du domaine psychologique (ex.&nbsp;<em>envi, peine, peur, d\u00e9pit<\/em>), les noms d\u2019\u00e9tats (ex.&nbsp;<em>absence, insu, manque<\/em>), les noms d\u2019id\u00e9alit\u00e9s (ex.&nbsp;<em>id\u00e9e, fait, terme, signe<\/em>) (cf. Flaux &amp; Stosic 2015) et de temps (ex.&nbsp;<em>d\u00e9but, fin, moment, temps, veille, aube<\/em>).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la derni\u00e8re partie de ma communication, je dresserai l\u2019\u00e9ventail des sens v\u00e9hicul\u00e9s par les Pr\u00e9pComp en fran\u00e7ais afin de montrer quels types de relations s\u00e9mantico-logiques les expressions en question prennent en charge. Si les sens spatial (ex.&nbsp;<em>jusqu\u2019\u00e0, face \u00e0<\/em>), temporel (ex.&nbsp;<em>au cours de, \u00e0 la fin de<\/em>) et causal (ex.&nbsp;<em>\u00e0 cause de, en raison de<\/em>) sont exprim\u00e9s par le plus grand nombre d\u2019items (respectivement 230, 100 et 50), bien d\u2019autres valeurs occupent une place importante&nbsp;: th\u00e9matisation (ex.&nbsp;<em>quant \u00e0, concernant<\/em>), comparaison (ex.&nbsp;<em>en comparaison avec, \u00e0 l\u2019istar de<\/em>), instrument (ex.&nbsp;<em>gr\u00e2ce \u00e0, au moyen de<\/em>), finalit\u00e9 (ex.&nbsp;<em>en vue de, en faveur de<\/em>), opposition (ex.&nbsp;<em>contrairement \u00e0, \u00e0 l\u2019inverse de<\/em>), exclusion (ex.&nbsp;<em>\u00e0 l\u2019exception de, mise \u00e0 part<\/em>), agentivit\u00e9 (ex.&nbsp;<em>de la part de, sur ordre de<\/em>), fondement (ex.&nbsp;<em>sur la base de, en vertu de<\/em>)\u2026 Une telle grille est indispensable pour mieux cerner le r\u00f4le et la profusion grandissante des Pr\u00e9pComp dans le syst\u00e8me de la langue depuis la p\u00e9riode des Lumi\u00e8res (cf. Fagard et al. 2020b&nbsp;: 59, 2020c&nbsp;:484-486), mais aussi pour positionner celles-ci par rapport au paradigme des pr\u00e9positions simples.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2001), Les locutions pr\u00e9positives : questions de m\u00e9thodologie et de d\u00e9finition.&nbsp;<em>Travaux de linguistique<\/em>, 42-43,1, 157-170.<\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2007), Locutions pr\u00e9positives temporelles et modes d\u2019anaphorisation.&nbsp;<em>In<\/em>&nbsp;D. Trotter (\u00e9d.),&nbsp;<em>Actes du XXIVe Congr\u00e8s International de linguistique et Philologies Romanes<\/em>. Niemeyer, T\u00fcbingen, 495-508.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1991), Le lexique de l\u2019espace&nbsp;: pr\u00e9positions et locutions pr\u00e9positionnelles de lieu en fran\u00e7ais.&nbsp;<em>In<\/em>&nbsp;L. Tasmowski &amp; A. Zribi-Hertz (\u00e9ds.),&nbsp;<em>Hommage \u00e0 N. Ruwet<\/em>. Gand, Communication &amp; Cognition, 176-190.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1997), Aide \u00e0 l\u2019identification des pr\u00e9positions complexes de temps et de lieu.&nbsp;<em>Faits de langue<\/em>, 9, 173-184.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (2000), Degr\u00e9s de grammaticalisation : des noms de partie aux pr\u00e9positions spatiales.&nbsp;<em>Travaux linguistiques du CERLICO<\/em>, 13, 257\u2013274.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (2002), Il y a pr\u00e9positions et pr\u00e9positions.&nbsp;<em>Travaux de Linguistique<\/em>, 42-43, 141-155.<\/p>\n\n\n\n<p>Delaunoy, A. (1967).&nbsp;<em>Le bon emploi de la pr\u00e9position en fran\u00e7ais<\/em>. Namur, Wesmael-Charlier.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. &amp; De Mulder, W. (2007), La formation des pr\u00e9positions complexes&nbsp;: grammaticalisation ou lexicalisation ?&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>, 156, 9-29.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B., Pinto de Lima, J., Stosic, D. &amp; Smirnova, E. (2020a), Complex Adpositions and Complex Nominal Relators.<em>In<\/em>&nbsp;Fagard&nbsp;<em>et al<\/em>. (Eds),&nbsp;<em>Complex adpositions in European Languages<\/em>. Berlin, De Gruyter, 1-30.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B., Pinto de Lima, J., Stosic, D. &amp; Smirnova, E. (\u00e9ds) (2020),&nbsp;<em>Complex adpositions in European Languages<\/em>. Berlin, De Gruyter.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B., Smirnova, E., Stosic, D. &amp; Pinto de Lima, J. (2020c), Complex adpositions in Europe and beyond: A synthesis.&nbsp;<em>In<\/em>&nbsp;Fagard et al. (\u00e9ds),&nbsp;<em>Complex adpositions in European Languages<\/em>. Berlin, De Gruyter, 473-495.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B., Stosic, D. &amp; Pinto de Lima, J. (2020b), Complex adpositions in Romance languages.&nbsp;<em>In<\/em>&nbsp;Fagard et al. (\u00e9ds),&nbsp;<em>Complex adpositions in European Languages<\/em>. Berlin, De Gruyter, 33-64.<\/p>\n\n\n\n<p>Flaux, N. &amp; Stosic, D. (2015), \u00ab Pour une classe des noms d\u2019id\u00e9alit\u00e9s \u00bb,&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>&nbsp;185, 43-57.<\/p>\n\n\n\n<p>Gaatone, D. (1976). Locutions pr\u00e9positives et groupes pr\u00e9positionnels.&nbsp;<em>Linguistics,&nbsp;<\/em>167, 15-34.<\/p>\n\n\n\n<p>Gross, G. (1981). Les pr\u00e9positions compos\u00e9es. In C. Schwartz (Ed.),&nbsp;<em>Analyse des pr\u00e9positions<\/em>. T\u00fcbingen, Max Niemeyer Verlag.<\/p>\n\n\n\n<p>Gross, G. (2006), Sur le statut des locutions pr\u00e9positives.&nbsp;<em>Mod\u00e8les linguistiques<\/em>, 53, 33-50.<\/p>\n\n\n\n<p>Lauwers, P. (2014). From lexicalization to constructional generalizations.&nbsp;In H. Boas &amp; F. Gonz\u00e1lvez-Garc\u00eda (Eds.),&nbsp;<em>Romance Perspectives on Construction Grammar<\/em>&nbsp;(pp. 79\u2013111). Berlin: De Gruyter.<\/p>\n\n\n\n<p>Leeman, D. (2007), De la pr\u00e9position \u00e0 la locution pr\u00e9positionnelle.&nbsp;<em>Mod\u00e8les linguistique,<\/em>&nbsp;55, 7\u201315.<\/p>\n\n\n\n<p>Leeman, D. (\u00e9d.) (2007),<em>&nbsp;Pr\u00e9positions et locutions pr\u00e9positionnelles. Mod\u00e8les linguistiques<\/em>, 55.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Pesant, D. (2006), Classification \u00e0 partir des propri\u00e9t\u00e9s syntaxiques.&nbsp;<em>Mod\u00e8les linguistiques<\/em>, 53, 51-74.<\/p>\n\n\n\n<p>Melis, L. (2003),&nbsp;<em>La pr\u00e9position en fran\u00e7ais<\/em>. Ophrys, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Pottier, B. (1962)&nbsp;<em>Syst\u00e9matique des \u00e9l\u00e9ments de relation<\/em>. Paris, Klincksieck.<\/p>\n\n\n\n<p>Stankovic, I. (2020).&nbsp;<em>Analyse outill\u00e9e des pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais et en serbe<\/em>. M\u00e9moire de master 1. Toulouse, Universit\u00e9 Toulouse Jean Jaur\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. (en pr\u00e9paration), Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. &amp; Fagard, B. (2019), Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais : pour une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re.&nbsp;<em>Revue Romane<\/em>, 54 (1), 8-38.<\/p>\n\n\n\n<p>Svorou, S. (1994).\u00a0<em>The Grammar of Space<\/em>.\u00a0Amsterdam\/Philaldelphia: John Benjamins.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"ursini\"><strong>Extending the Semantic Cartography Hypothesis beyond French Spatial Prepositions<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Francesco-Alessio\u00a0Ursini, Keith Tse &amp; Tong Wu<\/p>\n\n\n\n<p>A wealth of research of French spatial prepositions has uncovered their syntactic distribution and morphological structures&nbsp;(Borillo 2000, 2001; Melis 2003; Fagard 2006, 2008, 2009a, b, 2010, 2012; Fagard &amp; De Mulder 2007, 2010; Fagard &amp; Sarda 2009; Le Pesant&nbsp;&nbsp;2011, 2012; Fagard, Pinto de Lima, Stosic and Smirnova 2020). A general consensus is that one can partition the category into&nbsp;<em>simple<\/em>&nbsp;and&nbsp;<em>complex&nbsp;<\/em>prepositions. Simple prepositions&nbsp;(e.g&nbsp;<em>\u00e0<\/em>) are heads governing the NP denoting the landmark object, or&nbsp;<em>ground<\/em>&nbsp;(Talmy 2000: Ch. 1). Complex prepositions include&nbsp;<em>Internal Location Nouns<\/em><em>&nbsp;<\/em>(ILN\u2019s) to specify which location the located entity or&nbsp;<em>figure<\/em>&nbsp;occupies, with respect to the ground (e.g.&nbsp;<em>l\u2019int\u00e9rieur<\/em>:&nbsp;Borillo 1988, 1998; Aurnague 1996, 1998). Both types display similar but not identical grammatical properties.<\/p>\n\n\n\n<p>Formal&nbsp;semantic research builds on cognitive linguistics results (Vandeloise 1987, 1988, 1991, 1994, 2003) and has also developed fine-grained analyses of this category (Aurnague 1991; Vieu 1991; Aurnague &amp; Vieu 1993; Aurnague et al. 1997, 2000, 2007; Stosic 2007). A key proposal is that French spatial prepositions denote relations among objects and the locations or space portions they occupy. Building on these insights, Aurnague &amp; Vieu (2013, 2015) introduce the&nbsp;<em>Semantic Cartography<\/em>&nbsp;hypothesis. That is, a core set of prepositions denotes&nbsp;<em>functional<\/em>&nbsp;relations (e.g.&nbsp;<em>\u00e0<\/em>), i.e. relations between figure and ground that involve mechanical or affordance-based aspects (e.g. support, interaction). Instead, complex prepositions can denote&nbsp;<em>internal<\/em>&nbsp;and&nbsp;<em>external regions<\/em>, mostly via ILN\u2019s (e.g.&nbsp;<em>\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de&nbsp;<\/em>and&nbsp;<em>\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de<\/em>, respectively).&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>The generative syntax-based Ursini &amp; Tse (2021) builds on related formal proposals (Zwarts 1997; Zwarts &amp; Winter 2000;&nbsp;Aurnague, Bras, Vieu &amp; Asher 2001, Svenonius 2008). This work suggests that the Semantic Cartography hypothesis reflects the morphological interaction between ILN\u2019s and prepositions, in French. The work proposes to add a fourth type,&nbsp;<em>projective<\/em>&nbsp;prepositions, to this Cartography. The work also observes that one cannot find an exact mapping among morphological and semantic types. For instance, simple but di-syllabic preposition&nbsp;<em>devant&nbsp;<\/em>belongs to the projective type. Crucially, the projective type can be identified because the PPs headed by this type of prepositions can distribute with&nbsp;<em>Measure Phrases<\/em>&nbsp;(henceforth: MPs), thus \u201cmeasuring\u201d the complex relation between figure and ground.<\/p>\n\n\n\n<p>The work supports these claims via a written elicitation task in which native speakers of French (N=30)<em>&nbsp;<\/em>evaluated test sentences involving preposition types on a 5-point Likert scale (\u201c1\u201d being unacceptable, \u201c5\u201d being perfect). Examples (1)\u2013(4) report some of the results from this study. The fourth line in each example reports the average value for each example and individual speakers\u2019 scores, e.g. \u201c1<sup>4<\/sup>\u201d being 4 speakers answering \u201c1\u201d to an example (de Clerq &amp; Haegeman 2018). We consider examples with average scores higher than \u201c4\u201d as being \u201cnear perfect\u201d, between \u201c3\u201d and \u201c4\u201d as acceptable, and those approximating \u201c2\u201d as unacceptable:<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"374\" height=\"274\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-3.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-204\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-3.png 374w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-3-300x220.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 374px) 100vw, 374px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>The picture that can be summarised from these examples is as follows. Functional and internal\/external region prepositions head PPs that generally do not distribute with MPs (respectively&nbsp;<em>\u00e0 la voiture&nbsp;<\/em>in (1),&nbsp;<em>\u00e0 l\u2018int\u00e9rieur\/ext\u00e9rieur de la voiture&nbsp;<\/em>in (2)\u2013(3), viz. the \u201c#\u201d symbol). Intra-speaker variation is attested for items such as&nbsp;<em>\u00e0 l\u2018ext\u00e9rieur de<\/em>: for some participants (N=7), this preposition belongs to the projective type, though for most participants it belongs to the external region type. For almost all speakers, projective prepositions head PPs that can distribute with MPs (e.g.&nbsp;<em>dix m\u00e8tres devant la voiture&nbsp;<\/em>in (4),&nbsp;<em>dix m\u00e8tres&nbsp;<\/em>an MP). Simple prepositions&nbsp;<em>\u00e0<\/em>&nbsp;and&nbsp;<em>devant<\/em>&nbsp;thus respectively belong to the functional and projective semantic types; complex prepositions&nbsp;<em>\u00e0 l\u2018int\u00e9rieur\/ext\u00e9rieur de<\/em>, to the region types.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Crucially, Ursini &amp; Tse (2021) diverges from previous generative accounts (e.g. Roy 2006; Svenonius 2008, 2010; Gehrke 2008; Real-Puigdollers 2013). It proposes that simple&nbsp;<em>\u00e0<\/em>&nbsp;lacks an ILN, and can thus only introduce functional relations. The ILN\u2019s&nbsp;<em>l\u2019int\u00e9rieur\/l\u2019ext\u00e9rieur&nbsp;<\/em>refer to regions defined with respect to the ground;&nbsp;<em>devant&nbsp;<\/em>to a projection\/axis. Hence, complex prepositions depend on the sense of their ILN\u2019s for their semantic type (internal\/external region, projective) and distribution with MPs. Like Aurnague &amp; Vieu (2015), Ursini &amp; Tse (2021) also proposes that the Semantic Cartography hypothesis has cross-linguistic import. However, it suggests that one must attest categories corresponding to simple and complex prepositions, and that the mapping between morphological and semantic types can be nuanced.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>The goal of this presentation is to confirm this hypothesis on Italian, Chinese and Korean. We choose these languages because they include different sets of categories related to prepositions and ILN\u2019s (cf. Hag\u00e8ge 2010; Libert 2013). Thus, they offer a broader testing ground for the extended Semantic Cartography hypothesis. We achieve this goal in two steps. First, we show that the simple\/complex distinction can be extended to these languages once we individuate categories behaving like ILN\u2019s and prepositions (cf. also Bybee 2006). Second, we show that simple categories usually denote functional types, and that ILN-like categories are part of complex categories, and can determine semantic types and distribution with MPs. Our data and reasons are as follows.<\/p>\n\n\n\n<p>Italian resembles French in having a clear-cut set of morphologically simple prepositions (Bottari 1985a, b; Rizzi 1991; Ganfi &amp; Piunno 2017). However, Italian ILN\u2019s may have de-verbal or adjectival origins or have undergone univerbation with prepositions (Giacalone Ramat 1994; Voghera 1994, 2004; Casadei 2011; Franco 2016, 2018). The picture regarding Italian semantic types has been studied in Ursini &amp; Wu (2021), and also involves data from a written elicitation task (N=50). The results can be approximated as follows. Italian simple prepositions (e.g.&nbsp;<em>a<\/em>&nbsp;in (5)) denote functional relations and cannot distribute with MPs. Complex prepositions can denote internal and external region types via de-verbal adjectives (<em>all\u2019interno\/esterno di&nbsp;<\/em>in (6)\u2013(7)). Most but not all complex prepositions include ILN\u2019s, and can distribute with MPs (e.g.&nbsp;<em>di fronte a<\/em>,&nbsp;<em>fronte&nbsp;<\/em>in (8)):<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"368\" height=\"278\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-203\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-2.png 368w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-2-300x227.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 368px) 100vw, 368px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Mandarin includes prepositions also distributing as co-verbs (Chao 1968: Ch. 28; Peyraube 1980, 1994; Sun 2006: Ch. 30; Huang, Li &amp; Li 2009: Ch. 6; Zhang 2017). However, it also includes&nbsp;<em>fangweici&nbsp;<\/em>\u2018localisers\u2019, a category of nominal modifiers following ground NPs (Li &amp; Thompson 1981: Ch. 26; Liu 1994, 1998; Peyraube 2003; Chappelle &amp; Peyraube 2008; Huang 2009; Djamouri et al. 2013). Though an ample debate exists on whether localisers can be analysed as postpositions or as \u201cspatial\u201d nouns, it is generally assumed that the combination of prepositions and localisers, along with ground NPs, forms a discontinuous PP. Thus, the discontinuous combination of preposition and localiser is often analysed as a language-specific counterpart to complex prepositions (Djamouri et al. 2013, Zhang 2017).&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>For Mandarin, Ursini, Long &amp; Zhang (2020) offer an analysis based on the same type of elicitation task used for Italian and French (with N=31). Though the results are not as clear-cut as those for Italian and French, the following picture emerges from this study. Prepositions can distribute with place names as ground NPs, and in such cases they belong to the functional type (e.g.&nbsp;<em>zai&nbsp;<\/em>in (9)). With other ground NP types, compound localisers become obligatory, usually follow the relational element&nbsp;<em>de<\/em>, and determine the sense type of the whole discontinuous PP. For instance,<em>&nbsp;li-tou<\/em>,&nbsp;<em>wai-tou<\/em>&nbsp;in (10)\u2013(11) denote internal\/region types.&nbsp;<em>Qian-mian<\/em>&nbsp;in (12) denotes a region type, and its PP combines with an MP. More in general, other compound localisers follow similar patterns (e.g.