 {"id":814,"date":"2023-08-05T11:17:06","date_gmt":"2023-08-05T09:17:06","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/?p=814"},"modified":"2023-08-09T21:10:34","modified_gmt":"2023-08-09T19:10:34","slug":"etude-de-la-polychromie-dans-un-tableau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/2023\/08\/05\/etude-de-la-polychromie-dans-un-tableau\/","title":{"rendered":"Etude de la polychromie dans un tableau"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00c9tude de la polychromie dans un tableau d\u2019Alma Tadema<\/strong><\/p>\n<p><em>Texte d\u2019Adeline Grand-Cl\u00e9ment, Universit\u00e9 Toulouse \u2013 Jean Jaur\u00e8s, Laboratoire PLH<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_817\" style=\"width: 2570px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-817\" class=\"wp-image-817 size-full\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-1-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1660\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-1-scaled.jpg 2560w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-1-300x194.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-1-1024x664.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-1-768x498.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-1-1536x996.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-1-2048x1328.jpg 2048w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-1-140x90.jpg 140w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><p id=\"caption-attachment-817\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1. Lawrence Alma-Tadema, Phidias montrant la frise du Parth\u00e9non \u00e0 ses amis (Phidias showing the frieze of the Parthenon to his friends), peinture \u00e0 l\u2019huile (72 x 110.5 cm), 1868. Birmingham, Museum and Art Gallery, inv. 1923P118.<\/p><\/div>\n<p>Le tableau a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en 1868 par le peintre d\u2019origine n\u00e9erlandaise Laurens Alma-Tadema (1836-1912). Ce dernier a quitt\u00e9 son pays pour vivre en France entre 1864 et 1870, avant de s\u2019installer \u00e0 Londres, o\u00f9 il a fini par acqu\u00e9rir la nationalit\u00e9 britannique en 1873 et chang\u00e9 son pr\u00e9nom en Lawrence. Son \u0153uvre picturale est influenc\u00e9e par le mouvement fran\u00e7ais des n\u00e9o-Grecs mais aussi par le cercle des Esth\u00e8tes (artistes, po\u00e8tes et romanciers) qu\u2019il se met \u00e0 fr\u00e9quenter en Angleterre, et qui promeuvent une image plus color\u00e9e et sensuelle de l\u2019Antiquit\u00e9 classique. Artiste prolifique, Alma-Tadema a connu un certain succ\u00e8s aupr\u00e8s de la bourgeoisie britannique, pour ses peintures donnant \u00e0 voir des sc\u00e8nes de la vie quotidienne des Grecs et des Romains. Ses compositions picturales s\u2019appuient sur une solide culture litt\u00e9raire, mais aussi sur une bonne connaissance des d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques, gr\u00e2ce \u00e0 la fr\u00e9quentation de mus\u00e9es (par exemple le Louvre, le British Museum ou le mus\u00e9e de Naples) et de sites antiques (comme Pomp\u00e9i et Herculanum)<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. S\u2019appuyant sur des notes, des croquis, des dessins, effectu\u00e9s lors de ses visites et voyages, il compose ses toiles en assemblant assez librement des objets arch\u00e9ologiques et d\u00e9cors de provenances vari\u00e9es pour donner une caution historique aux sc\u00e8nes de genre qu\u2019il peint. On croise dans ses tableaux des figures anonymes mais aussi des artistes connus, en particulier des po\u00e8tes comme Hom\u00e8re, Sappho ou Alc\u00e9e. Ici, Alma-Tadema met en sc\u00e8ne le c\u00e9l\u00e8bre sculpteur Phidias, en train de faire visiter \u00e0 un groupe de personnes le chantier de construction du Parth\u00e9non, dont il a la charge sur l\u2019Acropole d\u2019Ath\u00e8nes.