 {"id":362,"date":"2023-03-27T11:29:09","date_gmt":"2023-03-27T09:29:09","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/?p=362"},"modified":"2023-03-27T14:42:31","modified_gmt":"2023-03-27T12:42:31","slug":"etude-dune-intaille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/2023\/03\/27\/etude-dune-intaille\/","title":{"rendered":"Etude d&rsquo;une intaille"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center\"><strong>Miniaturiser une sc\u00e8ne sacro-idyllique sur une intaille : <\/strong><strong>l\u2019exemple de la cornaline (inv. AA.Chandon.27) de la Biblioth\u00e8que nationale de France et l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>Texte de Laura Sageaux, Universit\u00e9 Toulouse &#8211; Jean Jaur\u00e8s, Laboratoire PLH \/ Universit\u00e9 de Limoges<br \/>\n<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_363\" style=\"width: 1948px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-363\" class=\"wp-image-363 size-full\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/03\/fig.-1-e\u0301tude-de-cas_Intaille-BnF.jpg\" alt=\"\" width=\"1938\" height=\"1501\" \/><p id=\"caption-attachment-363\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1. Chalc\u00e9doine avec Sil\u00e8ne \u00e0 la lyre dans une sc\u00e8ne sacro-idyllique. BnF, Cabinet des M\u00e9dailles, Inv. AA.Chandon.27.<\/p><\/div>\n<p><strong>Pr\u00e9sentation de l\u2019intaille<\/strong><\/p>\n<p>La pr\u00e9sente \u00e9tude de cas est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude de l\u2019intaille (inv. AA.Chandon.27) conserv\u00e9e au Cabinet des M\u00e9dailles et Antiques de la Biblioth\u00e8que nationale de France (fig. 1)<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. D\u2019une \u00e9paisseur de 3 mm, la gemme mesure 12,5 mm de longueur pour 11 mm de large. De forme ovale aux bords taill\u00e9s en biseau, l\u2019intaille est une cornaline. Vari\u00e9t\u00e9 de calc\u00e9doine particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, cette pierre est translucide et peut prendre diverses tonalit\u00e9s, allant du jaune au rouge incarnat \u2013 quoique la grande majorit\u00e9 des cornalines soient orang\u00e9es. L\u2019Empire romain importait les cornalines de l\u2019Orient, notamment de l\u2019Inde : selon l\u2019auteur du <em>P\u00e9riple de la Mer \u00c9rythr\u00e9e<\/em>, ces pierres \u00e9taient envoy\u00e9es \u00e0 Barygaza, port situ\u00e9 sur la c\u00f4te ouest de l\u2019Inde, depuis la ville indienne de Paethana<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. \u00c0 l\u2019instar de la plupart des gemmes entrepos\u00e9es dans les collections mus\u00e9ales, la n\u00f4tre est de provenance inconnue.<\/p>\n<p><strong>Description g\u00e9n\u00e9rale de la gravure<\/strong><\/p>\n<p>La sc\u00e8ne qui se d\u00e9ploie sur notre pierre pr\u00e9sente, dans un cadre bucolique, un Sil\u00e8ne assis sur un amas de rochers et jouant de la lyre\u00a0; dans son dos, appara\u00eet la partie sup\u00e9rieure d\u2019un thyrse enrubann\u00e9, attribut dionysiaque par excellence. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du personnage, \u00e0 la gauche de l\u2019image, tr\u00f4ne au sommet d\u2019un rocher un petit \u00e9dicule \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel se laisse deviner une figure ch\u00e9tive. Une description minutieuse des trois \u00e9l\u00e9ments constitutifs majeurs de cette gravure que sont le Sil\u00e8ne, l\u2019\u00e9dicule et la figurine, permettra d\u2019identifier les proc\u00e9d\u00e9s figuratifs auxquels a eu recours le graveur pour concevoir son ouvrage qui, par sa composition et sa th\u00e9matique, s\u2019inscrit pleinement dans le r\u00e9pertoire iconographique glyptique de la seconde moiti\u00e9 du i<sup>er<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C. et du i<sup>er<\/sup> si\u00e8cle de notre \u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Fabriquer