 {"id":686,"date":"2023-06-11T21:33:43","date_gmt":"2023-06-11T19:33:43","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/?p=686"},"modified":"2023-08-07T17:19:14","modified_gmt":"2023-08-07T15:19:14","slug":"representer-les-dieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/2023\/06\/11\/representer-les-dieux\/","title":{"rendered":"Repr\u00e9senter les dieux"},"content":{"rendered":"<h2><strong>Repr\u00e9senter les dieux<\/strong><\/h2>\n<p><em>Texte de Corinne Bonnet, Universit\u00e9 Toulouse \u2013 Jean Jaur\u00e8s, Laboratoire PLH \/ ERC MAP<br \/>\n<\/em><\/p>\n<h2><strong>Qu\u2019est-ce qu\u2019une divinit\u00e9\u00a0?<\/strong><\/h2>\n<p>Dans l\u2019Antiquit\u00e9, quelle que soit la culture ou la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e, le monde est, comme l\u2019affirme Thal\u00e8s de Milet au VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle av. n.\u00e8., \u00ab\u00a0plein de dieux\u00a0\u00bb. On leur attribue la cr\u00e9ation et l\u2019organisation du monde (cosmogonie) \u2013 s\u00e9parer le ciel et la terre, disposer les \u00e9toiles dans le ciel, distinguer la nuit et le jour, \u00e9riger les montagnes, cr\u00e9er les fleuves\u2026 \u2013 et des hommes (anthropogonie). Un processus de th\u00e9ogonie, qui voit diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations de dieux se succ\u00e9der jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019un ordre d\u00e9finitif se mette en place, compl\u00e8te la grande fresque des temps primordiaux et fondateurs. Les hommes sont con\u00e7us d\u2019embl\u00e9e comme les serviteurs des dieux, qu\u2019ils nourrissent, dont ils prennent soin en leur d\u00e9diant des espaces propres, dont ils attendent divers bienfaits. Les divinit\u00e9s sont donc fondamentalement des puissances divines, c\u2019est-\u00e0-dire des entit\u00e9s sup\u00e9rieures, surhumaines, caract\u00e9ris\u00e9es, sauf rares exceptions, par leur statut immortel et par une vie bienheureuse. Les hommes leur imputent la capacit\u00e9 d\u2019agir dans et sur le monde, donc d\u2019influencer leur destin, collectif ou individuel.<\/p>\n<h2><strong>Qu\u2019est-ce que la religion\u00a0?<\/strong><\/h2>\n<p>Parce qu\u2019ils sont sup\u00e9rieurs et puissants, les dieux doivent \u00eatre honor\u00e9s. Ce que nous appelons la \u00ab\u00a0religion\u00a0\u00bb est donc une obligation sociale qui rel\u00e8ve du champ de la tradition, des normes ancestrales. Si le terme \u00ab\u00a0religion\u00a0\u00bb d\u00e9rive du latin <em>religio<\/em>, ce dernier terme ne d\u00e9signe cependant pas un \u00ab\u00a0syst\u00e8me de croyances et de pratiques propre \u00e0 un groupe social\u00a0\u00bb (d\u00e9finition de \u00ab\u00a0religion\u00a0\u00bb dans <em>Le Robert<\/em>), mais plut\u00f4t le scrupule respectueux qui pousse les hommes \u00e0 ne pas n\u00e9gliger les dieux. Les oublier serait une impi\u00e9t\u00e9, les craindre \u00e0 chaque instant, une superstition. Il n\u2019y a pas, en grec ou en latin, en sum\u00e9rien ou en \u00e9gyptien, de concept exprimant l\u2019id\u00e9e de \u00ab\u00a0religion\u00a0\u00bb, parce qu\u2019il ne s\u2019agit pas de \u00ab\u00a0religions du livre\u00a0\u00bb, adoss\u00e9es \u00e0 des dogmes et \u00e0 une doctrine canonique, mais plut\u00f4t de \u00ab\u00a0religions du faire\u00a0\u00bb o\u00f9 ce qui compte, c\u2019est avant tout le culte, donc le soin que l\u2019on prend des dieux au jour le jour. La religion est ainsi affaire de communication\u00a0: on s\u2019adresse aux dieux, \u00e0 travers des pri\u00e8res, des