<\/p>\n<p><strong>Jouer avec l\u2019histoire\u00a0: un \u00e9pisode invent\u00e9 mais une mise en sc\u00e8ne r\u00e9aliste<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Le peintre a 32 ans quand il ex\u00e9cute cette toile. La sc\u00e8ne figur\u00e9e est le pur produit de son imagination, mais elle donne \u00e0 voir un \u00e9pisode qui aurait fort bien pu se d\u00e9rouler dans les ann\u00e9es 430, \u00e0 Ath\u00e8nes. En effet, Alma-Tadema se r\u00e9f\u00e8re ici au grand programme de construction sur l\u2019Acropole, qui a \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9 par P\u00e9ricl\u00e8s \u00e0 partir du milieu du V<sup>e <\/sup>s. av. J.-C. Plutarque, dans la <em>Vie de P\u00e9ricl\u00e8s<\/em>, d\u00e9crit l\u2019ampleur des travaux et insiste sur leur dimension politique\u00a0: il s\u2019agit de mettre en avant la gloire et la puissance d\u2019Ath\u00e8nes, enrichie par la domination qu\u2019elle exerce au sein de la ligue de D\u00e9los, mais aussi de fournir du travail \u00e0 une large masse de personnes, pour assoir le jeune r\u00e9gime d\u00e9mocratique. Plutarque souligne \u00e0 plusieurs reprises l\u2019amiti\u00e9 qui unit le strat\u00e8ge ath\u00e9nien et Phidias, \u00e0 qui il confie la supervision des d\u00e9cors du Parth\u00e9non, ainsi que la r\u00e9alisation de la statue colossale en or et en ivoire (chrys\u00e9l\u00e9phantine) plac\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9difice. Le monument, con\u00e7u par les architectes Ictinos et Callicrat\u00e8s, a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9 entre 447 et 432 av. J.-C.\u00a0et ses sculptures et reliefs en marbre (frontons, m\u00e9topes, frise) sont vite devenus le symbole du classicisme de l\u2019art grec.<\/p>\n<p>Alma-Tadema adopte ici un point de vue original\u00a0: plut\u00f4t que de montrer le Parth\u00e9non fra\u00eechement construit, dans toute sa splendeur, il pr\u00e9sente les travaux en cours d\u2019ach\u00e8vement. C\u2019est une mani\u00e8re habile de donner \u00e0 voir les \u00ab\u00a0coulisses\u00a0\u00bb de la construction et de rendre l\u2019effervescence du chantier. En proc\u00e9dant ainsi, il ne montre qu\u2019une infime partie du b\u00e2timent, vue depuis l\u2019angle nord-ouest. L\u2019observateur se trouve directement impliqu\u00e9 dans la sc\u00e8ne\u00a0: comme les visiteurs, il a l\u2019impression (un peu vertigineuse\u00a0!) d\u2019\u00eatre en \u00e9quilibre sur des planches, au niveau d\u2019un \u00e9chafaudage mont\u00e9 \u00e0 plus d\u2019une dizaine de m\u00e8tres de haut, dans la galerie du p\u00e9ristyle. Un tel proc\u00e9d\u00e9 offre ainsi un point de vue unique sur une portion de la frise ionique sculpt\u00e9e qui courait au-dessus du mur de la <em>cella<\/em>, et restait donc tr\u00e8s peu visible depuis le sol, car elle \u00e9tait cach\u00e9e par la colonnade ext\u00e9rieure (cf. fig. 2\u00a0: sur la vue actuelle de l\u2019angle nord-ouest depuis le sol et l\u2019ext\u00e9rieur du b\u00e2timent, la frise n\u2019est pas visible).<\/p>\n<div id=\"attachment_818\" style=\"width: 870px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-818\" class=\"wp-image-818 size-large\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-2-1024x768.jpg\" alt=\"\" width=\"860\" height=\"645\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-2-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-2-300x225.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-2-768x576.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-2-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-2-2048x1536.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px\" \/><p id=\"caption-attachment-818\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 2. Vue actuelle de l\u2019angle nord-ouest du Parth\u00e9non, sur l\u2019Acropole d\u2019Ath\u00e8nes.