&nbsp;<em>qian-fang<\/em>, lit. \u2018front-axis\u2019):&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"332\" height=\"273\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-202\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-1.png 332w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-1-300x247.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 332px) 100vw, 332px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Korean includes spatial particles (i.e. case markers) attaching to ground NPs (Chang 1996: Ch. 3; Kim &amp; Choi 2004; Son 2006; Kang 2012; Kim 2016: Ch. 32), and \u201cspatial\u201d nouns&nbsp;&nbsp;following particle and ground NP (Rhee 2004, 2008; Song 2006; Choi-Jonin 2008; Ko 2008, 2013; Bayk 2013, 2019). These works also suggest that spatial particles\/case markers act as approximate counterparts of prepositions in Korean, and that spatial nouns can be treated as a category slowly grammaticalising into postpositions (e.g. \u201cpostpositionoids\u201d in Rhee 2004, 2008; Bayk 2013, 2019). Thus, the combination of spatial particle and noun is considered as carrying the same morpho-syntactic functions of complex prepositions.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>The preliminary picture that we offer here is based on Ursini &amp; Baik (2021), also via an elicitation task (N=12). The results are as follows. Korean ground NPs only marked via particles (or \u201csimple\u201d ground NPs) mostly denote functional relations (<em>-ey&nbsp;<\/em>in (13)). Post-modifier nouns can create \u201ccomplex\u201d ground NPs and partially determine the semantic status of this phrase, and thus its distribution with MPs. This is however possible only when the spatial particle attaching to a ground NP corresponds to an ablative case maker. For instance,&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>-an-\/-pakk-<\/em>&nbsp;denote internal\/external prepositions and block MPs (cf. (14)\u2013(15)) when following locative&nbsp;<em>-ey.&nbsp;<\/em>Instead,&nbsp;<em>-pah-<\/em>&nbsp;denotes a projective type once it follows the ablative particle&nbsp;<em>-ulopwuthe<\/em>, and the corresponding PP thus licenses distribution with MPs (cf. (16)):<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"372\" height=\"269\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-201\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image.png 372w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-300x217.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 372px) 100vw, 372px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>We therefore conclude that the extended Semantic Cartography hypothesis holds for these three languages, though in a nuanced manner. First, Italian and Mandarin prepositions plus Korean particles act as counterparts of French simple prepositions. Second, Italian nouns and adjectives, Mandarin localisers, and Korean spatial nouns act as counterparts of ILN\u2019s, and can determine the semantic type of their complex category. MPs across each language then individuate PPs headed by projective complex categories (i.e. prepositions or case markers). Third, a certain degree of intra-speaker variation exists in each language. Speakers may differ on whether they consider each item broadly belonging to complex prepositions\/categories as carrying region or projective senses. Nevertheless, all speakers accept the proposed semantic types as existing in their languages. Time permitting, the presentation will also develop a model-theoretic extension based on previous works (Zwarts &amp; Winter 2000;\u00a0Aurnague, Bras, Vieu and Asher 2001; Stosic 2007) to formally capture this hypothesis.\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>References<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aurnague, M. 1991.&nbsp;<em>Contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la s\u00e9mantique formelle de l\u2019espace et du raisonnement spatial: La localisation interne en fran\u00e7ais, s\u00e9mantique et structures inf\u00e9rentielles<\/em>.<em>&nbsp;<\/em>Doctoral Dissertation, Universit\u00e9 Paul Sabatier.<\/p>\n\n\n\n<p>Aurnague, M. 1995. Orientation in French spatial expressions: Formal representations and inferences.&nbsp;<em>Journal of Semantics&nbsp;<\/em>12(2). 239\u2013267.<\/p>\n\n\n\n<p>Aurnague, M. 1996. 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Il s\u2019agit des morph\u00e8mes li\u00e9s, appel\u00e9s par Sohn Ho-Min (1999&nbsp;: 213)&nbsp;<em>postpositional function words,&nbsp;<\/em>\u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019ils suivent un constituant nominal, adverbial ou une proposition&nbsp;; il reconna\u00eet cependant que certains se comportent comme des suffixes d\u2019un point de vue phonologique. C\u2019est le cas en effet du nominatif, de l\u2019accusatif et du g\u00e9nitif, qui se comportent comme des suffixo\u00efdes, dans le sens o\u00f9 s\u2019ils manifestent des propri\u00e9t\u00e9s phonologiques des suffixes, leur pr\u00e9sence apr\u00e8s la \u00ab&nbsp;base&nbsp;\u00bb n\u2019est pas obligatoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les autres marqueurs fonctionnels, qui peuvent \u00eatre analys\u00e9s comme des enclitiques (cf. Choi-Jonin 2008), certains peuvent \u00eatre class\u00e9s dans la cat\u00e9gorie de postpositions, si on s\u2019appuie sur la d\u00e9finition suivante&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une postposition est un mot relationnel, qui relie le constituant nominal qu\u2019il suit \u00e0 un autre constituant de l\u2019\u00e9nonc\u00e9&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; elle d\u00e9termine le trait s\u00e9mantique du constituant qu\u2019il suit.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9finition se base sur Lemar\u00e9chal (1998&nbsp;: 202-203), pour qui une pr\u00e9position est non seulement un \u00e9l\u00e9ment relationnel, mais aussi un \u00e9l\u00e9ment classifieur, dans le sens o\u00f9 elle classifie son r\u00e9gime comme une entit\u00e9 repr\u00e9sentant telle ou telle propri\u00e9t\u00e9 s\u00e9mantique.<\/p>\n\n\n\n<p>Les postpositions, d\u00e9finies ainsi, sont g\u00e9n\u00e9ralement simples en cor\u00e9en, et \u00e0 notre connaissance, les postpositions complexes, form\u00e9es avec une base nominale, sont quasi absentes. Parmi les enclitiques nominaux, nous n\u2019avons relev\u00e9 en fait qu\u2019un cas, form\u00e9 du nom signifiant \u2018ext\u00e9rieur\u2019 et du locatif&nbsp;:&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>(\u2018ext\u00e9rieur\u2019-Loc). Cette forme grammaticalis\u00e9e, employ\u00e9e comme un enclitique \u00e0 valeur restrictive ou exceptive, ne fonctionne pourtant pas comme une postposition, telle que nous l\u2019avons d\u00e9finie, dans la mesure o\u00f9 elle ne s\u00e9lectionne pas le constituant qu\u2019elle suit. Ce qui est n\u00e9anmoins int\u00e9ressant \u00e0 observer dans ce cas est que si on transpose m\u00e9taphoriquement la relation spatiale \u00e0 l\u2019emploi grammatical de&nbsp;<em>pakk-e,&nbsp;<\/em>la position relative des deux entit\u00e9s spatiales, \u00ab&nbsp;Site&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Cible&nbsp;\u00bb, impliqu\u00e9es par le nom relationnel&nbsp;<em>pakk&nbsp;<\/em>(\u2018ext\u00e9rieur\u2019), se trouve invers\u00e9e dans son emploi lexical et dans son emploi grammatical.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019observe \u00e9galement dans le cas de la pr\u00e9position complexe&nbsp;<em>en dehors de&nbsp;<\/em>en fran\u00e7ais, qui peut \u00eatre employ\u00e9e comme un relateur spatial, comme une pr\u00e9position de sens exceptif ou restrictif, et comme un connecteur discursif (cf. Borillo 2018), et dans ses trois emplois, le r\u00e9gime de la pr\u00e9position complexe repr\u00e9sente soit le \u00ab&nbsp;site&nbsp;\u00bb, soit la \u00ab&nbsp;cible&nbsp;\u00bb. L\u2019hypoth\u00e8se avanc\u00e9e dans cette \u00e9tude sera alors que ce ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019inversion de la position entre les deux entit\u00e9s impliqu\u00e9es dans la relation spatiale constitue un param\u00e8tre de grammaticalisation, param\u00e8tre qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 mis en avant jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e0 notre connaissance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1.1. Emploi lexical du nom&nbsp;<em>pakk&nbsp;<\/em>(\u2018ext\u00e9rieur\u2019) en cor\u00e9en<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le nom relationnel&nbsp;<em>pakk,&nbsp;<\/em>qui signifie \u2018ext\u00e9rieur\u2019, est un nom syntaxiquement autonome, pouvant \u00eatre suivi de diff\u00e9rents marqueurs fonctionnels&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>(1)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<em>cip\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0    \u00a0pakk-i\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0           sikkeurepta<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>maison&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ext\u00e9rieur-Nom&nbsp;&nbsp;\u00eatre bruyant<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Litt&nbsp;: \u2018L\u2019ext\u00e9rieur de la maison est bruyant\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>(2)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<em>cip\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0     pakk-e\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0        nuka\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0      iss-ta<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>Maison&nbsp;&nbsp;ext\u00e9rieur-Loc1&nbsp;&nbsp;quelqu\u2019un&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00eatre-ST<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018Il y a quelqu\u2019un \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la maison\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>(3)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<em>pakk-ul\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0       poa-ra<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>ext\u00e9rieur-Acc&nbsp;&nbsp;&nbsp;regarder-ST(Imp)<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018Regarde dehors\/ l\u2019ext\u00e9rieur\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>(4)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<em>pakk-eseo\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0       nola-ra<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>ext\u00e9rieur-Loc2&nbsp;jouer-ST<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018joue dehors\/ \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet emploi lexical de\u00a0<em>pakk<\/em>, le nom employ\u00e9 comme son compl\u00e9ment est un nom spatial\u00a0: dans les exemples (1-2), il est repr\u00e9sent\u00e9 par\u00a0<em>cip\u00a0<\/em>(\u2018maison\u2019)\u00a0; dans les deux autres exemples \u00e0 l\u2019imp\u00e9ratif, son absence indique qu\u2019il correspond au lieu d\u2019\u00e9nonciation et on a affaire \u00e0 un cas de d\u00e9ictique z\u00e9ro. Qu\u2019il soit repr\u00e9sent\u00e9 ou non par un terme lexical, le compl\u00e9ment du nom\u00a0<em>pakk<\/em>\u00a0constitue le site, par rapport auquel est localis\u00e9e la cible. En (2),\u00a0<em>nuka\u00a0<\/em>(\u2018quelqu\u2019un\u2019) constitue la cible et il est localis\u00e9 \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la maison, qui constitue donc le site. En (4) o\u00f9 le compl\u00e9ment du nom\u00a0<em>pakk\u00a0<\/em>est absent, c\u2019est le lieu d\u2019\u00e9nonciation qui constitue le site\u00a0; dans cet \u00e9nonc\u00e9 imp\u00e9ratif, c\u2019est l\u2019allocutaire qui constitue la cible, et il est localis\u00e9 \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du site, qui correspond donc au lieu d\u2019\u00e9nonciation. Cette relation spatiale peut \u00eatre sch\u00e9matis\u00e9e comme suit\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-6.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-211\" width=\"285\" height=\"115\" \/><figcaption>Sens lexical de\u00a0<em>pakk\u00a0<\/em>(\u2018ext\u00e9rieur\u2019)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>1.2. Emploi grammatical de&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>(\u2018ext\u00e9rieur\u2019-Loc) en cor\u00e9en<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans son emploi grammatical, le nom&nbsp;<em>pakk&nbsp;<\/em>ne peut se combiner qu\u2019avec le marqueur locatif, et la forme&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>(\u2018ext\u00e9rieur\u2019-Loc), accompagn\u00e9e d\u2019un pr\u00e9dicat n\u00e9gatif, exprime un sens restrictif. Cette forme, employ\u00e9e comme un enclitique nominal, doit obligatoire \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019un nom qui peut \u00eatre de n\u2019importe quel type, et non uniquement un nom spatial&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>(5)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>naengjanggo-e&nbsp;&nbsp;uyu=pakk-e&nbsp;&nbsp;eop-ta<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>frigidaire-Loc&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;lait=<em>pakk-e<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ne.pas.avoir<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018Il n\u2019y a que du lait dans le frigidaire\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>(6)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>naengjanggo=pakk-e&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;mos-sa-ss-ta<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>frigidaire=<em>pakk-e&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>N\u00e9g-acheter-Pas-ST (D\u00e9cl)<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018(je) n\u2019ai pu acheter que le frigidaire\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>Si on transpose m\u00e9taphoriquement la relation spatiale impliqu\u00e9e par le nom&nbsp;<em>pakk&nbsp;<\/em>(\u2018ext\u00e9rieur\u2019) \u00e0 cet emploi grammatical non-spatial, on remarque que le nom qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019enclitique&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>repr\u00e9sente une entit\u00e9 \u00e0 mettre en dehors d\u2019un site&nbsp;; il ne correspond donc pas au site, contrairement \u00e0 ce qui se passe dans son emploi lexical. En effet, pour expliquer la valeur restrictive de la forme grammaticalis\u00e9e&nbsp;<em>pakk-e,<\/em>employ\u00e9e avec un pr\u00e9dicat n\u00e9gatif,<em>&nbsp;<\/em>il faut admettre que le support nominal de&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>s\u2019inscrit dans un ensemble, et qu\u2019il se pr\u00e9sente comme le seul \u00e9l\u00e9ment s\u00e9lectionn\u00e9 dans cet ensemble. Le support nominal de&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>peut alors \u00eatre compar\u00e9 \u00e0 une cible, localis\u00e9e \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de cet ensemble, comparable donc \u00e0 un site.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>On notera aussi que dans l\u2019emploi spatial, la cible et le site sont repr\u00e9sent\u00e9s par deux constituants syntaxiques diff\u00e9rents&nbsp;; en (2), la cible est repr\u00e9sent\u00e9e par le constituant sujet et le site, par le compl\u00e9ment locatif. En revanche, dans l\u2019emploi non-spatial, ce qui peut \u00eatre pris comme site est le paradigme auquel appartient le constituant en&nbsp;<em>pakke-e&nbsp;<\/em>\u00e0 valeur restrictive. En (5), c\u2019est le constituant sujet qui est suivi de l\u2019enclitique restrictif, et il se pr\u00e9sente comme le seul \u00e9l\u00e9ment disponible dans le paradigme du sujet. Avec le pr\u00e9dicat existentiel n\u00e9gatif&nbsp;<em>epta&nbsp;<\/em>(\u2018ne pas \u00eatre\/ ne pas se trouver\u2019), qui implique la non-localisation du sujet dans un lieu, cet \u00e9nonc\u00e9 peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 ainsi&nbsp;: \u2018si on exclut le lait du paradigme du sujet, il n\u2019y a rien qui peut \u00eatre localis\u00e9 dans le frigidaire\u2019. En (6), le pr\u00e9dicat n\u2019implique pas de localisation, mais il est possible d\u2019expliquer la valeur restrictive de&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>en transposant la relation spatiale du nom&nbsp;<em>pakk&nbsp;<\/em>(\u2018ext\u00e9rieur\u2019) \u00e0 son emploi grammatical<em>,&nbsp;<\/em>si on accepte notre hypoth\u00e8se. Dans cet exemple, le constituant objet peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9l\u00e9ment-cible \u00e0 extraire du paradigme-site auquel il appartient. Sa valeur restrictive peut \u00eatre expliqu\u00e9e par le fait que le paradigme de l\u2019objet du verbe&nbsp;<em>acheter&nbsp;<\/em>ne contient rien, si le constituant en&nbsp;<em>pakke-e&nbsp;<\/em>est mis hors de ce paradigme.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre hypoth\u00e8se sugg\u00e8re ainsi un changement du r\u00f4le r\u00e9f\u00e9rentiel jou\u00e9 par le nom qui pr\u00e9c\u00e8de\u00a0<em>pakk<\/em>, par rapport \u00e0 son emploi lexical.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/files\/2021\/09\/image-5.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-210\" width=\"257\" height=\"132\" \/><figcaption>\u00a0Sens grammatical de\u00a0<em>pakk-e<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019enclitique&nbsp;<em>pakk-e<\/em>&nbsp;peut \u00e9galement \u00eatre employ\u00e9 avec un sens exceptif ou additif, mais dans ce cas, il est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 du d\u00e9monstratif distal&nbsp;<em>keu&nbsp;<\/em>ou proximal&nbsp;<em>i,&nbsp;<\/em>\u00e0 valeur anaphorique:<\/p>\n\n\n\n<p>(7)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;keu.pakk-e&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;jasehan&nbsp;&nbsp;sahang-eun&nbsp;&nbsp;&nbsp;samusil-lo&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;munui-ha-se-yo<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ce.