offrandes, des gestes divers et vari\u00e9s, pour capter leur attention et obtenir d\u2019eux des bienfaits\u00a0: une b\u00e9n\u00e9diction, une naissance, une gu\u00e9rison, une r\u00e9colte abondante, une paix ou une victoire au combat, une travers\u00e9e en mer sans encombre\u2026 En mille et une circonstances, on se tourne vers les dieux du foyer domestique, de la famille, ou l\u2019on se rend dans les sanctuaires, pour engager un rapport en quelque sorte contractuel avec les dieux, comme le dit l\u2019adage latin\u00a0: <em>do ut des<\/em>, \u00ab\u00a0je donne pour que tu donnes\u00a0\u00bb, sachant cependant que ce commerce avec les dieux est hi\u00e9rarchis\u00e9 puisque comme l\u2019\u00e9crit Pindare dans la<em> VI<sup>e<\/sup> N\u00e9m\u00e9enne<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><em>\u00a0<\/em>:<\/p>\n<p>Une la race des hommes, une la race des dieux\u00a0; d\u2019une seule m\u00e8re nous tirons notre souffle,<\/p>\n<p>Les uns et les autres. Mais entre eux, il y a toute l\u2019\u00e9tendue<\/p>\n<p>De la puissance. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, rien, de l\u2019autre, le ciel d\u2019airain<\/p>\n<p>Appuy\u00e9 sur des fondements in\u00e9branlables.<\/p>\n<p>La religion, comme activit\u00e9 sociale cruciale pour le devenir des individus et des groupes, met en contact des interlocuteurs de nature diff\u00e9rente. C\u2019est pourquoi l\u2019homme propose, mais les dieux disposent, puisqu\u2019ils d\u00e9cident d\u2019\u00e9couter ou pas une pri\u00e8re, d\u2019accepter ou pas une requ\u00eate. Dans cette dynamique d\u2019interaction, les repr\u00e9sentations des dieux jouent un r\u00f4le essentiel.<\/p>\n<h2><strong>Pr\u00e9sentifier les dieux<\/strong><\/h2>\n<p>En tant que puissances divines, les dieux rel\u00e8vent d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 bien diff\u00e9rente de celles des hommes. Ils sont invisibles aux humains et ceux qui ont l\u2019arrogance de regarder en face l\u2019\u00e9clat divin en meurent ou deviennent aveugles, comme le devin Tir\u00e9sias qui avait vu Ath\u00e9na se baignant dans une source de de l\u2019H\u00e9licon. La r\u00e9sidence privil\u00e9gi\u00e9e des dieux est le mont Olympe, dont la hauteur exprime la distance qui s\u00e9pare les hommes des dieux. Hom\u00e8re, dans l\u2019<em>Iliade<\/em>, d\u00e9crit \u00e0 de multiples reprises les dieux intervenant sur le champ de bataille, mais sans que les h\u00e9ros puissent les voir ou les reconna\u00eetre. Pourtant, dans le cadre des cultes, quand il s\u2019agit d\u2019accomplir des offrandes sur un autel ou d\u2019adresser une pri\u00e8re \u00e0 une divinit\u00e9, la m\u00e9diation des images est indispensable. Avec Jean-Pierre Vernant, on peut dire que ces repr\u00e9sentations, anthropomorphiques ou pas, servent \u00e0 <em>pr\u00e9sentifier<\/em> la divinit\u00e9, \u00e0 la rendre accessible pour cr\u00e9er les conditions d\u2019une interaction que l\u2019on esp\u00e8re efficace. Les Anciens ne pensaient pas, ou pas tous, pas toujours, pas partout, pas vraiment (selon les milieux sociaux notamment) qu\u2019une statue <em>est <\/em>le dieu. Sur un crat\u00e8re apulien \u00e0 figures rouges conserv\u00e9 \u00e0 New York et datant de 360-350 av. n.