<\/p><\/div>\n<p>La seule personne clairement identifiable, gr\u00e2ce au titre du tableau, est Phidias, avec sa longue barbe, un rouleau de papyrus \u00e0 la main (des dessins\u00a0?) et son <em>himation<\/em> (manteau) drap\u00e9 laissant une partie du torse d\u00e9gag\u00e9. L\u2019observateur peut laisser libre court \u00e0 son imagination pour identifier le reste des figures, \u00e0 savoir les \u00ab\u00a0amis\u00a0\u00bb du sculpteur, heureux \u00e9lus autoris\u00e9s \u00e0 visiter le chantier. La personne \u00e9galement barbue qui fait face \u00e0 Phidias est vraisemblablement P\u00e9ricl\u00e8s, qui devait avoir \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame \u00e2ge. Quant \u00e0 la femme voil\u00e9e qui se tient derri\u00e8re, il pourrait s\u2019agit d\u2019Aspasie, la compagne du strat\u00e8ge qui a \u00e9t\u00e9 tant d\u00e9cri\u00e9e par les opposants politiques du d\u00e9mocrate et \u00e0 qui les po\u00e8tes comiques ath\u00e9niens ont donn\u00e9 une r\u00e9putation sulfureuse. Sur la gauche du tableau, le jeune homme blond aux joues d\u2019un rose tendre a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 par les critiques comme \u00e9tant le fougueux Alcibiade, neveu de P\u00e9ricl\u00e8s, qui devait avoir alors une quinzaine d\u2019ann\u00e9es. L\u2019homme adulte plac\u00e9 \u00e0 sa droite, de dos, pourrait bien \u00eatre le philosophe Socrate, qui l\u2019a eu comme \u00e9l\u00e8ve. Nous aurions ainsi l\u00e0 un petit cercle de \u00ab\u00a0c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s\u00a0\u00bb de l\u2019Ath\u00e8nes classique, \u00e9voqu\u00e9es par Plutarque dans sa <em>Vie de P\u00e9ricl\u00e8s<\/em>, qui met en lumi\u00e8re le r\u00e9seau d\u2019intellectuels et d\u2019artistes dont P\u00e9ricl\u00e8s s\u2019\u00e9tait entour\u00e9. Pour autant, Alma-Tadema a souhait\u00e9 \u00e9viter le pompeux\u00a0: la sc\u00e8ne a quelque chose d\u2019intimiste, gr\u00e2ce notamment \u00e0 l\u2019\u00e9clairage, qui semble provenir de torches, et \u00e0 la pr\u00e9sence du plafond, au d\u00e9cor raffin\u00e9, qui donne l\u2019impression d\u2019une sc\u00e8ne d\u2019int\u00e9rieur. Aucun indice visuel ne rappelle que nous nous trouvons sur l\u2019Acropole d\u2019Ath\u00e8nes.<\/p>\n<p><strong>La \u00ab\u00a0frise des Panath\u00e9n\u00e9es\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019honneur<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Alama Tadema donne un coup de projecteur sur une partie bien pr\u00e9cise du d\u00e9cor du Parth\u00e9non\u00a0: la frise ionique compos\u00e9e de larges plaques sculpt\u00e9es en marbre, d\u2019environ 1 m\u00e8tre de hauteur chacune, et qui couvraient une longueur totale de 160 m\u00e8tres, faisant tout le tour de l\u2019\u00e9difice. Sa supervision a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 Phidias, mais il est \u00e9vident que ce n\u2019est pas lui qui a effectivement sculpt\u00e9 l\u2019ensemble des reliefs\u00a0: l\u2019ex\u00e9cution a d\u00fb occuper un grand nombre d\u2019artisans plac\u00e9s sous la coupe du ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre. On ignore si un nom avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019\u0153uvre dans l\u2019Antiquit\u00e9 (en fait c\u2019est peu probable\u00a0!), mais les chercheurs modernes l\u2019ont appel\u00e9e la \u00ab\u00a0frise des Panath\u00e9n\u00e9es\u00a0\u00bb. Pourquoi\u00a0? Parce que presque tout le monde s\u2019accorde aujourd\u2019hui \u00e0 dire que le d\u00e9cor figur\u00e9 sur les plaques \u00e9voque la grande procession que les Ath\u00e9niens organisaient chaque ann\u00e9e, en juillet, en l\u2019honneur de leur d\u00e9esse poliade, Ath\u00e9na. Or ces f\u00eates portaient le nom de Panath\u00e9n\u00e9es. Bien s\u00fbr, la frise ne fournit pas une reproduction fid\u00e8le du cort\u00e8ge\u00a0; il existe des \u00e9carts par rapport \u00e0 ce que l\u2019on sait du d\u00e9roulement et de la composition effective de la <em>pomp\u00e8<\/em> (procession) ath\u00e9nienne. Sur les