l\u2019image glyptique<\/strong><\/p>\n<p>Compagnons de Dionysos\/Bacchus et membres du thiase dionysiaque, le Sil\u00e8ne et les satyres comptent parmi les personnages les plus r\u00e9currents du r\u00e9pertoire iconographique glyptique\u00a0; une popularit\u00e9 qui s\u2019accro\u00eet davantage \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine. La barbe hirsute, arborant r\u00e9guli\u00e8rement une calvitie prononc\u00e9e, le Sil\u00e8ne se distingue d\u2019ordinaire par sa silhouette ventripotente. \u00c0 l\u2019inverse, le satyre, souvent figur\u00e9 sous des traits juv\u00e9niles et le visage glabre, pr\u00e9sente un physique plus mince. \u00catres hybrides \u00e0 la fronti\u00e8re de l\u2019animal et de l\u2019humain, Sil\u00e8ne et satyres sont nus, le nez camus, une courte queue poilue sortant du creux des reins \u2013 les seconds sont \u00e9galement dot\u00e9s de petites cornes m\u00eal\u00e9es \u00e0 la chevelure<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Avec sa barbe et son cr\u00e2ne luisant, le personnage de notre cornaline s\u2019apparente davantage \u00e0 un Sil\u00e8ne qu\u2019\u00e0 un satyre, et ce malgr\u00e9 l\u2019absence de ventre bedonnant. La t\u00eate renvers\u00e9e, la cr\u00e9ature caresse de ses doigts les cordes d\u2019une lyre imposante, repr\u00e9sent\u00e9e de face, qui occupe le centre de la partie sup\u00e9rieure de l\u2019image grav\u00e9e. Parce qu\u2019il recherche l\u2019image intelligible en \u00e9vitant autant que faire se peut de surcharger sa composition par la multiplication de d\u00e9tails superf\u00e9tatoires, le graveur a choisi de ne montrer que la main dont les doigts pincent les cordes de la lyre\u00a0; l\u2019autre main, cens\u00e9e maintenir l\u2019instrument contre la poitrine, n\u2019est pas repr\u00e9sent\u00e9e.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-364 aligncenter\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/03\/fig.-2-e\u0301tude-de-cas_Intaille-BnF.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"764\" \/><\/p>\n<p>Portons notre regard \u00e0 pr\u00e9sent sur la construction architecturale qui fait face au Sil\u00e8ne. Le corpus glyptique hell\u00e9nistique et romain a livr\u00e9 quelques gravures de temples qui, bien que simplifi\u00e9es, affichent volontiers des f\u00fbts cannel\u00e9s, des colonnes couronn\u00e9es de chapiteaux ioniques ou corinthiens, un tympan orn\u00e9, voire des acrot\u00e8res. Ainsi, la prase<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> incis\u00e9e conserv\u00e9e elle aussi au Cabinet des M\u00e9dailles et Antiques de la Biblioth\u00e8que nationale de France (fig. 2<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>), laisse discerner la fa\u00e7ade d\u2019un temple distyle au fronton orn\u00e9 de deux <em>Nikai<\/em> ail\u00e9es portant un globe\u00a0; l\u2019architrave et les chapiteaux sont rehauss\u00e9s d\u2019une succession de minuscules stries verticales\u00a0; enfin, trois degr\u00e9s formant le soubassement m\u00e8nent \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du b\u00e2timent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel se dresse une statue du dieu S\u00e9rapis assis en majest\u00e9. Toutefois, la forme architecturale qui se dresse en p\u00e9riph\u00e9rie de l\u2019image grav\u00e9e de notre cornaline pr\u00e9sente un aspect plus fruste et s\u2019apparente \u00e0 une niche de petites dimensions. La gravure montre la structure dans un l\u00e9ger trois quarts face\u00a0: le toit se pr\u00e9sente sous une forme triangulaire, mais avec le sommet d\u00e9sax\u00e9, et un des deux \u00ab f\u00fbts \u00bb qui encadrent l\u2019entr\u00e9e est mat\u00e9rialis\u00e9 par une incision plus \u00e9paisse, trahissant ainsi la pr\u00e9sence du mur lat\u00e9ral. Par ailleurs, notons que le contour ext\u00e9rieur de la niche \u00e9pouse la courbure du bord d\u00e9fini par l\u2019intaille \u2013 un profil que le graveur s\u2019est vu oblig\u00e9 d\u2019adopter du fait de la surface exigu\u00eb de la gemme. Le rocher sur lequel est install\u00e9 l\u2019\u00e9dicule contribue \u00e0 inscrire la sc\u00e8ne dans un cadre bucolique, de m\u00eame que l\u2019aspect rudimentaire de la niche renvoie \u00e0 la rusticit\u00e9 du monde champ\u00eatre. Ce type d\u2019\u00e9dicule d\u2019allure sommaire pars\u00e8me plusieurs gemmes romaines sur une fourchette chronologique assez restreinte, s\u2019\u00e9tendant du i<sup>er<\/sup> si\u00e8cle av. J.