\u00e8., on voit un artiste en train de d\u00e9corer une statue d\u2019H\u00e9racl\u00e8s (en blanc, car en marbre), H\u00e9racl\u00e8s lui-m\u00eame observant la sc\u00e8ne en arri\u00e8re-plan et portant un doigt \u00e0 la bouche, comme pour exprimer son \u00e9tonnement<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Ici, l\u2019effet de d\u00e9doublement est soulign\u00e9 par le peintre \u00e0 travers ce geste. En M\u00e9sopotamie comme en \u00c9gypte, des rituels visaient \u00e0 laver la bouche et insuffler le souffle vital dans les statues. Pour souligner leur transformation d\u2019artefact en pr\u00e9sence vivante du dieu, on tranchait symboliquement les mains des artisans au cours du rituel avec une \u00e9p\u00e9e de bois, pour indiquer qu\u2019ils n\u2019avaient pas pris part au processus de cr\u00e9ation. Chaque artisan jurait solennellement que les dieux artisans avaient fa\u00e7onn\u00e9 la statue divine qui \u00e9tait alors install\u00e9e dans son sanctuaire pour remplir ses fonctions.<\/p>\n<h2><strong>Des dieux \u00e0 l\u2019image des hommes\u00a0?<\/strong><\/h2>\n<p>Quand on d\u00e9ambule dans un Mus\u00e9e, on a parfois du mal \u00e0 distinguer une statue repr\u00e9sentant une divinit\u00e9 de celles qui figurent un roi ou une imp\u00e9ratrice. C\u2019est que l\u2019<em>anthropomorphisme <\/em>est l\u2019option dominante, qui consiste \u00e0 attribuer aux dieux un corps humain. Cependant, \u00e0 bien y regarder, ce corps est plus-qu\u2019humain\u00a0: par ses dimensions, par sa perfection, sa beaut\u00e9, son \u00e9clat d\u00fb au choix de mat\u00e9riaux comme l\u2019or, l\u2019argent, le bronze, l\u2019ivoire, les pierres pr\u00e9cieuses, et la polychromie qui rehaussait leur rayonnement (voir l\u2019entr\u00e9e \u00ab\u00a0Couleurs\u00a0\u00bb*). On peut, avec Jean-Pierre Vernant et Charles Malamoud, parler de <em>surcorps.<\/em> L\u2019image sert donc d\u2019embl\u00e9e \u00e0 souligner la nature divine, surhumaine, de celles et ceux auxquels on adresse un culte. Leur statut sup\u00e9rieur s\u2019exprime aussi par les ornements \u2013 souvent perdus aujourd\u2019hui\u00a0: v\u00eatements, bijoux parures \u2013 et par les attributs* (sceptre, corne d\u2019abondance, arme, animal, instrument de musique, etc.) qui renvoient aux domaines d\u2019intervention des divinit\u00e9s. Il s\u2019agit l\u00e0 de codes complexes qui sont souvent polys\u00e9miques, qui peuvent \u00eatre partag\u00e9s par plusieurs divinit\u00e9s et forment une sorte de langage fluide et polyvalent. Ainsi, m\u00eame quand ils empruntent une apparence humaine, les dieux sont construits par les hommes, dans les textes comme dans les images, comme des entit\u00e9s sup\u00e9rieures, proches et distances, semblables et diff\u00e9rentes. Dans certaines cultures, des strat\u00e9gies alternatives sont adopt\u00e9es pour exprimer en images cet \u00e9cart. Dans le monde \u00e9gyptien, on a recours au zoomorphisme qui consiste \u00e0 attribuer aux dieux des traits animaliers\u00a0: Horus, le faucon, Apis, le taureau, Sobek, le crocodile\u2026 Aux yeux des Grecs, notamment d\u2019H\u00e9rodote, qui visite la vall\u00e9e du Nil autour de 450 av. n.\u00e8., ces images sont surprenantes, voire choquantes\u00a0; elles expriment en fait l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 du monde divin \u00e0 travers une hybridit\u00e9 qui traduit la puissance de ceux qui sont radicalement diff\u00e9rents des humains. L\u2019hybridit\u00e9 ou <em>th\u00e9riomorphisme<\/em> (d\u2019apr\u00e8s le grec <em>therion<\/em>, \u00ab\u00a0animal, \u00ab\u00a0b\u00eate\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0monstre\u00a0\u00bb) est aussi fr\u00e9quemment utilis\u00e9e en M\u00e9sopotamie pour diff\u00e9rentes entit\u00e9s divines\u00a0; le monde grec n\u2019y est pas \u00e9tranger avec des figures comme la