<em>pakk-e<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;d\u00e9taill\u00e9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;question-Th&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;bureau-Dir&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;demande-faire-Hon-ST<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018En dehors de cela\/ en plus de cela, pour des questions plus pr\u00e9cises, renseignez-vous aupr\u00e8s du bureau\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>Cette forme construite avec un d\u00e9monstratif ne peut pas \u00eatre employ\u00e9e pour un sens restrictif. Dans cet emploi aussi, le constituant en&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>est pr\u00e9sent\u00e9 hors du paradigme auquel il appartient, mais \u00e0 la diff\u00e9rence de son emploi restrictif, le paradigme dont il est extrait contient d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments que lui.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. Emplois de la pr\u00e9position complexe&nbsp;<em>en dehors de&nbsp;<\/em>en fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Employ\u00e9e comme relateur spatial, la pr\u00e9position complexe&nbsp;<em>en dehors de<\/em>&nbsp;s\u00e9lectionne comme son r\u00e9gime un nom spatial, qui construit le site, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur duquel est localis\u00e9e la cible&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>(8)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comme la cuisine se trouvait&nbsp;<em>en&nbsp;dehors&nbsp;de<\/em>&nbsp;la maison, dans un b\u00e2timent annex\u00e9, \u2026 (Maupassant &gt; TLFi)<\/p>\n\n\n\n<p><em>En dehors de<\/em>&nbsp;peut aussi exprimer un sens exceptif ou additif, et dans ce cas, son r\u00e9gime n\u2019est plus restreint \u00e0 des noms spatiaux&nbsp;; il ne constitue donc plus le site, mais repr\u00e9sente une entit\u00e9 \u00e0 localiser (cible), \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur d\u2019un cadre (site), qui correspond au paradigme auquel appartient le r\u00e9gime de la locution pr\u00e9positionnelle. En (9), o\u00f9&nbsp;<em>en dehors de&nbsp;<\/em>exprime un sens exceptif, son r\u00e9gime&nbsp;<em>quelques \u00e9trangers de passage<\/em>, tout comme&nbsp;<em>M. Swann<\/em>, s\u2019inscrit dans le paradigme du sujet de la relative&nbsp;<em>qui v\u00eent chez nous \u00e0 Combray<\/em>&nbsp;; dans cet exemple, il est plac\u00e9 hors de ce paradigme, dans lequel est laiss\u00e9 seulement M. Swann. En (10), o\u00f9&nbsp;<em>en dehors de&nbsp;<\/em>exprime un sens additif, son r\u00e9gime est extrait du paradigme de l\u2019objet du verbe&nbsp;<em>il y a,&nbsp;<\/em>dans lequel figurent encore&nbsp;<em>des centaines d\u2019autres<\/em>&nbsp;; son interpr\u00e9tation additive est due au fait que ce qui est mis hors du paradigme n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9l\u00e9ment n\u00e9gligeable, et c\u2019est ce qui diff\u00e9rencie cet emploi de l\u2019emploi exceptif.<\/p>\n\n\n\n<p>(9)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le monde se bornait habituellement \u00e0 M. Swann, qui&nbsp;<em>en<\/em><em>&nbsp;<\/em><em>dehors<\/em>&nbsp;<em>de<\/em>&nbsp;quelques \u00e9trangers de passage, \u00e9tait \u00e0 peu pr\u00e8s la seule personne qui v\u00eent chez nous \u00e0 Combray, [\u2026].&nbsp;(Proust&nbsp;&gt; TLFi)<\/p>\n\n\n\n<p>(10)&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je savais bien qu\u2019<em>en<\/em><em>&nbsp;<\/em><em>dehors<\/em><em>des<\/em>&nbsp;grosses plan\u00e8tes comme la terre, Jupiter, Mars, V\u00e9nus, auxquelles on a donn\u00e9 des noms, il y en a des centaines d\u2019autres [\u2026].(Saint-Exup\u00e9ry&nbsp;&gt; TLFi)<\/p>\n\n\n\n<p>Employ\u00e9 dans un \u00e9nonc\u00e9 n\u00e9gatif,&nbsp;<em>en dehors de&nbsp;<\/em>peut \u00e9galement exprimer un sens restrictif. Dans l\u2019exemple suivant, c\u2019est le paradigme du pr\u00e9dicat qui est exploit\u00e9, afin de s\u00e9lectionner seulement le r\u00e9gime de la locution pr\u00e9positionnelle dans ce paradigme.<\/p>\n\n\n\n<p>(11)&nbsp;&nbsp;&nbsp;Zatopek, par exemple, il courait, mais&nbsp;<em>en dehors de<\/em>&nbsp;\u00e7a, il ne faisait rien du tout. (Web)<\/p>\n\n\n\n<p>En plus de ces trois emplois de&nbsp;<em>en dehors de,&nbsp;<\/em>Borillo (2018) mentionne l\u2019emploi comme connecteur discursif&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>(12)&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ce n\u2019est pas possible de gagner un match en faisant autant de fautes au sol.&nbsp;<em>En dehors de<\/em>&nbsp;\u00e7a, j\u2019ai trouv\u00e9 que les Anglais faisaient un bon match.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet emploi comme connecteur discursif, le pronom d\u00e9monstratif qui suit&nbsp;<em>en dehors de&nbsp;<\/em>repr\u00e9sente l\u2019entit\u00e9 \u00e0 exclure du \u00ab&nbsp;site&nbsp;\u00bb, constitu\u00e9 par le contexte discursif.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3. Conclusion<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enclitique&nbsp;<em>pakk-e&nbsp;<\/em>en cor\u00e9en et la pr\u00e9position complexe&nbsp;<em>en dehors de&nbsp;<\/em>en fran\u00e7ais manifestent en gros les m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s. Dans leur emploi comme relateur spatial, le constituant avec lequel ils forment une unit\u00e9 syntaxique constitue le site, alors que dans leur emploi restrictif ou exceptif, il constitue une entit\u00e9 \u00e0 extraire du paradigme auquel il appartient. En transposant la relation spatiale impliqu\u00e9e par la notion d\u2019ext\u00e9riorit\u00e9 dans le domaine grammatical, nous avons avanc\u00e9 l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle la position relative des deux entit\u00e9s spatiales, \u00ab&nbsp;Site&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Cible&nbsp;\u00bb, se trouve invers\u00e9e dans son emploi lexical et dans son emploi grammatical. Ce changement du r\u00f4le de r\u00e9f\u00e9rence spatiale semble donc constituer un param\u00e8tre de grammaticalisation, pour l\u2019enclitique en cor\u00e9en et pour la pr\u00e9position complexe en fran\u00e7ais.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2001), Les locutions pr\u00e9positives : questions de m\u00e9thodologie et de d\u00e9finition.&nbsp;<em>Travaux de linguistique<\/em>, 42-43, 157-170.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (2018), L\u2019usage des expressions&nbsp;<em>\u00e0 c\u00f4t\u00e9 de \u00e7a<\/em>,&nbsp;<em>en face de \u00e7a, en dehors de \u00e7a<\/em>,&nbsp;<em>(mis)<\/em>&nbsp;<em>\u00e0 part \u00e7a<\/em>&nbsp;\u2026dans une fonction discursive d&rsquo;orientation argumentative,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;P. Blumenthal (\u00e9d.), 2018<em>, \u00c9tudes diachroniques du fran\u00e7ais et perspectives soci\u00e9tales<\/em>, Bern, Lang, 47-64<\/p>\n\n\n\n<p>Choi-Jonin, I. (2008),&nbsp;Particles and postpositions in Korean,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;D. Kurzon &amp; S. Adler (\u00e9ds),&nbsp;<em>Adpositions: Pragmatic, semantic and syntactic perspectives,<\/em>Amsterdam: John Benjamins&nbsp;&nbsp;[Typological Studies in Language 74], 133\u2013170.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. &amp; De Mulder, W. (2007), La formation des pr\u00e9positions complexes&nbsp;: grammaticalisation ou lexicalisation&nbsp;?&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise,&nbsp;<\/em>156, 9-29.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. (2012), Pr\u00e9positions et locutions pr\u00e9positionnelles : la question du renouvellement grammatical. <em>Travaux de linguistique<\/em> 64(1), 161\u2013189.<\/p>\n\n\n\n<p>Lemar\u00e9chal, A. (1998),&nbsp;<em>Etude de morphologie en&nbsp;<\/em>f(x,\u2026).&nbsp;Louvain&nbsp;: Editions Peeters.<\/p>\n\n\n\n<p>Sohn, H.-M. (1999),\u00a0<em>The Korean Language.<\/em>\u00a0Cambridge: Cambridge University Press.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"mihatsch\">The evolution of complex comparative prepositions in Romance languages<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"matushansky\">Wiltrud Mihatsch<\/p>\n\n\n\n<p>The evolution of complex comparative prepositions in Romance languages<\/p>\n\n\n\n<p>Throughout the history of French, complex constructions of the type \u2018Prep det N Prep\u2019 tend to get entrenched and in some cases are formally reduced, so that the noun seems to become a preposition, while it really is the whole construction that takes up a prepositional function and may be formally reduced in the course of grammaticalization.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard (2020) mentions the following cases:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><em>du c\u00f4t\u00e9 de &gt; du c\u00f4t\u00e9 &gt; c\u00f4t\u00e9,&nbsp;<\/em><\/li><li><em>dans la direction de &gt; dans la direction &gt; direction<\/em><\/li><li><em>\u00e0 c\u00f4t\u00e9 de &gt; \u00e0 c\u00f4t\u00e9<\/em><\/li><li><em>en face de &gt; en face&nbsp;<\/em><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Further cases are&nbsp;<em>genre, style, type, niveau<\/em>&nbsp;(Fagard 2020).<em>&nbsp;Genre, style<\/em>&nbsp;and&nbsp;<em>type<\/em>&nbsp;adopt readings corresponding to the simplex preposition&nbsp;<em>comme&nbsp;<\/em>employed in similative comparisons (see Haspelmath\/Buchholz 1998), but in some cases, notably in the case of&nbsp;<em>genre<\/em>, further develop adverbial and discourse marker uses (Chauveau-Thoumelin 2020, Isambert 2016).<\/p>\n\n\n\n<p>The construction X&nbsp;<em>du genre de<\/em>&nbsp;Y (Mihatsch in press) went through a process of grammaticalization leading to prepositional uses as a comparison marker and subsequent pragmaticalization processes. So far, the focus in studies of French&nbsp;<em>genre<\/em>&nbsp;has been on the various pragmaticalized discourse functions in contemporary colloquial French, not on the source construction. The aim of this presentation is to analyse in greater detail the prepositional uses deriving from the construction X&nbsp;<em>du genre de<\/em>&nbsp;Y (\u201cX of the same type as Y\u201d) and parallel cases of similar nouns in French, Spanish and other Romance languages.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>The functional change started out with a construction used for construing superordinate categories:<\/p>\n\n\n\n<p>1. Du\u00a0haut\u00a0de\u00a0l&rsquo;escarpement\u00a0qui\u00a0offre\u00a0cette vue,\u00a0on\u00a0descend\u00a0dans\u00a0le\u00a0pr\u00e9cipice\u00a0<strong>par\u00a0un\u00a0chemin du\u00a0genre\u00a0de\u00a0celui\u00a0deKander-Steg<\/strong>,\u00a0et\u00a0que l&rsquo;on\u00a0a\u00a0fort\u00a0bien\u00a0nomm\u00e9\u00a0les galleries;\u00a0c&rsquo;est un\u00a0long\u00a0zig zag taill\u00e9\u00a0dans\u00a0le\u00a0roc perpendiculaire.(FRANTEXT,\u00a0Ramond de Carbonni\u00e8res, Louis\u00a0(1781):\u00a0<em>Lettres de M. William Coxe \u00e0 M. W. Melmoth sur l&rsquo;\u00e9tat politique, civil et naturel de la Suisse<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>The complex expression is then grammaticalized as a comparative preposition via a conceptual short-cut leading from the creation of an implicit superordinate to a cognitively simpler comparative use and is then a rough equivalent of\u00a0<em>comme<\/em>\u2018like\u2019:<\/p>\n\n\n\n<p>2. je\u00a0comprends, dit-il\u00a0enfin\u00a0;\u00a0c&rsquo;est\u00a0pour\u00a0un\u00a0roman\u00a0historique,\u00a0<strong>genre Dumas<\/strong>.\u00a0(FRANTEXT, Nerval,\u00a0G\u00e9rard de (1854):<em>Les Filles du feu<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>The source construction became established in the 19th century in the case of French&nbsp;<em>genre<\/em>&nbsp;(Mihatsch in press), probably in written and rather technical texts and was adopted in everyday language before it acquired different pragmatic functions. The first uses show the full construction X&nbsp;<em>du\/dans le genre de<\/em>&nbsp;Y. In the course of grammaticalization both prepositions became eliminated,&nbsp;<em>genre<\/em>&nbsp;may now directly link two elements and functions as a preposition itself (see Danon-Boileau\/Morel 1997: 194-195). Today, the reduced variant is by far the most frequent, at least in colloquial language (Chauveau-Thoumelin 2020)<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>First uses link two noun phrases, however, there are now prepositional uses following and modifying a verb phrase as in 3), along the adverbial hedging use in 4):<\/p>\n\n\n\n<p>3. Pour le reste le beau fixe, un divorce qui s&rsquo;\u00e9tire\u00a0<strong>genre guerre de tranch\u00e9e<\/strong>, mais tout va au mieux dans le meilleur des mondes.\u00a0(FrTenTen12, Superforum)\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>4. on \u00e9tait nombreux et on\u00a0avait\u00a0<strong>genre\u00a0des horaires ou des tickets pour jouer<\/strong>, c&rsquo;\u00e9tait toujours douloureux (\u2026)\u00a0(FrTenTen12,\u00a0white.wind.free.fr)<\/p>\n\n\n\n<p>A similar timeline can be observed for Spanish and Italian&nbsp;<em>tipo<\/em>&nbsp;with first attestations of a prepositional use appearing in the 19<sup>th<\/sup>&nbsp;century, soon afterwards the first occurrences developed reduced forms (Mihatsch 2020, Voghera 2013):<\/p>\n\n\n\n<p>5. En Extremadura el concejo colectivista\u00a0<strong>del tipo de<\/strong>\u00a0Sayago debe ser muy frecuente, o quedar importantes restos de \u00e9l [&#8230;] (CDH, Costa, J. (1898):\u00a0<em>Colectivismo agrario en Espa\u00f1a<\/em>, Madrid)<br>\u201aIn Extremadura, the collectivist council of the Sayago type must be very frequent, or remain important rests of it.\u2018<\/p>\n\n\n\n<p>6. solamente ser\u00eda posible una dial\u00e9ctica demoledora y negativa, una dial\u00e9ctica invertida, m\u00e1s o menos\u00a0<strong>tipo<\/strong>Heidegger. (CDH, Garc\u00eda Bacca, J. D. (1940-1942):\u00a0<em>Invitaci\u00f3n a filosofar<\/em>, Espa\u00f1a)<br>\u2018there would be possible only a damaging and negative dialectics, an inverted dialectics, more or less like Heidegger\u2018<\/p>\n\n\n\n<p>7. [\u2026] un\u2019ora prima di sera, una carrozza\u00a0<strong>di tipo<\/strong>\u00a0campagnuolo, a due cavalli, si arrest\u00f2 davanti alla fabbrica del signor Melchisedecco Pardi.\u00a0(Dia &#8211; E. De Marchi, Demettrio Pianelli, 1890)<br>\u2018[\u2026] an hour before dark, a coach of the country type, with two horses, stopped in front of Mister Melchisedecco Pardi&rsquo;s factory\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>8. Appositi tabelloni avvisano la vendita del caff\u00e8 espresso,\u00a0<strong>tipo\u00a0<\/strong>Africa Orientale [\u2026].\u00a0(Dia &#8211; Il Giornale di Sicilia, 1937)<br>\u2018Billboards advertise the sale of espresso, of the type of Africa Orientale\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>This phenomenon exists with a very similar absolute and relative chronology in other Romance languages, Norwegian and Swedish (R\u00f8ste Odden 2019,&nbsp;Rosenkvist\/Sk\u00e4rlund 2013) and&nbsp;Russian and other Slavic languages (Kisiel\/Kolyaseva to appear), not, however, in German and English.<\/p>\n\n\n\n<p>In my talk, I will focus on incipient and emerging and (at least originally) complex similative prepositions. Based on a corpus analysis (CDH,&nbsp;FRANTEXT)&nbsp;and following the comparative approach of Stosic\/Fagard (2019), I will compare the emerging similative prepositions in French and Spanish, which I will complement by a questionnaire-based pilote study and previous analyses of the equivalent constructions in several other Romance languages, namely Catalan, Italian, Portuguese, Romanian, Rumantsch and Sardinian.<\/p>\n\n\n\n<p>In my comparative Romance corpus study I will in particular investigate the following aspects:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>The selection of nouns appearing in a construction that can be reanalysed as a similative preposition<\/li><li>Semantic characteristics of the emerging preposition<\/li><li>The formal variants showing different prepositions (as in&nbsp;<em>du genre de\/dans le genre de<\/em>)<\/li><li>The chronology of appearance of the full and possibly reduced variants<\/li><li>The possible origins in particular discourse traditions and\/or particular domains<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>I will close with reflections concerning the very similar timeline and selection of nouns cross-linguistically, focussing on possible language contacts and\/or common communicative tendencies in Europe triggering the evolution of these complex prepositions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>References<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>CDH = Instituto de Investigaci\u00f3n Rafael Lapesa de la Real Academia Espa\u00f1ola (2013).&nbsp;<em>Corpus del Nuevo Diccionario Hist\u00f3rico del Espa\u00f1ol&nbsp;<\/em>(CDH)<em>&nbsp;<\/em>(http:\/\/web.frl.es\/CNDHE\/view\/inicioExterno.view).<\/p>\n\n\n\n<p>Chauveau-Thoumelin, Pierre (2020): Une approche constructionnelle des enclosures&nbsp;<em>genre<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>esp\u00e8ce<\/em>. PhD-thesis, Lille 3.<\/p>\n\n\n\n<p>Danon-Boileau, L. \/ Morel, M.-A. (1997): \u00ab&nbsp;Question, point de vue, genre, style\u2026: les noms pr\u00e9positionnels en fran\u00e7ais contemporain&nbsp;\u00bb.&nbsp;<em>Faits de Langues<\/em>, 9,&nbsp;193-200.