-C. au milieu du ii<sup>e<\/sup> si\u00e8cle de notre \u00e8re au plus tard\u00a0: toujours r\u00e9alis\u00e9es avec une grande sobri\u00e9t\u00e9, ces modestes structures architecturales sont g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9ment min\u00e9ral, expos\u00e9es tant\u00f4t sur un amoncellement d\u00e9sordonn\u00e9 de pierres ou sur un empilement r\u00e9gulier de rochers, lorsqu\u2019elles ne reposent pas sur un rocher seul<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>.<\/p>\n<p>Sur notre cornaline, l\u2019\u00e9dicule sert d\u2019\u00e9crin \u00e0 une minuscule figurine qui m\u00e9rite quelque attention. La forme est vaguement anthropomorphique et peut \u00eatre assimil\u00e9e \u00e0 un pilier herma\u00efque, type statuaire dont la forme canonique consiste en un f\u00fbt quadrangulaire lisse, dot\u00e9 de deux tenons dans sa partie sup\u00e9rieure et surmont\u00e9 d\u2019une t\u00eate. En effet, en lieu et place des jambes est figur\u00e9e une incision qui \u00e9voque fonci\u00e8rement une gaine emprisonnant la partie inf\u00e9rieure du corps, laissant le fessier apparent. La partie sup\u00e9rieure du corps, quant \u00e0 elle, est d\u00e9pourvue de bras et pr\u00e9sente un dos rejet\u00e9 en arri\u00e8re ; cette d\u00e9formation s\u2019apparente \u00e0 une <em>lordosis<\/em>, une malformation caract\u00e9ris\u00e9e par une forte courbure vers l\u2019int\u00e9rieur de la colonne vert\u00e9brale dorso-lombaire. Dos et gaine d\u00e9crivent une ligne courbe continue, s\u2019apparentant presque \u00e0 un arc. Les petites sph\u00e8res mat\u00e9rialisant la t\u00eate, l\u2019\u00e9paule et le fessier ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 l\u2019aide d\u2019une bouterolle, un outil tr\u00e8s pris\u00e9 des graveurs qui consiste en un poin\u00e7on dot\u00e9 d\u2019une t\u00eate ronde. Cette figure, que nous nommons \u00ab\u00a0herme \u00e0 la <em>lordosis<\/em>\u00a0\u00bb, n\u2019est pas un mode de repr\u00e9sentation exclusif au mobilier glyptique, et se rencontre sur une large palette de supports arch\u00e9ologiques\u00a0; au gr\u00e9 des repr\u00e9sentations, elle est soit nue, soit v\u00eatue. Bon nombre des artefacts qui illustrent cette formule herma\u00efque datent du d\u00e9but de l\u2019\u00e8re imp\u00e9riale, \u00e0 l\u2019image d\u2019une monnaie de Lampsaque \u00e9mise sous Auguste<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a> ou d\u2019un gobelet en argent provenant de Vicarello et conserv\u00e9 \u00e0 Cleveland<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. En outre, cette figure ne se limite pas au petit mobilier arch\u00e9ologique. En effet, nous la retrouvons sur des peintures murales de la Campanie, notamment sur une fresque sacro-idyllique qui habillait le mur nord du cubiculum 16 de la villa d\u2019Agrippa Postumus \u00e0 Boscotrecase<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>, ainsi que sur une peinture de iii<sup>e<\/sup> Style<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a> illustrant le mythe du cyclope Polyph\u00e8me et de la N\u00e9r\u00e9ide Galat\u00e9e, qui orne le <em>triclinium<\/em> d\u2019une maison pomp\u00e9ienne (I, 7, 7)<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a>. Toujours est-il que la production de gemmes figurant un herme \u00e0 la <em>lordosis<\/em> va franchement croissant aux alentours de la seconde moiti\u00e9 du i<sup>er<\/sup> s. av. J.