reliefs sculpt\u00e9s, par exemple, la part belle faite aux cavaliers colore la sc\u00e8ne d\u2019un caract\u00e8re mythologique\u00a0: r\u00e9el et imaginaire se m\u00ealent. L\u2019ensemble des personnages et animaux figur\u00e9s sur la frise convergent vers la fa\u00e7ade est, c\u2019est-\u00e0-dire vers l\u2019entr\u00e9e principale du b\u00e2timent. On y voit l\u2019assembl\u00e9e des dieux olympiens assis, de part et d\u2019autre d\u2019une sc\u00e8ne que l\u2019on identifie g\u00e9n\u00e9ralement comme la remise solennelle du <em>peplos<\/em> tiss\u00e9 pour Ath\u00e9na \u00e0 l\u2019archonte-roi (mais il pourrait aussi s\u2019agir d\u2019un \u00e9pisode mythologique en lien avec les origines d\u2019Ath\u00e8nes). Ce n\u2019est pourtant pas cette partie de la frise qui a retenu l\u2019attention d\u2019Alma-Tadema, puisqu\u2019il privil\u00e9gie ici l\u2019angle nord-ouest du b\u00e2timent.<\/p>\n<p>Le peintre connaissait bien la \u00ab\u00a0frise des Panath\u00e9n\u00e9es\u00a0\u00bb (appel\u00e9e ici \u00ab\u00a0frise du Parth\u00e9non\u00a0\u00bb), qu\u2019il avait eu l\u2019occasion d\u2019observer avec attention, non pas en Gr\u00e8ce (o\u00f9 il n\u2019est jamais all\u00e9), mais \u00e0 Londres, au British Museum\u00a0; elle faisait alors partie d\u2019un ensemble d\u00e9sign\u00e9 par les amateurs d\u2019art sous le nom de \u00ab\u00a0marbres d\u2019Elgin \u00bb. Ceci nous replonge dans l\u2019histoire du d\u00e9cor sculpt\u00e9 du Parth\u00e9non. Une bonne partie de la frise, des m\u00e9topes et des statues du fronton de l\u2019\u00e9difice avait en effet \u00e9t\u00e9 d\u00e9mantel\u00e9e par Lord Elgin entre 1801 et 1803, afin d\u2019\u00eatre envoy\u00e9e en Angleterre. La collection avait ensuite \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e par le British Museum en 1816 et expos\u00e9e dans une salle sp\u00e9cifique, attirant de nombreux visiteurs. Aux c\u00f4t\u00e9s des reliefs originaux de la frise, on pouvait admirer des moulages en pl\u00e2tre des blocs qui \u00e9taient rest\u00e9s sur l\u2019Acropole d\u2019Ath\u00e8nes, puisque Lord Elgin n\u2019avait pu tout prendre et avait fait ex\u00e9cuter des copies sur place\u2026<\/p>\n<div id=\"attachment_819\" style=\"width: 870px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-819\" class=\"wp-image-819 size-large\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-3-1024x476.jpg\" alt=\"\" width=\"860\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-3-1024x476.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-3-300x139.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-3-768x357.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-3-1536x714.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-3-2048x952.jpg 2048w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-3-600x280.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px\" \/><p id=\"caption-attachment-819\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 3. Plaque de la frise ouest, conserv\u00e9e au British Museum (magistrat et cavaliers).<\/p><\/div>\n<p>Alma-Tadema avait ainsi pu admirer les marbres du Parth\u00e9non (dont la frise ionique) \u00e0 loisir, quelques ann\u00e9es avant la r\u00e9alisation de ce tableau, lors de sa premi\u00e8re visite \u00e0 Londres, en 1862. La reproduction des reliefs par le peintre est tr\u00e8s fid\u00e8le\u00a0: nous reconnaissons ais\u00e9ment le bord de la frise ouest, avec le magistrat (fig. 3), et l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la frise nord (plaque XLII et une partie de la plaque XLI\u00a0: fig. 4), montrant la pr\u00e9paration de la procession. De plus, en choisissant de placer les personnages sur un \u00e9chafaudage, Alma-Tadema a pu reproduire les reliefs tels qu\u2019il les a effectivement vus lui-m\u00eame au mus\u00e9e, \u00e0 savoir \u00e0 hauteur d\u2019homme (fig. 5)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Finalement, la seule diff\u00e9rence de taille qui distingue la reconstitution propos\u00e9e dans le tableau de ce qui \u00e9tait expos\u00e9 au British Museum r\u00e9side dans la pr\u00e9sence de couleurs\u00a0: les \u00ab\u00a0marbres d\u2019Elgin\u00a0\u00bb, eux, \u00e9taient blancs\u2026<\/p>\n<div id=\"attachment_820\" style=\"width: 1010px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-820\" class=\"wp-image-820 size-full\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-4.