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. (2020): \u201eChapter 32.1 Pr\u00e9positions et locutions pr\u00e9positives\u201c, in:&nbsp;C. Marchello-Nizia, B. Combettes, S. Pr\u00e9vost and T. Scheer (eds.):&nbsp;<em>Grande Grammaire Historique du Fran\u00e7ais&nbsp;<\/em>(GGHF), Berlin:&nbsp;De Gruyter Mouton, 856- 886.<\/p>\n\n\n\n<p>FRANTEXT = Base textuelle&nbsp;<em>FRANTEXT<\/em>&nbsp;(https:\/\/www.frantext.fr\/)<\/p>\n\n\n\n<p>FrTenTen12 =&nbsp;French Web corpus 2012 (<a href=\"https:\/\/www.sketchengine.eu\/frtenten-french-corpus\/\">https:\/\/www.sketchengine.eu\/frtenten-french-corpus\/<\/a>)<\/p>\n\n\n\n<p>Isambert, P. (2016): \u00ab&nbsp;<em>Genre<\/em>: une mode r\u00e9cente mais qui vient de loin&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Journal of French Language Studies<\/em>, 26, 85\u201396.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Kisiel, A. \/ A. Kolyaseva (to appear): \u201eTowards a comprehensive typology of type noun constructions in Slavic languages, with focus on Polish and Russian\u201c, in Brems, L., Davidse, K., Mihatsch, W., Hennecke, I., &nbsp;Kisiel, A. and Kolyaseva, A. (eds.):&nbsp;<em>Type Noun Constructions in Slavic, Germanic and Romance Languages &#8211; Semantics and pragmatics on the move<\/em>. De Gruyter (<a href=\"https:\/\/www.degruyter.com\/document\/isbn\/9783110701166\/html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.degruyter.com\/document\/isbn\/9783110701166\/html<\/a>)<\/p>\n\n\n\n<p>Mihatsch, W.&nbsp;&nbsp;(2020): \u00ab\u00a0Los or\u00edgenes discursivos de los atenuadores procedimentalizados \u2018tipo\u2019, \u2018onda\u2019, \u2018corte\u2019 y \u2018rollo\u2019: Una exploraci\u00f3n microdiacr\u00f3nica\u00a0\u00bb,&nbsp;<em>Revista Signos<\/em>&nbsp;53(104) 686-717.<\/p>\n\n\n\n<p>Mihatsch, W. (in press): \u201cFrench type-noun constructions based on&nbsp;<em>genre<\/em>: From the creation of ad hoc categories to ad hoc categorization\u201d, in C. Mauri, I. Fiorentini &amp; E. Goria (Eds.),&nbsp;<em>Building categories in interaction: Linguistic resources at work.<\/em>&nbsp;New York\/Amsterdam: John Benjamins.<\/p>\n\n\n\n<p>Rosenkvist, H. \/ Sk\u00e4rlund, S. (2013): \u201cGrammaticalization in the present \u2013 the changes of modern Swedish&nbsp;<em>typ<\/em>\u201d, in A. Giacalone Ramat, C. Mauri &amp; P. Molinelli (eds.):&nbsp;<em>Synchrony and Diachrony: A dynamic interface<\/em>.&nbsp;Amsterdam: John Benjamins (Studies in Language Companion Series 133),<em>&nbsp;<\/em>313\u2013338.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00f8ste Odden, O. (2019):&nbsp;North Scandinavian type noun constructions: Patterns with slags, SORTs and TYP(E). PhD-thesis, University of Oslo (available at:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.academia.edu\/44408143\/North_Scandinavian_type_noun_constructions_Patterns_with_slags_SORTs_and_TYP_E_\">https:\/\/www.academia.edu\/44408143\/North_Scandinavian_type_noun_constructions_Patterns_with_slags_SORTs_and_TYP_E_<\/a>).<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. \/ Fagard, B. (2019): \u201eLes pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais : pour une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re\u201c.&nbsp;<em>Revue Romane<\/em>, 54 (1), 8-38.<\/p>\n\n\n\n<p>Voghera, M. (2013): \u201cA case study on the relationship between grammatical change and synchronic variation: The emergence of\u00a0<em>tipo<\/em>[-N] in Italian\u201d. In A. Giacalone Ramat, C. Mauri &amp; P. Molinelli (Eds.):\u00a0<em>Synchrony and Diachrony. A dynamic interface<\/em>.<em>\u00a0<\/em>Amsterdam: John Benjamins, 283-312.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"feltgen\">En pr\u00e9sence d&rsquo;une profusion de formes : productivit\u00e9 en diachronie du paradigme pr\u00e9positionnel&nbsp;<em>en N de<\/em><\/h2>\n\n\n\n<p>Quentin Feltgen<\/p>\n\n\n\n<p>Les pr\u00e9positions complexes sont fr\u00e9quemment le r\u00e9sultat d&rsquo;un processus de lexicalisation et\/ou de grammaticalisation (Fagard &amp; De Mulder, 2007), \u00e0 savoir qu&rsquo;elles se trouvent int\u00e9gr\u00e9es dans le lexique des locuteurs en \u00e9tant forg\u00e9es dans des contextes sp\u00e9cifiques \u00e0 partir de contenus linguistiques plut\u00f4t conceptuels (principalement, le nom commun autour duquel elles s&rsquo;articulent) pour endosser une fonction plut\u00f4t proc\u00e9durale, ici une fonction pr\u00e9positionnelle. Cependant, ainsi que l&rsquo;a fait remarquer Hoffmann (2004, 2007) dans le cas de l&rsquo;anglais, toutes les pr\u00e9positions complexes ne semblent pas d\u00e9river d&rsquo;un processus de grammaticalisation. En effet, les pr\u00e9positions complexes sont caract\u00e9ris\u00e9es par une profusion \u00e9tonnante, et nombre d&rsquo;entre elles restent trop marginales et peu fr\u00e9quentes pour qu&rsquo;on puisse les comprendre comme le r\u00e9sultat d&rsquo;un processus diachronique o\u00f9 la fr\u00e9quence constitue un facteur d\u00e9cisif pour op\u00e9rer la r\u00e9analyse des contenus conceptuels en un tout unifi\u00e9 et proc\u00e9dural (Bybee 2006).<\/p>\n\n\n\n<p>La profusion des pr\u00e9positions complexes met ainsi en lumi\u00e8re un possible processus de constructionnalisation \u00e0 un niveau plus sch\u00e9matique (Trousdale 2014). Nous adopterons en effet l&rsquo;hypoth\u00e8se &#8211; d\u00e9j\u00e0 soutenue pour\u00a0<em>sous<\/em> DN\u00a0(Lauwers 2010) -, que l\u2019inscription dans le lexique des locuteurs d\u2019une construction plus abstraite permet de donner sens \u00e0 la multiplicit\u00e9 des formes rencontr\u00e9es, celles-ci \u00e9tant alors comprises comme des instanciations de ce sch\u00e9ma, diversement \u00e9tablies dans l\u2019usage, que la coercion s\u00e9mantique exerc\u00e9e par la construction permet de doter d\u2019un sens pr\u00e9positionnel (Lauwers &amp; Willems 2010). L&rsquo;exemple que nous avons choisi ici, le paradigme pr\u00e9positionnel\u00a0<em>en<\/em> N <em>de<\/em>, peut \u00eatre ainsi utilement compris comme un sch\u00e9ma cognitivement int\u00e9gr\u00e9 au lexique des locuteurs, comprenant une importante vari\u00e9t\u00e9\u00a0d\u2019instanciations possibles, tels\u00a0<em>en fonction de<\/em>\u00a0(Pichal 1971) ou\u00a0<em>en voie de<\/em>\u00a0(De Mulder 2019), qu&rsquo;il est possible d&rsquo;enrichir de nouveaux membres, ceux-ci se trouvant alors \u00e9tablis comme pr\u00e9positions complexes sans n\u00e9cessairement passer par un processus de grammaticalisation, notamment gr\u00e2ce au m\u00e9canisme d\u2019analogie (Traugott 2008, Fischer 2018).<\/p>\n\n\n\n<p>Cette lecture constructionnelle suscite en corollaire des questions nouvelles. En particulier, le m\u00e9canisme d&rsquo;analogie devrait \u00e9largir le paradigme \u00e9tabli \u00e0 un nombre sans cesse croissant de formes, chacune en appelant chaque fois de nouvelles auxquelles elle se trouve li\u00e9es par rapprochement analogique, ce que contredisent les observations empiriques, d\u2019o\u00f9 il ressort que la productivit\u00e9 d\u2019un paradigme reste limit\u00e9e. On peut alors postuler, d\u2019une part, l\u2019existence d\u2019une organisation interne qui limiterait l\u2019apparition de nouveaux membres, en les confinant \u00e0 la marge d\u2019une structure en \u00ab loi de Zipf \u00bb, observ\u00e9e pour certaines constructions (Perek &amp; Lemmens 2010, Ellis 2012, Ellis et al. 2014) ; d\u2019autre part, qu\u2019il existe au sein du paradigme un ph\u00e9nom\u00e8ne de renouvellement s\u00e9mantique et de comp\u00e9tition entre les formes, qui compense le recrutement de nouveaux membres par l\u2019\u00e9viction d\u2019autres pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9tablis.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette \u00e9tude, nous mettons en \u00e9vidence ces deux composantes structurelles, \u00e0 partir d&rsquo;un exemple choisi pour sa richesse autant que pour sa complexit\u00e9, le paradigme de pr\u00e9positions de la forme\u00a0<em>en<\/em> N <em>de<\/em>. Ce paradigme est attest\u00e9\u00a0d\u00e8s l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale, avec par exemple\u00a0<em>en maniere de<\/em>\u00a0et\u00a0<em>en lieu de<\/em>\u00a0(Fagard 2009), \u00e9poque \u00e0 laquelle\u00a0en\u00a0servait de pr\u00e9position locative principale. Nous nous limiterons n\u00e9anmoins \u00e0 la p\u00e9riode post\u00e9rieure \u00e0 1701, qui marque un aboutissement dans le long processus de remplacement des fonctions locatives de\u00a0<em>en<\/em>\u00a0par\u00a0<em>dans<\/em>\u00a0(Fagard &amp; Combettes 2013). Il s\u2019agit donc d\u2019une\u00a0p\u00e9riode o\u00f9 le paradigme est d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli ; nombre de repr\u00e9sentants embl\u00e9matiques du sch\u00e9ma, comme\u00a0<em>en m\u00e9moire de<\/em>\u00a0ou\u00a0<em>en vue de<\/em>, sont ainsi d\u00e9j\u00e0 parfaitement\u00a0int\u00e9gr\u00e9s dans l\u2019usage de la langue.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre \u00e9tude se d\u00e9compose en deux volets. Le premier, qualitatif, vise \u00e0 pr\u00e9senter la diversit\u00e9 des formes rencontr\u00e9es dans le paradigme et \u00e0 discuter des limites de son interpr\u00e9tation en termes de sch\u00e9ma constructionnel ; le second, quantitatif, donne un aper\u00e7u des tendances dynamiques et des contraintes structurelles qui sous-tendent l\u2019\u00e9volution du paradigme. Ces deux volets s\u2019appuient sur les donn\u00e9es textuelles du corpus Frantext (2021), o\u00f9 nous avons relev\u00e9, au terme d\u2019une s\u00e9lection&nbsp;manuelle pour \u00e9carter les formes ne donnant pas lieu \u00e0 des emplois pr\u00e9positionnels, pr\u00e8s de 300 formes distinctes sur la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e (1701-2000), nous restreignant aux emplois sans article accompagnant le nom (voir Smith (2013) pour une discussion sur ce point dans le cas de l\u2019anglais). Les fr\u00e9quences de ces formes ont ensuite \u00e9t\u00e9 extraites pour chacune des six p\u00e9riodes de 50 ans couvertes par la s\u00e9lection.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9position\u00a0<em>en<\/em>\u00a0n\u2019\u00e9tant plus la pr\u00e9position locative privil\u00e9gi\u00e9e \u00e0 partir du\u00a0XVIII\u00e8me\u00a0si\u00e8cle, on peut\u00a0supposer que la r\u00e9analyse ne permet gu\u00e8re d\u2019expliquer les formes int\u00e9gr\u00e9es au paradigme apr\u00e8s cette date. La pr\u00e9position participe n\u00e9anmoins d\u2019un vaste \u00e9ventail de constructions (De Mulder &amp; Amiot 2013), qui restent productives et peuvent donner lieu \u00e0 des pr\u00e9positions nouvelles. Il existe par exemple une gradation entres des formes enti\u00e8rement lexicalis\u00e9es et des formes qui tendent \u00e0 assurer une fonction pr\u00e9positionnelle (en robe de chambre\u00a0&gt;\u00a0<em>en habit de marin<\/em>\u00a0&gt;<em>\u00a0en fa\u00e7on de bravade<\/em>), ce qu\u2019illustre\u00a0\u00e9galement la grammaticalisation de\u00a0<em>en guise de<\/em>. Ceci sugg\u00e8re un rapport pluriel entre analogie et r\u00e9analyse\u00a0: l\u2019analogie peut ainsi permettre de recruter des nouveaux membres dans les sch\u00e9mas\u00a0lexicaux, qu\u2019une r\u00e9analyse\u00a0en contexte peut ensuite individuellement distinguer et enrichir d\u2019usages pr\u00e9positionnels, notamment\u00a0par analogie ou contamination constructionnelle (Pijpops et al. 2018) avec des pr\u00e9positions existantes du m\u00eame type. On observe cependant des cas manifestes d\u2019analogie directement au niveau pr\u00e9positionnel lui-m\u00eame ; sur le mod\u00e8le de pr\u00e9positions relativement fr\u00e9quentes comme\u00a0<em>en r\u00e9compense de<\/em>, on trouvera notamment\u00a0<em>en nantissement de<\/em>\u00a0ou encore\u00a0<em>en d\u00e9falcation de<\/em>\u00a0; de m\u00eame, le vingti\u00e8me si\u00e8cle voit l\u2019apparition de\u00a0nombreuses pr\u00e9positions spatiales comme\u00a0<em>en exergue de<\/em>, qu\u2019accompagnent dans leur sillage des\u00a0pr\u00e9positions plus occasionnelles (<em>en couverture de,\u00a0en frontispice de<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Le tableau qui \u00e9merge de ces observations est celui d\u2019un sch\u00e9ma pr\u00e9sentant un \u00e9clatement de sous- ensembles disparates, avec des significations souvent \u00e9loign\u00e9es (ex.\u00a0<em>en raison de<\/em>\u00a0et\u00a0<em>en arri\u00e8re de<\/em>). Cette diversit\u00e9 s\u00e9mantique ne plaide\u00a0pas en faveur d\u2019une lecture constructionnelle du paradigme, qui supposerait un sens partag\u00e9 au travers de ces diff\u00e9rents groupements. Plus qu\u2019une construction organis\u00e9e autour d\u2019un noyau de membres prototypiques\u00a0participant d\u2019une communaut\u00e9 s\u00e9mantique et de\u00a0membres plus marginaux pouvant s\u2019en \u00e9loigner, il semblerait que l\u2019on ait affaire ici \u00e0 une constellation de prototypes r\u00e9unissant chacun un petit ensemble de formes s\u00e9mantiquement li\u00e9es,\u00a0et ne partageant entre eux qu\u2019une analogie l\u00e2che de forme pouvant tr\u00e8s bien \u00eatre le r\u00e9sultat d\u2019un \u00e9tat de fait n\u2019\u00e9mergeant qu\u2019a posteriori de leurs \u00e9volutions respectives.<\/p>\n\n\n\n<p>Le second volet de l\u2019\u00e9tude sugg\u00e8re qu\u2019il est\u00a0malgr\u00e9 tout pertinent de consid\u00e9rer le paradigme\u00a0<em>en<\/em> N <em>de<\/em>\u00a0comme un \u00ab locus \u00bb linguistique pr\u00e9sentant une certaine coh\u00e9rence. Tout d\u2019abord, les arguments les plus repr\u00e9sent\u00e9s ne recoupent que partiellement les pr\u00e9f\u00e9rences distributionnelles de\u00a0<em>en<\/em>\u00a0(Vigier 2017). En outre, pour cinq des six p\u00e9riodes consid\u00e9r\u00e9es, l\u2019ensemble des membres ob\u00e9it\u00a0\u00e0 une loi de Zipf entre fr\u00e9quence et rang, loi dont le coefficient reste stable, indice d\u2019une coh\u00e9rence organisationnelle compatible avec une lecture constructionnelle. En revanche, la derni\u00e8re tranche (1951-2000) d\u00e9vie fortement de cette organisation,\u00a0d\u2019une mani\u00e8re concomitante \u00e0 l\u2019apparition\u00a0rapide de nouveaux termes au s\u00e9mantisme essentiellement spatial et temporel (<em>en amont de,\u00a0en d\u00e9but de,\u00a0en bord\u00a0de<\/em>, etc.). En consid\u00e9rant les 20 formes les plus fr\u00e9quentes pour chacune des six p\u00e9riodes de 50 ans \u00e9tudi\u00e9es ici, il appara\u00eet que l\u2019\u00e9mergence de ces formes spatiales se traduit \u00e9galement par une tomb\u00e9e en d\u00e9su\u00e9tude d\u2019autres formes (comme\u00a0<em>en \u00e9tat de<\/em>\u00a0ou\u00a0<em>en comparaison de<\/em>), indiquant un r\u00e9alignement s\u00e9mantique du paradigme.<\/p>\n\n\n\n<p>En combinant des aspects quantitatifs et qualitatifs, notre \u00e9tude explore ainsi la complexit\u00e9 de\u00a0l\u2019organisation en diachronie d\u2019un riche paradigme de pr\u00e9positions complexes, les locutions pr\u00e9positives ob\u00e9issant au sch\u00e9ma\u00a0<em>en<\/em> N <em>de<\/em>. Si elle ne permet pas de r\u00e9pondre de mani\u00e8re d\u00e9finitive aux questions th\u00e9oriques relatives au statut constructionnel de ce sch\u00e9ma et aux m\u00e9canismes qui\u00a0permettent de l\u2019enrichir, elle apporte de nouveaux \u00e9l\u00e9ments clefs \u00e0 la r\u00e9flexion, en particulier en consid\u00e9rant les dynamiques du rang de fr\u00e9quence \u00e0 travers les diff\u00e9rentes p\u00e9riodes consid\u00e9r\u00e9es, et en exploitant la loi de Zipf pour rendre compte de l\u2019organisation structurelle\u00a0de cette multiplicit\u00e9 d\u00e9routante de pr\u00e9positions h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bybee, J. (2006). From usage to grammar: The mind&rsquo;s response to repetition.\u00a0<em>Language<\/em>, 711-733.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>De Mulder, W. (2019). <em>En voie de<\/em>: Du trajet spatial \u00e0 l\u2019aspect.\u00a0<em>Revue Romane. Langue et litt\u00e9rature. International Journal of Romance Languages and Literatures<\/em>,\u00a054(1), 39-61.<\/p>\n\n\n\n<p>De Mulder, W., &amp; Amiot, D. (2013). <em>En<\/em>: de la pr\u00e9position \u00e0 la construction.\u00a0<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>, (2), 21-39.<\/p>\n\n\n\n<p>Ellis, N. C. (2012). Formulaic language and second language acquisition: Zipf and the phrasal teddy bear.\u00a0<em>Annual review of applied linguistics<\/em>,\u00a032, 17.<\/p>\n\n\n\n<p>Ellis, N. C., O&rsquo;Donnell, M., &amp; R\u00f6mer, U. (2014). Does language Zipf right along? Investigating robustness in the latent structures of usage and acquisition. In Connor-Linton J. Amoroso L.W. (\u00e9ds),\u00a0<em>Measured Language: Quantitative Studies of Acquisition, Assessment, and Variation,<\/em> Georgetown University Press, 33-50.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. (2009). Pr\u00e9positions et locutions pr\u00e9positionnelles: un s\u00e9mantisme comparable?.\u00a0<em>Langages<\/em>, (1), 95-113.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B., &amp; Combettes, B. (2013). De en \u00e0 dans, un simple remplacement? Une \u00e9tude diachronique.\u00a0<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>, (2), 93-115.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B., &amp; De Mulder, W. (2007). La formation des pr\u00e9positions complexes: grammaticalisation ou lexicalisation?.\u00a0<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>, (4), 9-29.<\/p>\n\n\n\n<p>Fischer, O. (2018). Analogy: Its role in language learning, categorization, and in models of language change such as grammaticalization and constructionalization. In Hancil, S., Breban, T., Lozano, J. V.,\u00a0<em>New Trends in Grammaticalization and Language Change<\/em>, John Benjamins Publishing Company, 75-104.