-C., assez vraisemblablement sous l\u2019\u00e8re august\u00e9enne, pour s\u2019essouffler \u00e0 partir du ii<sup>e<\/sup> si\u00e8cle de notre\u00a0\u00e8re<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>. Dans l\u2019iconographie gr\u00e9co-romaine, ce type herma\u00efque est exclusivement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la repr\u00e9sentation du dieu Priape, le rejeton difforme d\u2019Aphrodite et de Dionysos frapp\u00e9 d\u2019ithyphallisme \u2013 relevons \u00e0 cet \u00e9gard sur notre cornaline l\u2019incision verticale qui part du bas-ventre, mat\u00e9rialisant le sexe en \u00e9rection. Enfin, soulignons la n\u00e9cessit\u00e9 de montrer l\u2019herme de profil, et non de face, afin d\u2019assurer la bonne intelligibilit\u00e9 de l\u2019image\u00a0: en effet, adopter ce point de vue permet de mettre en exergue le caract\u00e8re ithyphallique de Priape et, par cons\u00e9quent, contribue \u00e0 dissiper toute ambigu\u00eft\u00e9 quant \u00e0 l\u2019identit\u00e9 de la divinit\u00e9 ainsi repr\u00e9sent\u00e9e. Du reste, combiner la formule herma\u00efque avec le motif de l\u2019\u00e9dicule concourt \u00e0 mieux faire ressortir l\u2019aspect statuaire de la figurine.<\/p>\n<p><strong>Le Sil\u00e8ne \u00e0 la lyre, un sch\u00e9ma iconographique non isol\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>\u00c9videmment, on ne s\u2019\u00e9tonnera pas de retrouver la figure du Sil\u00e8ne, membre traditionnel du thiase, aupr\u00e8s d\u2019une statuette de Priape laquelle, par sa seule pr\u00e9sence, contribue ind\u00e9niablement \u00e0 souligner la nature dionysiaque de la sc\u00e8ne. D\u2019ailleurs, la cornaline de la Biblioth\u00e8que nationale de France ne constitue pas un <em>unicum<\/em> au sein du r\u00e9pertoire glyptique. D\u2019autres gemmes \u2013 toutes des cornalines dat\u00e9es par les historiens de l\u2019art des premiers si\u00e8cles avant et apr\u00e8s notre \u00e8re \u2013 illustrent la m\u00eame sc\u00e8ne selon le m\u00eame sch\u00e9ma iconographique. La t\u00eate renvers\u00e9e, un Sil\u00e8ne chauve et barbu prom\u00e8ne ses doigts sur les cordes d\u2019une lyre. Assis sur un rocher, notre musicien fait face \u00e0 un herme de Priape souffrant de lordose abrit\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un petit \u00e9dicule install\u00e9 sur un rocher ou un tas de pierres. Un thyrse enrubann\u00e9 rehausse toujours le d\u00e9cor. Quelques d\u00e9tails mineurs viennent se glisser d\u2019une pierre \u00e0 l\u2019autre, de sorte qu\u2019aucune pierre n\u2019est l\u2019exacte reproduction de notre cornaline. La cornaline de Brunswick<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a> recouvre d\u2019une peau de b\u00eate l\u2019amas de pierres sur lequel est assis le Sil\u00e8ne. Sur deux autres exemplaires, l\u2019un conserv\u00e9 \u00e0 Copenhague<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>, l\u2019autre provenant de Gadara<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a>, un arbre se dressant \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan renforce l\u2019atmosph\u00e8re champ\u00eatre de la sc\u00e8ne \u2013 d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9e par la pr\u00e9sence des pierres et des rochers. La cornaline du Fitzwilliam Museum de Cambridge<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a> fait appara\u00eetre un Sil\u00e8ne au physique replet. Sur la pierre conserv\u00e9e \u00e0 l\u2019Ashmolean Museum d\u2019Oxford<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a>, l\u2019\u00e9dicule se r\u00e9duit \u00e0 deux f\u00fbts qui soutiennent un fronton triangulaire.<\/p>\n<div id=\"attachment_365\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-365\" class=\"wp-image-365\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/03\/fig.