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"762\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-4.jpg 1000w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-4-300x229.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-4-768x585.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><p id=\"caption-attachment-820\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 4. Extr\u00e9mit\u00e9 de la frise nord, conserv\u00e9e au British Museum (pr\u00e9paration de la procession).<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_822\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-822\" class=\"wp-image-822 size-full\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-5.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"768\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-5.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-5-300x225.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-5-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><p id=\"caption-attachment-822\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 5. Exposition des frises ouest et nord au British Museum.<\/p><\/div>\n<p>En proposant une reconstitution bigarr\u00e9e de la frise, Alma-Tadema prend clairement parti dans le d\u00e9bat qui divise alors les savants autour de la polychromie de l\u2019art grec\u00a0: il se place du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Hittorff et de ceux qui affirment que les monuments grecs \u00e9taient orn\u00e9s de couleurs vives (voir la notice g\u00e9n\u00e9rale \u00ab\u00a0Polychromie et r\u00e9ception de l\u2019Antiquit\u00e9\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Retrouver la polychromie du Parth\u00e9non<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Sur le tableau, les reliefs de la frise apparaissent enti\u00e8rement peints, selon des contrastes forts\u00a0; aucune partie du marbre n\u2019est laiss\u00e9e blanche. Les aplats monochromes appliqu\u00e9s sur les corps, les v\u00eatements, les objets, ou le fond, tranchent avec les subtiles modulations de coloris auxquelles recourt Alma-Tadema dans le reste de l\u2019\u0153uvre. L\u2019artiste nous donne ainsi l\u2019impression que le peintre moderne a d\u00e9pass\u00e9 le peintre antique en finesse d\u2019ex\u00e9cution. On peut comparer par exemple les carnations nuanc\u00e9es d\u2019Alcibiade ou de Phidias et le teint rouge ocre uniforme des hommes figur\u00e9s sur la frise.<\/p>\n<p>Sur quoi le peintre s\u2019appuie-t-il pour proposer un tel rendu polychrome\u00a0? Sur des hypoth\u00e8ses, plut\u00f4t que sur des d\u00e9couvertes scientifiques assur\u00e9es \u2013 du moins pour ce qui concerne le choix pr\u00e9cis des couleurs et leur distribution. On conna\u00eet en effet assez mal la polychromie de la frise ionique du Parth\u00e9non. Certes, lorsqu\u2019Alma-Tadema peint son \u0153uvre, il existe plusieurs t\u00e9moignages concordants en faveur de la pr\u00e9sence originelle de peinture sur les marbres. D\u2019abord, celui du fran\u00e7ais Louis-S\u00e9bastien Fauvel, qui a pu observer de tr\u00e8s pr\u00e8s les reliefs encore en place, sur le Parth\u00e9non, lorsqu\u2019en 1786 il est mont\u00e9 sur des \u00e9chafaudages pour effectuer des moulages \u00e0 la demande du comte de Choiseul-Gouffier. Il s\u2019est rendu compte que la frise et certains \u00e9l\u00e9ments d\u2019architectures avaient conserv\u00e9 des