<\/p>\n\n\n\n<p>Frantext (2021). Base textuelle Frantext, ATILF (CNRS) &amp; Universit\u00e9 de Lorraine. http:\/\/www.frantext.fr<\/p>\n\n\n\n<p>Hoffmann, S. (2004). Are low-frequency complex prepositions grammaticalized.\u00a0<em>Corpus approaches to grammaticalization in English<\/em>, 171-210.<\/p>\n\n\n\n<p>Hoffmann, S. (2007).\u00a0<em>Grammaticalization and English complex prepositions: A corpus-based study<\/em>.\u00a0Routledge.<\/p>\n\n\n\n<p>Lauwers, P. (2010). Les locutions en sous comme constructions.\u00a0<em>Fran\u00e7ais Moderne<\/em>,\u00a078(1), 3-27. <\/p>\n\n\n\n<p>Lauwers, P., &amp; Willems, D. (2011). Coercion: Definition and challenges, current approaches, and new trends.\u00a0<em>Linguistics<\/em>,\u00a049(6), 1219-1235.<\/p>\n\n\n\n<p>Perek, F., &amp; Lemmens, M. (2010). Getting at the meaning of the English at-construction: the case of a constructional split.\u00a0<em>CogniTextes. Revue de l\u2019Association fran\u00e7aise de linguistique cognitive<\/em>, (Volume 5).<\/p>\n\n\n\n<p>Pichal, W. (1971). Un exemple d&rsquo;impr\u00e9cision lexicale: en fonction de.\u00a0Equivalences,\u00a02(1), 10-22. Pijpops, D., De Smet, I., &amp; Van de Velde, F. (2018). Constructional contamination in morphology and syntax: four case studies.\u00a0<em>Constructions and Frames<\/em>,\u00a010(2), 269-305.<\/p>\n\n\n\n<p>Smith, A. (2013). Complex prepositions and variation within the PNP construction. In Hasselg\u00e5rd, H., Ebeling K., Oksefjell Ebeling S. (\u00e9ds),\u00a0<em>Corpus Perspectives on Patterns of Lexis<\/em>, John Benjamin, 153-174.<\/p>\n\n\n\n<p>Traugott, E. C. (2008). The grammaticalization of NP of NP patterns.\u00a0<em>Constructions and language change<\/em>, 23-45.<\/p>\n\n\n\n<p>Trousdale, G. (2014). On the relationship between grammaticalization and constructionalization.\u00a0<em>Folia Linguistica<\/em>,\u00a048(2), 557-578.<\/p>\n\n\n\n<p>Vigier, D. (2017). L\u2019\u00e9volution des usages des pr\u00e9positions <em>en, dans, dedans<\/em> entre le XVIe et le\u00a0XXe si\u00e8cle: approche distributionnelle sur corpus outill\u00e9.\u00a0<em>Discours. Revue de linguistique, psycholinguistique et informatique. A journal of linguistics, psycholinguistics and computational linguistics<\/em>, (21).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"piunno\"><strong>Diachrony and synchrony of multiword prepositional phrases in (some) Romance languages. A corpus-based analysis<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Valentina Piunno &amp; Vittorio Ganfi<\/p>\n\n\n\n<p>The traditional idea that the lexicon was an inventory of idiosyncratic and irregular entities has been questioned by several theoretical frameworks. Various approaches have shown the existence of regular schemas beyond the lexicon (cf. at least, Bybee 2006, 2011; Hopper &amp; Traugott 2003). This work is aimed at analysing the domain of complex prepositions, through the description of synchronic and diachronic features of such structures. In particular, it intends to investigate the dynamics of lexicalisation and grammaticalisation that led to the formation of multiword prepositional phrases in some contemporary Romance languages (i.e. Italian, French, Spanish), starting from the analysis of the configurations in their oldest phases.<\/p>\n\n\n\n<p>Among the set of complex lexemes, those appearing as prepositional phrases are heterogeneous in both structural and functional terms (Giacalone Ramat 1994; Fagard &amp; De Mulder 2007; Leeman 2007; Ganfi &amp; Piunno 2017; Piunno &amp; Ganfi 2019; 2021;&nbsp;Fagard, Pinto de Lima, Stosic &amp; Smirnova 2020). Already in the earliest phases of the three languages taken into account, multiword prepositional phrases with adverbial (1), adjectival (2), prepositional (3) and conjunctional (4) functions are attested.<\/p>\n\n\n\n<p>(1)&nbsp;Adverbial PPs<\/p>\n\n\n\n<p>a. Old Italian:\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0perd\u00e8 l\u2019avere [&#8230;]\u00a0<strong><em>in ciocca<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018he completely lost<em>&nbsp;<\/em>his property\u2019 (<em>lit.&nbsp;<\/em>he lost the property in a lock of hair)<\/p>\n\n\n\n<p>(A. Pucci,&nbsp;<em>Centiloquio<\/em>, a. 1388 (fior.), c. 9, terz. 42, vol. 1, p. 103).<\/p>\n\n\n\n<p>b. Old Spanish:&nbsp;vendimiar&nbsp;<strong><em>a medias<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2018to harvest in half\u2019 (<em>lit<\/em>. to harvest at half)<\/p>\n\n\n\n<p>(An\u00f3nimo,&nbsp;<em>Libro de los fueros<\/em>&nbsp;<em>de Castiella<\/em>, 1284).<\/p>\n\n\n\n<p>c. Middle French:&nbsp;(il) fut abatu&nbsp;<strong><em>de plaine&nbsp;arriv\u00e9e<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018(he) was quickly knocked over\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>(Doc. Poitou&nbsp;G., t.9, 1449, 117).<\/p>\n\n\n\n<p>(2)&nbsp;&nbsp;Adjectival PPs<\/p>\n\n\n\n<p>a.&nbsp;Old Italian:&nbsp;&nbsp;&nbsp;gambe&nbsp;<strong><em>a gangheri<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018well-articulated legs\u2019 (<em>lit.<\/em>&nbsp;legs at head metal)<\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>(Sacchetti,&nbsp;<em>Trecentonovelle<\/em>, XIV sm. (fior.), 178, p. 445.34).<\/p>\n\n\n\n<p>b.&nbsp;Old Spanish:&nbsp;rey&nbsp;<strong><em>de buen entendimiento<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018intelligent king\u2019 (<em>lit<\/em>. king of goof skills)<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;(Alfonso X, General Estoria, II parte, 1275)<\/p>\n\n\n\n<p>c.&nbsp;&nbsp;Middle French:&nbsp;chevalier [\u2026]&nbsp;<strong><em>de grant part<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018knight of noble origins\u2019 (<em>lit<\/em>. knight of big part)<\/p>\n\n\n\n<p>(CHASTELL., Chron. K., t.2, c.1456-1471, 193).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(3) Prepositional PPs:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Old Italian:&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><em>d\u2019arrassu de<\/em><\/strong>&nbsp;la sua gructa&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018far from the cave\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;(Giovanni Campulu, 3, 16, 1315).<\/p>\n\n\n\n<p>b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Old Spanish:&nbsp;<strong><em>por parte de<\/em><\/strong>&nbsp;su padre era de alto linaje&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018from the side of his father (he) was of high lineage\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;(An\u00f3nimo,&nbsp;<em>Cr\u00f3nica de Don \u00c1lvaro de Luna<\/em>, c1453).<\/p>\n\n\n\n<p>c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Middle French:&nbsp;<strong><em>\u00e0 la&nbsp;requeste<\/em><\/strong><strong>&nbsp;<\/strong><strong><em>de<\/em><\/strong>&nbsp;Colin Le Rotisseur&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018upon the request of Colin Le Rotisseur\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;(Reg. crim. Ch\u00e2t., I, 1389-1392, 205).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(4) Conjunctional PP:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>a.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Old Italian:&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><em>al te[m]po che<\/em><\/strong><em>&nbsp;<\/em>and\u00f2 nel&rsquo;oste&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018when he went to the innkeeper\u2019&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;(Documento pistoiese, 1,60, 1240-50).<\/p>\n\n\n\n<p>b.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Old Spanish:&nbsp;<strong><em>en tal manera que<\/em><\/strong>&nbsp;nos [&#8230;] damos a uos toda quanta heredat \u2018in a manner that we give you all the heritage\u2019&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(An\u00f3nimo,&nbsp;<em>Carta de cambio,<\/em>&nbsp;c1218-1300).<\/p>\n\n\n\n<p>c.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Middle French:&nbsp;<strong><em>en telle fa\u00e7on que<\/em><\/strong>, [&#8230;], tout fut brusl\u00e9 \u2018in a certain manner that all was burnt\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;(ROYE,&nbsp;<em>Chron. scand<\/em>., I, 1460-1483, 267).<\/p>\n\n\n\n<p>In the contemporary stages of the Romance languages considered, several uses of multiword prepositional phrases with adverbial (5), adjectival (6), prepositional (7) and conjunctional (8) functions can be considered, in terms of frequency of use and types of configurations.<\/p>\n\n\n\n<p>(5) Adverbial PPs<\/p>\n\n\n\n<p>a. Contemporary Italian:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ha&nbsp;parlato&nbsp;<strong><em>a briglia sciolta<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em><\/strong>\u2018he spoke at full gallop\u2019 (<em>lit<\/em>. he spoke at loose bridle)<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;b. Contemporary Spanish:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;trabajar&nbsp;<strong><em>por comisi\u00f3n<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018work on order\u2019 (<em>lit<\/em>. to work for commission)<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;c. Contemporary French:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;le petit train avance&nbsp;<strong><em>\u00e0 toute allure<\/em><\/strong><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>\u2018the small train moves forward very fast\u2019 (<em>lit.<\/em>&nbsp;the small train moves forward at all speed)<\/p>\n\n\n\n<p>(6) Adjectival PPs<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;a. Contemporary Italian:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;occhiali&nbsp;<strong><em>a goccia<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018drop-shaped glasses\u2019<em>&nbsp;<\/em>(<em>lit.&nbsp;<\/em>glasses at drop)<\/p>\n\n\n\n<p>b. Contemporary Spanish:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;tela&nbsp;<strong><em>de rayas<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018pinstripe\u2019 (<em>lit<\/em>. tissue at rows)<\/p>\n\n\n\n<p>c. Contemporary French:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;voitures&nbsp;<strong><em>en circulation<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018moving cars\u2019 (<em>lit<\/em>. cars in circulation)<\/p>\n\n\n\n<p>(7) Prepositional PPs<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;a. Contemporary Italian:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;la lettera&nbsp;<strong><em>da parte di&nbsp;<\/em><\/strong>un cliente<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u2018the letter of a customer\u2019 (<em>lit<\/em>. the letter from part of a customer)<\/p>\n\n\n\n<p>b. Contemporary Spanish:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><em>en frente de<\/em><\/strong><em>&nbsp;<\/em>la casa<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>\u2018in front of the house\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>c. Contemporary French:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><em>au regard de<\/em><\/strong><em>&nbsp;<\/em>ces consid\u00e9rations&#8230;<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>\u2018in light of such considerations\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>(8) Conjunctional PPs<\/p>\n\n\n\n<p>a. Contemporary Italian:\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<strong><em>dal momento che<\/em><\/strong>\u00a0stai utilizzando un browser \u2018since you are using a browser\u2019 (<em>lit<\/em>. from the moment that you are using a browser)<\/p>\n\n\n\n<p>b. Contemporary Spanish:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><em>de manera que<\/em><\/strong><em>&nbsp;<\/em>una persona pueda \u2018so that a person may\u2019 (lit. of manner that a person may\u2019)<\/p>\n\n\n\n<p>c. Contemporary French:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><em>au cas o\u00f9<\/em><\/strong>&nbsp;ils maintiennent leur position \u2018in case they keep their position\u2019<\/p>\n\n\n\n<p>This investigation aims at (a) providing a representative frame of the use of the various configurations in the different phases of the languages, (b) clarifying the diachronic relationship between sequences employing the same lexemes in both the Old and Contemporary phases, (c) highlighting the divergences of the complex lexemes\u2019 system in the different phases of the languages. For this purpose, data will be collected through diachronic dictionaries or databases (i.e. the&nbsp;<em>OVI<\/em>corpus<a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;and the TLIO dictionary<a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;for Old Italian, the&nbsp;<em>CORDE<\/em><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;corpus for Old Spanish, and the&nbsp;<em>Dictionnaire du Moyen Fran\u00e7ais<\/em><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>&nbsp;for Middle French) and synchronic corpora (i.e.&nbsp;the&nbsp;<em>ITTenTen16<\/em><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>&nbsp;for Contemporary Italian, the&nbsp;<em>ESTenTen18<\/em><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a><em>&nbsp;<\/em>for Contemporary Spanish, and the&nbsp;<em>FRTenTen17<\/em><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>&nbsp;for Contemporary French).<\/p>\n\n\n\n<p>Multiword prepositional phrases will be distinguished according to their structure (e.g. syntagmatic configuration, type of preposition and lexemes used) and their function (i.e. adverbial, adjectival, prepositional, conjunctional). Each function will be described according to the distributional properties emerging from the analysis of the contexts of use attested in the corpora. Furthermore, the analysis of multiword prepositional phrases will take into consideration the relation between the fixedness and cohesion of the constituents of the prepositional phrases with their degree of grammaticalisation and their frequency of use.<\/p>\n\n\n\n<p>Finally, the historical evolution of the different functions will be considered in order to prove the existence of a historical path that has led to the functional diversification of the system of multiword prepositional phrases in the three Romance languages considered.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>References<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bybee, J. (2006). \u201cFrom Usage to Grammar: The Mind&rsquo;s Response to Repetition\u201d,&nbsp;<em>Language<\/em>, 82, 4: 711-733.<\/p>\n\n\n\n<p>Bybee, J. (2011). \u201cUsage-based Theory and Grammaticalization\u201d, in Narrog, H. &amp; Heine, B. (eds.),&nbsp;<em>The Oxford Handbook of Grammaticalization<\/em>, Oxford: Oxford University Press: 69-78.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. &amp; De Mulder, W. (2007). \u201cLa formation des pr\u00e9positions complexes: grammaticalisation ou lexicalisation?\u201d,&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>: 156: 9-29.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B., Pinto de Lima, J., Stosic, D. &amp; Smirnova, E. (2020).&nbsp;<em>Complex adpositions in European Languages<\/em>. Berlin: De Gruyter.<\/p>\n\n\n\n<p>Ganfi, V&nbsp;&amp; Piunno, V. (2017). \u201cPreposizioni complesse in italiano antico e contemporaneo. Grammaticalizzazione, schematismo e produttivit\u00e0\u201d,&nbsp;<em>Archivio Glottologico Italiano<\/em>, CII (2): 184-204.<\/p>\n\n\n\n<p>Giacalone Ramat, A. (1994). \u201cFonti di grammaticalizzazione. Sulla ricategorizzazione di verbi e nomi come preposizioni\u201d, in<em>&nbsp;<\/em>Cipriano, P., Di Giovine, P.&nbsp;&amp;&nbsp;Mancini, M. (eds.),&nbsp;<em>Miscellanea di studi linguistici in onore di Walter Belardi<\/em>.&nbsp;Roma: Il Calamo: 877-896.<\/p>\n\n\n\n<p>Hopper, P.J. &amp; Traugott, E.C. (2003).&nbsp;<em>Grammaticalization<\/em>.&nbsp;Cambridge: Cambridge University Press.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Leeman, D. (2007).&nbsp;\u201cDe la pr\u00e9position \u00e0 la locution pr\u00e9positionnelle\u201d,&nbsp;<em>Mod\u00e8les linguistique,<\/em>&nbsp;55: 7-15.<\/p>\n\n\n\n<p>Piunno, V. &amp; Ganfi, V. (2019). \u201cUsage-based account of Italian Complex Prepositions denoting the Agent\u201d,&nbsp;<em>Revue Romane,&nbsp;<\/em>54(1): 141-175.<\/p>\n\n\n\n<p>Piunno, V. &amp; Ganfi, V. (2021). \u201cSynchronic and diachronic analysis of prepositional multiword modifiers across Romance languages\u201d,&nbsp;<em>Lingvisticae Investigationes<\/em>, 43 (2): 352-379.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. &amp; Fagard, B. (2019). \u201cLes pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais: pour une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re\u201d,&nbsp;<em>Revue Romane<\/em>, 54 (1): 8-38.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;Website:&nbsp;http:\/\/gattoweb.ovi.cnr.it\/(S(lm2bisijhy1jzpvqqcugebxt))\/CatForm01.aspx.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;Website:&nbsp;http:\/\/tlio.ovi.cnr.it\/TLIO\/.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;Website: http:\/\/corpus.rae.es\/cordenet.html.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>&nbsp;Website: http:\/\/www.atilf.fr\/dmf.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>&nbsp;Website: https:\/\/www.sketchengine.eu\/ittenten-italian-corpus\/.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>&nbsp;Website: https:\/\/www.sketchengine.eu\/esTenTen-spanish-corpus\/.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/52C20D8D-D152-45BE-A696-D59CECF6F988#_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>\u00a0Website: https:\/\/www.sketchengine.eu\/frtenten-french-corpus\/.