-3-e\u0301tude-de-cas_Intaille-BnF.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"765\" \/><p id=\"caption-attachment-365\" class=\"wp-caption-text\">Am\u00e9thyste, Achille musicien, Cabinet des M\u00e9dailles de la BnF, Inv.58.1815.<\/p><\/div>\n<p>Par ailleurs, le d\u00e9cor de notre cornaline offre un parall\u00e8le saisissant avec celui d\u2019une intaille en am\u00e9thyste conserv\u00e9e \u00e9galement au Cabinet des M\u00e9dailles et Antiques de la Biblioth\u00e8que nationale de France (fig. 3<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a>). Sur cette pierre, Achille emprunte la m\u00eame posture que le Sil\u00e8ne et est aussi repr\u00e9sent\u00e9 en musicien\u00a0: nu, la t\u00eate renvers\u00e9e, le h\u00e9ros est assis sur un rocher, et joue de la cithare\u00a0; l\u2019\u00e9dicule, l\u2019effigie priapique et le thyrse enrubann\u00e9 sont d\u00e9laiss\u00e9s au profit de l\u2019\u00e9p\u00e9e, du bouclier et du casque. Un d\u00e9tail cependant doit retenir notre attention\u00a0: dans le champ de l\u2019image grav\u00e9e, entre le fourreau de l\u2019\u00e9p\u00e9e et la cithare, appara\u00eet en \u00e9criture r\u00e9trograde et en lettres grecques l\u2019inscription \u00ab\u00a0\u03a0\u0391\u039c\u03a6\u0399\u039b\u039f\u03a5\u00a0\u00bb. Le fait que cette inscription a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite dans le sens inverse de lecture indique que la pierre a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour endosser une fonction sigillaire. De plus, il est \u00e0 noter que le Cabinet des M\u00e9dailles et Antiques abrite une autre am\u00e9thyste, orn\u00e9e d\u2019une t\u00eate de M\u00e9duse cette fois (fig. 4<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>), sur laquelle \u00ab\u00a0\u03a0\u0391\u039c\u03a6\u0399\u039b\u039f\u03a5\u00a0\u00bb est aussi inscrit en \u00e9criture r\u00e9trograde. Ces deux am\u00e9thystes sont des cr\u00e9ations du d\u00e9nomm\u00e9 Pamphilos, graveur actif au milieu du i<sup>er<\/sup> si\u00e8cle avant J\u00e9sus-Christ<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a>\u00a0; cet artiste a sign\u00e9 ses \u0153uvres en inscrivant son nom au g\u00e9nitif. La confrontation entre les cornalines vues pr\u00e9c\u00e9demment et l\u2019Achille cithar\u00e8de tend \u00e0 montrer que Pamphilos, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019avoir v\u00e9ritablement initi\u00e9 la tradition iconographique des Sil\u00e8nes \u00e0 la lyre, a n\u00e9anmoins produit un sch\u00e9ma iconographique qui a inspir\u00e9 d\u2019autres graveurs par la suite.<\/p>\n<div id=\"attachment_366\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-366\" class=\"wp-image-366\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/03\/fig.-4-e\u0301tude-de-cas_Intaille-BnF.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"775\" \/><p id=\"caption-attachment-366\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 4. Am\u00e9thiste \u00e0 t\u00eate de M\u00e9duse et inscription en grec invers\u00e9e. BnF, Cabinet des M\u00e9dailles, Inv.58.1526bis.<\/p><\/div>\n<p><strong>Une \u00e9vocation miniature de l\u2019\u00e2ge d\u2019or<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 travers l\u2019\u00e9tude de notre cornaline (inv. AA.Chandon.27), nous avons pu mieux appr\u00e9hender comment le graveur parvenait \u00e0 miniaturiser une sc\u00e8ne tout en l\u2019ins\u00e9rant dans un cadre bucolique. Les travaux de Regine Fellmann Brogli<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a> ont montr\u00e9 que la confection de telles gemmes a pris de l\u2019ampleur \u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 du I<sup>er<\/sup> si\u00e8cle avant notre \u00e8re. Or, \u00e0 cette \u00e9poque, particuli\u00e8rement sous le r\u00e9gime august\u00e9en, les murs des maisons romaines s\u2019habillent de peintures \u00e0 d\u00e9cor champ\u00eatre o\u00f9 