traces de peinture. Autre t\u00e9moignage\u00a0: l\u2019une des plaques enlev\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9difice en 1788 et acquise par le mus\u00e9e du Louvre en 1801, baptis\u00e9e \u00ab\u00a0plaque des ergastines\u00a0\u00bb, pr\u00e9sentait quelques vestiges de polychromie, avant qu\u2019elle ne soit nettoy\u00e9e pour \u00eatre expos\u00e9e \u00e0 partir de 1803, si l\u2019on en croit Quatrem\u00e8re de Quincy<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>Les de\u0301bats qui se d\u00e9veloppent \u00e0 partir du d\u00e9but du XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, avec les travaux d\u2019Hittorff sur la polychromie de l\u2019architecture grecque (voir la notice g\u00e9n\u00e9rale*), poussent les administrateurs du British Museum \u00e0 commander une \u00e9tude scientifique, afin de savoir si la frise comportait ou non des traces de pigments. Un comit\u00e9 international d\u2019experts est r\u00e9uni en 1836 et 1837 (Hittorff participe \u00e0 la seconde s\u00e9ance), mais les savants concluent qu\u2019il est impossible de trancher sur l\u2019\u00e9tat d\u2019origine \u2013 les nettoyages successifs (1816, 1836 pour des moulages) semblent en effet avoir eu raison de toute trace de couleur. \u00c0 partir de l\u00e0, les marbres Elgin sont temporairement e\u0301carte\u0301s du de\u0301bat de la polychromie antique. Pourtant, en 1851, l\u2019architecte et d\u00e9corateur Owen Jones, charg\u00e9 de superviser la d\u00e9coration du <em>Crystal palace<\/em> pour la <em>Great Exhibition<\/em> de Londres, d\u00e9cide de placer dans la \u00ab\u00a0cour grecque\u00a0\u00bb une copie r\u00e9duite de la frise du Parth\u00e9non, enti\u00e8rement repeinte de couleurs chatoyantes. En 1853, le Crystal Palace est d\u00e9mont\u00e9 et transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 Sydenham, afin de servir de centre d\u2019exposition permanent. Il semble probable qu\u2019Alma-Tadema ait visit\u00e9 cette <em>Greek court<\/em> en 1862\u00a0: nous aurions alors dans ce tableau le seul t\u00e9moignage color\u00e9 de la reconstitution polychrome effectu\u00e9e par Owen Jones (qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite lors de l\u2019incendie de 1930), pour laquelle ne subsistent aujourd\u2019hui que des photographies en noir et blanc (fig. 6).<\/p>\n<div id=\"attachment_823\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-823\" class=\"wp-image-823 size-full\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-6.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"768\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-6.jpg 1024w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-6-300x225.jpg 300w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-de-la-polychromie-6-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><p id=\"caption-attachment-823\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 6. Vestibule grec du Crystal Palace, faisant la transition entre la cour \u00e9gyptienne et la cour grecque. Delamotte 1859.<\/p><\/div>\n<p>Vers la fin de sa vie, en 1906, Alma-Tadema est honor\u00e9 de la m\u00e9daille d\u2019or de l\u2019Institut Royal des Architectes britanniques. Une telle distinction r\u00e9compense d\u2019ordinaire un architecte dont le travail de recherche s\u2019est av\u00e9r\u00e9 novateur et a fait avancer sa discipline ainsi que l\u2019arch\u00e9ologie\u00a0: cela signifie qu\u2019on reconna\u00eet au peintre sa capacit\u00e9 \u00e0 reconstituer l\u2019architecture et le b\u00e2ti antique. Elle le place ainsi \u00e0 la hauteur de laur\u00e9ats prestigieux, qui ont obtenu cette r\u00e9compense avant lui, tels Charles Robert Cockerell (1848) et Jacques-Ignace Hittorff (1855). Pourtant, l\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste n\u2019a assur\u00e9ment pas le m\u00eame caract\u00e8re scientifique\u2026 Ce qu\u2019il propose dans le