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"radchankava\">Using\u00a0<em>BERT<\/em>\u00a0to Explore Semantic Shifts of Complex Prepositions<\/h2>\n\n\n\n<p>Liudmila Radchankava &amp;\u00a0Vasily Konovalov<\/p>\n\n\n\n<p>The present study aims to investigate some possible ways to semi-automatically detect diachronic functional-contextual changes. In this sense, the aim of this study is to expand the application of embedding-based methods beyond the area of lexical semantics and to further expand the burgeoning research whether contextualized embeddings can be used to study the semantic shifts of complex prepositions.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Key words:&nbsp;<em>BERT, complex prepositions, clustering, semantic shifts<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>The formation of a new complex preposition is assumed to go along with semantic change of the original construction. The defining characteristic of synsemantic words (prepositions, conjunctions and particles) is the categorical meaning of relativity. Therefore, the most important prerequisite for the transition from autosemantic to synsemantic units is the development of the element of relativity. It is widely accepted that relational meanings in terms of content cannot be concrete and always reflect something abstract. The emergence of a new preposition is influenced by different types of contexts in diachronic development. While a PP develops into a complex preposition, it is expected to become more abstract and therefore polysemous (Lehmann &amp; Stolz:1992: 29).<\/p>\n\n\n\n<p>It is therefore typical that the development of the relativity element in autosemantic words takes place under conditions which are unusual for any given autosemantic unit regarding its syntactic and semantic relations. The development of relativity prevents the semantic correlation to the etymon from being completely lost. Furthermore, the transition from autosemantic units to prepositions leads to the formation of homonyms of a certain type:&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\"><li><em>However, such overlapping could be acceptable&nbsp;<strong>in view of<\/strong>&nbsp;the importance of recognizing the needs of these groups.&nbsp;<\/em>(COHA)<\/li><li><em>the coronation itself takes place on the balcony of Saint Peter&rsquo;s Basilica,&nbsp;<strong>in view of<\/strong>&nbsp;the crowds assembled in Saint Peter&rsquo;s Square below.&nbsp;<\/em>(COHA)<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>The formation of a new complex preposition assumably coincides with the semantic change of the original construction. As soon as a complex formation is used as an adposition, the direct communication effect of the original metaphor has disappeared (Haspelmath 1999: 1060-61). To the extent that the particular meaning of a basic noun diminishes, new formations with a semantically more substantial core noun appear and correspond exactly to the model in their type of formation (Lehmann 2002: 12). However, in certain sequences, it is difficult to assess whether desemantization has taken place since the core noun of the prepositional addition often has abstract semantics. In this case, a transition from concrete, specific semantics to a more abstract diffuse meaning either does not take place or is difficult to determine.<\/p>\n\n\n\n<p>According to Heine (2002: 86), the diachronic development can be divided into four stages. Level I refers to the \u00ab\u00a0normal\u00a0\u00bb compositional meaning. In stage II there is a bridging context, where the relevant lexical units appear in contexts in which they were not previously used. Furthermore, the newly created contexts can come to the foreground. In stage III a new context is allowed, which dismisses\/excludes the original interpretation\/meaning. Lastly, the complete target meaning is formed, which is no longer linked to the original meaning and can now be used in new contexts(i.e. conventionalization level IV).<\/p>\n\n\n\n<p>Nonetheless, some prepositions are borrowed and do not undergo all the stages of preposition formation. Presumably, the English preposition&nbsp;<em>by virtue of<\/em>&nbsp;was probably borrowed from French. Old French had the structurally similar expression&nbsp;<em>par la vertu de<\/em>, which, according to the Dictionaire historique de la langue fran\u00e7aise, was documented as early as the 13th century (Hoffmann 2005: 71). We can also find an example of borrowing a preposition from French in Russian. During the formation of the Russian preposition&nbsp;<em>v ka\u010destve<\/em>, the influence of French (fr.&nbsp;<em>en qualit\u00e9 de<\/em>) is undisputed. The first indication of its prepositional use can be traced back to the French-Russian translations, and diplomatic correspondence in the 18th century. The preposition&nbsp;<em>v ka\u010destve<\/em>&nbsp;has the same meanings that are inherent in the French&nbsp;<em>la qualit\u00e9<\/em>&nbsp;(\u2018property\u2019 in the sense of \u2018title, position, status\u2019)(cf. \u010cerkasova 1967: 174).<\/p>\n\n\n\n<p>We introduce a usage-based approach to lexical semantic change analysis which relies on contextualized representations of words. First, given preposition of interest, we label the modern use cases into the number of semantic classes. Then we use BERT language model (Devlin et. al 2019) to compute usage representations for each occurrence of these words. Then we train the model given the contextualized preposition representation and corresponding semantic classes. Having trained the model we classify all the given preposition use cases along the temporal axis. Then we detect and analyze the usage types that were different from the modern usage types. In our second experiment, we assign a label probability distribution to the complex preposition over time. Then we calculate the Kullback\u2013Leibler distance between these distributions and uniform distribution and calculate the correlation between these distances and the year of usage.<\/p>\n\n\n\n<p>Compared to other prepositions, borrowed prepositions initially function as standard prepositions and do not partake in gradual semantic and structural development. With this in mind, there are no measurable diachronic semantic differences expected in these prepositions. As stated earlier, under normal circumstances \u0430 new preposition would have required context-induced reinterpretation.<\/p>\n\n\n\n<p>This study shows that BERT embeddings can be used successfully to identify the various functions or usage types of semi-grammatical construction. BERT formulates expected functional-semantic developments from investigated prepositions based on linguistic literature and evaluates whether BERT embeddings can be used in combination with time-sensitive measures automatically recognizes these changes on the examples from the Corpus of Historical American English [COHA] and Russian National Corpus.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>References<\/strong>:<\/p>\n\n\n\n<p>\u010cerkasova, Evdokija Trofimovna.&nbsp;1967.&nbsp;<em>Perexod polnozna\u010dnyx slov v predlogi<\/em>.&nbsp;Nauka.<\/p>\n\n\n\n<p>Devlin, J., Chang, M. W., Lee, K., &amp; Toutanova, K. 2018.&nbsp;<em>Bert: Pre-training of deep bidirectional transformers for language understanding.<\/em>&nbsp;arXiv preprint arXiv:1810.04805.<\/p>\n\n\n\n<p>Haspelmath, M. 1999. Why is grammaticalization irreversible?.&nbsp;<em>Linguistics<\/em>, 37(6), 1043-1068.<\/p>\n\n\n\n<p>Heine, Bernd. 2002. On the role of context in grammaticalization. In Wischer, Ilse and Diewald, Gabriele&nbsp;&nbsp;(eds.) :<em>New reflects on grammaticalization<\/em>. Publisher: John Benjamins Publishing., 83-101<\/p>\n\n\n\n<p>Hoffmann, Sebastian 2005.&nbsp;<em>Grammaticalization and English Complex Prepositions<\/em>&nbsp;. London.<\/p>\n\n\n\n<p>Lehmann, C. (2002): New reflections on grammaticalization and lexicalization. In: Wischer, I., Diewald, G. (eds.):&nbsp;<em>New reflections on grammaticalization<\/em>.&nbsp;Amsterdam, Philadelphia: Benjamins, 1-18.<\/p>\n\n\n\n<p>Lehmann, Christian &amp; Christel Stolz. 1992.&nbsp;<em>Bildung von Adpositionen im Deutschen<\/em>. Erfurt: Seminar f\u00fcr Sprachwissenschaft der Universit\u00e4t (ASSidUE 6).<\/p>\n\n\n\n<p>Russian National Corpus&nbsp;http:\/\/www.ruscorpora.ru\/<\/p>\n\n\n\n<p>Corpus of Historical American English&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le traitement lexicographique des locutions pr\u00e9positives fran\u00e7aises dans les dictionnaires fran\u00e7ais-polonais<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"ucherek\">Witold Ucherek<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs auteurs soulignent le caract\u00e8re ouvert de la classe des locutions pr\u00e9positives et le grand nombre des unit\u00e9s qui la composent. Ainsi, Novikova (1966) parle d\u2019une bonne centaine de locutions pr\u00e9positives qui sont d\u00e9j\u00e0 entr\u00e9es dans le syst\u00e8me de la langue fran\u00e7aise et d\u2019environ 450 constructions analytiques fonctionnant comme pr\u00e9positions dans le texte. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, Delaunoy (1967) fournit une liste de plus de 320 constructions qu\u2019il consid\u00e8re comme des locutions pr\u00e9positives. Pougeoise (1996) estime que le nombre de ces locutions atteint 500. Selon Borillo (1997), le nombre des seules locutions pr\u00e9positives spatiales et temporelles est sup\u00e9rieur \u00e0 300. Gross (1981) avance le chiffre d\u2019un millier de constructions contenant un nom classifieur et apparent\u00e9es aux pr\u00e9positions, mais il doute que l\u2019on puisse parler d\u2019un tel nombre de locutions pr\u00e9positives. Or, la nomenclature du dictionnaire fran\u00e7ais-polonais des pr\u00e9positions (E. Ucherek 1997) renferme pr\u00e8s de mille unit\u00e9s polylexicales.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ces divergences entre les chercheurs sont dues \u00e0 ce qu\u2019ils adoptent diff\u00e9rentes m\u00e9thodes d\u2019identification des locutions pr\u00e9positives. En effet, en vue de d\u00e9cider de l\u2019appartenance d\u2019un groupe de mots \u00e0 la classe des pr\u00e9positions compos\u00e9es, ils utilisent des crit\u00e8res de nature tr\u00e8s vari\u00e9e&nbsp;: les crit\u00e8res s\u00e9mantique, syntaxique, distributionnel, flexionnel (op\u00e9ratoire notamment pour les langues slaves), fr\u00e9quentiel et m\u00eame technique (test de traduction en langue \u00e9trang\u00e8re). Dans la majorit\u00e9 des cas les tests qu\u2019ils proposent ont pour but de pr\u00e9ciser le degr\u00e9 de lexicalisation des expressions donn\u00e9es. Certains chercheurs nient tout de m\u00eame l\u2019utilit\u00e9 d\u2019un crit\u00e8re particulier \u2013 surtout du crit\u00e8re s\u00e9mantique, mais aussi du crit\u00e8re de lexicalisation (cf. W. Ucherek 2003 pour une revue de ces crit\u00e8res). C\u2019est pourquoi, plus r\u00e9cemment, Stosic et Fagard (2019) ont propos\u00e9 une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bref, la fixation d\u2019une limite nette entre les constructions syntaxiques libres et les locutions pr\u00e9positives est souvent impossible&nbsp;; on ne peut alors qu\u2019indiquer approximativement le degr\u00e9 de locutionnalit\u00e9 d\u2019une construction. Toutefois, ind\u00e9pendamment des h\u00e9sitations th\u00e9oriques, d\u00e9cider si une construction peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une locution pr\u00e9positive est une n\u00e9cessit\u00e9 pratique pour le lexicographe.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C\u2019est justement les choix des lexicographes bilingues relatifs au traitement des locutions pr\u00e9positives qui ont attir\u00e9 notre attention. Dans la communication, qui s\u2019inscrit dans le th\u00e8me 9 du colloque, nous nous proposons d\u2019examiner la place des locutions pr\u00e9positives fran\u00e7aises dans les paratextes, les macrostructures et les microstructures de certains dictionnaires g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais-polonais. Seront retenus les dictionnaires de grande taille et de taille moyenne, \u00e0 savoir l\u2019unique grand dictionnaire fran\u00e7ais-polonais (1980-1982), le&nbsp;<em>Dictionnaire pratique fran\u00e7ais-polonais<\/em>&nbsp;(1968), le&nbsp;<em>Dictionnaire \u00e9l\u00e9mentaire fran\u00e7ais-polonais<\/em>&nbsp;(1997) et le&nbsp;<em>Dictionnaire Compact plus fran\u00e7ais-polonais<\/em>&nbsp;(2001), et une s\u00e9lection des dictionnaires de taille plus r\u00e9duite, avant tout r\u00e9cents, comme par exemple le&nbsp;<em>Dictionnaire Assimil Kernerman polonais-fran\u00e7ais, fran\u00e7ais-polonais<\/em>&nbsp;(2009), le&nbsp;<em>Dictionnaire universel fran\u00e7ais-polonais et polonais-fran\u00e7ais<\/em>(2001), le&nbsp;<em>Du\u017cy s\u0142ownik polsko-francuski, francusko-polski&nbsp;<\/em><em>Langenscheidt<\/em>&nbsp;(2008), le&nbsp;<em>Wsp\u00f3\u0142czesny s\u0142ownik francusko-polski, polsko-francuski Pons<\/em>&nbsp;(2007) ou le&nbsp;<em>Sprytny s\u0142ownik francusko-polski i polsko-francuski<\/em>&nbsp;(2010).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Une analyse pr\u00e9liminaire permet de constater que dans leurs \u00e9nonc\u00e9s introductifs, les dictionnaires consult\u00e9s ne renseignent pas du tout sur le traitement lexicographique des locutions pr\u00e9positives&nbsp;; rappelons que parfois, il en est autrement par exemple dans le cas des locutions adverbiales. Or, si les pr\u00e9positions \u00e9l\u00e9mentaires font normalement partie de la nomenclature du dictionnaire, celles appartenant \u00e0 d\u2019autres cat\u00e9gories des pr\u00e9positions ne se laissent pas rep\u00e9rer aussi facilement. En effet, la pr\u00e9sence des locutions pr\u00e9positives dans la nomenclature n\u2019est pas fr\u00e9quente (cf. W. Ucherek 2019)&nbsp;; si tel est le cas, ces locutions sont le plus souvent donn\u00e9es dans l\u2019ordre alphab\u00e9tique de leur premier composant, mais aussi dans l\u2019ordre de leur composant principal. En g\u00e9n\u00e9ral, les locutions pr\u00e9positives sont un peu plus susceptibles d\u2019appara\u00eetre dans la nomenclature lorsque&nbsp;: elles s\u2019ouvrent par une forme qui ne s\u2019emploie pas en dehors de la locution&nbsp;; il existe une locution adverbiale homonymique&nbsp;; elles sont morphologiquement apparent\u00e9es \u00e0 une locution adverbiale&nbsp;; elles sont consid\u00e9r\u00e9es \u00e0 tort comme des adverbes. Le plus souvent, les locutions pr\u00e9positives sont \u00e0 chercher dans des articles lexicographiques d\u00e9di\u00e9s \u00e0 leurs membres s\u00e9mantiquement pleins. Apparemment, leur place dans la microstructure de ces articles peut \u00eatre la suivante&nbsp;: elles figurent dans un sous-article&nbsp;; elles figurent dans une rubrique \u00e0 part ; elles figurent \u00e0 la fin de l\u2019article, dans une section enti\u00e8rement consacr\u00e9e aux expressions fig\u00e9es&nbsp;; elles figurent \u00e0 la fin d\u2019une rubrique d\u2019article, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d\u2019un s\u00e9parateur. Dans tous ces cas, nous nous int\u00e9resserons aux moyens utilis\u00e9s par les lexicographes pour indiquer le statut pr\u00e9positionnel (abr\u00e9viations grammaticales telles que&nbsp;<em>pr\u00e9p<\/em>.,&nbsp;<em>prep<\/em>.,&nbsp;<em>praep<\/em>. ou&nbsp;<em>przyim<\/em>.) et\/ou locutionnel (abr\u00e9viations&nbsp;<em>loc<\/em>. ou&nbsp;<em>expr<\/em>., signes conventionnels comme un losange ou un triangle, italiques, \u2026) de ces unit\u00e9s. Ensuite, nous porterons notre attention \u00e0 des locutions pr\u00e9positionnelles non identifi\u00e9es comme telles, qui sont tout simplement cit\u00e9es parmi les exemples d\u2019emploi du mot d\u2019entr\u00e9e, \u00e0 l\u2019\u00e9gal des syntagmes libres.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L\u2019analyse comparative des articles venant de plusieurs dictionnaires permettra tout d\u2019abord de v\u00e9rifier s\u2019il existe un ensemble d\u2019unit\u00e9s fran\u00e7aises g\u00e9n\u00e9ralement reconnues par les lexicographes bilingues comme locutions pr\u00e9positives, mais aussi d\u2019en dresser une liste maximale. La confrontation de la pratique lexicographique bilingue avec celle unilingue et avec des inventaires de pr\u00e9positions figurant dans des travaux th\u00e9oriques permettra de voir, premi\u00e8rement, s\u2019il y a des constructions dont le statut de locution pr\u00e9positive ne soul\u00e8ve pas de doutes qui soient n\u00e9glig\u00e9es par les lexicographes bilingues, et, deuxi\u00e8mement, s\u2019il y a des unit\u00e9s identifi\u00e9es comme locutions pr\u00e9positives dans les bilingues du corpus, mais pas dans les ouvrages de r\u00e9f\u00e9rence. Ensuite, l\u2019examen du traitement microstructurel des pr\u00e9positions complexes permettra d\u2019\u00e9valuer la pratique lexicographique en la mati\u00e8re et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de proposer quelques am\u00e9liorations. Enfin, en \u00e9largissant un peu la perspective, nous essayerons de comparer l\u2019inventaire des pr\u00e9positions complexes fran\u00e7aises avec celui des pr\u00e9positions polonaises, en nous appuyant notamment sur le dictionnaire des pr\u00e9postions de Milewska (2003).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ouvrages cit\u00e9s\u00a0:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1997), Aide \u00e0 l\u2019identification des pr\u00e9positions compos\u00e9es de temps et de lieu.&nbsp;<em>Faits de Langues<\/em>,&nbsp;9, 175-184.<\/p>\n\n\n\n<p>Delaunoy, A. (1967),&nbsp;<em>Le bon emploi de la pr\u00e9position en fran\u00e7ais<\/em>. Namur, Wesmael-Charlier.