le min\u00e9ral c\u00f4toie le v\u00e9g\u00e9tal, certaines de ces compositions int\u00e9grant m\u00eame une statuette de Priape en bois \u2013 la paroi est du <em>viridarium<\/em> de la maison (I, 6, 15) \u00e0 Pomp\u00e9i en offre un bel exemple<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\">[23]<\/a>. \u00c9vocations naturalistes et pacifiques, ces paysages picturaux, commun\u00e9ment qualifi\u00e9s de \u00ab\u00a0sacro-idylliques\u00a0\u00bb, montrent des petites silhouettes anonymes vivant en harmonie avec les lois de la nature, et s\u2019adonnant quelquefois \u00e0 des activit\u00e9s pastorales ou rituelles<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a>. Le succ\u00e8s de ces fresques co\u00efncide avec l\u2019\u00e9laboration, sous le <em>Principat<\/em>, d\u2019une id\u00e9ologie officielle centr\u00e9e sur la th\u00e9matique de l\u2019\u00e2ge d\u2019or, qui fut chant\u00e9 dans les <em>\u00c9glogues<\/em> de Virgile ou encore dans les <em>\u00c9podes<\/em> d\u2019Horace. Tournant d\u00e9finitivement la page des guerres civiles qui avaient meurtri Rome, l\u2019av\u00e8nement d\u2019Auguste, messager terrestre d\u2019Apollon, promettait une renaissance, une \u00e8re nouvelle et durable au peuple romain. Dor\u00e9navant r\u00e8gneraient l\u2019abondance, la paix et la pi\u00e9t\u00e9, qui se trouvent d\u2019ailleurs sublim\u00e9es dans l\u2019<em>Ara Pacis Augustae\u00a0<\/em>: l\u2019agencement ordonn\u00e9 des rinceaux d\u2019acanthe qui prolif\u00e8rent sur les parois du monument c\u00e9l\u00e8bre le retour du r\u00e8gne de Saturne. En ces temps heureux, dieux et hommes cohabitaient en une parfaite harmonie, les fruits de la terre ne venaient jamais \u00e0 manquer, et les statues de culte faisaient l\u2019objet d\u2019une <em>pietas<\/em> manifeste car faites de bois, mat\u00e9riau symbolisant la <em>rusticitas<\/em> qui r\u00e9gnait alors (Tibulle, <em>\u00c9l\u00e9gies<\/em>, I, 1). Ainsi, la parent\u00e9 ornementale qui unit nos gravures bucoliques \u00e0 ces fresques sacro-idylliques \u2013 les premi\u00e8res pouvant \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des r\u00e9pliques miniatures des secondes \u2013 montre que ces \u0153uvres s\u2019int\u00e8grent au sein d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne de mode artistique qui proc\u00e8de de l\u2019id\u00e9ologie imp\u00e9riale.<\/p>\n<p><strong>Pour aller plus loin<\/strong><\/p>\n<p>CROISILLE, Jean-Michel, <em>Paysages dans la peinture romaine : aux origines d\u2019un genre pictural<\/em>, Paris, Picard, Antiqua, n\u00b0 13, 2010.<\/p>\n<p>FELLMANN BROGLI, Regine, <em>Gemmen und Kameen mit l\u00e4ndlichen Kultszenen. Untersuchungen zur Glyptik der ausgehenden r\u00f6mischen Republik und der Kaiserzeit<\/em>, Bern ; Berlin, P. Lang, Europ\u00e4ische Hochschulschriften. Reihe 38, Arch\u00e4ologie, n\u00b0 59, 1996.<\/p>\n<p>FOSSING, Paul, <em>The Thorvaldsen Museum. Catalogue of the antique engraved gems and cameos<\/em>, Copenhague, G.E.C. Gad, Londres, Oxford University Press, 1929.<\/p>\n<p>GUIRAUD, H\u00e9l\u00e8ne, \u00ab Cultes champ\u00eatres sur des intailles d\u2019\u00e9poque romaine \u00bb, <em>Pallas<\/em> 21, 1974, p. 111-117.<\/p>\n<p>GUIRAUD, H\u00e9l\u00e8ne, \u00ab Les satyres sur les intailles d\u2019\u00e9poque romaine \u00bb, <em>REA<\/em> 80, n\u00b0 1-2, 1978, p. 114-137.<\/p>\n<p>GUIRAUD, H\u00e9l\u00e8ne, <em>Intailles et cam\u00e9es de l\u2019\u00e9poque romaine en Gaule (Territoire fran\u00e7ais)<\/em>, Paris, \u00e9d. CNRS, Gallia, Suppl\u00e9ment n\u00b0 48, 1988.<\/p>\n<p>HENIG, Martin, <em>Classical gems. Ancient and modern intaglios and cameos: in the Fitzwilliam Museum, Cambridge<\/em>, Cambridge, Cambridge University Press, 1994.<\/p>\n<p>HENIG, Martin, MACGREGOR, Arthur, <em>Catalogue of the engraved gems and finger-rings in the Ashmolean Museum. II. Roman<\/em>, Oxford, British Archaeological Reports, BAR. International Series. Studies in gems and jewellery, n\u00b0 1332. 