sphinge, le Minotaure, les Centaures\u2026 Enfin, diverses cultures, y compris grecque et romaine, font le choix de l\u2019<em>aniconisme<\/em>, un terme que l\u2019on utilise \u00e0 la fois pour d\u00e9signer le refus\/l\u2019absence d\u2019images divines \u2013 comme dans la religion juive \u2013 pr\u00e9cis\u00e9ment parce que toute image serait inad\u00e9quate (comme tout nom l\u2019est aussi) et pour faire r\u00e9f\u00e9rence aux images qui ne sont ni th\u00e9rio- ni anthropomorphiques, en particulier les pierres brutes. Dans les deux cas, la strat\u00e9gie est identique\u00a0: se tenir \u00e0 distance de toute image humaine, comme l\u2019exprime bien le Psaume 115 (3-7)<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>\u00a0:<\/p>\n<p>Notre Dieu, il est dans les cieux, tout ce qui lui pla\u00eet, il le fait<\/p>\n<p>Leurs idoles, or et argent, une \u0153uvre de main d&rsquo;homme\u00a0! Elles ont une bouche et ne parlent pas, elles ont des yeux et ne voient pas<\/p>\n<p>elles ont des oreilles et n&rsquo;entendent pas, elles ont un nez et ne sentent pas.<\/p>\n<p>Leurs mains, mais elles ne touchent point, leurs pieds, mais ils ne marchent point, de leur gosier, pas un murmure\u00a0!<\/p>\n<p>Les pierres, parfois appel\u00e9es \u00ab\u00a0b\u00e9tyles\u00a0\u00bb, d\u2019apr\u00e8s le s\u00e9mitique qui signifie \u00ab\u00a0maison du dieu\u00a0\u00bb, dont certaines seraient des m\u00e9t\u00e9orites tomb\u00e9es du ciel, rec\u00e8lent donc une puissance intrins\u00e8que apte \u00e0 exprimer la nature divine. Parfois cependant, comme pour les humaniser, on les pourvoit d\u2019yeux, d\u2019oreilles et\/ou de bouche afin que la communication avec les hommes soit rendue possible.<\/p>\n<h2><strong>Un ou plusieurs\u00a0: les dieux en contexte<\/strong><\/h2>\n<p>La plupart des religions de l\u2019Antiquit\u00e9 sont polyth\u00e9istes, ce qui implique non seulement qu\u2019il y a une pluralit\u00e9 de divinit\u00e9s, mais aussi que chaque divinit\u00e9 est en soi plurielle en ce qu\u2019elle assume diverses fonctions, re\u00e7oit divers noms et est repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 travers diverses images. Pour saisir le sens d\u2019une repr\u00e9sentation, il est donc fondamental de la contextualiser. D\u2019abord il faut la situer dans un espace (un sanctuaire, une chapelle, un espace public ou domestique, au centre ou sur le c\u00f4t\u00e9, \u00e0 la vue de tous ou pas\u2026) en pr\u00eatant attention aux types d\u2019interactions possibles avec les hommes\u00a0: on la voit, ou pas, on la touche, ou pas, on la v\u00eatit, on l\u2019oint, on la prom\u00e8ne en procession, on la d\u00e9place d\u2019un lieu \u00e0 l\u2019autre, on la reproduit, on en vend des r\u00e9pliques, on la repr\u00e9sente sur des monnaies ou des jetons, on la restaure, on la d\u00e9truit, on l\u2019ensevelit dans une d\u00e9charge (<em>bothros<\/em> en grec)\u2026 Ensuite, il faut examiner son entourage, les gestes, les postures\u00a0: Apollon est-il avec Art\u00e9mis et L\u00e9to, sa s\u0153ur et sa m\u00e8re, ou avec Zeus son p\u00e8re\u00a0? Aphrodite est-elle accompagn\u00e9e de son cort\u00e8ge de petits \u00c9ros (<em>Erotes<\/em> au pluriel en grec)\u00a0? Pourquoi sur la st\u00e8le d\u2019Hammourabi, roi de Babylone, le dieu Shamash pose-t-il les pieds sur une montagne\u00a0? Qu\u2019expriment les images o\u00f9 Osiris momiforme est en compagnie d\u2019Isis\u00a0? Chaque image fait sens dans son contexte et par rapport \u00e0 un horizon culturel fait de codes\u00a0; chaque image traduit des