<\/p>\n\n\n\n<p>Gross, G. (1981), Les pr\u00e9positions compos\u00e9es. In C. Schwarze (dir.),&nbsp;<em>Analyse des pr\u00e9positions. III<sup>e<\/sup>&nbsp;Colloque franco-allemand de linguistique th\u00e9orique du 2 au 4 f\u00e9vrier 1981 \u00e0 Constance<\/em>. T\u00fcbingen, Max Niemeyer Verlag, 29-39.<\/p>\n\n\n\n<p>Milewska, B. (2003),&nbsp;<em>S\u0142ownik polskich przyimk\u00f3w wt\u00f3rnych<\/em>. Gda\u0144sk, Wydawnictwo Uniwersytetu Gda\u0144skiego.<\/p>\n\n\n\n<p>Novikova, L.P. (1966), \u041a \u0432\u043e\u043f\u0440\u043e\u0441\u0443 \u043e \u043a\u043b\u0430\u0441\u0441\u0438\u0444\u0438\u043a\u0430\u0446\u0438\u0438 \u043f\u0440\u0435\u0434\u043b\u043e\u0436\u043d\u044b\u0445 \u0441\u043e\u0447\u0435\u0442\u0430\u043d\u0438\u0439 \u0432 \u0441\u043e\u0432\u0440\u0435\u043c\u0435\u043d\u043d\u043e\u043c \u0444\u0440\u0430\u043d\u0446\u0443\u0437\u0441\u043a\u043e\u043c \u044f\u0437\u044b\u043a\u0435 \u043f\u043e \u0441\u0442\u0435\u043f\u0435\u043d\u0438 \u0438\u0445 \u044d\u043a\u0432\u0438\u0432\u0430\u043b\u0435\u043d\u0442\u043d\u043e\u0441\u0442\u0438 \u043f\u0440\u0435\u0434\u043b\u043e\u0433\u0443. In&nbsp;<em>\u041f\u0440\u043e\u0431\u043b\u0435\u043c\u044b \u043b\u0438\u043d\u0433\u0432\u0438\u0441\u0442\u0438\u0447\u0435\u0441\u043a\u043e\u0433\u043e \u0430\u043d\u0430\u043b\u0438\u0437\u0430<\/em>. \u041c\u043e\u0441\u043a\u0432\u0430, \u0418\u0437\u0434\u0430\u0442\u0435\u043b\u044c\u0441\u0442\u0432\u043e \u00ab&nbsp;\u041d\u0430\u0443\u043a\u0430&nbsp;\u00bb, 97-105.<\/p>\n\n\n\n<p>Pougeoise, M. (1996),&nbsp;<em>Dictionnaire didactique de la langue fran\u00e7aise<\/em>. Paris, Armand Colin.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. &amp; Fagard, B. (2019), Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais : pour une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re.&nbsp;<em>Revue Romane<\/em>, 54 (1), 8-38.<\/p>\n\n\n\n<p>Ucherek, E. (1997),&nbsp;<em>Francusko-polski s\u0142ownik przyimk\u00f3w<\/em>. Warszawa, Wydawnictwo Naukowe PWN.<\/p>\n\n\n\n<p>Ucherek, W. (2003), Probl\u00e8mes de d\u00e9limitation des pr\u00e9positions compos\u00e9es.\u00a0<em>Romanica Wratislaviensia<\/em>,\u00a0L, 77-95.Ucherek, W. (2019),\u00a0<em>Les articles pr\u00e9positionnels en lexicographie bilingue fran\u00e7ais-polonais<\/em>.\u00a0Paris, L\u2019Harmattan.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"bras\"><strong>Les pr\u00e9positions complexes du domaine temporel\u00a0: inventaire et description<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Myriam Bras &amp; Dejan Stosic<\/p>\n\n\n\n<p>Nous nous int\u00e9resserons dans cette communication aux pr\u00e9positions complexes temporelles (<em>jusqu\u2019\u00e0, \u00e0 partir de, au cours de, lors de, \u00e0 la fin de, au-del\u00e0 de, au bout de, au d\u00e9but de, eu milieu de, au moment de, en fin de, tout au long, \u00e0 l\u2019occasion de, \u00e0 la suite de, au fil de, au terme de, \u00e0 l\u2019issue de, il y a, \u00e0 l\u2019aube de, \u2026<\/em>). Nous partirons pour cela d\u2019une liste de pr\u00e9positions complexes (PrepComp) candidates, r\u00e9unies sur la base d\u2019une batterie de crit\u00e8res vari\u00e9s (cf. Borillo 1997, 2002, Adler 2001, Melis 2003, Fagard &amp; De Mulder 2007, Stosic &amp; Fagard 2019) et \u00e0 partir de diverses sources lexicographiques, de grammaires et de la litt\u00e9rature sur le sujet (cf. notamment Borillo 1997, 2002, Melis 2003, Le Pesant 2006). L\u2019ensemble des unit\u00e9s retenues se situent entre le lexique et la grammaire et \u00e9tablissent, \u00e0 l\u2019instar des pr\u00e9positions simples, des relations fonctionnelles et s\u00e9mantiques, en l\u2019occurrence de type temporel, entre un \u00e9l\u00e9ment recteur et un d\u00e9pendant (cf. Melis 2003). Par leur nombre \u2013 une centaine, les pr\u00e9positions complexes temporelles apparaissent en deuxi\u00e8me position, apr\u00e8s les pr\u00e9positions spatiales (cf. Stosic en pr\u00e9paration), ce qui confirme la place centrale du domaine temporel dans nos repr\u00e9sentations linguistiques et conceptuelles.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui concerne le sch\u00e9ma de construction des PrepComp retenues, nous observerons la propension de la pr\u00e9position&nbsp;<em>\u00e0<\/em>&nbsp;\u00e0 \u00eatre le formant initial de nombreuses pr\u00e9positions complexes (<em>\u00e0 partir de, au cours de, \u00e0 la fin de, au-del\u00e0 de, au bout de, au d\u00e9but de, au moment de, \u00e0 l\u2019occasion de, \u00e0 la suite de, au fil de, au terme de, \u00e0 l\u2019issue de, \u00e0 l\u2019aube de, \u2026<\/em>) dans une proportion qui repr\u00e9sente plus de la moiti\u00e9 du corpus.&nbsp;Nous \u00e9tudierons aussi la nature des \u00e9l\u00e9ments lexicaux qui les constituent et mettrons en \u00e9vidence le lien entre ces \u00e9l\u00e9ments et le s\u00e9mantisme des PrepComp form\u00e9es. Trois domaines conceptuels semblent&nbsp;\u00e9merger&nbsp;pour les noms formant ces PrepComp&nbsp;: le temps (<em>\u00e9poque, p\u00e9riode, instant, moment, temps, veille, lendemain, terme, date, d\u00e9but, fin \u2026<\/em>), l\u2019espace (<em>\u00e9cart, issue, longueur, derri\u00e8re, espace, voie, milieu\u2026<\/em>)&nbsp;et l\u2019action (<em>tomb\u00e9e, tomb\u00e9, tomber, cours, d\u00e9part, entr\u00e9e, sortir, sortie, prolongement, attente, avance, coup&#8230;<\/em>).<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous d\u00e9finirons les PrepComp temporelles comme des pr\u00e9positions permettant de construire des syntagmes pr\u00e9positionnels jouant le r\u00f4le de compl\u00e9ment de temps, au m\u00eame titre que les pr\u00e9positions temporelles simples&nbsp;<em>\u00e0, dans, en, depuis, avant, apr\u00e8s, pendant, pour, durant, sur, sous, vers, d\u00e8s, jusque\u2026<\/em>&nbsp;Ces compl\u00e9ments, ou adverbiaux, temporels, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s dans le d\u00e9tail ces derni\u00e8res d\u00e9cennies. Nous nous appuierons en particulier sur les travaux toulousains initi\u00e9s par Andr\u00e9e Borillo (Borillo 1983, 1984, 1985, 1986, 1988, Molin\u00e8s 1989, Bras et Molin\u00e8s 1993, Aurnague et al. 2001) pour analyser le r\u00f4le des items pr\u00e9positionnels complexes dans l\u2019expression des relations temporelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Les pr\u00e9positions simples se combinent avec deux types de syntagmes nominaux&nbsp;pour former des compl\u00e9ments de temps : des SN de dur\u00e9e (<em>trois jours, un mois, des lustres\u2026<\/em>) ou des SN de localisation (<em>mardi, No\u00ebl, l\u2019\u00e9t\u00e9 prochain, la veille, le 20<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle\u2026<\/em>), que nous nommerons SNdur et SNloc. Le SP construit peut \u00e0 son tour exprimer la dur\u00e9e du proc\u00e8s (1, 2) ou localiser celui-ci (3, 4) ou indiquer \u00e0 la fois la dur\u00e9e du proc\u00e8s et sa localisation temporelle (5)&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li><em>Paul a fait le m\u00e9nage de son appartement\u00a0<u>en deux heures<\/u>.\u00a0<\/em><\/li><li><em>Marie s\u2019est repos\u00e9e \u00e0 la campagne\u00a0<u>pendant un mois<\/u>.<\/em><\/li><li><em>Marie a t\u00e9l\u00e9phon\u00e9 \u00e0 Paul\u00a0<u>\u00e0 midi<\/u>\u00a0\/\u00a0<u>apr\u00e8s le repas<\/u>.<\/em><\/li><li><em>Paul et Marie se sont revus\u00a0<u>apr\u00e8s No\u00ebl<\/u>.<\/em><\/li><li><em>Marie est \u00e0 la campagne\u00a0<u>depuis trois jours<\/u>.<\/em><\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Un premier examen de la liste des PrepComp candidates au crible de ces deux distinctions montre qu\u2019elles se combinent en grande majorit\u00e9 avec des SNloc et qu\u2019aucun des SP qu\u2019elles permettent de construire n\u2019exprime la dur\u00e9e pure. Les SP obtenus font partie de la classe des adverbiaux de localisation temporelle (ALT), au sein de laquelle les PrepComp \u00e9tudi\u00e9es&nbsp;apportent des nuances non disponibles dans les ALT construits avec des pr\u00e9positions simples comme la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des parties d\u2019intervalles temporels (<em>au d\u00e9but de l\u2019hiver, en cours de semestre, au terme de \u2026<\/em>). Conform\u00e9ment au fonctionnement g\u00e9n\u00e9ral des pr\u00e9positions complexes,&nbsp;la pr\u00e9sence d\u2019un \u00e9l\u00e9ment lexical dans leur structure entra\u00eene une sp\u00e9cification s\u00e9mantique plus grande (cf. Borillo 2002&nbsp;: 144), ce qui, d\u2019une part, r\u00e9duit consid\u00e9rablement leur degr\u00e9 de polys\u00e9mie et leur p\u00e9rim\u00e8tre d\u2019usage, et, d\u2019autre part, augmente leur pr\u00e9cision dans le marquage de relations s\u00e9mantiques par rapport aux pr\u00e9positions simples relevant du m\u00eame champ s\u00e9mantico-conceptuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous classerons \u00e9galement les SP selon le mode de calcul de la r\u00e9f\u00e9rence temporelle qu\u2019ils induisent&nbsp;: s\u2019agit-il d\u2019un report de mesure temporelle (<em>il y a deux mois<\/em>)&nbsp;ou non&nbsp;(<em>\u00e0 la fin de l\u2019hiver<\/em>)? s\u2019agit-il de la d\u00e9signation d\u2019une borne du r\u00e9f\u00e9rent temporel (<em>\u00e0 partir de demain, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 prochain<\/em>) ou non (<em>au cours de la semaine prochaine, au milieu de l\u2019\u00e9t\u00e9<\/em>)&nbsp;? L\u00e0 aussi, les pr\u00e9positions complexes se montrent plus aptes \u00e0 exprimer des modes de calculs complexes que les pr\u00e9positions simples, \u00e0 l\u2019exception de&nbsp;<em>dans<\/em>&nbsp;(<em>dans trois jours<\/em>) et&nbsp;<em>depuis<\/em>&nbsp;(<em>depuis un mois, depuis P\u00e2ques<\/em>).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce travail d\u2019inventaire des formes et d\u2019analyse de leur sens permettra d\u2019enrichir la description de la cat\u00e9gorie des pr\u00e9positions temporelles et de mieux comprendre l\u2019articulation, au sein de la cat\u00e9gorie des pr\u00e9positions, entre pr\u00e9positions simples et pr\u00e9positions complexes d\u2019un m\u00eame domaine s\u00e9mantique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2001). Les locutions pr\u00e9positives : questions de m\u00e9thodologie et de d\u00e9finition.&nbsp;<em>Travaux de linguistique<\/em>, 42-43,1, pp. 157-170.<\/p>\n\n\n\n<p>Aurnague, M., Bras, M., Vieu, L., Asher, N. (2001),&nbsp;Syntax and Semantics of Locating Adverbials<em>&nbsp;\u00bb,&nbsp;<\/em><em>Cahiers de Grammaire<\/em>, 26, pp. 11-35.<\/p>\n\n\n\n<p>Berthonneau, A.M. (1989).&nbsp;<em>Composantes linguistiques de la r\u00e9f\u00e9rence temporelle. Les compl\u00e9ments de temps, du lexique \u00e0 l\u2019\u00e9nonc\u00e9.&nbsp;<\/em>Th\u00e8se d\u2019Etat de l\u2019Universit\u00e9 Paris 7.<\/p>\n\n\n\n<p>Berthonneau, A.M. (1991).&nbsp;<em>Pendant<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>pour<\/em>, variations sur la dur\u00e9e et donation de la r\u00e9f\u00e9rence.&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>, 91, pp. 102-124.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1983). Les adverbes de r\u00e9f\u00e9rence temporelle dans la phrase et dans le texte.&nbsp;<em>DRLAV<\/em>,&nbsp;<em>29,<\/em>&nbsp;109-131.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1984).&nbsp;<em>Pendant<\/em>&nbsp;et la sp\u00e9cification temporelle de dur\u00e9e.<em>&nbsp;Cahiers de Grammaire, 8,<\/em>&nbsp;57-75.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1985). Un cong\u00e9 de trois jours, trois jours de cong\u00e9.&nbsp;<em>Cahiers de Grammaire, 9,<\/em>&nbsp;3-20.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1986). Lexique et syntaxe : les emplois adverbiaux des noms de temps, In&nbsp;<em>Actes du GRECO-CALF: Lexique et Traitement Automatique des Langues<\/em>, Toulouse, Universit\u00e9 Paul Sabatier, 11-23.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1988). L\u2019expression de la dur\u00e9e : construction des noms et des verbes de mesure temporelle.&nbsp;<em>Linguisticae Investigationes, 12\/2,<\/em>&nbsp;363-396.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1997). Aide \u00e0 l\u2019identification des pr\u00e9positions complexes de temps et de lieu.&nbsp;<em>Faits de langue<\/em>,&nbsp;9,&nbsp;pp. 173-184.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (2002). Il y a pr\u00e9positions et pr\u00e9positions.&nbsp;<em>Travaux de Linguistique<\/em>, 42-43, pp. 141-155.<\/p>\n\n\n\n<p>Bras, M., Molin\u00e8s, F. (1993).&nbsp;Adverbials of Temporal Location: linguistic description and automatic processing,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;Darski J., Vetulani Z. (eds)&nbsp;<em>Sprache\u2014Kommunikation\u2014Informatik, Akten des 26.&nbsp;<\/em><em>Linguistischen Kolloquiums<\/em>, Poznan 1991,&nbsp;<em>Linguistische Arbeiten<\/em>, 293, Max Niemeyer Verlag, T\u00fcbingen,&nbsp;pp. 137-146.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard, B. &amp; W. De Mulder (2007). La formation des pr\u00e9positions complexes&nbsp;: grammaticalisation ou lexicalisation ?&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>, 156, pp. 9-29.<\/p>\n\n\n\n<p>Gross, M. (1986).&nbsp;<em>Grammaire transformationnelle du fran\u00e7ais 3&nbsp;: syntaxe de l\u2019adverbe, Paris, Asstril.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le Pesant, D. (2006), Classification \u00e0 partir des propri\u00e9t\u00e9s syntaxiques.&nbsp;<em>Mod\u00e8les linguistiques<\/em>,&nbsp;53, pp. 51-74.<\/p>\n\n\n\n<p>Melis, L. (2003).&nbsp;<em>La pr\u00e9position en fran\u00e7ais<\/em>. Ophrys, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Molin\u00e8s, F. (1989).&nbsp;<em>Acceptabilit\u00e9 et interpr\u00e9tation des adverbiaux de localisation temporelle : grammaire ou dictionnaire<\/em>. M\u00e9moire de DEA, Universit\u00e9 Toulouse 2.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. (en pr\u00e9paration). Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. &amp; Fagard, B. (2019),\u00a0Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais : Pour une m\u00e9thode d\u2019identification multicrit\u00e8re,\u00a0<em>Revue romane<\/em>, 54(1), pp. 8-38.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"kahng\"><em>En \/ en l\u2019espace de<\/em>\u00a0et l\u2019expression de la dur\u00e9e en fran\u00e7ais<\/h2>\n\n\n\n<p>Ghayoung Kahng\u00a0&amp;\u00a0Denis Vigier<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la pr\u00e9sente communication, nous nous focaliserons sur le couple&nbsp;<em>en \/ en l\u2019espace de&nbsp;<\/em>suivi<em>&nbsp;<\/em>d\u2019un syntagme nominal exprimant (directement ou indirectement) une dur\u00e9e (= SN<em><sub>dur<\/sub><\/em>),<em>&nbsp;<\/em>tel qu\u2019illustr\u00e9 sous (1)-(5). Les noms t\u00eate de ce type de SN peuvent \u00eatre des noms de temps exprimant les \u00ab&nbsp;divisions habituelles du temps&nbsp;\u00bb (M. Gross, 1986&nbsp;: 207) comme dans (1)-(3), ainsi que des noms non proprement temporels mais qui contextuellement ouvrent \u00e0 une interpr\u00e9tation de dur\u00e9e (4)(5).<a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li><em>Mon satellite d&rsquo;observation personnel faisait le tour de la terre\u00a0<strong>en<\/strong>\u00a0vingt-quatre heures<\/em>. (Frantext, R. Debray,\u00a0<em>Lou\u00e9s soient nos seigneurs,<\/em>\u00a01996)<\/li><li><em>Un beau jour, en essayant un appareil, il fut carbonis\u00e9 dans le ciel\u00a0<strong>en l&rsquo;espace de<\/strong>\u00a0quelques secondes.\u00a0<\/em>(Frantext, A. Vialatte,\u00a0<em>Les fruits du Congo<\/em>, 1951).<\/li><li><em>J&rsquo;aurais voulu que mes cheveux tombent ou blanchissent\u00a0<strong>en<\/strong>\u00a0une nuit.\u00a0<\/em>(Ph. Forest,\u00a0<em>Toute la nuit<\/em>, 1999)<\/li><li><em>Les situations se font et se d\u00e9font\u00a0<strong>en l&rsquo;espace d<\/strong>&lsquo;un \u00e9clair<\/em>. (A. Blondin,\u00a0<em>Ma vie entre les lignes<\/em>, 1982)<\/li><li>\u00a0<em>L\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019Avengers Infinity War ne r\u00e9side pas : [\u2026] dans ses sauts de puce entre 4 plan\u00e8tes diff\u00e9rentes qui, m\u00eame \u00e9loign\u00e9s de plusieurs millions d\u2019ann\u00e9e lumi\u00e8re sont atteintes\u00a0<strong>en l\u2019espace d<\/strong>\u2019un caf\u00e9 expresso \u00e0 la buvette. (&lt;http:\/\/culturaddict.com\/&gt;, 18\/12\/2018)<\/em><\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Comme le montre A. Le Draoulec (2019), le nom&nbsp;<em>espace<\/em>, \u00ab&nbsp;\u00e9minemment spatial&nbsp;\u00bb, peut recevoir en fran\u00e7ais contemporain une acception temporelle. Tel est le cas des emplois \u00e9tudi\u00e9s ici.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En lien avec le th\u00e8me de ce colloque, nous chercherons en premier lieu \u00e0 d\u00e9terminer dans quelle mesure la s\u00e9quence&nbsp;<em>en l\u2019espace de&nbsp;<\/em>v\u00e9rifie en fran\u00e7ais contemporain les traits morphologiques, syntaxiques et s\u00e9mantiques g\u00e9n\u00e9ralement affect\u00e9s aux pr\u00e9positions complexes (PrepComp). En termes de typologie, cette s\u00e9quence rel\u00e8ve du sch\u00e9ma A3&nbsp;:&nbsp;<em>P1 le\/la\/les N&nbsp;<\/em>P2 propos\u00e9 par Melis (2003&nbsp;: 107), ou, si l\u2019on se tourne vers la liste \u00e9tablie par Stosic &amp; Fagard (2019&nbsp;: 15), de la structure \u00e0 noyau nominal&nbsp;<em>N1&nbsp;: P D\u00e9t N P<\/em>. Dans notre analyse, nous privil\u00e9gierons l\u2019approche fond\u00e9e sur le concept de gradient de prototypicalit\u00e9 d\u00e9fendue par Stosic &amp; Fagard (<em>ibid.