3, 2004.<\/p>\n<p>HENIG, Martin, WHITING, Mary, <em>Engraved gems from Gadara in Jordan. The Sa\u2019d Collection of intaglios and cameos<\/em>, Oxford, Oxford University Committee for Archaeology, Monograph, n\u00b0 6, 1987.<\/p>\n<p>Limc, VIII, <em>s.v.<\/em>, \u00ab\u00a0Priapos\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>VOLLENWEIDER, Marie-Louise, <em>Die Steinschneidekunst und ihre K\u00fcnstler in sp\u00e4trepublikanischer und augusteischer Zeit<\/em>, Baden-Baden, B. Grimm, 1966.<\/p>\n<p>ZAZOFF, Peter, SCHERF, Volker, GERCKE, Peter, \u00e9d., <em>Antike Gemmen in deutschen Sammlungen. Band III. Braunschweig, G\u00f6ttingen, Kassel<\/em>, Wiesbaden, F. Steiner, 1970, 2 vol.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cornaline romaine figurant un Sil\u00e8ne jouant de la lyre, inv. AA.Chandon.27, BnF\u00a0; lien\u00a0: <a href=\"https:\/\/medaillesetantiques.bnf.fr\/ark:\/12148\/c33gb1tkbb\">https:\/\/medaillesetantiques.bnf.fr\/ark:\/12148\/c33gb1tkbb<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> H\u00e9l\u00e8ne Guiraud rapporte que la cornaline et la sardoine repr\u00e9sentent le quart des intailles d\u00e9couvertes en Gaule et se placent, de fait, au premier rang des pierres \u00ab semi-pr\u00e9cieuses \u00bb. Voir H\u00e9l\u00e8ne Guiraud, <em>Intailles et cam\u00e9es de l\u2019\u00e9poque romaine en Gaule<\/em> (Territoire fran\u00e7ais), Paris, \u00e9d. CNRS, Gallia, Suppl\u00e9ment n\u00b0 48, 1988, p. 26-27.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> <em>\u03a0\u03b5\u03c1\u03af\u03c0\u03bb\u03bf\u03c5\u03c2 \u03c4\u1fc6\u03c2 \u1f18\u03c1\u03c5\u03b8\u03c1\u1fb6\u03c2 \u0398\u03b1\u03bb\u03ac\u03c3\u03c3\u03b7\u03c2<\/em>, 49-51. Sur les lieux de provenance de la cornaline et de la sardoine, lire aussi Pline l\u2019Ancien, <em>Histoire Naturelle<\/em>, Livre XXXVII, 105-106. Consulter aussi Photios, <em>Biblioth\u00e8que<\/em>, Codex 72, 11 et 33, qui cite les <em>Indica<\/em> de Ct\u00e9sias de Cnide, auteur qui a v\u00e9cu au tournant des v<sup>e<\/sup> et iv<sup>e<\/sup> si\u00e8cles avant notre \u00e8re.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Lire H.\u00a0Guiraud, \u00ab Les satyres sur les intailles d\u2019\u00e9poque romaine \u00bb, <em>REA<\/em> 80, n\u00b0 1-2, 1978, p. 114-137 sur les repr\u00e9sentations de satyres dans la glyptique. Sur les diff\u00e9rences qui opposent l\u2019image du satyre \u00e0 celle du Sil\u00e8ne, <em>ibid<\/em>., p. 115 et n. 1.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Quartz vert translucide.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Inv.58.2023, lien\u00a0: <a href=\"https:\/\/medaillesetantiques.bnf.fr\/ark:\/12148\/c33gb214ph\">https:\/\/medaillesetantiques.bnf.fr\/ark:\/12148\/c33gb214ph<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Nous invitons le lecteur \u00e0 recouper les tableaux de datation des gemmes \u00e9labor\u00e9s par Regine Fellmann Brogli (<em>Gemmen und Kameen mit l\u00e4ndlichen Kultszenen. Untersuchungen zur Glyptik der ausgehenden r\u00f6mischen Republik und der Kaiserzeit<\/em>, Bern ; Berlin, P. Lang, Europ\u00e4ische Hochschulschriften. Reihe 38, Arch\u00e4ologie, n\u00b0 59, 1996 p. 62-63), avec les intailles figurant un petit \u00e9dicule qui sont r\u00e9pertori\u00e9es dans son catalogue (<em>ibid<\/em>., p.\u00a0155-194).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Limc, VIII, 1, <em>s.v.<\/em>, \u00ab\u00a0Priapos\u00a0\u00bb, n\u00b0 24, texte p. 1031, image VIII, 2, p. 681.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Limc, VIII, 1, <em>s.v.<\/em>, \u00ab\u00a0Priapos\u00a0\u00bb, n\u00b0 58, texte p. 1033, image VIII, 2, p. 683.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Limc, VIII, 1, <em>s.v.<\/em>, \u00ab\u00a0Priapos\u00a0\u00bb, n\u00b0 66, texte p. 1034.