relations au sein de syst\u00e8mes polyth\u00e9istes qui constituent pr\u00e9cis\u00e9ment une vaste toile de dieux se d\u00e9finissant les uns par rapport aux autres, les uns avec les autres. Si l\u2019on sait qu\u2019H\u00e9pha\u00efstos, le dieu forgeron, cr\u00e9e pour son p\u00e8re, Zeus, un instrument puissant tel que l\u2019\u00e9gide, une sorte de peau de ch\u00e8vre dont les bords sont h\u00e9riss\u00e9s de serpents et le centre pourvu de la t\u00eate effrayante et paralysante de la Gorgone, un v\u00e9ritable talisman qu\u2019habitent D\u00e9route, Discorde, Vaillance et Poursuite, selon le chant V de l\u2019<em>Iliade<\/em> (739-742), c\u2019est \u00e0 sa fille Ath\u00e9na, n\u00e9e toute arm\u00e9e de son cr\u00e2ne, que Zeus confie l\u2019\u00e9gide, symbole si parlant de la complicit\u00e9 intime et de la compl\u00e9mentarit\u00e9 fonctionnelle entre le p\u00e8re et la fille. Il faut donc se garder d\u2019interpr\u00e9ter une image comme une pi\u00e8ce de mus\u00e9e et s\u2019efforcer de la restituer dans son contexte d\u2019usage comme un \u00e9l\u00e9ment du riche dispositif qui permettait aux hommes de conna\u00eetre les dieux pour mieux tirer profit de leur puissance.<\/p>\n<p><strong>Pour aller plus loin<\/strong><\/p>\n<p>BELAYCHE, Nicole (dir.), PIRENNE-DELFORGE, Vinciane (dir.). <em>Fabriquer du divin\u00a0: Constructions et ajustements de la repr\u00e9sentation des dieux dans l\u2019Antiquit\u00e9.<\/em> Nouvelle \u00e9dition [en ligne]. Li\u00e8ge\u00a0: Presses universitaires de Li\u00e8ge, 2015 (g\u00e9n\u00e9r\u00e9 le 08 mai 2023). Disponible sur Internet\u00a0: &lt;http:\/\/books.openedition.org\/pulg\/8512&gt;. ISBN\u00a0: 9791036560729. DOI\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/books.pulg.8512\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/books.pulg.8512<\/a>.<\/p>\n<p>ESTIENNE, Sylvia <em>et al.<\/em> (dir.), <em>Image et religion.<\/em> Nouvelle \u00e9dition [en ligne]. Naples\u00a0: Publications du Centre Jean B\u00e9rard, 2008 (g\u00e9n\u00e9r\u00e9 le 08 mai 2023). Disponible sur Internet\u00a0: &lt;http:\/\/books.openedition.org\/pcjb\/4401&gt;. ISBN\u00a0: 9782918887935. DOI\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/books.pcjb.4401\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/books.pcjb.4401<\/a>.<\/p>\n<p>MALAMOUD, Charles, VERNANT, Jean-Pierre (dir.), <em>Corps des dieux<\/em>. Nouvelle \u00e9dition. Paris\u00a0: Gallimard, 2003.<\/p>\n<p>VERNANT, Jean-Pierre, \u00ab\u00a0De la pr\u00e9sentification de l\u2019invisible \u00e0 l\u2019imitation de l\u2019apparence\u00a0\u00bb,<em> in<\/em>\u00a0:<em> Image et signification. Rencontres de l\u2019\u00c9cole du Louvre,<\/em> Paris, 1983, p.\u00a025-37, repris<em> in<\/em>\u00a0:<em> Mythe et pens\u00e9e chez les Grecs. \u00c9tude de psychologie historique,<\/em> Paris, 1996, p.\u00a0339-349.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Traduction C. Bonnet.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Voir l\u2019image ici\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.metmuseum.org\/art\/collection\/search\/254649\">https:\/\/www.metmuseum.org\/art\/collection\/search\/254649<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Traduction <em>Bible de J\u00e9rusalem<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Repr\u00e9senter les dieux Texte de Corinne Bonnet, Universit\u00e9 Toulouse \u2013 Jean Jaur\u00e8s, Laboratoire PLH \/ ERC MAP Qu\u2019est-ce qu\u2019une divinit\u00e9\u00a0? 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