tableau que nous avons analys\u00e9 repose sur une part assum\u00e9e d\u2019imagination. Ajoutons pour terminer que la restitution exacte de l\u2019aspect originel de la polychromie de la frise du Parth\u00e9non (tout comme celle du fronton ou des m\u00e9topes) demeure encore aujourd\u2019hui impossible pour les chercheurs, en raison de la pauvret\u00e9 des donn\u00e9es dont on dispose. La seule certitude que nous ayons est qu\u2019il y avait bien des couleurs, mais il reste \u00e0 pr\u00e9ciser si elles recouvraient l\u2019ensemble du marbre, comment elles \u00e9taient appliqu\u00e9es, et quelle \u00e9tait la palette de pigments utilis\u00e9s. Les recherches se poursuivent donc, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des techniques de d\u00e9tection. Des enqu\u00eates syst\u00e9matiques ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment entreprises sur les vestiges rest\u00e9s <em>in situ<\/em> et sur des pi\u00e8ces conserv\u00e9es au Mus\u00e9e de l\u2019Acropole (en particulier des \u00e9l\u00e9ments de la frise ouest)\u00a0; elles ont mis en \u00e9vidence la pr\u00e9sence de vert, de bleu et d\u2019ocre rouge<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Usages p\u00e9dagogiques de ce tableau<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat p\u00e9dagogique de cette image est multiple. On peut travailler sur le d\u00e9calage chronologique entre l\u2019\u00e9pisode repr\u00e9sent\u00e9 (disons vers 433-432 av. J.-C.) et la date d\u2019ex\u00e9cution (1868)\u00a0: il s\u2019agit de \u00ab\u00a0ressusciter\u00a0\u00bb l\u2019Antiquit\u00e9 grecque, en assumant une part d\u2019interpr\u00e9tation et d\u2019imagination assez libre. Alma-Tadema a n\u00e9anmoins \u00e0 c\u0153ur de rendre compte des d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques les plus r\u00e9centes\u00a0: il nous permet ainsi de suivre l\u2019histoire de la red\u00e9couverte de la polychromie de l\u2019art grec, qui a fait l\u2019objet de d\u00e9bats passionn\u00e9s au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (voir notice g\u00e9n\u00e9rale*).<\/p>\n<p>Cela permet aussi de se plonger dans l\u2019histoire de l\u2019Ath\u00e8nes classique, de son imp\u00e9rialisme et d\u2019\u00e9voquer le r\u00f4le de figures comme P\u00e9ricl\u00e8s, Phidias, Socrate, Alcibiade, Aspasie&#8230; On peut aussi essayer d\u2019identifier l\u2019\u00e9trange personnage qui se tient derri\u00e8re P\u00e9ricl\u00e8s, et porte un chapeau de voyageur, et une tunique qui rappelle les peaux de b\u00eate (n\u00e9brides) arbor\u00e9es par les d\u00e9votes et d\u00e9vots de Dionysos\u00a0: son accoutrement attire le regard. On ignore de qui il pourrait s\u2019agir\u2026<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019analyse du document offre l\u2019occasion de se questionner sur l\u2019histoire des collections arch\u00e9ologiques constitu\u00e9es dans les mus\u00e9es europ\u00e9ens. Le cas des \u00ab\u00a0marbres d\u2019Elgin\u00a0\u00bb, qui ont \u00e9t\u00e9 pris sur l\u2019Acropole d\u2019Ath\u00e8nes au tout d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, d\u00e9pouillant ainsi le Parth\u00e9non d\u2019une partie de son d\u00e9cor sculpt\u00e9, invite \u00e0 d\u00e9battre des conditions possibles de leur rapatriement en Gr\u00e8ce. La demande est ancienne, mais elle fait aujourd\u2019hui l\u2019objet d\u2019une r\u00e9elle prise en compte par les autorit\u00e9s du British Museum, et cela devrait peut-\u00eatre d\u00e9boucher prochainement sur un accord\u00a0: une sorte de \u00ab\u00a0garde altern\u00e9e\u00a0\u00bb est envisag\u00e9e\u00a0!<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour aller plus loin<\/strong><\/p>\n<p>British Museum\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.britishmuseum.org\/blog\/paint-and-parthenon-conservation-ancient-greek-sculpture\">https:\/\/www.britishmuseum.org\/blog\/paint-and-parthenon-conservation-ancient-greek-sculpture<\/a><\/p>\n<p>COU\u00cbLLE, Colombe, \u00ab\u00a0Alma-Tadema ou les couleurs de l\u2019Antiquit\u00e9\u00a0\u00bb, <em>Travaux &amp; documents<\/em>, 2007, 30, p.135-174. https:\/\/hal.univ-reunion.fr\/hal-01885565\/document.