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Pour la distinction entre les diff\u00e9rents styles de fresques antiques, voir la notice \u00ab\u00a0Fresque antique\u00a0\u00bb de Marl\u00e8ne Nazarian sur Utpictura 18.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Limc, VIII, 1, <em>s.v.<\/em>, \u00ab\u00a0Priapos\u00a0\u00bb, n\u00b0 43, texte p. 1032.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Encore une fois, il faut confronter les tableaux de datation des gemmes \u00e9labor\u00e9s par Regine Fellmann Brogli (<em>op. cit.<\/em>, p. 62-63), avec les intailles figurant l\u2019herme \u00e0 la <em>lordosis<\/em> qui sont inventori\u00e9es dans son catalogue (<em>ibid<\/em>., p. 155-194). Sur l\u2019identification de cette figure comme \u00e9tant Priape, se reporter tout particuli\u00e8rement au p. 74-75. Consulter aussi H. Guiraud, \u00ab Cultes champ\u00eatres sur des intailles d\u2019\u00e9poque romaine \u00bb, Pallas 21, 1974, p. 111-117.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Peter Zazoff, Volker Scherf, Peter Gercke, \u00e9d., <em>Antike Gemmen in deutschen Sammlungen. <\/em>Band III. Braunschweig, G\u00f6ttingen, Kassel, Wiesbaden, F. Steiner, 1970, 2 vol., n\u00b0 101, p. 35.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Paul Fossing, <em>The Thorvaldsen Museum. Catalogue of the antique engraved gems and cameos<\/em>, Copenhague, G.E.C. Gad, Londres, Oxford University Press, 1929, n\u00b0 825, p. 133.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Martin Henig, Mary Whiting, <em>Engraved gems from Gadara in Jordan. The Sa\u2019d Collection of intaglios and cameos<\/em>, Oxford, Oxford University Committee for Archaeology, Monograph, n\u00b0 6, 1987, n\u00b0 249, p. 26.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Martin Henig, <em>Classical gems. Ancient and modern intaglios and cameos: in the Fitzwilliam Museum, Cambridge<\/em>, Cambridge, Cambridge University Press, 1994, \u00a0n\u00b0 182, p. 100.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Martin Henig, Arthur Macgregor, <em>Catalogue of the engraved gems and finger-rings in the Ashmolean Museum. II. Roman<\/em>, Oxford, British Archaeological Reports, BAR. International Series. Studies in gems and jewellery, n\u00b0 1332. 3, 2004, n\u00b0 3.86, p. 55.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Inv.58.1815, lien\u00a0: <a href=\"https:\/\/medaillesetantiques.bnf.fr\/ark:\/12148\/c33gbfkm9\">https:\/\/medaillesetantiques.bnf.fr\/ark:\/12148\/c33gbfkm9<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> Inv.58.1526bis, lien\u00a0: <a href=\"https:\/\/medaillesetantiques.bnf.fr\/ark:\/12148\/c33gbrr8m\">https:\/\/medaillesetantiques.bnf.fr\/ark:\/12148\/c33gbrr8m<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> Sur ce graveur, cf. Vollenweider 1966, p. 27.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> R. Fellmann Brogli, <em>op. cit.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Limc, VIII, 1, <em>s.v.<\/em>, \u00ab\u00a0Priapos\u00a0\u00bb, n\u00b0 95, texte p. 1036, image VIII, 2, p. 688.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> Sur ces fresques, se reporter \u00e0 Jean-Michel Croisille, <em>Paysages dans la peinture romaine : aux origines d\u2019un genre pictural<\/em>, Paris, Picard, Antiqua, n\u00b0 13, 2010<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Miniaturiser une sc\u00e8ne sacro-idyllique sur une intaille : l\u2019exemple de la cornaline (inv. AA.Chandon.27) de la Biblioth\u00e8que nationale de France et l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or Texte de Laura Sageaux, Universit\u00e9 Toulouse &#8211; Jean Jaur\u00e8s, Laboratoire PLH \/ Universit\u00e9 de Limoges Pr\u00e9sentation de l\u2019intaille La pr\u00e9sente \u00e9tude de cas est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude de l\u2019intaille (inv. 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