<\/em>). Nous montrerons que si on applique \u00e0 la s\u00e9quence&nbsp;<em>en l\u2019espace de&nbsp;<\/em>les tests \u00e0 m\u00eame de v\u00e9rifier les vingt-et-un crit\u00e8res que proposent les auteurs (<em>ibid<\/em>: 21-22) dans leur \u00ab&nbsp;grille d\u2019identification des pr\u00e9positions complexes&nbsp;\u00bb (p. 21), cette s\u00e9quence manifeste un comportement qui la situe nettement parmi les PrepComp pour sa matrice d\u2019appartenance. Apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9 notre mise en \u0153uvre de cette grille, nous discuterons plus particuli\u00e8rement quelques crit\u00e8res qui y sont mis en jeu \u00e0 la lumi\u00e8re des \u00e9tudes parues sur le sujet (e.a. Adler 2001, Borillo 1997, Fran\u00e7ois &amp; Manguin 2006, Gross 1996), en nous focalisant particuli\u00e8rement sur les crit\u00e8res de \u00ab&nbsp;r\u00e9f\u00e9rentialit\u00e9&nbsp;\u00bb et de \u00ab&nbsp;score d\u2019information r\u00e9ciproque&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9tudierons ensuite, en nous appuyant sur les bases textuelles Frantext<a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;et BTLC<a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>, les concurrences d\u2019emplois entre les syntagmes pr\u00e9positionnels&nbsp;<em>en&nbsp;<\/em>SN<em><sub>dur<\/sub><\/em>&nbsp;et<em>&nbsp;en l\u2019espace de&nbsp;<\/em>SN<em><sub>dur<\/sub><\/em>. On le sait, les PrepComp prototypiques en fran\u00e7ais apparaissent \u00ab&nbsp;comme \u00e9quivalents fonctionnels des pr\u00e9positions simples du point de vue distributionnel et s\u00e9mantique&nbsp;\u00bb (Stosic &amp; Fagard,&nbsp;<em>ibid.&nbsp;<\/em>:12). De fait, on observe qu\u2019en fran\u00e7ais contemporain, la commutation de&nbsp;<em>en&nbsp;<\/em>et de&nbsp;<em>en l\u2019espace de&nbsp;<\/em>devant un compl\u00e9ment exprimant une dur\u00e9e est tr\u00e8s souvent possible sans variation significative de sens, comme l\u2019illustrent (1a)-(4a) en parall\u00e8le avec (1)-(4)<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;(1a)&nbsp;<em>Mon satellite d&rsquo;observation personnel faisait le tour de la terre&nbsp;<strong>en l\u2019espace de<\/strong>&nbsp;vingt-quatre heures<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;(2a)&nbsp;<em>Un beau jour, en essayant un appareil, il fut carbonis\u00e9 dans le ciel&nbsp;<strong>en&nbsp;<\/strong>quelques secondes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;(3a)&nbsp;<em>J&rsquo;aurais voulu que mes cheveux tombent ou blanchissent&nbsp;<strong>en l\u2019espace d\u2019<\/strong>une nuit.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;(4a)&nbsp;<em>Les situations se font et se d\u00e9font&nbsp;<strong>en&nbsp;<\/strong>un \u00e9clair.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous montrerons ainsi que les compl\u00e9ments de dur\u00e9e construits avec la pr\u00e9position simple (Vigier 2017a, pour une synth\u00e8se) ou avec son pendant complexe sont soumis aux m\u00eames contraintes distributionnelles dans le domaine de l\u2019aspect lexical des verbes qu\u2019ils modifient et des situations qu\u2019ils concourent \u00e0 construire (C. Vetters, 1996&nbsp;: 96).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Nonobstant une ind\u00e9niable parent\u00e9 des restrictions s\u00e9lectionnelles pesant sur l\u2019emploi de ces deux pr\u00e9positions, on observe que dans certains \u00e9nonc\u00e9s la commutation entre l\u2019une et l\u2019autre semble probl\u00e9matique comme dans (5a)(6a)(7a)&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(5a)\u00a0<em>L\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019Avengers Infinity War ne r\u00e9side pas : [\u2026] dans ses sauts de puce entre 4 plan\u00e8tes diff\u00e9rentes qui, m\u00eame \u00e9loign\u00e9s de plusieurs millions d\u2019ann\u00e9e lumi\u00e8re sont atteintes\u00a0<\/em><strong><sup>??<\/sup><em>en\u00a0<\/em><\/strong><em>un caf\u00e9 expresso \u00e0 la buvette.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>(6) <em>Ce qu&rsquo;ils d\u00e9couvrent \u00e0 Bakou,\u00a0<\/em><strong><em>en l&rsquo;espace de\u00a0<\/em><\/strong><em>quelques journ\u00e9es dramatiques, c&rsquo;est que les peuples domin\u00e9s ou anciennement domin\u00e9s\u00a0<\/em>(\u2026)<em>\u00a0ne veulent plus \u00eatre des instruments des bolcheviks.\u00a0<\/em>(Frantext, H. Carr\u00e8re d\u2019Encausse,\u00a0<em>L&rsquo;Empire \u00e9clat\u00e9,\u00a0<\/em>1978).<\/p>\n\n\n\n<p>(6a)\u00a0<em>Ce qu&rsquo;ils d\u00e9couvrent \u00e0 Bakou,\u00a0<\/em><strong><sup>??<\/sup><em>en\u00a0<\/em><\/strong><em>quelques journ\u00e9es dramatiques, c&rsquo;est que les peuples domin\u00e9s ou anciennement domin\u00e9s\u00a0<\/em>(\u2026)<em>\u00a0ne veulent plus \u00eatre des instruments des bolcheviks.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>(7) <em>Au surplus, la diminution de substance et, par cons\u00e9quent, de puissance inflig\u00e9e \u00e0 la France pendant les deux guerres mondiales n&rsquo;a fait qu&rsquo;accentuer l&rsquo;abaissement qu&rsquo;elle avait \u00e9prouv\u00e9\u00a0<strong>en l&rsquo;espace de\u00a0<\/strong>deux vies humaines.<\/em>(Ch. De Gaulle,\u00a0<em>M\u00e9moires de guerre<\/em>, 1959).<\/p>\n\n\n\n<p>(7a)&nbsp;<em>Au surplus, la diminution de substance et, par cons\u00e9quent, de puissance inflig\u00e9e \u00e0 la France pendant les deux guerres mondiales n&rsquo;a fait qu&rsquo;accentuer l&rsquo;abaissement qu&rsquo;elle avait \u00e9prouv\u00e9&nbsp;<\/em><strong><sup>???<\/sup><\/strong><strong><em>en&nbsp;<\/em><\/strong><em>deux vies humaines.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude de ces contextes o\u00f9 la commutation entre la PrepComp<em>&nbsp;<\/em>et la pr\u00e9position simple&nbsp;<em>en&nbsp;<\/em>devant SN de dur\u00e9e appara\u00eet probl\u00e9matique, coupl\u00e9e \u00e0 celle d\u2019\u00e9nonc\u00e9s dans lesquels&nbsp;<em>en l\u2019espace de&nbsp;<\/em>a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0&nbsp;<em>en&nbsp;<\/em>qui e\u00fbt n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 possible, nous conduira \u00e0 formuler des hypoth\u00e8ses relatives aux traits qui, dans l\u2019identit\u00e9 s\u00e9mantique de la PrepComp, contribuent \u00e0 la diff\u00e9rencier de sa concurrente simple&nbsp;<em>en.&nbsp;<\/em>Nous montrerons en outre que i) la moindre&nbsp;<em>coh\u00e9sion<\/em>&nbsp;(E. Spang-Hansen, 1963) du SP form\u00e9 avec cette PrepComp et (corr\u00e9lativement) sa moindre&nbsp;<em>abstraction<\/em>, ii) le s\u00e9mantisme du noyau lexical de la PrepComp dont A. Le Draoulec (2019&nbsp;: 99-123) dit qu\u2019il conserve toujours \u00ab&nbsp;une trace spatiale&nbsp;\u00bb, conduisent \u00e0 un profilage de la dur\u00e9e diff\u00e9rent de celui qu\u2019op\u00e8re la pr\u00e9position simple&nbsp;<em>en<\/em>. Enfin, pour nous aider \u00e0 cerner les singularit\u00e9s propres \u00e0 l\u2019identit\u00e9 s\u00e9mantique de&nbsp;<em>en l\u2019espace de&nbsp;<\/em>par contraste avec&nbsp;<em>en<\/em>, nous nous appuierons sur les m\u00e9thodes d\u2019exploration probabiliste des cotextes d\u2019apparition de ces deux pr\u00e9positions en corpus (e.a. Blumenthal, 2008&nbsp;; Kraif, Tutin &amp; Diwersy, 2014). Ainsi observe-t-on par ex. que dans les corpus de presse (BTLC) ainsi que dans Frantext, la PrepComp manifeste une attraction particuli\u00e8re pour les compl\u00e9ments de dur\u00e9e ayant pour t\u00eate le N&nbsp;<em>g\u00e9n\u00e9ration<\/em>,<em>&nbsp;<\/em>affinit\u00e9 absente des emplois de&nbsp;<em>en.&nbsp;<\/em>Une telle observation sera \u00e0 mettre en relation avec nos autres analyses.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une troisi\u00e8me et derni\u00e8re partie, nous pr\u00e9senterons une \u00e9tude diachronique des \u00e9volutions d\u2019emplois de la s\u00e9quence&nbsp;<em>en l\u2019espace de SN<sub>dur<\/sub>&nbsp;<\/em>en recourant aux bases textuelles Frantext, BVH<a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>&nbsp;et BFM<a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>. Nous rappellerons d\u2019abord que le motif &nbsp;<em>pr\u00e9position + l\u2019espace de&nbsp;<\/em>+&nbsp;<em>SN<sub>dur<\/sub><\/em>&nbsp;a connu des r\u00e9alisations vari\u00e9es dans l\u2019histoire fran\u00e7ais. Nous nous int\u00e9resserons ensuite \u00e0 l\u2019apparition du SN&nbsp;<em>l\u2019espace de&nbsp;<\/em>suivi d\u2019un compl\u00e9ment nominal de dur\u00e9e en fran\u00e7ais, attest\u00e9 dans Frantext d\u00e8s la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIII<sup>e<\/sup>&nbsp;s. et dont l\u2019usage semble conna\u00eetre une particuli\u00e8re embellie entre le XIV<sup>e<\/sup>et le XVI<sup>e<\/sup>&nbsp;s. Nous nous tournerons ensuite vers les s\u00e9quences&nbsp;<em>(en + dans) l\u2019espace de SN<sub>dur<\/sub><\/em>. L\u2019\u00e9mergence de la seconde est \u00e9videmment li\u00e9e \u00e0 l\u2019accroissement spectaculaire des usages de&nbsp;<em>dans&nbsp;<\/em>en fran\u00e7ais \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XVI<sup>e<\/sup>s (e.a. Gougenheim, 1945&nbsp;; de Mulder, 2008&nbsp;; Fagard &amp; Sarda 2009). Nous chercherons \u00e0 d\u00e9terminer quelle incidence la reconfiguration de la s\u00e9mantique de&nbsp;<em>en<\/em>,<em>&nbsp;<\/em>qu\u2019on observe en fran\u00e7ais entre le XVI<sup>e<\/sup>&nbsp;s et le XVIII<sup>e<\/sup>&nbsp;(e.a. Fagard &amp; Combettes, 2013; Vigier 2017 b), du fait de l\u2019entr\u00e9e de&nbsp;<em>dans<\/em>&nbsp;sur la sc\u00e8ne des pr\u00e9positions les plus courantes du fran\u00e7ais, a eu sur l\u2019interpr\u00e9tation des deux s\u00e9quences&nbsp;<em>en l\u2019espace de SN<sub>dur&nbsp;<\/sub><\/em>et&nbsp;<em>dans l\u2019espace de SN<sub>dur<\/sub><\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans notre conclusion, nous \u00e9largirons notre comparaison des usages de&nbsp;<em>en l\u2019espace de SN<sub>dur<\/sub>&nbsp;<\/em>avec ceux de la s\u00e9quence&nbsp;<em>en l\u2019intervalle de SN<sub>dur<\/sub><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bibliographie\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Adler, S. (2001), \u00ab&nbsp;Les locutions pr\u00e9positives : questions de m\u00e9thodologie et de d\u00e9finition&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Travaux de linguistique<\/em>, 42-43,1, 157-170.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Berthonneau, A.-M. (1989),&nbsp;<em>Composantes linguistiques de la r\u00e9f\u00e9rence temporelle. Les compl\u00e9ments de temps, du lexique \u00e0 l\u2019\u00e9nonc\u00e9<\/em>, Th\u00e8se de Doctorat d\u2019\u00c9tat, Universit\u00e9 Paris VII.<\/p>\n\n\n\n<p>Blumenthal, P. (2008), \u00ab&nbsp;Combinatoire des pr\u00e9positions. Approche quantitative&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Langue Fran\u00e7aise,&nbsp;<\/em>157, 37-51.<\/p>\n\n\n\n<p>Borillo, A. (1997), \u00ab&nbsp;Aide \u00e0 l\u2019identification des pr\u00e9positions compos\u00e9es de temps et de lieu&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Faits de langue<\/em>, 9, 173-184.<\/p>\n\n\n\n<p>De Mulder W. (2008), \u00ab En et dans : une question de \u00ab&nbsp;d\u00e9placement&nbsp;\u00bb ? \u00bb, in O. Bertrand et al. (\u00e9ds),&nbsp;<em>Discours, diachronie, stylistique du fran\u00e7ais. \u00c9tudes en hommage \u00e0 Bernard Combettes<\/em>, Bern : Peter Lang, 277-291.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard B. &amp; Combettes B. (2013), \u00ab&nbsp;De&nbsp;<em>en<\/em>&nbsp;\u00e0&nbsp;<em>dans<\/em>, un simple remplacement&nbsp;? Une \u00e9tude diachronique&nbsp;<em>\u00bb<\/em>,&nbsp;<em>Langue Fran\u00e7aise<\/em>&nbsp;178, 95-119.<\/p>\n\n\n\n<p>Fagard B. &amp; Sarda L. (2009), \u00ab&nbsp;Etude diachronique de la pr\u00e9position&nbsp;<em>dans<\/em>&nbsp;\u00bb, in&nbsp;J. Fran\u00e7ois, E. Gilbert, C. Guimier &amp; M. Krause (\u00e9ds..),&nbsp;<em>Autour de la pr\u00e9position: position, valeurs, statut et cat\u00e9gories apparent\u00e9es \u00e0 travers les langues,<\/em><em>Biblio\u00adth\u00e8que de Syntaxe et&nbsp;S\u00e9mantique,<\/em>&nbsp;Caen : PUC, 225-236.<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois J, Manguin JL (2006),&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Dispute th\u00e9ologique<\/em><em>,&nbsp;<\/em><em>discussion oiseuse<\/em><em>&nbsp;et&nbsp;<\/em><em>conversation t\u00e9l\u00e9phonique<\/em><em>&nbsp;: les&nbsp;<\/em><em>collocations adjectivo<\/em><em>&#8211;<\/em><em>nominales<\/em><em>&nbsp;au&nbsp;<\/em><em>c\u0153ur<\/em><em>&nbsp;du&nbsp;<\/em><em>d\u00e9bat&nbsp;\u00bb<\/em>,&nbsp;<em>Langue Fran\u00e7aise<\/em>, 150, 50-65<\/p>\n\n\n\n<p>Gougenheim G. (1945, [1970]), \u00ab&nbsp;Les pr\u00e9positions \u00ab&nbsp;en&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;dans&nbsp;\u00bb dans les premi\u00e8res \u0153uvres de Ronsard&nbsp;\u00bb, in&nbsp;<em>Etudes de grammaire et de vocabulaire fran\u00e7ais, r\u00e9unies sur l\u2019initiative de ses coll\u00e8gues et amis pour son soixante-dixi\u00e8me anniversaire<\/em>, Paris : Picard, 66-76.<\/p>\n\n\n\n<p>Gross, G. (1996):&nbsp;<em>Les expressions fig\u00e9es en fran\u00e7ais. Noms compos\u00e9s et autres locutions<\/em>. Ophrys, Paris.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Gross, M. (1986),&nbsp;<em>Grammaire transformationnelle du fran\u00e7ais. 3. Syntaxe de l\u2019adverbe<\/em>, Paris, Asstril.<\/p>\n\n\n\n<p>Kraif, O., Tutin, A. &amp; Diwersy, S. (2014), \u00ab&nbsp;Extraction de pivots complexes pour l\u2019exploration de la combinatoire du lexique : une \u00e9tude dans le champ des noms d\u2019affect&nbsp;\u00bb, Actes du 4e Congr\u00e8s Mondial de Linguistique Fran\u00e7aise, Berlin, Allemagne, 19-23 Juillet 2014, volume 8.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Draoulec, A. (2019) \u00ab&nbsp;(L&rsquo;)espace de&nbsp;\u00bb versus \u00ab&nbsp;(le) temps de&nbsp;\u00bb, revue&nbsp;&nbsp;<em>Scolia<\/em>, n\u00b0 33, pp.99-123.<\/p>\n\n\n\n<p>Martinie, B. &amp; Vigier, D. (2013), \u00ab&nbsp;Le r\u00e9gime nominal de la pr\u00e9position&nbsp;<em>en<\/em>&nbsp;dans la construction \u00ab\u00a0<em>\u00eatre en + N abstrait<\/em>\u00a0\u00bb : une \u00e9tude aspectuelle&nbsp;\u00bb.&nbsp;<em>Langue fran\u00e7aise<\/em>, 178 (2), pp.59-79.<\/p>\n\n\n\n<p>Melis, L. (2003),&nbsp;<em>La pr\u00e9position en fran\u00e7ais<\/em>, Paris&nbsp;: Ophrys.<\/p>\n\n\n\n<p>Spang-Hansen, E. (1993), \u00ab&nbsp;De la structure des syntagmes \u00e0 celle de l\u2019espace. Essai sur les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans l\u2019\u00e9tude des pr\u00e9positions depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Langages<\/em>&nbsp;110, 12-26.<\/p>\n\n\n\n<p>Stosic, D. &amp; Fagard, B. (2019), \u00ab&nbsp;Les pr\u00e9positions complexes en fran\u00e7ais. Pour une m\u00e9thode d&rsquo;identification multicrit\u00e8re&nbsp;\u00bb, Revue romane, 54 (1), p. 8-38.<\/p>\n\n\n\n<p>Vetters, C. (1996),&nbsp;<em>Temps, Aspect et narration<\/em>, Amsterdam-Atlanta, Edition Rodopi B.V.<\/p>\n\n\n\n<p>Vigier, D. (2017a), \u00ab&nbsp;Autour des SP adverbiaux aspectuels&nbsp;<em>en D\u00e9tQuant Ntps&nbsp;<\/em>\u00bb, in&nbsp;<em>Quand les formes prennent sens. Grammaire, pr\u00e9positions, constructions, syst\u00e8me<\/em>, C. Vaguer (\u00e9d.), ed. Lambert-Lucas, p.113-123.<\/p>\n\n\n\n<p>Vigier, D. (2017b), \u00ab&nbsp;La pr\u00e9position&nbsp;<em>dans&nbsp;<\/em>au XVI<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle.&nbsp;Apports d\u2019une linguistique instrument\u00e9e&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Langages<\/em>,<em>&nbsp;<\/em>206, 105-122.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;Par SN<sub>dur<\/sub>, nous entendons donc avec Le Draoulec (2019&nbsp;: 100) les SN ayant pour t\u00eate, soit un NTemps (Gross, 1986), soit certains N abstraits pourvus d\u2019une extension temporelle et d\u00e9notant une action, une activit\u00e9, un \u00e9tat (v. Martinie &amp; Vigier, 2013) soit encore \u00ab&nbsp;des noms plus divers, impliquant l\u00e0 encore indirectement une dur\u00e9e, comme&nbsp;<em>caf\u00e9, jus, verre, cigarette&nbsp;<\/em>\u00bb.&nbsp;Nous avons par ailleurs emprunt\u00e9 \u00e0 cette auteure la notation&nbsp;<em>SN<sub>dur<\/sub><\/em>ainsi que notre exemple (5).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;https:\/\/www.frantext.fr\/<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;D\u00e9velopp\u00e9e par S. Diwersy \u00e0 Montpellier 3.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>&nbsp;http:\/\/www.bvh.univ-tours.fr<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/F7F4AB1C-335A-401A-96A3-60B9199138B7#_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>&nbsp;http:\/\/bfm.ens-lyon.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0&nbsp;quelques d\u00e9tails&nbsp;pr\u00e8s, une pr\u00e9position complexe&nbsp;? Ludo Melis Les pr\u00e9positions complexes sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9es comme des s\u00e9quences plus ou moins fixes qui fonctionnent comme des \u00e9quivalents des pr\u00e9positions dites simples, comme le signale l\u2019annonce du colloque. \u00c0 \u2026 pr\u00e8s&nbsp;constitue, dans l\u2019ensemble des \u00e9ventuelles pr\u00e9positions complexes, un cas en marge, ne f\u00fbt-ce que par sa structure bipartite. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":310,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-173","page","type-page","status-publish","hentry","post-preview"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/173","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/wp-json\/wp\/v2\/users\/310"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=173"}],"version-history":[{"count":30,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/173\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":238,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/173\/revisions\/238"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/prepcomp2021\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=173"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}