<\/p>\n<p>COU\u00cbLLE<strong>, Colombe,<\/strong> \u00ab D\u00e9sirs d\u2019Antique ou comment r\u00eaver le pass\u00e9 gr\u00e9co-romain dans la peinture europ\u00e9enne de la seconde moiti\u00e9 du xix<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle\u00bb,\u00a0<em>Anabases<\/em>, 11, 2010, p.\u00a021-54. http:\/\/journals.openedition.org\/anabases\/760; DOI: https:\/\/doi.org\/10.4000\/anabases.760.<\/p>\n<p>GILLARD-ESTRADA, Anne-Florence, \u00ab\u00a0Alma-Tadema et le d\u00e9tournement de la culture savante\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Cahiers victoriens et \u00e9douardiens<\/em>, 71, printemps 2010, http:\/\/journals.openedition.org\/cve\/3102.<\/p>\n<p>STUBBE \u00d8STERGAARD, \u00ab\u00a0\u201cReconstruction\u201d of the polychromy of ancient sculpture: a necessary evil?\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Techn\u00e8<\/em>, 48, 2019. http:\/\/journals.openedition.org\/techne\/2656\u00a0; DOI\u00a0: https:\/\/doi.org\/10.4000\/techne.2656<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Alma-Tadema ne s\u2019est jamais rendu en Gr\u00e8ce, mais il a effectu\u00e9 plusieurs voyages en Italie (le premier en 1863) et en \u00c9gypte.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Signalons que le nouveau Mus\u00e9e de l\u2019Acropole, inaugur\u00e9 \u00e0 Ath\u00e8nes en 2009, a opt\u00e9 pour un choix mus\u00e9ographique diff\u00e9rent, en pla\u00e7ant les blocs de la frise en hauteur par rapport au visiteur.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> <em>Le Jupiter Olympien<\/em>, Paris, Didot, 1814, p. 31.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> AGGELAKOPOULOU, Eleni, SOTIROPOULOU, Sophia, KARAGIANNIS, Georgios, \u00ab\u00a0Architectural Polychromy on the Athenian Acropolis: An In Situ Non-Invasive. Analytical Investigation of the Colour Remains\u00a0\u00bb, <em>Heritage<\/em> 5, 2022, p.\u00a0756-787.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9tude de la polychromie dans un tableau d\u2019Alma Tadema Texte d\u2019Adeline Grand-Cl\u00e9ment, Universit\u00e9 Toulouse \u2013 Jean Jaur\u00e8s, Laboratoire PLH Le tableau a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en 1868 par le peintre d\u2019origine n\u00e9erlandaise Laurens Alma-Tadema (1836-1912). Ce dernier a quitt\u00e9 son pays pour vivre en France entre 1864 et 1870, avant de s\u2019installer \u00e0 Londres, o\u00f9 il a fini par acqu\u00e9rir la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1264,"featured_media":817,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_members_access_role":[],"_members_access_error":""},"categories":[22,32,25,29,30,53,27,11,57],"tags":[],"class_list":["post-814","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-antiquite","category-arts-plastiques","category-contemporain","category-histoire","category-histoire-de-lart","category-images-et-reception-de-lantiquite","category-lettres-classiques","category-peinture","category-sculpture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/814","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1264"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=814"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/814\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":816,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/814\/revisions\/816"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/media\/817"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=814"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=814"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=814"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}